דְּלָא סַיְּימוּהָ קַמֵּיהּ.
Ceux qui lui rapportèrent l’histoire ne la terminèrent pas devant lui ; par conséquent, Rav Ami ne fut pas informé que Rava avait effectivement donné l’argent aux pauvres gentils.
תַּנְיָא: אָמְרוּ עָלָיו עַל בִּנְיָמִין הַצַּדִּיק, שֶׁהָיָה מְמוּנֶּה עַל קוּפָּה שֶׁל צְדָקָה; פַּעַם אַחַת בָּאתָה אִשָּׁה לְפָנָיו בִּשְׁנֵי בַצּוֹרֶת, אָמְרָה לוֹ: רַבִּי, פַּרְנְסֵנִי! אָמַר לָהּ: הָעֲבוֹדָה, שֶׁאֵין בְּקוּפָּה שֶׁל צְדָקָה כְּלוּם! אָמְרָה לוֹ: רַבִּי, אִם אֵין אַתָּה מְפַרְנְסֵנִי, הֲרֵי אִשָּׁה וְשִׁבְעָה בָּנֶיהָ מֵתִים! עָמַד וּפִרְנְסָהּ מִשֶּׁלּוֹ. לְיָמִים חָלָה וְנָטָה לָמוּת, אָמְרוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, אַתָּה אָמַרְתָּ: כׇּל הַמְקַיֵּים נֶפֶשׁ אַחַת מִיִּשְׂרָאֵל, כְּאִילּוּ קִיֵּים עוֹלָם מָלֵא; וּבִנְיָמִין הַצַּדִּיק, שֶׁהֶחֱיָה אִשָּׁה וְשִׁבְעָה בָּנֶיהָ, יָמוּת בְּשָׁנִים מוּעָטוֹת הַלָּלוּ? מִיָּד קָרְעוּ לוֹ גְּזַר דִּינוֹ. תָּנָא: הוֹסִיפוּ לוֹ עֶשְׂרִים וּשְׁתַּיִם שָׁנָה עַל שְׁנוֹתָיו.
§ Il a été enseigné dans une baraita : Ce qui suit a été dit au sujet de Binyamin le juste, qui fut nommé responsable du fonds de charité. Une fois, une femme se présenta devant lui pendant des années de sécheresse et lui dit : Mon maître, sustente-moi. Il lui dit : Je jure par le service du Temple qu’il ne reste rien dans le fonds de charité. Elle lui dit : Mon maître, si tu ne me sustentes pas, une femme et ses sept fils mourront. Il se leva et la soutint de ses propres moyens. Quelque temps après, il tomba gravement malade. Les anges de service dirent au Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, Tu as dit que quiconque préserve une seule vie en Israël est considéré comme s’il avait préservé un monde entier. Binyamin le juste, qui a sauvé une femme et ses sept fils, devrait-il donc mourir après ces quelques années, encore dans sa jeunesse ? Ils déchirèrent immédiatement son décret. Un Sage enseigna : On ajouta vingt-deux ans à sa vie.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְמוֹנְבַּז הַמֶּלֶךְ, שֶׁבִּזְבֵּז אוֹצְרוֹתָיו וְאוֹצְרוֹת אֲבוֹתָיו בִּשְׁנֵי בַּצּוֹרֶת, וְחָבְרוּ עָלָיו אֶחָיו וּבֵית אָבִיו, וְאָמְרוּ לוֹ: אֲבוֹתֶיךָ גָּנְזוּ וְהוֹסִיפוּ עַל שֶׁל אֲבוֹתָם, וְאַתָּה מְבַזְבְּזָם! אָמַר לָהֶם: אֲבוֹתַי גָּנְזוּ לְמַטָּה, וַאֲנִי גָּנַזְתִּי לְמַעְלָה – שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֱמֶת מֵאֶרֶץ תִּצְמָח, וְצֶדֶק מִשָּׁמַיִם נִשְׁקָף״. אֲבוֹתַי גָּנְזוּ בִּמְקוֹם שֶׁהַיָּד שׁוֹלֶטֶת בּוֹ, וַאֲנִי גָּנַזְתִּי בִּמְקוֹם שֶׁאֵין הַיָּד שׁוֹלֶטֶת בּוֹ – שֶׁנֶּאֱמַר: ״צֶדֶק וּמִשְׁפָּט מְכוֹן כִּסְאֶךָ״.
Les Sages ont enseigné : Il y eut un incident concernant le roi Munbaz, qui distribua généreusement ses trésors et les trésors de ses ancêtres pendant les années de famine, en distribuant l’argent aux pauvres. Ses frères et la maison de son père s’unirent contre lui pour protester contre ses actes, et ils lui dirent : Tes ancêtres ont amassé de l’argent dans leurs trésors et ont ajouté aux trésors de leurs ancêtres, et toi, tu distribues généreusement tout cela aux pauvres. Le roi Munbaz leur dit : Il n’en est pas ainsi, mes ancêtres ont amassé en bas, tandis que moi, j’amasse en haut, comme il est dit : « La vérité germera de la terre, et la justice regardera depuis les cieux » (Psaumes 85:12), ce qui signifie que les actes justes qu’une personne a accomplis sont conservés dans le ciel. Mes ancêtres ont amassé des trésors dans un endroit où la main humaine peut atteindre, et ainsi leurs trésors auraient pu être volés, tandis que moi, j’amasse des trésors dans un endroit où la main humaine ne peut pas atteindre, et ainsi ils sont en sécurité, comme il est dit : « La justice et le droit sont le fondement de Ton trône » (Psaumes 89:15).
אֲבוֹתַי גָּנְזוּ דָּבָר שֶׁאֵין עוֹשֶׂה פֵּירוֹת, וַאֲנִי גָּנַזְתִּי דָּבָר שֶׁעוֹשֶׂה פֵּירוֹת – שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִמְרוּ צַדִּיק כִּי טוֹב, כִּי פְרִי מַעַלְלֵיהֶם יֹאכֵלוּ״. אֲבוֹתַי גָּנְזוּ [אוֹצְרוֹת] מָמוֹן, וַאֲנִי גָּנַזְתִּי אוֹצְרוֹת נְפָשׁוֹת – שֶׁנֶּאֱמַר: ״פְּרִי צַדִּיק עֵץ חַיִּים, וְלוֹקֵחַ נְפָשׁוֹת חָכָם״. אֲבוֹתַי גָּנְזוּ לַאֲחֵרִים, וַאֲנִי גָּנַזְתִּי לְעַצְמִי – שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּלְךָ תִּהְיֶה צְדָקָה״. אֲבוֹתַי גָּנְזוּ לָעוֹלָם הַזֶּה, וַאֲנִי גָּנַזְתִּי לָעוֹלָם הַבָּא – שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָלַךְ לְפָנֶיךָ צִדְקֶךָ, כְּבוֹד ה׳ יַאַסְפֶךָ״.
Mes ancêtres ont amassé quelque chose qui ne produit pas de profit, de même que l’argent déposé dans un trésor ne s’accroît pas, tandis que moi, j’amasse quelque chose qui produit du profit, comme il est dit : « Dites du juste qu’il sera heureux, car ils mangeront le fruit de leurs actions » (Isaïe 3:10). Mes ancêtres ont amassé des trésors d’argent, tandis que moi, j’amasse des trésors d’âmes, comme il est dit : « Le fruit du juste est un arbre de vie, et celui qui gagne des âmes est sage » (Proverbes 11:30). Mes ancêtres ont amassé pour d’autres, pour leurs fils et leurs héritiers, lorsqu’eux-mêmes quitteraient ce monde, tandis que moi, j’amasse pour moi-même, comme il est dit : « Et cela te sera compté comme justice » (Deutéronome 24:13). Mes ancêtres ont amassé pour ce monde, tandis que moi, j’amasse pour le Monde à venir, comme il est dit : « Et ta justice marchera devant toi, la gloire du Seigneur sera ton arrière-garde » (Isaïe 58:8).
וְאִם קָנָה בָּהּ בֵּית דִּירָה – הֲרֵי הוּא כְּאַנְשֵׁי הָעִיר. מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל – דְּתַנְיָא, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אִם קָנָה בָּהּ קַרְקַע כׇּל שֶׁהוּא, הֲרֵי הוּא כְּאַנְשֵׁי הָעִיר.
§ La Guemara reprend son analyse de la michna, qui enseignait qu’il faut résider dans un endroit pendant douze mois pour être considéré comme résident aux fins de questions telles que le paiement des impôts. Mais s’il a acheté pour lui-même une résidence dans la ville, il est immédiatement considéré comme l’un des habitants de la ville. La Guemara commente : La michna n’est pas conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel, comme cela est enseigné dans une baraita selon laquelle Rabban Shimon ben Gamliel dit : S’il a acheté une quelconque quantité de terre dans la ville, et pas nécessairement une résidence, il est immédiatement considéré comme l’un des habitants de la ville.
וְהָא תַּנְיָא, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אִם קָנָה שָׁם קַרְקַע הָרְאוּיָה לְבֵית דִּירָה – הֲרֵי הוּא כְּאַנְשֵׁי הָעִיר! תְּרֵי תַּנָּאֵי, וְאַלִּיבָּא דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.
La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné autrement dans une autre baraita : Rabban Shimon ben Gamliel dit : Si quelqu’un a acheté un terrain propre à l’habitation, il est immédiatement considéré comme l’un des habitants de la ville. Cela contredit la première baraita. La Guemara répond : Il s’agit d’une divergence entre deux tanna’im et ils sont en désaccord au sujet de l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel.
מַתְנִי׳ אֵין חוֹלְקִין אֶת הֶחָצֵר – עַד שֶׁיְּהֵא אַרְבַּע אַמּוֹת לָזֶה, וְאַרְבַּע אַמּוֹת לָזֶה. וְלֹא אֶת הַשָּׂדֶה – עַד שֶׁיְּהֵא בָּהּ תִּשְׁעָה קַבִּין לָזֶה, וְתִשְׁעָה קַבִּין לָזֶה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיְּהֵא בָּהּ תִּשְׁעַת חֲצָיֵי קַבִּין לָזֶה, וְתִשְׁעַת חֲצָיֵי קַבִּין לָזֶה. וְלֹא אֶת הַגִּינָּה – עַד שֶׁיְּהֵא בָּהּ חֲצִי קַב לָזֶה, וַחֲצִי קַב לָזֶה. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: בֵּית רוֹבַע.
MISHNA : Le tribunal ne partage pas une cour à la demande de l’un des copropriétaires à moins qu’il n’y ait en elle quatre sur quatre coudées pour celui-ci et quatre sur quatre coudées pour celui-là, c’est-à-dire cette superficie minimale pour chacun des copropriétaires. Et le tribunal ne partage un champ détenu en commun à moins qu’il n’y ait de l’espace en lui pour semer neuf kav de semence pour celui-ci et neuf kav de semence pour celui-là. Rabbi Yehouda dit : Le tribunal ne partage pas un champ à moins qu’il n’y ait de l’espace en lui pour semer neuf demi-kav de semence pour celui-ci et neuf demi-kav de semence pour celui-là. Et le tribunal ne partage pas un jardin détenu en commun à moins qu’il n’y ait de l’espace en lui pour semer un demi-kav de semence pour celui-ci et un demi-kav de semence pour celui-là. Rabbi Akiva dit que la moitié de cette quantité suffit, c’est-à-dire la surface requise pour semer un quart de kav de semence [beit rova].
וְלֹא אֶת הַטְּרַקְלִין, וְלֹא אֶת הַמּוֹרָן, וְלֹא אֶת הַשּׁוֹבָךְ, וְלֹא אֶת הַטַּלִּית, וְלֹא אֶת הַמֶּרְחָץ, וְלֹא אֶת בֵּית הַבַּד, וְלֹא אֶת בֵּית הַשְּׁלָחִין – עַד שֶׁיְּהֵא בָּהֶן כְּדַי לָזֶה וּכְדַי לָזֶה. זֶה הַכְּלָל: כׇּל שֶׁיֵּחָלֵק, וּשְׁמוֹ עָלָיו – חוֹלְקִין, וְאִם לָאו – אֵין חוֹלְקִין.
De même, le tribunal ne partage pas une salle [hateraklin], un salon, un colombier, un manteau, un bain public, un pressoir à olives et un champ irrigué, à moins qu’il n’y ait assez pour que celui-ci utilise la propriété de la manière habituelle et assez pour que celui-là utilise la propriété de la manière habituelle. Tel est le principe : Toute chose pour laquelle, lorsqu’elle est partagée, chacune des parts est assez grande pour conserver le nom de l’objet d’origine, le tribunal la partage. Mais si les parts ne conservent pas le nom d’origine, le tribunal ne la partage pas.
אֵימָתַי – בִּזְמַן שֶׁאֵין שְׁנֵיהֶם רוֹצִים; אֲבָל בִּזְמַן שֶׁשְּׁנֵיהֶם רוֹצִים, אֲפִילּוּ פָּחוֹת מִכָּאן – יַחְלוֹקוּ. וְכִתְבֵי הַקֹּדֶשׁ, אַף עַל פִּי שֶׁשְּׁנֵיהֶם רוֹצִים – לֹא יַחְלוֹקוּ.
Quand cette règle s’applique-t-elle ? Elle s’applique lorsque les copropriétaires ne souhaitent pas tous les deux diviser l’objet ; lorsque seul l’un des propriétaires souhaite diviser le bien, il ne peut pas contraindre l’autre à le faire. Mais lorsque tous deux souhaitent diviser l’objet, ils peuvent le diviser, même si chacun des propriétaires recevra moins que les quantités indiquées ci-dessus. Mais dans le cas des écrits sacrés, c’est-à-dire un rouleau de l’un quelconque des vingt-quatre livres de la Torah, hérité par deux personnes, ils ne peuvent pas les diviser, même si tous deux souhaitent le faire, car ce serait une marque de manque de respect que de couper le rouleau en deux.
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אַרְבַּע אַמּוֹת שֶׁאָמְרוּ – חוּץ מִשֶּׁל פְּתָחִים. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אֵין חוֹלְקִים אֶת הֶחָצֵר – עַד שֶׁיְּהֵא בָּהּ שְׁמוֹנֶה אַמּוֹת לָזֶה, וּשְׁמוֹנֶה אַמּוֹת לָזֶה. וְהָא אֲנַן תְּנַן: אַרְבַּע אַמּוֹת לָזֶה, וְאַרְבַּע אַמּוֹת לָזֶה! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ – כִּדְרַבִּי אַסִּי; שְׁמַע מִינַּהּ.
GUEMARA :Rabbi Asi dit que Rabbi Yoḥanan dit : Les quatre coudées de la cour dont ils ont parlé, que chacun des copropriétaires doit recevoir, sont en plus de l’espace devant les entrées de chacune des maisons, qui est attribué au propriétaire de la maison pour le chargement et le déchargement. Cet avis est également enseigné dans une baraita : On ne partage une cour que si sa superficie est suffisante pour qu’il y ait huit coudées pour celui-ci et huit coudées pour celui-là. La Guemara demande : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna qu’il suffit qu’il y ait quatre coudées pour celui-ci et quatre coudées pour celui-là ? Conclus plutôt de cela que la baraita a été enseignée conformément à l’opinion de Rabbi Asi. La Guemara confirme : Conclue de cela qu’il en est ainsi.
וְאִיכָּא דְּרָמֵי לְהוּ מִירְמֵא – תְּנַן: אֵין חוֹלְקִין אֶת הֶחָצֵר, עַד שֶׁיְּהֵא בָּהּ אַרְבַּע אַמּוֹת לָזֶה, וְאַרְבַּע אַמּוֹת לָזֶה. וְהָתַנְיָא: שְׁמוֹנֶה אַמּוֹת לָזֶה, וּשְׁמוֹנֶה אַמּוֹת לָזֶה! אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אַרְבַּע אַמּוֹת שֶׁאָמְרוּ – חוּץ מִשֶּׁל פְּתָחִים.
Et il y a ceux qui soulèvent la baraita comme une contradiction à ce qui est enseigné dans la michna et utilisent le point mentionné précédemment pour concilier les deux textes. Nous avons appris dans la michna : Le tribunal ne partage pas une cour à la demande de l’un des copropriétaires à moins qu’il n’y ait en elle quatre sur quatre coudées pour celui-ci et quatre sur quatre coudées pour celui-là. Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Le tribunal ne partage pas une cour à moins qu’il n’y ait huit coudées pour celui-ci et huit coudées pour celui-là ? À ce sujet, Rabbi Asi a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Les quatre coudées de la cour dont ils ont parlé, que chacun des copropriétaires doit recevoir, sont en plus de l’espace devant les entrées de chacune des maisons.
אָמַר רַב הוּנָא: חָצֵר מִתְחַלֶּקֶת לְפִי פְּתָחֶיהָ. וְרַב חִסְדָּא אָמַר: נוֹתְנִין אַרְבַּע אַמּוֹת לְכׇל פֶּתַח וּפְתַח, וְהַשְּׁאָר חוֹלְקִין בְּשָׁוֶה.
En outre, en ce qui concerne le partage d’une cour, Rav Houna dit : Une cour est partagée selon ses entrées. Chacun des propriétaires reçoit une part de la cour proportionnelle au nombre d’entrées de sa maison donnant sur la cour. Et Rav Ḥisda dit : Quatre coudées sont attribuées à chacun des propriétaires pour chaque entrée, et le reste de la cour est ensuite partagé également entre eux.
תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא: פְּתָחִים שֶׁבֶּחָצֵר – יֵשׁ לָהֶן אַרְבַּע אַמּוֹת. הָיָה לָזֶה פֶּתַח אֶחָד, וְלָזֶה שְׁנֵי פְתָחִים; זֶה שֶׁיֵּשׁ לוֹ פֶּתַח אֶחָד – נוֹטֵל אַרְבַּע אַמּוֹת, וְזֶה שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁנֵי פְתָחִים – נוֹטֵל שְׁמוֹנֶה אַמּוֹת; וְהַשְּׁאָר חוֹלְקִין בְּשָׁוֶה. הָיָה לָזֶה פֶּתַח רָחָב שְׁמוֹנֶה אַמּוֹת – נוֹטֵל שְׁמוֹנֶה אַמּוֹת כְּנֶגֶד הַפֶּתַח, וְאַרְבַּע אַמּוֹת בֶּחָצֵר. אַרְבַּע אַמּוֹת בֶּחָצֵר – מַאי עֲבִידְתַּיְיהוּ? אָמַר אַבָּיֵי, הָכִי קָאָמַר: נוֹטֵל שְׁמוֹנֶה אַמּוֹת בְּאוֹרֶךְ הֶחָצֵר, וְאַרְבַּע אַמּוֹת בְּרוֹחַב הֶחָצֵר.
La Guemara commente : Il est enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rav Ḥisda : Chacune des entrées donnant sur une cour reçoit quatre coudées. Si celui-ci a une entrée et celui-là a deux entrées, celui qui a une entrée prend quatre coudées, et celui qui a deux entrées prend huit coudées, et ils se partagent le reste de la cour à parts égales. Si celui-ci avait une entrée large de huit coudées, il prend huit coudées adjacentes à l’entrée et quatre coudées dans la cour. La Guemara s’étonne : Que viennent faire ici ces quatre coudées dans la cour ? Tout ne dépend-il pas de la taille de la cour ? Abaye a dit : C’est ce que la baraitaveut dire : Pour l’entrée, il prend huit coudées sur la longueur de la cour et quatre coudées sur la largeur de la cour. En d’autres termes, il prend une bande large de quatre coudées sur toute la longueur de son entrée.
אָמַר אַמֵּימָר: הַאי פֵּירָא דְסוּפְלֵי – יֵשׁ לוֹ אַרְבַּע אַמּוֹת לְכׇל רוּחַ וָרוּחַ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא מְיַיחַד לֵיהּ פִּתְחָא,
Ameimar dit : Une fosse pour entreposer de la nourriture pour animaux [peira desuflei] a quatre coudées de chaque côté afin qu’il y ait suffisamment d’espace pour que les animaux puissent se tenir debout. La Guemara ajoute : Et nous avons dit cela uniquement lorsque la fosse n’a pas d’entrée spéciale pour y accéder, mais qu’on y accède de tous les côtés.