וְעוֹד, כְּדִכְתִיב: ״אִישׁ כִּי יָמוּת וּבֵן אֵין לוֹ״ –
De plus, le verset énonce d’abord qu’un fils hérite de son père, comme il est écrit dans la section concernant l’héritage : « Si un homme meurt et n’a pas de fils, alors vous ferez passer son héritage à sa fille » (Nombres 27:8).
וְתַנָּא, אַיְּידֵי דְּאָתְיָא לֵיהּ מִדְּרָשָׁא – חֲבִיבָא לֵיהּ!
La Guemara répond : Et quant au tanna de la michna qui a énuméré le père héritant en premier, puisque la halakha selon laquelle un père hérite de son fils est apprise par dérivation et n’est pas mentionnée explicitement dans le verset, cette halakha lui est chère ; c’est pourquoi il l’a énumérée en premier.
וּמַאי דְּרָשָׁא? דְּתַנְיָא: ״שְׁאֵרוֹ״ – זֶה הָאָב; מְלַמֵּד שֶׁהָאָב קוֹדֶם לָאַחִין. יָכוֹל יְהֵא קוֹדֶם לַבֵּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הַקָּרוֹב״ – קָרוֹב קָרוֹב קוֹדֵם.
Et quelle est la dérivation ? Comme cela est enseigné dans une baraita au sujet du verset : « Et si son père n’a pas de frères, alors vous donnerez son héritage à son parent le plus proche de sa famille, et il en héritera » (Nombres 27:11) : « Son parent » ; cela fait référence au père, et la Torah enseigne que le père précède les frères du défunt dans l’héritage de celui-ci. On aurait pu penser que le père du défunt devrait précéder le fils du défunt dans l’héritage de celui-ci ; le verset déclare donc : « Le plus proche [hakkarov] de lui », enseignant que plus on est proche [karov] du défunt, plus tôt on vient dans l’ordre de l’héritage, et le fils du défunt est considéré comme un parent plus proche du défunt que le père du défunt.
וּמָה רָאִיתָ לְרַבּוֹת אֶת הַבֵּן, וּלְהוֹצִיא אֶת הָאָח? מְרַבֶּה אֲנִי אֶת הַבֵּן – שֶׁכֵּן קָם תַּחַת אָבִיו לִיעִדָה וְלִשְׂדֵה אֲחוּזָּה.
La Guemara demande : Et qu’as-tu vu pour inclure le fils comme parent plus proche que le père et pour exclure le frère ? La Guemara répond : J’inclus le fils, car il tient la place de son père pour désigner une servante hébraïque comme épouse pour lui-même, ce qu’un frère ne peut pas faire. Et, de même, il tient la place de son père en ce qui concerne un champ ancestral. Si un fils rachète un champ consacré par son père, cela est considéré comme si le père lui-même l’avait racheté, et le champ retourne à la famille lors de l’année du Jubilé. En revanche, si le frère de celui qui l’a consacré rachète le champ, il ne retourne pas à la famille (voir Torah 27:16–21).
אַדְּרַבָּה! מְרַבֶּה אֲנִי אֶת הָאָח, שֶׁכֵּן קָם תַּחַת אָחִיו לְיִבּוּם! כְּלוּם יֵשׁ יִבּוּם – אֶלָּא בְּמָקוֹם שֶׁאֵין בֵּן, הָא בְּמָקוֹם שֶׁיֵּשׁ בֵּן – אֵין יִבּוּם.
La Guemara demande : Au contraire, je devrais inclure le frère comme parent plus proche, car il tient la place de son frère en ce qui concerne le mariage léviratique, alors qu’un fils ne le fait pas. La Guemara répond : Ce n’est pas un argument valable, car y a-t-il un mariage léviratique autrement que dans un cas où il n’y a pas de fils ? Dans un cas où il y a un fils, il n’y a pas de mariage léviratique. Cela indique qu’un fils tient la place du défunt avant un frère, même en ce qui concerne le mariage léviratique.
טַעְמָא דְּאִיכָּא הַאי פִּירְכָא, הָא לָאו הָכִי – הֲוָה אָמֵינָא אָח עֲדִיף? תִּיפּוֹק לֵיהּ
La Guemara commente : La raison pour laquelle un fils est considéré comme un parent plus proche qu’un frère est précisément due à cette réfutation, à savoir que là où il y a un fils, il n’y a pas de mariage léviratique. Cela indique que sans cette réfutation je dirais qu’un frère est supérieur à un fils en termes de proximité de parenté. La Guemara demande donc : Pourquoi ne pas déduire qu’un fils est plus proche du défunt qu’un frère