Drashot AI Logo
אֶלָּא לְעוֹלָם ״זוֹ״ – וְלָא סְבִירָא לֵיהּ. וְהָתָם טַעְמָא מַאי – מִשּׁוּם דְּתָפֵיס,
Au contraire, il faut dire que Shmuel voulait réellement dire que c’est l’affirmation de ben Nanas, mais lui, Shmuel, n’est pas d’accord avec lui sur le fait qu’il faille tenir compte de la dernière expression. En fait, il est d’accord avec les Sages, qui soutiennent que deux expressions contradictoires créent un cas d’incertitude. Et là-bas, dans le cas du loyer pour le mois intercalaire, quelle est la raison de sa décision selon laquelle, si le propriétaire est venu percevoir le loyer au début du mois, la somme entière revient au propriétaire, tandis que s’il est venu à la fin du mois, l’argent revient au locataire ? Parce que la partie à qui l’argent est attribué était considérée comme étant déjà en possession de celui-ci, et, en cas d’incertitude, l’argent est laissé entre les mains de la partie qui en a la possession.
הָכָא נָמֵי – הָא תָּפֵיס.
Ici aussi, dans le cas où le vendeur dit qu’il vend un kor de grain pour trente sela, chaque se’a pour un sela, l’acheteur était considéré comme étant déjà en possession de chaque se’a qui lui était mesurée, et par conséquent le vendeur ne peut pas se rétracter de la vente. C’est pour cette raison que l’acheteur acquiert le grain, et non en raison du principe selon lequel, dans un cas d’expressions contradictoires, il faut tenir compte de la dernière expression.
אָמַר רַב הוּנָא, אָמְרִי בֵּי רַב: ״אִיסְתֵּרָא, מְאָה מָעֵי״ – מְאָה מָעֵי. ״מְאָה מָעֵי, אִיסְתֵּרָא״ – אִיסְתֵּרָא.
Sur un sujet similaire, Rav Houna dit que l’on dit dans l’école de Rav : Si le vendeur a dit à l’acheteur : Je te vends cet objet pour une istera, cent ma’a, une istera étant une pièce d’argent équivalant à quatre-vingt-seize ma’a de cuivre, on présume qu’il voulait dire cent ma’a. Et si le vendeur a inversé l’ordre et a dit qu’il vendait l’objet pour cent ma’a, une istera, on présume qu’il voulait dire une istera.
מַאי קָא מַשְׁמַע לַן – תְּפוֹס לָשׁוֹן אַחֲרוֹן? הָא אַמְרַהּ רַב חֲדָא זִימְנָא – דְּאָמַר רַב: אִי הֲוַאי הָתָם, הֲוָה יָהֵיבְנָא כּוּלֵּיהּ לְמַשְׂכִּיר!
La Guemara demande : Quelle nouvelle halakha Rav nous enseigne-t-il ? Est-ce que c’est que, concernant une déclaration composée d’expressions contradictoires, on doit se fonder uniquement sur la dernière déclaration ? Rav n’a-t-il pas déjà dit cela en une autre occasion ? Car Rav dit : Si j’avais été présent en tant que juge lorsque la décision a été rendue au sujet du loyer du mois intercalaire, j’aurais accordé la totalité du loyer mensuel au propriétaire, en me fondant sur la formulation finale du contrat de location : un dinar d’or par mois.
אִי אִיתְּמַר הָא וְלָא אִיתְּמַר הָא, הֲוָה אָמֵינָא: מִיהְדָּר קָא הָדַר בֵּיהּ. אֲבָל הָכָא, מַהוּ דְּתֵימָא פָּרוֹשֵׁי קָא מְפָרֵשׁ; קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond : Néanmoins, il était nécessaire d’énoncer les deux décisions, car l’une ne peut pas nécessairement être déduite de l’autre. Si cettehalakha concernant l’istera avait été énoncée et que cettehalakha concernant le mois intercalaire n’avait pas été énoncée, je dirais que, lorsque le vendeur a prononcé la seconde expression : Cent ma’a, il s’est rétracté de sa première expression : Une istera, puisque les deux expressions se contredisent, et c’est pour cette raison que Rav a dit qu’il faut tenir compte de la dernière expression. Mais ici, dans le cas du mois intercalaire, peut-être dirais-tu que, lorsque le bailleur prononce la seconde expression : Un dinar d’or par mois, il explique l’intention originelle de sa première expression : Douze dinars d’or par an, et qu’il faut y voir une clarification. C’est pourquoi Rav vient et nous enseigne que, dans tous les cas, il faut tenir compte de la dernière expression.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria