דְּצַבְתָּא — לְנַגְּבָן, דְּכִיתָּנָא — מְיַשְּׁנָן, וְאִי אִית בְּהוּ קִיטְרֵי — שָׁרֵי לְהוּ.
En ce qui concerne ceux qui sont tressés à partir de tzavta, il faut les purifier avec des cendres et de l’eau. En ce qui concerne ceux qui sont tressés à partir de lin, il faut les laisser au repos. Et s’ils ont des nœuds, il faut les défaire.
אִיתְּמַר: עַם הָאָרֶץ שֶׁהוֹשִׁיט יָדוֹ לַגַּת וְנָגַע בְּאֶשְׁכּוֹלוֹת, רַבִּי וְרַבִּי חִיָּיא — חַד אָמַר: אֶשְׁכּוֹל וְכׇל סְבִיבוֹתָיו טְמֵאִין, וְכׇל הַגַּת כּוּלָּהּ טְהוֹרָה; וְחַד אָמַר: כׇּל הַגַּת כּוּלָּהּ נָמֵי טְמֵאָה.
§ La Guemara traite d’un autre aspect de la pureté d’un pressoir à vin. Il a été enseigné : Dans le cas de quelqu’un qui n’est pas digne de confiance en matière d’impureté rituelle [am ha’aretz] qui a introduit sa main dans le pressoir et a touché des grappes de raisin qui reposaient dans le vin, Rabbi Yehouda HaNassi et Rabbi Ḥiyya sont en désaccord. L’un dit que la grappe qu’il a touchée et tout ce qui l’entoure sont devenus impurs, mais le reste de tout le pressoir est pur, et l’un dit que le reste de tout le pressoir aussi est devenu impur, car tout le pressoir est considéré comme relié en raison du vin qui s’y trouve.
וּלְמַאן דְּאָמַר: אֶשְׁכּוֹל וְכׇל סְבִיבוֹתָיו טְמֵאִים, וְכׇל הַגַּת כּוּלָּהּ טְהוֹרָה, מַאי שְׁנָא מֵהָא דִּתְנַן: שֶׁרֶץ שֶׁנִּמְצָא בָּרֵחַיִם אֵינוֹ מְטַמֵּא אֶלָּא מְקוֹם מַגָּעוֹ, וְאִם הָיָה מַשְׁקִין מְהַלֵּךְ — הַכֹּל טָמֵא?
La Guemara demande : Et selon celui qui dit que la grappe et tout ce qui l’entoure sont impurs, mais le reste de tout le pressoir est pur, en quoi ce cas est-il différent de ce que nous avons appris dans une michna (Teharot 9:8) : La carcasse d’un animal rampant qui a été trouvée dans un pressoir à huile transmet l’impureté uniquement à l’endroit qu’elle a touché, mais s’il y avait du liquide qui s’écoulait dans le pressoir, tout devient impur ? Pourquoi n’est-ce pas la halakha également dans le cas du pressoir à vin, à savoir que tout le pressoir est impur à cause du liquide qui s’y trouve ?
הָתָם לָא מַפְסֵק וְלָא מִידֵּי, הָכָא מַפְסְקִי אֶשְׁכּוֹלוֹת.
La Guemara répond : Là-bas, dans le cas du pressoir à huile, il n’y a rien qui interrompe l’écoulement du liquide, et donc le liquide relie le tout pour le rendre impur. Ici, les grappes de raisin interrompent l’écoulement du vin, et il n’y a donc pas de connexion ininterrompue entre tout le vin dans le pressoir.
אוֹרוֹ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַבִּי יִרְמְיָה, וְאָמְרִי לַהּ לִבְרֵיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה, כְּדִבְרֵי הָאוֹמֵר: אֶשְׁכּוֹל וְכׇל סְבִיבוֹתָיו טְמֵאִין, וְכׇל הַגַּת כּוּלָּהּ טְהוֹרָה.
Les Sages ont enseigné à Rabbi Yirmeya, et certains disent qu’ils ont enseigné au fils de Rabbi Yirmeya, conformément à l’affirmation de celui qui dit : La grappe et tout ce qui l’entoure sont impurs, mais tout le pressoir est pur.
מַתְנִי׳ הַלּוֹקֵחַ כְּלֵי תַּשְׁמִישׁ מִן הַגּוֹיִם, אֶת שֶׁדַּרְכּוֹ לְהַטְבִּיל — יַטְבִּיל, לְהַגְעִיל — יַגְעִיל, לְלַבֵּן בָּאוּר — יְלַבֵּן בָּאוּר. הַשַּׁפּוּד וְהָאַסְכָּלָא — מְלַבְּנָן בָּאוּר, הַסַּכִּין — שָׁפָהּ וְהִיא טְהוֹרָה.
MICHNA :Celui qui achète des ustensiles de cuisine auprès des gentils doit les préparer pour l’usage des Juifs de la manière suivante : En ce qui concerne ces ustensiles dont la manière de préparation est de les immerger dans un bain rituel, puisqu’ils ne nécessitent aucune préparation supplémentaire, il doit les immerger en conséquence. En ce qui concerne les ustensiles dont la manière de préparation est de les purger avec de l’eau bouillante, puisque ces ustensiles sont utilisés avec de l’eau bouillante, par exemple les marmites, il doit les purger en conséquence. En ce qui concerne ceux dont la manière de préparation est de les chauffer jusqu’à ce qu’ils deviennent blancs dans le feu, puisqu’ils sont utilisés pour griller, il doit les chauffer jusqu’à ce qu’ils deviennent blancs dans le feu. Par conséquent, en ce qui concerne la broche [hashappud] et le gril [veha’askela], il doit les chauffer jusqu’à ce qu’ils deviennent blancs dans le feu. En ce qui concerne le couteau, il doit le polir et il est rendu pur.
גְּמָ׳ תָּנָא: וְכוּלָּן צְרִיכִין טְבִילָה בְּאַרְבָּעִים סְאָה. מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רָבָא, דְּאָמַר קְרָא: ״כׇּל דָּבָר אֲשֶׁר יָבֹא בָאֵשׁ תַּעֲבִירוּ בָאֵשׁ וְטָהֵר״, הוֹסִיף לְךָ הַכָּתוּב טׇהֳרָה אַחֶרֶת.
GUEMARA : Les Sages ont enseigné : Et tous nécessitent une immersion dans quarante se’a d’eau, y compris les ustensiles qui doivent d’abord être purgés dans l’eau bouillante ou chauffés jusqu’à devenir blancs à chaud. La Guemara demande : D’où cette règle est-elle dérivée ? Rava dit : Elle est dérivée de ce que le verset énonce au sujet des ustensiles capturés lors de la guerre contre les Madianites : « Tout ce qui peut supporter le feu, vous le ferez passer par le feu, et il sera pur » (Nombres 31:23). En disant : « et il sera pur », le verset a ajouté au processus un autre acte requis de purification, en plus du chauffage de l’ustensile par le feu, ce qui est compris comme une immersion.
תָּנֵי בַּר קַפָּרָא: מִתּוֹךְ שֶׁנֶּאֱמַר ״בְּמֵי נִדָּה״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי שֶׁצָּרִיךְ הַזָּאָה שְׁלִישִׁי וּשְׁבִיעִי, תַּלְמוּד לוֹמַר ״אַךְ״ — חָלַק.
Bar Kappara enseigne une source supplémentaire pour cette halakha : De ce qui est énoncé dans la suite du verset : « Néanmoins, il sera purifié avec l’eau d’aspersion [nidda],” j’en déduirais que les ustensiles requièrent une aspersion d’eau de purification le troisième et le septième jour de leur processus de purification, comme c’est la halakha dans le cas de celui qui est impur d’une impureté transmise par un cadavre. Par conséquent, le verset dit « néanmoins », indiquant que la Torah fait une distinction dans ce cas, et que l’aspersion le troisième et le septième jour n’est pas requise.
אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״בְּמֵי נִדָּה״? מַיִם שֶׁנִּדָּה טוֹבֶלֶת בָּהֶן, הֱוֵי אוֹמֵר: אַרְבָּעִים סְאָה.
Si tel est le cas, quel est le sens lorsque le verset déclare : « Avec l’eau d’aspersion [nidda] » ? Il est clair que le terme nidda ne renvoie pas à l’aspersion mais à une femme menstruée, qui est elle aussi appelée nidda. En conséquence, le verset signifie que les ustensiles doivent être immergés dans une eau dans laquelle une femme menstruée peut s’immerger afin de devenir purs ; et il faut dire qu’il s’agit d’un bain rituel contenant quarante se’a d’eau.
אִיצְטְרִיךְ לְמִיכְתַּב ״וְטָהֵר״, וְאִיצְטְרִיךְ לְמִיכְתַּב ״בְּמֵי נִדָּה״. אִי כְּתַב ״וְטָהֵר״, הֲוָה אָמֵינָא ״וְטָהֵר״ כֹּל דְּהוּ, כְּתַב רַחֲמָנָא ״בְּמֵי נִדָּה״.
La Guemara explique que les deux sources de cette halakha sont nécessaires : Il était nécessaire que la Torah écrive « et il sera pur », et il était nécessaire que la Torah écrive « avec l’eau d’aspersion », car si la Torah avait écrit seulement « et il sera pur », je dirais que le verset signifie : « et il sera pur » par immersion dans n’importe quelle quantité d’eau. C’est pourquoi le Miséricordieux écrit : « avec l’eau d’aspersion ».
וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא בְּמֵי נִדָּה, הֲוָה אָמֵינָא הֶעֱרֵב שֶׁמֶשׁ כְּנִדָּה, כְּתַב רַחֲמָנָא ״וְטָהֵר״ לְאַלְתַּר.
Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « avec l’eau d’aspersion », je dirais que le processus exige le coucher du soleil, comme c’est la halakha concernant une femme menstruée, dont l’immersion ne la rend pure qu’après le coucher du soleil. C’est pourquoi le Miséricordieux écrit : « Et il sera pur », indiquant que les ustensiles peuvent être purifiés immédiatement.
אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: אֲפִילּוּ כֵּלִים חֲדָשִׁים בַּמַּשְׁמָע, דְּהָא יְשָׁנִים וְלִיבְּנָן כַּחֲדָשִׁים דָּמוּ, וַאֲפִילּוּ הָכִי בָּעֵי טְבִילָה. מַתְקֵיף לַהּ רַב שֵׁשֶׁת: אִי הָכִי, אֲפִילּוּ זוּזָא דְּסַרְבָּלָא נָמֵי! אֲמַר לֵיהּ: כְּלֵי סְעוּדָה אֲמוּרִין בַּפָּרָשָׁה.
§ Rav Naḥman dit que Rabba bar Avuh dit : Même les ustensiles neufs qui n’ont jamais été utilisés, achetés à des gentils, sont destinés à être inclus dans l’exigence d’immersion, car les anciens ustensiles que l’on a chauffés jusqu’à blanchiment sont semblables à des ustensiles neufs, puisqu’ils ne contiennent pas le goût d’un aliment non casher, et pourtant ils exigent une immersion. Rav Sheshet objecte à cela : Si tel est le cas, alors même des ciseaux pour couper des vêtements [zuza desarbela] devraient également exiger une immersion. Rav Naḥman lui dit : Seuls les ustensiles utilisés dans la préparation des repas sont mentionnés dans le passage de la Torah, et seuls eux exigent une immersion.
אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּלְקוּחִין, וּכְמַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה, אֲבָל שְׁאוּלִין — לָא.
Rav Naḥman dit que Rabba bar Avuh dit : Les Sages ont enseigné cela uniquement en ce qui concerne des ustensiles qui ont été achetés à des gentils et sont donc comparables à les ustensiles mentionnés dans l’incident qui fut rapporté dans le passage ; mais l’exigence ne s’applique pas aux ustensiles empruntés.
רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף זְבַן מָנָא דְּמַרְדָּא מִגּוֹי, סְבַר לְהַטְבִּילָהּ, אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מֵרַבָּנַן וְרַבִּי יַעֲקֹב שְׁמֵיהּ: לְדִידִי מִפָּרְשָׁא לֵיהּ מִינֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: כְּלֵי מַתָּכוֹת אֲמוּרִין בַּפָּרָשָׁה.
Rav Yitzḥak bar Yosef acheta un ustensile en marda, un mélange de terre et de fumier, à un non-Juif. Il pensa qu’il était tenu de l’immerger. L’un des Sages, et son nom était Rabbi Ya’akov, lui dit : Il m’a été expliqué personnellement par Rabbi Yoḥanan lui-même que cette exigence ne s’applique qu’aux ustensiles en métal, car ce sont les ustensiles mentionnés dans le passage.
אָמַר רַב אָשֵׁי: הָנֵי כְּלֵי זְכוּכִית, הוֹאִיל וְכִי נִשְׁתַּבְּרוּ יֵשׁ לָהֶן תַּקָּנָה, כִּכְלֵי מַתָּכוֹת דָּמוּ. קוּנְיָא, פְּלִיגִי בַּהּ רַב אַחָא וְרָבִינָא, חַד אָמַר: כִּתְחִלָּתוֹ, וְחַד אָמַר: כְּסוֹפוֹ, וְהִלְכְתָא כְּסוֹפוֹ.
Rav Ashi dit : En ce qui concerne ces ustensiles en verre, puisqu’une fois brisés ils peuvent être réparés, c’est-à-dire refaits, si on les fait fondre et qu’on façonne la matière en de nouveaux ustensiles, ils sont semblables aux ustensiles en métal et requièrent eux aussi l’immersion. En ce qui concerne les ustensiles en terre cuite émaillés au plomb, Rav Aḥa et Ravina sont en désaccord. L’un dit : La halakha suit son état initial ; puisqu’au départ c’était un ustensile en terre cuite, il ne requiert pas d’immersion. Et l’autre dit : La halakha suit son état final ; puisqu’il est recouvert de métal, il requiert une immersion. La Guemara conclut : Et la halakha suit son état final.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַשְׁכַּנְתָּא מַאי? אָמַר מָר בַּר רַב אָשֵׁי: אַבָּא מַשְׁכֵּן לֵיהּ גּוֹי כָּסָא דְּכַסְפָּא, וְאַטְבְּלֵיהּ וְאִישְׁתִּי בֵּיהּ, וְלָא יָדַעְנָא אִי מִשּׁוּם דְקָסָבַר מַשְׁכַּנְתָּא כִּזְבִינֵי דָּמְיָא, אִי מִשּׁוּם דְּחָזֵי לְגוֹי דְּדַעְתֵּיהּ לְשַׁקּוֹעֵיהּ.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : si un Juif détient un ustensile d’un non-Juif en gage, quelle est la halakha ? Est-il tenu de l’immerger ou non ? Mar bar Rav Ashi a dit : Un non-Juif a un jour donné à mon père une coupe en argent en gage, et il l’a immergée et a bu avec. Mais je ne sais pas si c’était parce qu’il soutenait que posséder un ustensile en gage est considéré comme un achat, ou parce qu’il a vu que l’intention du non-Juif était de le laisser chez lui, et il l’a donc considéré comme sien.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַלּוֹקֵחַ כְּלֵי תַּשְׁמִישׁ מִן הַגּוֹיִם, דְּבָרִים שֶׁלֹּא נִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן — מַטְבִּילָן וְהֵן טְהוֹרִין. דְּבָרִים שֶׁנִּשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן עַל יְדֵי צוֹנֵן, כְּגוֹן כּוֹסוֹת וְקִתּוֹנִיּוֹת וּצְלוֹחִיּוֹת — מַדִּיחָן וּמַטְבִּילָן וְהֵם טְהוֹרִין. דְּבָרִים שֶׁנִּשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן עַל יְדֵי חַמִּין, כְּגוֹן הַיּוֹרוֹת הַקּוּמְקְמוֹסִין וּמְחַמֵּי חַמִּין — מַגְעִילָן וּמַטְבִּילָן וְהֵן טְהוֹרִין. דְּבָרִים שֶׁנִּשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן עַל יְדֵי הָאוּר, כְּגוֹן הַשַּׁפּוּדִין וְהָאַסְכְּלָאוֹת — מְלַבְּנָן וּמַטְבִּילָן וְהֵן טְהוֹרִין.
§ Les Sages ont enseigné : Celui qui achète des ustensiles aux gentils doit les préparer à l’usage de la manière suivante : En ce qui concerne les objets que le gentil n’a pas utilisés, on les immerge, et ils sont purs. En ce qui concerne les objets que le gentil a utilisés pour des aliments ou boissons froids, comme des coupes, des cruches et des flacons, on les rince et on les immerge, et ils sont purs. En ce qui concerne les objets que le gentil a utilisés pour des aliments ou boissons chauds, comme de grandes marmites, de petites bouilloires [hakumkamusun], et des samovars, on les purge à l’eau bouillante et on les immerge, et ils sont purs. En ce qui concerne les objets que le gentil a utilisés avec le feu, comme des broches et des grils, on les chauffe jusqu’à ce qu’ils deviennent blancs de chaleur et on les immerge, et ils sont purs.
וְכוּלָּן שֶׁנִּשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן עַד שֶׁלֹּא יַטְבִּיל וְשֶׁלֹּא יַגְעִיל וְשֶׁלֹּא יְלַבֵּן, תָּנֵי חֲדָא: אָסוּר, וְתַנְיָא אִידַּךְ: מוּתָּר.
Et en ce qui concerne tous les ustensiles qu’on a utilisés avant de les immerger, de les purger et de les chauffer jusqu’à blanc, il est enseigné dans une baraita que l’aliment préparé avec eux est interdit, et il est enseigné dans une autre baraita que l’aliment préparé avec eux est permis.
לָא קַשְׁיָא, הָא כְּמַאן דְּאָמַר: נוֹתֵן טַעַם לִפְגָם — אָסוּר, הָא כְּמַאן דְּאָמַר: נוֹתֵן טַעַם לִפְגָם — מוּתָּר.
La Guemara explique : Cette contradiction n’est pas difficile. Cette décision, selon laquelle l’aliment préparé avec de tels ustensiles est interdit, est conforme à l’avis de celui qui dit que si une substance interdite transmet du goût à un aliment permis au détriment du mélange, l’aliment permis est interdit. Cette autre décision, selon laquelle l’aliment préparé avec de tels ustensiles est permis, est conforme à l’avis de celui qui dit que si une substance interdite transmet du goût à un aliment permis au détriment du mélange, il demeure permis. Ici aussi, puisque le goût de la nourriture non casher transmis par l’ustensile altère le goût de l’aliment, un tel aliment est permis.
וּלְמַאן דְּאָמַר: נוֹתֵן טַעַם לִפְגָם — מוּתָּר, גִּיעוּלֵי גוֹיִם דְּאָסַר רַחֲמָנָא הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?
La Guemara demande : Mais selon celui qui dit que si une substance interdite donne du goût à un aliment permis au détriment du mélange, alors le mélange est permis, en ce qui concerne les ustensiles de gentils qui nécessitent une purge, que la Torah rend interdits jusqu’à ce qu’ils soient purgés, comment peux-tu trouver ces circonstances, alors qu’en réalité il est interdit d’utiliser les ustensiles jusqu’à ce qu’ils soient purgés ? Puisque les ustensiles donnent un goût nuisible à la nourriture qui y est cuite, il semblerait qu’il n’y ait aucune raison de ne pas utiliser des ustensiles de gentils sans les purger.
אָמַר רַב חִיָּיא בְּרֵיהּ דְּרַב הוּנָא: לֹא אָסְרָה תּוֹרָה אֶלָּא קְדֵירָה
Rav Ḥiyya, fils de Rav Huna, dit : La Torah n’interdit qu’une marmite