Drashot AI Logo
מַתְנִי׳ אֵלּוּ אֲסוּרִין, וְאוֹסְרִין בְּכׇל שֶׁהוּ: יֵין נֶסֶךְ, וַעֲבוֹדָה זָרָה, וְעוֹרוֹת לְבוּבִין,
MICHNA :Les éléments suivants sont eux-mêmes interdits, et toute quantité d’entre eux rend interdits d’autres éléments avec lesquels ils se mélangent : Vin utilisé pour une libation ; et objets d’idolâtrie ; et peaux présentant une déchirure en face du cœur, indiquant la pratique idolâtre consistant à sacrifier le cœur d’animaux vivants.
וְשׁוֹר הַנִּסְקָל, וְעֶגְלָה עֲרוּפָה,
Et cette halakha s’applique aussi à un bœuf qui a été condamné à être lapidé (voir Exode 21:28), dont il est interdit de tirer profit même avant l’exécution de sa sentence ; et elle s’applique à une génisse à la nuque brisée lorsqu’une personne est retrouvée tuée dans une zone entre deux villes et que le meurtrier est inconnu (voir Deutéronome 21:1–9), laquelle est également interdite à partir du moment où on la mène au torrent pour la tuer. Dans ces cas, si l’animal se mélange à un troupeau d’animaux semblables, tous les animaux du troupeau sont interdits.
וְצִיפּוֹרֵי מְצוֹרָע, וּשְׂעַר נָזִיר, וּפֶטֶר חֲמוֹר, וּבָשָׂר בְּחָלָב, וְשָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ, וְחוּלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בַּעֲזָרָה — הֲרֵי אֵלּוּ אֲסוּרִין וְאוֹסְרִין בְּכׇל שֶׁהוּא.
Et cette halakha s’applique aussi aux oiseaux désignés pour la purification d’un lépreux (Lévitique 14:1–6), ainsi qu’aux cheveux coupés d’un nazir (Nombres 6:18), ainsi qu’à un âne premier-né (Exode 13:13), ainsi qu’à la viande qui a été cuite dans du lait (Exode 23:19), ainsi qu’au bouc émissaire de Yom Kippour (Lévitique 16:7–10), ainsi qu’à la viande d’un animal non consacré qui a été abattu dans la cour du Temple. Tous ceux-ci sont interdits en eux-mêmes, et toute quantité d’entre eux rend un mélange interdit.
גְּמָ׳ תַּנָּא מַאי קָחָשֵׁיב? אִי דָּבָר שֶׁבְּמִנְיָן קָחָשֵׁיב, לִיתְנֵי נָמֵי חֲתִיכוֹת נְבֵילָה! אִי אִיסּוּרֵי הֲנָאָה קָא חָשֵׁיב, לִיתְנֵי נָמֵי חָמֵץ בְּפֶסַח! אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא: הַאי תַּנָּא תַּרְתֵּי אִית לֵיהּ — דָּבָר שֶׁבְּמִנְיָן וְאִיסּוּרֵי הֲנָאָה.
GUEMARA : Selon quel critère le tanna qui enseigne cette michna énumère-t-il les cas ? S’il énumère en fonction de tout élément qui est compté, c’est-à-dire tout élément suffisamment important pour être considéré individuellement, et qui, par conséquent, ne peut pas être annulé dans un mélange même au sein d’une très grande majorité d’éléments permis, qu’il enseigne aussi le cas des morceaux d’une carcasse d’animal non abattu rituellement. Et s’il énumère en fonction des éléments dont il est interdit de tirer profit, qu’il enseigne aussi le cas du pain levé à Pessa'h. Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit, et certains disent que c’est Rabbi Yitzḥak Nappaḥa qui l’a dit : Ce tanna a deux critères. Il énumère en fonction de tout élément qui est à la fois compté et dont il est interdit de tirer profit.
וְלִיתְנֵי אֱגוֹזֵי פֶּרֶךְ וְרִימּוֹנֵי בָּדָן, דְּדָבָר שֶׁבְּמִנְיָן וְאִיסּוּרֵי הֲנָאָה הוּא!
La Guemara objecte : Mais que le tanna enseigne les cas des noix perekh, un type de noix à coque fragile, et des grenades de Badan, des grenades de Badan ; car ces fruits sont considérés comme importants et, lorsqu’ils poussent pendant les trois premières années après la plantation de l’arbre [orla], ils appartiennent à la catégorie des articles qui sont comptés et dont il est interdit de tirer profit.
הָא תְּנָא לֵיהּ הָתָם: הָרָאוּי לְעׇרְלָה — עׇרְלָה, הָרָאוּי לְכִלְאֵי הַכֶּרֶם — כִּלְאֵי הַכֶּרֶם.
La Guemara répond : La Michna a enseigné que cas là-bas, dans le traité Orla (3:7), où les noix perekh et les grenades de Badan sont énumérées parmi les éléments interdits qui ne peuvent pas être annulés dans un mélange, et il est déclaré au sujet de tels éléments : Ces éléments auxquels l’interdiction de orla s’applique rendent tout le mélange interdit en lui conférant le statut de orla, tandis que ceux auxquels l’interdiction des espèces diverses plantées dans un vignoble s’applique rendent le mélange interdit en lui conférant le statut d’espèces diverses plantées dans un vignoble. Il est donc inutile de mentionner ces cas ici.
וְלִיתְנֵי כִּכָּרוֹת שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת לְעִנְיַן חָמֵץ בְּפֶסַח! מַאן שָׁמְעַתְּ דַּאֲמַר לַהּ? רַבִּי עֲקִיבָא, הָא תְּנָא לֵיהּ הָתָם: רַבִּי עֲקִיבָא מוֹסִיף אַף כִּכָּרוֹת שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת.
La Guemara suggère : Mais que le tanna enseigne le cas des pains d’un propriétaire, dont chacun est unique et important, en ce qui concerne l’interdiction de tirer profit du pain levé à Pessa'h. La Guemara explique : Qui as-tu entendu dire que de tels pains ne sont pas annulés dans un mélange ? Cela est enseigné par Rabbi Akiva, et il l’a enseigné là-bas dans le traité Orla (3:7) : Rabbi Akiva ajoute à la liste les pains d’un propriétaire.
״הֲרֵי אֵלּוּ״ לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי דָּבָר שֶׁבְּמִנְיָן וְלָאו אִיסּוּרֵי הֲנָאָה, אִי נָמֵי לְמַעוֹטֵי אִיסּוּר הֲנָאָה וְלֹא דָּבָר שֶׁבְּמִנְיָן.
À la fin de la michna ici, le tanna réitère la halakha énoncée au début, en disant : Tous ceux-ci sont eux-mêmes interdits, et toute quantité d’entre eux rend un mélange interdit. La Guemara demande : Le but de cette réitération est d’exclure quoi ? La Guemara répond : Elle sert à exclure tout élément qui est compté mais dont tirer profit n’est pas interdit, ou à exclure des éléments dont tirer profit est interdit mais qui ne sont pas comptés.
מַתְנִי׳ יֵין נֶסֶךְ שֶׁנָּפַל לַבּוֹר, כּוּלּוֹ אָסוּר בַּהֲנָאָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: יִמָּכֵר כּוּלּוֹ לְגוֹי, חוּץ מִדְּמֵי יֵין נֶסֶךְ שֶׁבּוֹ.
MICHNA : Dans le cas de vin utilisé pour une libation qui est tombée dans une citerne de vin, il est interdit de tirer profit de tout le vin de la citerne, même si le volume du vin utilisé pour une libation était infime par rapport au volume du vin dans la citerne. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Tout le vin de la citerne peut être vendu à un gentil, et l’argent payé pour celui-ci est permis, sauf la valeur du vin utilisé pour une libation qui y est inclus .
גְּמָ׳ אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל חָבִית בְּחָבִיּוֹת, אֲבָל לֹא יַיִן בְּיַיִן. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: אֲפִילּוּ יַיִן בְּיַיִן. וְכֵן אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֲפִילּוּ יַיִן בְּיַיִן. וְכֵן אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: אֲפִילּוּ יַיִן בְּיַיִן. וְכֵן אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: אֲפִילּוּ יַיִן בְּיַיִן.
GUEMARA :Rav dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel dans un cas où un tonneau de vin utilisé pour une libation s’est mêlé à des tonneaux de vin permis, mais non lorsque le vin lui-même s’est mêlé à du vin permis. Et Shmuel dit : Même lorsque le vin lui-même s’est mêlé à du vin permis, la halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel. Et de même, Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yoḥanan dit : Même lorsque du vin s’est mêlé à du vin, la halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel. Et de même, Rabbi Shmuel bar Naḥmani dit que Rabbi Ḥanina dit : Même lorsque du vin s’est mêlé à du vin, la halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel. Et de même, Rav Naḥman dit que Rabba bar Avuh dit : Même lorsque du vin s’est mêlé à du vin, la halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel.
אָמַר רַב נַחְמָן: הֲלָכָה לְמַעֲשֶׂה, יֵין נֶסֶךְ יַיִן בְּיַיִן — אָסוּר, חָבִית בְּחָבִית — מוּתָּר, סְתָם יַיִן אֲפִילּוּ יַיִן בְּיַיִן — מוּתָּר.
Rav Naḥman dit : La halakha pratique est que, en ce qui concerne le vin qui a effectivement été utilisé pour une libation, le vin qui s’est mélangé avec du vin rend l’ensemble du mélange interdit, mais si un tonneau s’est mêlé à des tonneaux de vin permis, il est permis de vendre les tonneaux de la manière décrite par Rabban Shimon ben Gamliel. En ce qui concerne le vin ordinaire des gentils, qui est interdit en raison du soupçon qu’il a été utilisé pour une libation, même si du vin s’est mélangé avec du vin, il est permis de vendre le mélange de la manière décrite par Rabban Shimon ben Gamliel.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria