Drashot AI Logo
לוֹמַר לָךְ, שֶׁאִם חָטָא יָחִיד — אוֹמְרִים לוֹ: כְּלָךְ אֵצֶל יָחִיד, וְאִם חָטְאוּ צִבּוּר — אוֹמְרִים לוֹ: כְּלָךְ אֵצֶל צִבּוּר.
Cela sert à te dire que si un individu a péché, on lui dit : Va vers cet individu célèbre qui a péché, le roi David, et apprends de lui qu’on peut se repentir. Et si la communauté a péché, on leur dit : Allez vers la communauté qui a péché, c’est-à-dire le peuple juif à l’époque du Veau d’or.
וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמוֹעִינַן יָחִיד — מִשּׁוּם דְּלָא מְפַרְסַם חִטְאֵיהּ, אֲבָל צִבּוּר דִּמְפַרְסַם חִטְאַיְהוּ — אֵימָא לָא. וְאִי אַשְׁמוֹעִינַן צִבּוּר — מִשּׁוּם דִּנְפִישִׁי רַחֲמַיְיהוּ, אֲבָל יָחִיד דְּלָא אַלִּימָא זְכוּתֵיהּ — אֵימָא לָא, צְרִיכָא.
La Guemara note : Et il est nécessaire d’apprendre au sujet du repentir à la fois dans le cas d’un individu et dans le cas d’une communauté. La raison est que, si nous avions appris cette idée seulement à l’égard d’un individu, on aurait pu penser qu’il a la possibilité de se repentir seulement parce que son péché n’est pas rendu public. Mais, dans le cas d’une communauté, dont le péché est rendu public, on pourrait dire que la communauté ne peut pas se repentir. Et, de même, si nous avions appris cette idée seulement à l’égard d’une communauté, on aurait pu dire que leur repentir est accepté parce que leurs prières sont plus nombreuses que celles d’un individu, et qu’elles sont entendues devant Dieu. Mais, dans le cas d’un individu, dont le mérite n’est pas aussi fort, on pourrait dire qu’il n’est pas capable de se repentir. Il est donc nécessaire d’enseigner les deux cas.
וְהַיְינוּ דְּרַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן, מַאי דִּכְתִיב ״נְאֻם דָּוִד בֶּן יִשַׁי וּנְאֻם הַגֶּבֶר הֻקַם עָל״? נְאֻם דָּוִד בֶּן יִשַׁי שֶׁהֵקִים עוּלָּהּ שֶׁל תְּשׁוּבָה.
Et cela est semblable à ce que dit Rabbi Shmuel bar Naḥmani, selon lequel Rabbi Yonatan dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « La parole de David, fils de Yishai, et la parole de l’homme élevé en haut [al] » (II Samuel 23:1) ? Voici le sens du verset : La parole de David, fils de Yishai, qui a élevé et allégé le joug [ullah] du repentir, car il a enseigné la puissance du repentir par son propre exemple.
וְאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: כׇּל הָעוֹשֶׂה מִצְוָה אַחַת בָּעוֹלָם הַזֶּה, מְקַדַּמְתּוֹ וְהוֹלֶכֶת לְפָנָיו לָעוֹלָם הַבָּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָלַךְ לְפָנֶיךָ צִדְקֶךָ וּכְבוֹד ה׳ יַאַסְפֶךָ״, וְכׇל הָעוֹבֵר עֲבֵירָה אַחַת, מְלַפַּפְתּוֹ וּמוֹלִיכָתוֹ לְיוֹם הַדִּין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יִלָּפְתוּ אׇרְחוֹת דַּרְכָּם וְגוֹ׳״.
Et Rabbi Shmuel bar Naḥmani dit en outre que Rabbi Yonatan dit : En ce qui concerne quiconque accomplit une mitsva dans ce monde, la mitsva le précédera et marchera devant lui dans le Monde à venir, comme il est dit : « Et ta justice marchera devant toi, la gloire du Seigneur sera ton arrière-garde » (Isaïe 58:8). Et en ce qui concerne quiconque commet une transgression, cette transgression l’enveloppera et le conduira au Jour du Jugement, comme il est dit : « Les sentiers de leur voie se tordent, ils montent dans le vide et périssent » (Job 6:18).
רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: קְשׁוּרָה בּוֹ כְּכֶלֶב, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא שָׁמַע אֵלֶיהָ לִשְׁכַּב אֶצְלָהּ לִהְיוֹת עִמָּהּ״, ״לִשְׁכַּב אֶצְלָהּ״ — בָּעוֹלָם הַזֶּה, ״לִהְיוֹת עִמָּהּ״ — בָּעוֹלָם הַבָּא.
Rabbi Elazar dit : La transgression lui est attachée comme un chien et ne le quitte pas, comme il est dit au sujet de Joseph et de la femme de Potiphar : « Et il ne l’écouta pas, pour coucher auprès d’elle ni pour être avec elle » (Genèse 39:10). Cela enseigne que Joseph refusa « de coucher auprès d’elle » dans ce monde, ce qui aurait signifié qu’il aurait dû « être avec elle » dans le Monde à venir.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: בּוֹאוּ וְנַחֲזִיק טוֹבָה לַאֲבוֹתֵינוּ, שֶׁאִלְמָלֵא הֵן לֹא חָטְאוּ — אָנוּ לֹא בָּאנוּ לָעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֲנִי אָמַרְתִּי אֱלֹהִים אַתֶּם וּבְנֵי עֶלְיוֹן כֻּלְּכֶם״, חִבַּלְתֶּם מַעֲשֵׂיכֶם — ״אָכֵן כְּאָדָם תְּמוּתוּן וְגוֹ׳״.
§ La Guemara poursuit la discussion sur le péché du Veau d’or. Reish Lakish dit : Venez, soyons reconnaissants envers nos ancêtres qui ont péché avec le Veau d’or, car s’ils n’avaient pas péché, nous ne serions pas venus au monde. Reish Lakish explique : Comme il est dit au sujet du peuple juif après la révélation au Sinaï : « J’ai dit : vous êtes des êtres divins, et vous êtes tous fils du Très-Haut » (Psaumes 82:6), ce qui indique qu’ils étaient devenus comme des anges et n’auraient pas engendré de descendance. Ensuite, Dieu déclare : Après que vous avez ruiné vos actes : « Pourtant, vous mourrez comme un homme, et vous tomberez comme l’un des princes » (Psaumes 82:7).
לְמֵימְרָא דְּאִי לָא חָטְאוּ לָא הֲווֹ מוֹלְדוּ? וְהָכְתִיב ״וְאַתֶּם פְּרוּ וּרְבוּ״! עַד סִינַי. בְּסִינַי נָמֵי כְּתִיב ״לֵךְ אֱמֹר לָהֶם שׁוּבוּ לָכֶם לְאׇהֳלֵיכֶם״! לְשִׂמְחַת עוֹנָה.
La Guemara demande : Cela veut-il dire que s’ils n’avaient pas fauté avec le Veau d’or, ils n’auraient pas engendré d’enfants ? Mais n’est-il pas écrit que Noé et ses fils ont reçu l’instruction : « Et vous, soyez féconds et multipliez » (Genèse 9:7) ? La Guemara répond : Cette instruction n’a été donnée que jusqu’à la révélation au Sinaï, mais le peuple juif serait devenu comme des anges là-bas, s’ils n’avaient pas fauté. La Guemara demande : N’est-il pas aussi écrit au sujet du peuple juif qui était à la révélation au Sinaï : « Va leur dire : Retournez dans vos tentes » (Deutéronome 5:27), ce qui signifie qu’il leur a été ordonné de reprendre les relations conjugales ? La Guemara répond : Ce verset fait référence à la jouissance des droits conjugaux, et non à la procréation.
וְהָכְתִיב: ״לְמַעַן יִיטַב לָהֶם וְלִבְנֵיהֶם וְגוֹ׳״! לְאוֹתָן הָעוֹמְדִים עַל הַר סִינַי.
La Guemara demande en outre : Mais n’est-il pas écrit : « Afin que cela soit bon pour eux, et pour leurs enfants à jamais » (Deutéronome 5:26), ce qui indique qu’ils continueraient à avoir des enfants ? La Guemara répond : Ce verset fait référence à ces enfants qui se tenaient avec eux au mont Sinaï, et non aux générations futures.
וְהָאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, מַאי דִּכְתִיב: ״זֶה סֵפֶר תּוֹלְדֹת אָדָם וְגוֹ׳״? וְכִי סֵפֶר הָיָה לוֹ לְאָדָם הָרִאשׁוֹן? מְלַמֵּד שֶׁהֶרְאָה לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְאָדָם הָרִאשׁוֹן דּוֹר דּוֹר וְדוֹרְשָׁיו, דּוֹר דּוֹר וַחֲכָמָיו, דּוֹר דּוֹר וּפַרְנָסָיו. כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ לְדוֹרוֹ שֶׁל רַבִּי עֲקִיבָא שָׂמַח בְּתוֹרָתוֹ וְנִתְעַצֵּב בְּמִיתָתוֹ, אָמַר: ״וְלִי מַה יָּקְרוּ רֵעֶיךָ אֵל [וְגוֹ׳]״.
La Guemara soulève une difficulté נוספת : Mais Reish Lakish ne dit-il pas : Que signifie ce qui est écrit : « Voici le livre des générations d’Adam, au jour où Dieu créa l’homme » (Genèse 5:1) ? Adam, le premier homme, avait-il un livre ? Au contraire, le verset enseigne que le Saint, béni soit-Il, montra à Adam, le premier homme, chaque génération et ses exégètes, chaque génération et ses Sages, et chaque génération et ses dirigeants. Lorsque Adam parvint à la génération de Rabbi Akiva, il se réjouit de sa Torah et fut attristé par sa mort, car Rabbi Akiva fut torturé et assassiné. Adam dit : « Que Tes pensées me sont précieuses aussi, ô Dieu ! Que leur somme est grande » (Psaumes 139:17). Il ressort clairement d’ici que les Juifs étaient destinés à engendrer des générations futures dès le commencement du temps.
וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אֵין בֶּן דָּוִד בָּא עַד שֶׁיִּכְלוּ נְשָׁמוֹת שֶׁבַּגּוּף, שֶׁנֶּאֱמַר: ״[כִּי לֹא לְעוֹלָם אָרִיב וְלֹא לָנֶצַח אֶקְּצוֹף] כִּי רוּחַ מִלְּפָנַי יַעֲטוֹף וּנְשָׁמוֹת אֲנִי עָשִׂיתִי״!
Et de même, Rabbi Yossei dit : Le Messie, fils de David, ne viendra pas avant que toutes les âmes du corps soient épuisées, c’est-à-dire jusqu’à ce que toutes les âmes destinées à habiter des corps physiques l’aient fait. Comme il est dit : « Car Je ne contesterai pas à jamais, et Je ne serai pas toujours irrité ; car l’esprit qui s’enveloppe vient de Moi, et les âmes que J’ai faites » (Isaïe 57:16). Selon Rabbi Yossei, pour que le Messie vienne à la fin des jours, il est nécessaire que les générations futures naissent.
לָא תֵּימָא אָנוּ לֹא בָּאנוּ לָעוֹלָם, אֶלָּא כְּמִי שֶׁלֹּא בָּאנוּ לָעוֹלָם. לְמֵימְרָא דְּאִי לָא חָטְאוּ לָא הֲווֹ מָיְיתִי? וְהָכְתִיב פָּרָשַׁת יְבָמוֹת וּפָרָשַׁת נַחֲלוֹת!
La Guemara répond : Ne dis pas que si nos ancêtres n’avaient pas fauté, nous ne serions pas venus au monde, car nous serions quand même nés ; plutôt, cela aurait été comme si nous n’étions pas venus au monde. Nous n’aurions eu aucune importance, en raison des générations précédentes qui seraient encore restées en vie. La Guemara demande : Est-ce à dire que si le peuple juif n’avait pas fauté avec le Veau d’or, alors ils ne seraient pas morts ? Mais le chapitre qui traite des veuves dont les maris meurent sans enfants (Deutéronome 25:5–10) n’est-il pas écrit dans la Torah, et le chapitre qui traite de l’héritage qu’un père décédé lègue à ses fils (Nombres 27:8–11) n’y est-il pas également écrit ?
עַל תְּנַאי. וּמִי כְּתִיבִי קְרָאֵי עַל תְּנַאי? אִין, דְּהָכִי אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: מַאי דִּכְתִיב ״וַיְהִי עֶרֶב וַיְהִי בֹקֶר יוֹם הַשִּׁשִּׁי״? מְלַמֵּד שֶׁהִתְנָה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עִם מַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית, וְאָמַר: אִם מְקַבְּלִין יִשְׂרָאֵל אֶת הַתּוֹרָה — מוּטָב, וְאִם לָאו — אַחְזִיר אֶתְכֶם לְתוֹהוּ וָבוֹהוּ.
La Guemara répond : Ces passages ont été écrits conditionnellement, c’est-à-dire que si le peuple juif venait à fauter et ne devenait pas comme des anges, ces halakhot prendraient effet. La Guemara demande : Et des versets sont-ils écrits conditionnellement de cette manière ? La Guemara répond : Oui, car c’est cela que dit Rabbi Shimon ben Lakish : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Il y eut un soir et il y eut un matin : le sixième jour » (Genèse 1:31) ? Cela enseigne que le Saint, béni soit-Il, a établi une condition avec les actes de la Création, et Il a dit : Si le peuple juif accepte la Torah lors de la révélation au Sinaï, tout ira bien et le monde continuera d’exister. Mais si ils ne l’acceptent pas, Je vous ramènerai au stade primordial de chaos et de désordre.
מֵיתִיבִי: ״מִי יִתֵּן וְהָיָה לְבָבָם זֶה לָהֶם״, לְבַטֵּל מֵהֶם מַלְאַךְ הַמָּוֶת אִי אֶפְשָׁר, שֶׁכְּבָר נִגְזְרָה גְּזֵרָה.
La Guemara soulève une objection à partir d’une baraita contre la nouvelle formulation de la déclaration de Reish Lakish, selon laquelle le peuple juif serait devenu immortel s’il n’avait pas fauté avec le Veau d’or. Le verset dit au sujet du peuple juif après la révélation au Sinaï : « Qui donnera qu’ils aient toujours un cœur comme celui-ci, pour Me craindre et garder tous Mes commandements, afin que cela soit bon pour eux et pour leurs enfants à jamais » (Deutéronome 5:26). La baraita déclare que, bien qu’ils aient atteint un état si élevé, il n’était pas possible d’annuler le pouvoir de l’Ange de la Mort sur eux, car le décret de mort avait déjà été prononcé depuis le temps de la création.
הָא לֹא קִיבְּלוּ יִשְׂרָאֵל אֶת הַתּוֹרָה אֶלָּא כְּדֵי שֶׁלֹּא תְּהֵא אוּמָּה וְלָשׁוֹן שׁוֹלֶטֶת בָּהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְמַעַן יִיטַב לָהֶם וְלִבְנֵיהֶם עַד עוֹלָם״.
Au contraire, la baraita explique que le peuple juif a accepté la Torah uniquement afin qu’aucune nation ni aucune langue ne domine sur lui, comme il est dit dans le même verset : « Afin que cela soit bon pour eux et pour leurs enfants à jamais. » Cela indique que, si le peuple juif n’avait pas péché, il n’aurait pas atteint l’immortalité, ce qui contredit la déclaration de Reish Lakish.
הוּא דְּאָמַר כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: לֹא קִיבְּלוּ יִשְׂרָאֵל אֶת הַתּוֹרָה אֶלָּא כְּדֵי שֶׁלֹּא יְהֵא מַלְאַךְ הַמָּוֶת שׁוֹלֵט בָּהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֲנִי אָמַרְתִּי אֱלֹהִים אַתֶּם וּבְנֵי עֶלְיוֹן כֻּלְּכֶם״, חִבַּלְתֶּם מַעֲשֵׂיכֶם, ״אָכֵן כְּאָדָם תְּמוּתוּן״.
La Guemara répond : Reish Lakish a dit sa déclaration conformément à l’opinion de ce tanna. Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yossei dit : Le peuple juif n’a accepté la Torah que pour que l’Ange de la Mort ne règne pas sur lui, comme il est dit : « J’ai dit : Vous êtes des êtres divins, et vous êtes tous des fils du Très-Haut » (Psaumes 82:6), c’est-à-dire qu’ils étaient devenus immortels comme les anges. Ensuite, Dieu déclare : Après que vous avez corrompu vos actes, « pourtant vous mourrez comme un homme, et vous tomberez comme l’un des princes » (Psaumes 82:7).
וְרַבִּי יוֹסֵי נָמֵי, הָכְתִיב ״לְמַעַן יִיטַב לָהֶם וְלִבְנֵיהֶם עַד עוֹלָם״, טוֹבָה הוּא דְּהָוְיָא, הָא מִיתָה אִיכָּא! (רַבִּי יוֹסֵי) אָמַר לָךְ: כֵּיוָן דְּלֵיכָּא מִיתָה, אֵין לְךָ טוֹבָה גְּדוֹלָה מִזּוֹ.
La Guemara demande : Et aussi, selon Rabbi Yossei, n’est-il pas écrit : « Afin que cela soit bon pour eux, et pour leurs enfants à jamais, » d’où l’on peut déduire que, bien que cela leur soit bon s’ils demeurent dans cet état élevé, il y aura encore la mort ? La Guemara répond : Rabbi Yossei aurait pu te dire : Puisqu’il n’y a pas de mort, il n’y a pas de bien plus grand que cela, c’est-à-dire que la promesse du verset est l’immortalité.
וְתַנָּא קַמָּא נָמֵי, הָכְתִיב: ״אָכֵן כְּאָדָם תְּמוּתוּן״, מַאי מִיתָה? עֲנִיּוּת, דְּאָמַר מָר: אַרְבָּעָה חֲשׁוּבִים כְּמֵתִים, אֵלּוּ הֵן: עָנִי, סוּמָא, וּמְצוֹרָע, וּמִי שֶׁאֵין לוֹ בָּנִים.
La Guemara demande : Et même selon le premier tanna, n’est-il pas écrit : « Pourtant, vous mourrez comme un homme, » ce qui indique que leur mortalité n’a été décrétée qu’à cause du péché du Veau d’or ? La Guemara répond : Que signifie la mort ? Cela signifie la pauvreté. Comme le Maître l’a dit : Quatre sont considérés comme s’ils étaient morts : ce sont un pauvre, un aveugle, un lépreux et celui qui n’a pas d’enfants.
עָנִי, דִּכְתִיב: ״כִּי מֵתוּ כׇּל הָאֲנָשִׁים״, וּמַאן נִינְהוּ? דָּתָן וַאֲבִירָם. וּמִי מֵתוּ? מִיהְוֵי הֲווֹ! אֶלָּא שֶׁיָּרְדוּ מִנִּכְסֵיהֶם.
Un pauvre est considéré comme s’il était mort, comme il est écrit que Dieu dit à Moïse : « Va, retourne en Égypte ; car tous les hommes qui cherchaient ta vie sont morts » (Exode 4:19). Et qui étaient ces hommes ? C’étaient Dathan et Abiram. Mais sont-ils vraiment morts ? Ils étaient encore en vie, puisqu’ils ont participé à la révolte de Coré, qui eut lieu des années plus tard. Au contraire, le verset ne signifie pas qu’ils étaient morts, mais qu’ils avaient perdu leurs biens et étaient devenus pauvres. Cela montre qu’un pauvre est considéré comme s’il était mort.
סוּמָא, דִּכְתִיב: ״בְּמַחֲשַׁכִּים הוֹשִׁיבַנִי כְּמֵתֵי עוֹלָם״. מְצוֹרָע, דִּכְתִיב: ״אַל נָא תְהִי כַּמֵּת״. וּמִי שֶׁאֵין לוֹ בָּנִים, דִּכְתִיב: ״הָבָה לִּי בָנִים וְאִם אַיִן מֵתָה אָנֹכִי״.
Une personne aveugle est considérée comme si elle était morte, comme il est écrit : « Il m’a fait habiter dans des lieux ténébreux, comme ceux qui sont morts depuis longtemps » (Lamentations 3:6). Un lépreux est considéré comme s’il était mort, comme il est écrit qu’Aaron dit à Moïse lorsque Myriam fut frappée de lèpre : « Qu’elle ne soit pas, je te prie, comme une morte » (Nombres 12:12). Et celui qui n’a pas d’enfants est considéré comme s’il était mort, comme il est écrit que Rachel dit à Jacob : « Donne-moi des enfants, sinon je suis morte » (Genèse 30:1).
תָּנוּ רַבָּנַן: ״אִם בְּחֻקֹּתַי תֵּלֵכוּ״, אֵין ״אִם״ אֶלָּא לְשׁוֹן תַּחֲנוּנִים, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״לוּ עַמִּי שׁוֹמֵעַ לִי [וְגוֹ׳] כִּמְעַט אוֹיְבֵיהֶם אַכְנִיעַ״, וְאוֹמֵר: ״לוּ הִקְשַׁבְתָּ לְמִצְוֹתָי וַיְהִי כַנָּהָר שְׁלוֹמֶךָ וְגוֹ׳ וַיְהִי כַחוֹל זַרְעֶךָ וְצֶאֱצָאֵי מֵעֶיךָ וְגוֹ׳״.
Les Sages ont enseigné au sujet du verset : « Si vous marchez selon Mes lois » (Lévitique 26:3) : Dans ce contexte, « si » est un terme qui ne signifie rien d’autre qu’une supplication, c’est-à-dire que Dieu espère que le peuple juif observera la Torah. Et de même, il est dit : « Oh, si Mon peuple M’écoutait, si Israël marchait dans Mes voies, Je soumettrais bientôt leurs ennemis » (Psaumes 81:14–15). Et il est dit : « Oh, si tu étais attentif à Mes commandements ! Alors ta paix serait comme un fleuve, et ta justice comme les vagues de la mer. Ta descendance aussi serait comme le sable, et les rejetons de tes entrailles comme ses grains » (Isaïe 48:18–19).
תָּנוּ רַבָּנַן: ״מִי יִתֵּן וְהָיָה לְבָבָם זֶה לָהֶם״, אָמַר לָהֶן מֹשֶׁה לְיִשְׂרָאֵל: כְּפוּיֵי טוֹבָה בְּנֵי כְּפוּיֵי טוֹבָה, בְּשָׁעָה שֶׁאָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְיִשְׂרָאֵל: ״מִי יִתֵּן וְהָיָה לְבָבָם זֶה לָהֶם״, הָיָה לָהֶם לוֹמַר: תֵּן אַתָּה.
§ La Guemara revient à un verset cité plus haut. Les Sages ont enseigné au sujet du verset : « Qui donnera qu’ils aient toujours un cœur comme celui-ci, pour Me craindre et garder tous Mes commandements, afin que cela soit bon pour eux et pour leurs enfants à jamais » (Deutéronome 5:26). À un stade ultérieur, Moïse dit au peuple juif : Ingrats, enfants d’ingrats ! Lorsque le Saint, béni soit-Il, dit au peuple juif : « Qui donnera qu’ils aient toujours un cœur comme celui-ci », ils auraient dû dire : Tu devrais donner à nous un cœur pour Te craindre.
כְּפוּיֵי טוֹבָה, דִּכְתִיב: ״וְנַפְשֵׁנוּ קָצָה
La Guemara explique que Moïse qualifie le peuple juif de ingrats, comme il est écrit que le peuple juif a parlé avec mépris de la manne : « Et notre âme abhorre

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria