אִם עֲתִידִין לַחְזוֹר כְּמִלְחֶמֶת יְהוֹשֻׁעַ — אֵינָהּ בְּטֵילָה.
Dans chacun de ces cas, si les propriétaires reviennent à l’avenir, comme ce fut le cas lors de la guerre de Josué lorsqu’il conquit Eretz Yisrael, alors le statut de l’objet de culte idolâtre n’est pas révoqué.
וּצְרִיכָא, דְּאִי תְּנָא לָוָה עָלֶיהָ — מִדְּלָא זַבְּנַהּ, לָא בַּטְּלַהּ; אֲבָל נָפְלָה עָלֶיהָ מַפּוֹלֶת — מִדְּלָא קָא מְפַנֵּי לַהּ, אֵימָא בַּטּוֹלֵי בַּטְּלַהּ, צְרִיכָא.
La Guemara commente : Et il est nécessaire que la baraita énonce tous ces cas. Car, si la baraitan’avait enseigné que le cas où le non-Juif a emprunté de l’argent contre l’objet d’idolâtrie, on pourrait dire que, dans ce cas, le non-Juif n’a pas révoqué son statut, puisqu’il ne l’a pas vendu, et qu’il n’a pas indiqué son intention d’y renoncer. Mais dans le cas où un éboulement est tombé dessus, puisqu’il n’a pas dégagé les pierres, dis qu’il a révoqué le statut de l’objet d’idolâtrie. Il est donc nécessaire d’enseigner également ce cas.
וְאִי תְּנָא נָפְלָה עָלֶיהָ מַפּוֹלֶת, מִשּׁוּם דְּסָבַר: הָא מַנְּחָה, כֹּל אֵימַת דְּבָעֵינָא לַהּ שָׁקֵילְנָא לַהּ, אֲבָל גְּנָבוּהָ לִסְטִים, מִדְּלָא קָא מַהְדַּר אַבָּתְרַהּ — בַּטּוֹלֵי בַּטְּלַהּ, צְרִיכָא.
Et si la baraita n’avait enseigné que le cas où un éboulement de pierres est tombé sur l’idole, on pourrait dire que, dans ce cas, son statut n’est pas annulé parce que le propriétaire pense en lui-même : L’idole repose en sécurité sous les pierres ; chaque fois que je la voudrai, je la prendrai, et il ne ressent pas le besoin de dégager l’éboulement immédiatement. Mais, dans le cas où des voleurs l’ont volée, puisqu’il ne la recherche pas, cela indique qu’il a annulé son statut. Il est donc nécessaire d’enseigner aussi ce cas.
וְאִי תְּנָא גְּנָבוּהָ לִסְטִין, מִשּׁוּם דְּסָבַר: אִי גּוֹי שָׁקֵיל לַהּ — מִפְלָח פָּלַח לַהּ, אִי יִשְׂרָאֵל שָׁקְלָה — אַיְּידֵי דְּדָמֶיהָ יְקָרִין מְזַבֵּין לַהּ לְגוֹי וּפָלַח לַהּ, אֲבָל הִנִּיחוּהָ הַבְּעָלִים וְהָלְכוּ לִמְדִינַת הַיָּם, מִדְּלָא שָׁקְלוּ בַּהֲדַיְיהוּ — בַּטּוֹלֵי בַּטְּלוּהָ, צְרִיכָא.
Et si la baraita n’avait enseigné que le cas où des brigands ont volé l’idole, on pourrait dire que, dans ce cas, son statut n’est pas annulé parce que le propriétaire se dit à lui-même : Si un gentil l’a prise, il l’adorera. Si un Juif l’a prise, puisqu’elle a une grande valeur monétaire, il la vendra à un gentil et l’acheteur l’adorera. Il n’y a donc aucune indication que le gentil ait l’intention d’annuler son statut. Mais, dans le cas où les propriétaires ont abandonné l’idole et sont partis outre-mer, puisqu’ils ne l’ont pas emportée avec eux, cela indique qu’ils ont annulé son statut. Il est donc nécessaire d’enseigner également ce cas.
אִם עֲתִידִין לַחְזוֹר כְּמִלְחֶמֶת יְהוֹשֻׁעַ — אֵינָהּ בְּטֵילָה. מִידֵּי מִלְחֶמֶת יְהוֹשֻׁעַ מִיהְדָּר הֲדוּר? הָכִי קָאָמַר: אִם עֲתִידִין לַחְזוֹר — הֲרֵי הוּא כְּמִלְחֶמֶת יְהוֹשֻׁעַ, וְאֵין לָהּ בְּטִילָה.
La baraita déclare : Si les propriétaires reviendront à l’avenir, comme ce fut le cas lors de la guerre de Josué quand il conquit Eretz Yisrael, alors le statut de l’objet d’idolâtrie n’est pas annulé. La Guemara demande : Est-ce bien le cas, qu’après la guerre de Josué les gentils sont revenus chez eux ? Ils furent vaincus et tués et ne sont pas revenus chez eux. La Guemara explique : C’est ce que la baraitaveut dire : Si les propriétaires reviendront à l’avenir, l’idole a le même statut que les idoles des gentils tués lors de la guerre de Josué, qui avaient l’intention de revenir et n’ont pas annulé le statut de leurs idoles, et par conséquent son statut n’est pas annulé.
וּלְמָה לִי לְמִיתְלְיַיהּ בְּמִלְחֶמֶת יְהוֹשֻׁעַ? מִלְּתָא אַגַּב אוֹרְחֵאּ קָא מַשְׁמַע לַן, כִּי הָא דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: יִשְׂרָאֵל שֶׁזָּקַף לְבֵינָה לְהִשְׁתַּחֲוֹת לָהּ, וּבָא גּוֹי וְהִשְׁתַּחֲוָה לָהּ — אֲסָרָהּ.
La Guemara demande : Et pourquoi devrais-je associer cette halakhaà la guerre de Josué ? La Guemara répond : Cela nous enseigne incidemment un point, à savoir que les halakhot de l’idolâtrie peuvent être déduites de la guerre de Josué, comme on peut l’illustrer par ce que dit Rav Yehuda selon quoi Rav dit : Dans le cas d’un Juif qui a dressé une brique afin de se prosterner devant elle mais ne s’est pas effectivement prosterné devant elle, et qu’un gentil est ensuite venu se prosterner devant elle, le gentil l’a rendue interdite bien que la brique ne lui appartînt pas.
מְנָלַן דַּאֲסָרָהּ? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כַּתְּחִילָּה שֶׁל אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, דְּאָמַר רַחֲמָנָא ״וַאֲשֵׁרֵיהֶם תִּשְׂרְפוּן בָּאֵשׁ״, מִכְּדֵי יְרוּשָּׁה הִיא לָהֶם מֵאֲבוֹתֵיהֶם, וְאֵין אָדָם אוֹסֵר דָּבָר שֶׁאֵינוֹ שֶׁלּוֹ!
La Guemara explique : D’où déduisons-nous qu’il l’a rendue interdite ? Rabbi Elazar dit : Cette halakha est semblable à la halakha qui s’appliquait au début de la conquête d’Eretz Yisrael par le peuple juif, lorsque la Torah leur a ordonné de détruire tous les arbres utilisés dans le cadre de rites idolâtres [asherim], comme l’affirme le Miséricordieux : « Vous démolirez leurs autels… et vous brûlerez leurs asherim au feu » (Deutéronome 12:3). Or, Eretz Yisrael est l’héritage du peuple juif de ses ancêtres, et une personne ne rend pas interdit un objet qui ne lui appartient pas. Si tel est le cas, comment les gentils ont-ils pu rendre les arbres interdits, alors que la terre ne leur appartenait pas ?
וְאִי מִשּׁוּם הָנָךְ דְּמֵעִיקָּרָא, בְּבִיטּוּלָא בְּעָלְמָא סַגִּי לְהוּ!
Si les arbres étaient interdits parce que certains d’entre eux auraient pu être ces arbres qui avaient été adorés à l’origine, avant que Dieu ne donne la terre à Abraham, il n’aurait pas été nécessaire de les détruire. Au contraire, les Juifs auraient pu contraindre les gentils à révoquer leur statut, et puisque les asherim étaient des objets du culte idolâtre des gentils, une simple révocation serait suffisante pour les rendre autorisés.
אֶלָּא, מִדִּפְלַחוּ יִשְׂרָאֵל לְעֵגֶל, גַּלּוֹ אַדַּעְתַּיְיהוּ דְּנִיחָא לְהוּ בַּעֲבוֹדָה זָרָה, וְכִי אֲתוֹ גּוֹיִם, שְׁלִיחוּתָא דִּידְהוּ עָבְדִי. הָכִי נָמֵי, יִשְׂרָאֵל שֶׁזָּקַף לְבֵינָה, גַּלִּיא דַּעְתֵּיהּ דְּנִיחָא לֵיהּ בַּעֲבוֹדָה זָרָה, וְכִי אֲתָא גּוֹי וּפְלַח לַהּ, שְׁלִיחוּתָא דִּידֵיהּ קָעָבֵיד.
Au contraire, puisque le peuple juif a adoré le Veau d’or, ils ont révélé leurs intentions et indiqué qu’ils étaient enclins à l’idolâtrie. Et lorsque les gentils sont venus et se sont livrés à l’idolâtrie, ils étaient, en effet, en train d’agir comme mandataires au nom du peuple juif. Les asherim furent donc considérés comme des objets de l’idolâtrie des Juifs, dont le statut ne peut être annulé. De même, dans le cas d’un Juif qui a dressé une brique afin de se prosterner devant elle, il a ainsi révélé ses intentions et indiqué qu’il est enclin à l’idolâtrie. Et lorsqu’un gentil est venu l’adorer, il agissait comme mandataire au nom du Juif.
וְדִלְמָא בְּעֵגֶל הוּא דְּנִיחָא לְהוּ, בְּמִידֵּי אַחֲרִינָא לָא? אָמַר קְרָא: ״אֵלֶּה אֱלֹהֶיךָ יִשְׂרָאֵל״, מְלַמֵּד שֶׁאִיוּוּ לֶאֱלוֹהוֹת הַרְבֵּה.
La Guemara objecte : Mais peut-être n’était-ce que concernant le Veau d’or que le peuple juif était disposé à l’adorer, mais pas concernant tout autre type d’idolâtrie. La Guemara répond : Le verset déclare au sujet du Veau d’or : « Et ils dirent : Voici tes dieux, ô Israël » (Exode 32:4), au pluriel. Cela enseigne qu’ils désiraient de nombreux dieux, et qu’ils ne désiraient pas adorer uniquement le Veau d’or.
אֵימָא: כֹּל דְּבַהֲדֵי עֵגֶל נִיתַּסְרוּ, מִכָּאן וְאֵילָךְ נִישְׁתְּרֵי? מַאן מוֹכַח?
La Guemara suggère : Dis que tous les asherimqui furent adorés par les gentils simultanément avec l’adoration du Veau d’Or par le peuple juif doivent être interdits, car à ce moment-là ils agissaient comme agents du peuple juif. Mais toute ashera qui fut adorée à partir de ce moment et par la suite, après que le peuple juif se fut repenti et ne se livrait plus à l’idolâtrie, doit être permise. La Guemara répond : Qui peut prouver quand chaque ashera fut adorée ? Puisqu’il est impossible de déterminer quels asherim furent adorés à l’époque du Veau d’Or, ils sont tous interdits.
מַתְנִי׳ עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁהִנִּיחוּהָ עוֹבְדֶיהָ — בִּשְׁעַת שָׁלוֹם מוּתֶּרֶת, בִּשְׁעַת מִלְחָמָה אֲסוּרָה. בִּימוֹסְיָאוֹת שֶׁל מְלָכִים — הֲרֵי אֵלּוּ מוּתָּרוֹת, מִפְּנֵי שֶׁמַּעֲמִידִין אוֹתָהּ בְּשָׁעָה שֶׁהַמְּלָכִים עוֹבְרִים.
MISHNA: En ce qui concerne un objet d’idolâtrie qui a été abandonné par ses adorateurs, s’il a été abandonné en temps de paix, il est permis, car il a manifestement été abandonné de son plein gré, et cela constitue une révocation implicite de son statut d’objet d’idolâtrie. S’il a été abandonné en temps de guerre, il est interdit, car il n’a pas été abandonné de son plein gré. En ce qui concerne les plates-formes de pierre des rois sur lesquelles des idoles sont placées en l’honneur des rois, celles-ci sont permises, du fait que l’idole n’est placée sur ces plates-formes qu’au moment où les rois passent par là.
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר רַב: בֵּית נִמְרוֹד הֲרֵי הִיא כַּעֲבוֹדָה זָרָה שֶׁהִנִּיחוּהָ עוֹבְדֶיהָ בִּשְׁעַת שָׁלוֹם, וּמוּתָּר. אַף עַל גַּב דְּכִי בַּדְּרִינְהוּ רַחֲמָנָא כִּשְׁעַת מִלְחָמָה דָּמֵי, אִי (בָּעֲיָא) [בְּעוֹ] לְמִיהְדָּר הֲדוּר, מִדְּלָא הֲדוּר בַּטּוֹלֵי בַּטְּלֻהָ.
GUEMARA :Rabbi Yirmeya bar Abba dit que Rav dit : Le temple de Nimrod, c’est-à-dire les vestiges de la tour de Babel (voir Genèse 11:1–9), est considéré comme un lieu d’idolâtrie dont les adorateurs l’ont abandonné en temps de paix, et il est donc permis. Cela malgré le fait que lorsque le Miséricordieux dispersa les bâtisseurs de la tour, la situation ressemblait à un temps de guerre, car ils furent contraints de partir. Néanmoins, s’ils avaient souhaité revenir, ils auraient pu revenir. Puisqu’ils ne sont pas revenus, ils ont manifestement choisi d’abandonner le lieu d’idolâtrie et ont ainsi révoqué son statut.
בִּימוֹסְיָאוֹת שֶׁל מְלָכִים — הֲרֵי אֵלּוּ מוּתָּרוֹת. וְכִי מִפְּנֵי שֶׁמַּעֲמִידִין אוֹתָהּ בְּשָׁעָה שֶׁהַמְּלָכִים עוֹבְרִין מוּתָּרִין?
§ La michna enseigne : En ce qui concerne les plates-formes de pierre des rois, celles-ci sont permises, du fait que l’idole n’est placée sur ces plates-formes qu’au moment où les rois passent. La Guémara demande : Mais les plates-formes devraient-elles être permises parce que des idoles y sont placées au moment où les rois passent ?
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, הָכִי קָאָמַר: מִפְּנֵי שֶׁמַּעֲמִידִין אוֹתָן בְּשָׁעָה שֶׁהַמְּלָכִים עוֹבְרִין, וּמְלָכִים מַנִּיחִין דֶּרֶךְ זוֹ וְהוֹלְכִין בְּדֶרֶךְ אַחֶרֶת.
Rabba bar bar Ḥana a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Voici ce que la michna veut dire : Les estrades sont permises parce que l’idole est placée sur elles au moment où les rois passent, et parfois les rois abandonnent ce chemin où l’estrade a été placée et choisissent de marcher sur un autre chemin. Puisque les rois n’accordent aucune importance aux estrades, elles ne sont pas considérées comme des accessoires du culte idolâtre.
כִּי אֲתָא עוּלָּא, יָתֵיב אַבִּימְסָא פְּגִימָא. אֲמַר לֵיהּ רַב יְהוּדָה לְעוּלָּא: וְהָא רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: בִּימוֹס שֶׁנִּפְגַּם אָסוּר! וַאֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר: אֵין עוֹבְדִים לִשְׁבָרִים — הָנֵי מִילֵּי עֲבוֹדָה זָרָה, דְּזִילָא בֵּיהּ מִלְּתָא לְמִפְלַח לִשְׁבָרִים, אֲבָל הַאי לָא אִיכְפַּת לֵיהּ!
§ Lorsque Ulla vint d’Eretz Yisrael en Babylonie, il s’assit sur une estrade endommagée d’idolâtrie. Rav Yehuda dit à Ulla : Mais Rav et Shmuel ne disent-ils pas tous deux : Une estrade qui a été endommagée demeure interdite ? Et même selon celui qui dit que les idolâtres n’adorent pas les fragments d’idoles, cette affirmation ne s’applique qu’à un objet d’idolâtrie, car c’est dégradant pour une personne d’adorer des fragments. Mais dans ce cas, en ce qui concerne l’estrade, cela ne lui importe pas si elle est endommagée, car elle reste propre à l’usage.
אֲמַר לֵיהּ: מַאן יָהֵיב לַן מֵעַפְרָא דְּרַב וּשְׁמוּאֵל וּמָלִינַן עַיְינִין? הָא רַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: בִּימוֹס שֶׁנִּפְגַּם — מוּתָּר, וַאֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר עוֹבְדִין לִשְׁבָרִים, הָנֵי מִילֵּי עֲבוֹדָה זָרָה, דְּכֵיוָן דְּפַלְחַהּ — זִילָא בֵּיהּ מִילְּתָא לְבַטּוֹלַהּ, אֲבָל הָנֵי שָׁקְלִי לְהַאי וּמַיְיתוּ בִּימוֹס אַחֲרִינָא.
Ulla dit à Rav Yehuda : Qui nous donnerait de la poussière des tombes qui recouvrent Rav et Shmuel ? Nous remplirions nos yeux de cette poussière, car c’étaient des hommes grands et saints. Néanmoins, en ce qui concerne la halakha dans ce cas, Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish ne disent-ils pas tous deux : Une estrade qui a été endommagée est permise ? Et même selon celui qui dit que les idolâtres adorent des fragments d’idoles, cette affirmation ne s’applique qu’à un objet d’idolâtrie, en raison du fait que, puisqu’il l’a déjà adoré, il est dégradant pour lui d’en révoquer le statut. Mais, dans le cas de ces estrades, les idolâtres prennent cette estrade et la jettent et apportent une autre estrade qui n’est pas défectueuse pour la remplacer.
תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ: בִּימוֹס שֶׁנִּפְגַּם — מוּתָּר, מִזְבֵּחַ שֶׁנִּפְגַּם — אָסוּר עַד שֶׁיִּנָּתֵץ רוּבּוֹ. הֵיכִי דָּמֵי בִּימוֹס, הֵיכִי דָּמֵי מִזְבֵּחַ? אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידֵּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בִּימוֹס — אֶבֶן אַחַת, מִזְבֵּחַ — אֲבָנִים הַרְבֵּה.
Il est enseigné dans une baraita conformément à l’opinion de Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish : Une estrade qui a été endommagée est permise. En revanche, un autel d’idolâtrie qui a été endommagé demeure interdit jusqu’à ce que la majeure partie en soit détruite. Qu’est-ce qui est considéré comme une estrade, et qu’est-ce qui est considéré comme un autel ? Rabbi Ya’akov bar Idi dit que Rabbi Yoḥanan dit : Une estrade se compose d’une seule pierre ; un autel se compose de nombreuses pierres.