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דְּרַבִּי וָולֶס: לֹא נִצְרְכָה שֶׁיֵּשׁ לוֹ בָּהּ שׁוּתָּפוּת, וְקָא מַשְׁמַע לַן יִשְׂרָאֵל הוּא דְּלָא מְבַטֵּל דְּנׇכְרִי, אֲבָל נׇכְרִי דְּנַפְשֵׁיהּ מְבַטֵּל.
de Rabbi Volas : Non, cette halakha est nécessaire dans un cas le gentil a un partenariat dans l’idole, et cela nous enseigne que c’est seulement un Juif qui ne peut pas révoquer le statut de l’objet d’idolâtrie d’un gentil. Mais un gentil peut révoquer le statut de son propre objet d’idolâtrie.
אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַבָּרַיְיתָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן מְנַסְיָא אוֹמֵר: עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁל יִשְׂרָאֵל אֵין לָהּ בְּטִילָה עוֹלָמִית. מַאי ״עוֹלָמִית״? אָמַר רַבִּי הִילֵּל בְּרֵיהּ דְּרַבִּי וָולֶס: לֹא נִצְרְכָה, אֶלָּא שֶׁיֵּשׁ לוֹ לְגוֹי בָּהּ שׁוּתָּפוּת, וְקָא מַשְׁמַע לַן דְּיִשְׂרָאֵל אַדַּעְתָּא דְּנַפְשֵׁיהּ פָּלַח.
Il y en a qui enseignent la déclaration de Rabbi Hillel au sujet d’une baraita : Rabbi Shimon ben Menasya dit : Le statut d’un objet d’idolâtrie appartenant à un Juif ne peut jamais être annulé. Quelle est la raison de l’insistance supplémentaire du terme jamais ? Rabbi Hillel, fils de Rabbi Volas, dit : Cette insistance n’est nécessaire que pour un cas où le non-Juif a un partenariat dans l’idole, et elle nous enseigne que le Juif adore l’idole selon ses propres intentions, et par conséquent, bien que le non-Juif annule le statut de sa part, la part du Juif reste interdite.
מַתְנִי׳ כֵּיצַד מְבַטְּלָהּ? קָטַע רֹאשׁ אׇזְנָהּ, רֹאשׁ חוֹטְמָהּ, רֹאשׁ אֶצְבָּעָהּ, פְּחָסָהּ — אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא חִיסְּרָהּ — בִּיטְּלָהּ; רָק בְּפָנֶיהָ, הִשְׁתִּין בְּפָנֶיהָ, גֵּרְרָהּ, זָרַק בָּהּ אֶת הַצּוֹאָה — הֲרֵי זוֹ אֵינָהּ בְּטֵילָה; מְכָרָהּ אוֹ מִשְׁכְּנָהּ — רַבִּי אוֹמֵר: בִּיטֵּל, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא בִּיטֵּל.
MICHNA :Comment un non-Juif révoque-t-il le statut d’un objet d’idolâtrie ? S’il a coupé le bout de son oreille, ou le bout de son nez, ou le bout de son doigt ; ou s’il l’a écrasé, bien qu’il n’en ait retiré aucune partie, dans tous ces cas, il a par là révoqué son statut d’objet d’idolâtrie. S’il a craché devant l’idole, a uriné devant elle, l’a traînée sur le sol, ou lui a jeté des excréments, le statut de cette idole n’est pas révoqué, car il ne s’agit que d’une manifestation temporaire de mépris, et ensuite le non-Juif pourrait continuer à adorer l’idole. Si le non-Juif l’a vendue ou mise en gage, Rabbi Yehouda HaNassi dit : Par cela, il a révoqué son statut. Et les Sages disent qu’il n’a pas révoqué son statut.
גְּמָ׳ כִּי לֹא חִיסְּרָהּ, בְּמַאי בִּיטְּלָהּ? אָמַר רַב זֵירָא: שֶׁפְּחָסָהּ בְּפָנֶיהָ.
GUEMARA : La michna enseigne que si le non-juif a écrasé l’idole sans en retirer aucune partie, le statut de l’idole est révoqué. La Guemara demande : Dans un cas où il n’a retiré aucune partie d’elle, par quelle action a-t-il révoqué son statut ? Rav Zeira dit : La michna fait référence à un cas où il a écrasé son visage avec un marteau, détruisant sa forme, même si aucune partie de sa pierre n’a été retirée.
רָקַק בְּפָנֶיהָ, וְהִשְׁתִּין בְּפָנֶיהָ. מְנָהָנֵי מִילֵּי?
§ La michna enseigne : S’il a craché devant l’idole ou uriné devant elle, le statut de cette idole n’est pas révoqué, car il ne s’agit que d’une manifestation temporaire de mépris. La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés ?
אָמַר חִזְקִיָּה, דְּאָמַר קְרָא: ״וְהָיָה כִי יִרְעַב וְהִתְקַצַּף וְקִלֵּל בְּמַלְכּוֹ וּבֵאלֹהָיו וּפָנָה לְמַעְלָה״, וּכְתִיב בָּתְרֵיהּ: ״וְאֶל אֶרֶץ יַבִּיט וְהִנֵּה צָרָה וַחֲשֵׁכָה וְגוֹ׳״, דְּאַף עַל גַּב דְּקִלֵּל מַלְכּוֹ וֵאלֹהָיו וּפָנָה לְמַעְלָה, אֶל אֶרֶץ יַבִּיט.
Ḥizkiyya dit : Cela est dérivé d’un verset, comme le verset l’énonce : « Et il arrivera que, lorsqu’il aura faim, il s’irritera, maudira son roi et son dieu, et tournera son visage vers le haut » (Isaïe 8:21). Et il est écrit après ce verset : « Et il regardera vers la terre, et voici la détresse et les ténèbres, l’obscurité de l’angoisse et d’épaisses ténèbres déployées » (Isaïe 8:22). Cela indique que, bien qu’il ait maudit son roi et son dieu idolâtre, et qu’il ait tourné son visage vers le haut vers Dieu, néanmoins, il ensuite regarde vers la terre et voit la détresse et les ténèbres, puisqu’il retourne à son idolâtrie.
מְכָרָהּ אוֹ מִשְׁכְּנָהּ, רַבִּי אוֹמֵר: בִּיטֵּל וְכוּ׳. זְעֵירִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, וְרַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר רַב, חַד אָמַר: מַחְלוֹקֶת בְּצוֹרֵף גּוֹי, אֲבָל בְּצוֹרֵף יִשְׂרָאֵל — דִּבְרֵי הַכֹּל בִּיטֵּל, וְחַד אָמַר: בְּצוֹרֵף יִשְׂרָאֵל מַחְלוֹקֶת.
§ La michna enseigne : Si le non-juif l’a vendue ou l’a mise en gage, Rabbi Yehouda HaNasi dit : par cela, il en a révoqué le statut. Et les Sages disent qu’il n’en a pas révoqué le statut. La Guemara cite une divergence entre ce que Ze’eiri dit au nom de Rabbi Yoḥanan, et ce que Rabbi Yirmeya bar Abba dit au nom de Rav. L’un dit : La divergence entre Rabbi Yehouda HaNasi et les Sages ne s’applique que lorsque le non-juif a vendu son idole à un forgeron non-juif. Mais lorsqu’il l’a vendue à un forgeron juif, tous s’accordent à dire qu’en vendant l’idole, le non-juif en a révoqué le statut, car il sait que le forgeron juif la fera certainement fondre. Et l’un dit : La divergence s’applique au cas où il a vendu l’idole à un forgeron juif.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: בְּצוֹרֵף יִשְׂרָאֵל מַחְלוֹקֶת, אֲבָל צוֹרֵף גּוֹי דִּבְרֵי הַכֹּל לֹא בִּיטֵּל, אוֹ דִלְמָא בֵּין בָּזֶה וּבֵין בָּזֶה מַחְלוֹקֶת?
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : selon la deuxième opinion, la divergence s’applique-t-elle seulement au cas où il a vendu l’idole à un forgeron juif ; mais s’il l’a vendue à un forgeron gentil, tous s’accordent à dire qu’il n’a pas révoqué son statut en la vendant ? Ou peut-être que, tant dans ce cas que dans cet autre cas, il y a une divergence.
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי: נִרְאִין דְּבָרַיי כְּשֶׁמְּכָרָהּ לְחַבְּלָהּ, וְדִבְרֵי חֲבֵירַיי שֶׁמְּכָרָהּ לְעוֹבְדָהּ.
La Guemara répond : Viens et écoute une baraita, car Rabbi Yehuda HaNasi a dit : Ma déclaration selon laquelle, en vendant l’idole, le gentil révoque son statut semble correcte dans un cas où il l’a vendue pour la destruction, et la déclaration de mes collègues selon laquelle son statut n’est pas révoqué semble correcte dans un cas où il l’a vendue pour le culte.
מַאי ״לְחַבְּלָהּ״ וּמַאי ״לְעוֹבְדָהּ״? אִילֵּימָא לְחַבְּלָהּ — לְחַבְּלָהּ מַמָּשׁ, לְעוֹבְדָהּ — לְעוֹבְדָהּ מַמָּשׁ, מַאי טַעְמָא דְּמַאן דְּאָמַר בִּיטֵּל, וּמַאי טַעְמָא דְּמַאן דְּאָמַר לֹא בִּיטֵּל?
La Guemara explique la baraita : Que signifie vendre l’idole pour destruction, et que signifie la vendre pour le culte ? Si l’on dit que la vendre pour destruction signifie littéralement qu’il savait qu’elle était achetée pour le but de destruction, et que la vendre pour le culte signifie littéralement qu’elle était achetée pour le but de culte, cela est difficile. Quel est le raisonnement de celui qui dit que le non-Juif a annulé le statut de l’idole bien qu’il sache que l’acheteur avait l’intention de l’adorer, et quel est le raisonnement de celui qui dit qu’il n’a pas annulé son statut bien qu’il sache que l’acheteur avait l’intention de la détruire ?
אֶלָּא לָאו לְחַבְּלָהּ — לְמִי שֶׁעָתִיד לְחַבְּלָהּ, וּמַנּוּ? צוֹרֵף יִשְׂרָאֵל. לְעוֹבְדָהּ — לְמִי שֶׁעָתִיד לְעוֹבְדָהּ, וּמַנּוּ? צוֹרֵף גּוֹי. וּשְׁמַע מִינַּהּ: בֵּין בָּזֶה וּבֵין בָּזֶה מַחְלוֹקֶת.
Ne s’agit-il pas plutôt d’un cas où les intentions de l’acheteur n’étaient pas connues avec certitude ? Et en conséquence, vendre l’idole pour destruction signifie la vendre à quelqu’un qui la détruira vraisemblablement à l’avenir. Et qui est cet acheteur ? Cela fait référence à un forgeron juif. De même, vendre l’idole pour adoration signifie la vendre à quelqu’un qui la vénérera vraisemblablement à l’avenir. Et qui est cet acheteur ? Cela fait référence à un forgeron gentil. Puisque Rabbi Yehuda HaNasi déclare que son opinion semble correcte dans le cas d’un forgeron juif et que l’opinion de ses collègues semble correcte dans le cas d’un forgeron gentil, on peut conclure de la baraita qu’il y a une divergence à la fois dans ce cas et dans cet autre cas.
לָא, הָכִי קָאָמַר: אָמַר רַבִּי: נִרְאִין דְּבָרַיי לַחֲבֵירַיי כְּשֶׁמְּכָרָהּ לְחַבְּלָהּ. וּמַנּוּ? צוֹרֵף יִשְׂרָאֵל, שֶׁאַף חֲבֵירַיי לֹא נֶחְלְקוּ עָלַי אֶלָּא כְּשֶׁמְּכָרָהּ לְעוֹבְדָהּ, אֲבָל לְחַבְּלָהּ — מוֹדוּ לִי.
La Guemara rejette cette suggestion : Non, ceci est ce que la baraitadit : Rabbi Yehouda HaNassi a dit : Ma déclaration selon laquelle le statut de l’idole est annulé semble à mes collègues correcte dans un cas où il l’a vendue pour la destruction. Et qui est-ce qui achète l’idole avec l’intention de la détruire ? Il s’agit d’un forgeron juif. Cela est parce que même mes collègues n’ont été en désaccord avec moi que dans un cas où il l’a vendue pour le culte ; mais lorsqu’il l’a vendue à un forgeron juif pour la destruction, ils concèdent à mon avis.
מֵיתִיבִי: הַלּוֹקֵחַ גְּרוּטָאוֹת מִן הַגּוֹיִם וּמָצָא בָּהֶן עֲבוֹדָה זָרָה, אִם עַד שֶׁלֹּא נָתַן מָעוֹת מָשַׁךְ — יַחֲזִיר, אִם מִשֶּׁנָּתַן מָעוֹת מָשַׁךְ — יוֹלִיךְ לְיָם הַמֶּלַח.
La Guemara soulève une objection à partir d’une baraita : En ce qui concerne quelqu’un qui achète des récipients brisés en or ou en argent à des gentils et trouve parmi eux un objet d’idolâtrie, s’il a tiré l’objet d’idolâtrie, accomplissant ainsi un acte d’acquisition, avant d’avoir donné l’argent au gentil, il peut rendre l’objet d’idolâtrie au gentil. Mais s’il l’a tiré après avoir donné l’argent au gentil, il ne peut pas le rendre. Puisque le statut de l’idole n’a pas été annulé, il doit la prendre et la jeter dans la mer Morte.
אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בְּצוֹרֵף יִשְׂרָאֵל מַחְלוֹקֶת, הָא מַנִּי? רַבָּנַן הִיא. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בְּצוֹרֵף גּוֹי מַחְלוֹקֶת, אֲבָל בְּצוֹרֵף יִשְׂרָאֵל דִּבְרֵי הַכֹּל בִּיטֵּל, הָא מַנִּי?
La Guemara explique l’objection : Soit, si vous dites que dans le cas d’un non-Juif qui vend un objet d’idolâtrie à un forgeron juif, il y a un différend entre Rabbi Yehouda HaNassi et les Sages, la baraita ne présente pas de difficulté. Selon l’opinion de qui est cette baraita ? C’est conformément à l’opinion des Sages, qui soutiennent que lorsqu’un non-Juif vend une idole à un forgeron juif, il ne révoque pas ainsi son statut. Mais si vous dites que le différend entre Rabbi Yehouda HaNassi et les Sages ne s’applique que lorsque l’idole est vendue à un forgeron non-juif, mais dans le cas d’un forgeron juif tout le monde est d’accord pour dire que le non-Juif a révoqué le statut de l’idole, alors selon l’opinion de qui est cette baraita ?
שָׁאנֵי הָתָם, דְּאַדַּעְתָּא דִּגְרוּטָאוֹת זַבֵּין, אַדַּעְתָּא דַּעֲבוֹדָה זָרָה לָא זַבֵּין.
La Guemara répond : Là-bas, c’est différent, car le non-Juif a vendu le métal en comprenant qu’il vendait des récipients brisés, et n’a pas vendu le métal en comprenant qu’il vendait un objet d’idolâtrie. Il n’avait donc aucune intention d’en annuler le statut.
תָּנוּ רַבָּנַן: לָוָה עָלֶיהָ, אוֹ שֶׁנָּפְלָה עָלֶיהָ מַפּוֹלֶת, אוֹ שֶׁגְּנָבוּהָ לִיסְטִין, אוֹ שֶׁהִנִּיחוּהָ הַבְּעָלִים וְהָלְכוּ לִמְדִינַת הַיָּם,
§ Les Sages ont enseigné : Si un gentil a emprunté de l’argent contre un objet d’idolâtrie, en l’utilisant comme garantie, ou dans un autre cas où un éboulement de pierres est tombé dessus, ou un cas où des voleurs l’ont volé, ou un cas où les propriétaires l’ont abandonné et sont partis outre-mer, la halakha suivante s’applique :

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