מַתְנִי׳ הַגּוֹיִם הָעוֹבְדִים אֶת הֶהָרִים וְאֶת הַגְּבָעוֹת — הֵן מוּתָּרִין, וּמָה שֶׁעֲלֵיהֶן אֲסוּרִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תַחְמֹד כֶּסֶף וְזָהָב עֲלֵיהֶם״.
MICHNA : En ce qui concerne la halakha dans le cas de gentils qui adorent les montagnes et les collines, les montagnes et les collines sont permises, mais ce qui est sur elles est interdit. Il n’est pas interdit de tirer profit des montagnes et des collines elles-mêmes, et elles peuvent être utilisées pour planter, récolter, et autres usages semblables. Mais si des gentils les ont recouvertes d’or ou d’argent, il est interdit de tirer profit du revêtement, comme il est dit : « Les images taillées de leurs dieux, vous les brûlerez au feu ; tu ne convoiteras ni l’argent ni l’or qui sont sur elles, et tu ne les prendras pas pour toi, de peur que tu n’y sois pris au piège ; car c’est une abomination pour le Seigneur ton Dieu » (Deutéronome 7:25).
רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: ״אֱלֹהֵיהֶם עַל הֶהָרִים״ — וְלֹא הֶהָרִים אֱלֹהֵיהֶם, ״אֱלֹהֵיהֶם עַל הַגְּבָעוֹת״ — וְלֹא הַגְּבָעוֹת אֱלֹהֵיהֶם.
Rabbi Yossei HaGelili dit au sujet du verset : « Vous détruirez entièrement tous les lieux où les nations que vous allez déposséder ont servi leurs dieux, sur les hautes montagnes, sur les collines, et sous tout arbre verdoyant » (Deutéronome 12:2) : La mitsva de détruire les objets du culte idolâtre s’applique à « leurs dieux, sur les hautes montagnes », mais non aux montagnes elles-mêmes, qui sont leurs dieux. De même, elle s’applique à « leurs dieux…sur les collines », mais non aux collines elles-mêmes, qui sont leurs dieux.
וּמִפְּנֵי מָה אֲשֵׁירָה אֲסוּרָה? מִפְּנֵי שֶׁיֵּשׁ בָּהּ תְּפִיסַת יְדֵי אָדָם, וְכֹל שֶׁיֵּשׁ בָּהּ תְּפִיסַת יְדֵי אָדָם — אָסוּר.
La michna demande : Pour quelle raison, donc, une ashera est-elle interdite ? Le verset ne dit-il pas aussi : « Et sous tout arbre feuillu », ce qui indique que la mitsva de détruire les objets d’idolâtrie ne s’applique pas aux arbres eux-mêmes ? La michna répond : C’est parce qu’elle est le produit d’une intervention humaine et n’a pas poussé d’elle-même, et la halakha est que tout ce qui est le produit d’une intervention humaine est interdit.
אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: אֲנִי אוֹבִין וְאָדוּן לְפָנֶיךָ, כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא הַר גָּבוֹהַּ וְגִבְעָה נִשָּׂאָה וְעֵץ רַעֲנָן, דַּע שֶׁיֵּשׁ שָׁם עֲבוֹדָה זָרָה.
Rabbi Akiva dit : J’expliquerai et trancherai la question devant vous. Le verset n’indique pas de limites à la définition halakhique des idoles ; il donne plutôt simplement des indications sur la pratique idolâtre répandue : Partout où tu trouves une haute montagne, ou une colline élevée, ou un arbre feuillu, sache qu’il y a là un culte idolâtre.
גְּמָ׳ וְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא! אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: צִפּוּי הַר כְּהַר אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, תַּנָּא קַמָּא סָבַר: צִפּוּי הַר אֵינוֹ כְּהַר וּמִיתְּסַר, וְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי סָבַר: צִפּוּי הַר הֲרֵי הוּא כְּהַר.
GEMARA: La Guemara demande : Mais l’opinion de Rabbi Yosei HaGelili n’est-elle pas la même que celle du premier tanna ? Tous deux indiquent que ce qui se trouve sur la montagne est interdit, tandis que la montagne elle-même est permise. Rami bar Ḥama dit que Reish Lakish dit : La différence entre eux concerne la question de savoir si le statut du revêtement d’une montagne est comme le statut de la montagne elle-même. Le premier tanna soutient que le statut du revêtement d’une montagne n’est pas comme celui de la montagne elle-même, et est donc interdit, tandis que Rabbi Yosei HaGelili soutient que le statut du revêtement d’une montagne est comme celui de la montagne elle-même.
רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: דְּכוּלֵּי עָלְמָא צִפּוּי הַר אֵינוֹ כְּהַר.
Rejetant cette explication, Rav Sheshet dit : Tous conviennent que le statut du revêtement d’une montagne n’est pas comme la montagne elle-même et qu’il est interdit.