אֲשֶׁר עֲשִׂיתֶם אֶת הָעֵגֶל לָקַחְתִּי וָאֶשְׂרֹף אֹתוֹ בָּאֵשׁ וָאֶכֹּת אֹתוֹ טָחוֹן הֵיטֵב עַד אֲשֶׁר דַּק לְעָפָר וָאַשְׁלִךְ אֶת עֲפָרוֹ אֶל הַנַּחַל הַיֹּרֵד מִן הָהָר״!
le veau que vous aviez fait, je l’ai pris et je l’ai brûlé au feu, puis je l’ai mis en pièces, le broyant très finement, jusqu’à ce qu’il soit aussi fin que de la poussière; et j’ai jeté sa poussière dans le torrent qui descendait de la montagne” (Deutéronome 9:21)? Moïse, qui a réduit en poudre le veau d’or idolâtre et en a dispersé la poussière, ne semblait pas se soucier du fait qu’elle puisse fertiliser le sol.
אָמְרוּ לוֹ: מִשָּׁם רְאָיָה? הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״וַיִּזֶר עַל פְּנֵי הַמַּיִם וַיַּשְׁקְ אֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״, לֹא נִתְכַּוֵּין אֶלָּא לְבוֹדְקָן כְּסוֹטוֹת.
Les Rabbins lui dirent : Cherches-tu à apporter une preuve de là ? N’est-il pas dit dans le verset : « Il prit le veau qu’ils avaient fait, le brûla au feu, le réduisit en poudre, la répandit sur l’eau, et fit boire les enfants d’Israël » (Exode 32:20) ? Moïse réduisit le veau en poudre uniquement dans l’intention de les éprouver comme des femmes sota, c’est-à-dire comme une femme soupçonnée par son mari de lui avoir été infidèle. Une telle femme est contrainte de boire de l’eau contenant l’encre broyée d’un rouleau de passages de la Torah relatifs à une femme sota, ce qui la fait mourir si elle a été infidèle, et l’innocente et lui accorde des bénédictions si elle a été fidèle. De même, Moïse réduisit le veau en poudre afin de contraindre le peuple à boire, pour faire mourir les coupables.
אָמַר לָהֶם רַבִּי יוֹסֵי: וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר ״וְגַם אֶת מַעֲכָה אִמּוֹ הֱסִירָהּ מִגְּבִירָה אֲשֶׁר עָשְׂתָה מִפְלַצְתָּהּ וְגוֹ׳ וַיָּדֶק וַיִּשְׂרֹף בְּנַחַל קִדְרוֹן״! אָמַר לוֹ: מִשָּׁם רְאָיָה? נַחַל קִדְרוֹן אֵינוֹ מְגַדֵּל צְמָחִין!
Rabbi Yossei leur dit : Mais n’est-il pas déjà dit au sujet d’Asa : « Et même Maaca, sa mère, il la destitua de sa dignité de reine, parce qu’elle avait fait une image abominable [miflatztah] pour une ashera ; et Asa abattit son image et la brûla au torrent du Cédron » (voir I Rois 15:13) ? Il semble qu’Asa ne se souciait pas du fait que l’idole réduite en poudre puisse fertiliser le sol. Ils lui dirent : Tu cherches à apporter une preuve de là ? Le torrent du Cédron ne fait pas pousser de végétation, donc, même si l’idole avait fertilisé le sol, cela n’aurait apporté aucun bénéfice.
וְלָא? וְהָתַנְיָא: אֵלּוּ וְאֵלּוּ מִתְעָרְבִין בְּאַמָּה, וְיוֹצְאִין לְנַחַל קִדְרוֹן, וְנִמְכָּרִין לְגַנָּנִין לְזֶבֶל, וּמוֹעֲלִין בָּהֶן! מְקוֹמוֹת מְקוֹמוֹת יֵשׁ בּוֹ: יֵשׁ מָקוֹם מְגַדֵּל צְמָחִין, וְיֵשׁ מָקוֹם שֶׁאֵין מְגַדֵּל צְמָחִין.
La Guemara demande : Et est-ce que la rivière du Cédron ne fait pas pousser de végétation ? Mais n’est-il pas enseigné dans une michna (Yoma 58b) : Ce reste de sang de l’autel extérieur et cet autre reste de sang de l’autel intérieur sont mélangés dans le conduit de la cour du Temple sous l’autel, et ils s’écoulent avec l’eau utilisée pour rincer l’endroit, vers la rivière du Cédron, et cette eau est vendue aux jardiniers pour servir d’engrais ? La michna poursuit : les jardiniers paient pour cette eau et la désacralisent ainsi, et s’ils ne le faisaient pas, ils seraient passibles de mauvaise utilisation d’un bien consacré. C’est une preuve explicite que la rivière du Cédron produit bien de la végétation. La Guemara répond : Il y a différents endroits dans la région de la rivière du Cédron. Il y a un endroit qui fait pousser de la végétation, et il y a un endroit qui n’en fait pas pousser.
מַאי ״מִפְלַצְתָּהּ״? אָמַר רַב יְהוּדָה: דַּהֲוָה מַפְלְיָא לֵיצָנוּתָא, כִּדְתָנֵי רַב יוֹסֵף: כְּמִין זַכְרוּת עָשְׂתָה לָהּ, וְהָיְתָה נִבְעֶלֶת לוֹ בְּכׇל יוֹם.
La Guemara examine incidemment le sens d’un mot dans le verset cité ci-dessus. Que signifie « miflatztah » ? Rav Yehuda dit : Cela désigne un objet qui intensifie [mafli] la débauche [leitzanuta] ; comme l’enseigne Rabbi Yosef : Maaca a façonné sur l’idole la forme d’un organe sexuel masculin, et elle avait avec lui une activité sexuelle quotidienne.
אָמַר לָהֶן רַבִּי יוֹסֵי, וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר: ״וְכִתַּת נְחַשׁ נְחֹשֶׁת אֲשֶׁר עָשָׂה מֹשֶׁה״!
La baraita continue : Rabbi Yosei tente de citer une autre preuve que broyer un objet de culte idolâtre est suffisant, à partir de la destruction par Ézéchias du serpent de Moïse, qui était adoré par le peuple juif à l’époque d’Ézéchias. Rabbi Yosei leur dit : Mais n’est-il pas déjà écrit : « Et il mit en pièces le serpent d’airain que Moïse avait fait ; car jusqu’à ces jours-là, les enfants d’Israël lui offraient des sacrifices » (II Rois 18:4) ? Cela indique que mettre en pièces un objet de culte idolâtre suffit.
אָמְרוּ לוֹ: מִשָּׁם רְאָיָה? הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״וַיֹּאמֶר ה׳ אֶל מֹשֶׁה עֲשֵׂה לְךָ שָׂרָף״, ״לְךָ״ — מִשֶּׁלְּךָ, וְאֵין אָדָם אוֹסֵר דָּבָר שֶׁאֵינוֹ שֶׁלּוֹ, וְהָתָם בְּדִין הוּא דְּכַתּוֹתֵי לָא הֲוָה צְרִיךְ.
Les Rabbins lui dirent : Cherches-tu à apporter une preuve de là ? N’est-il pas dit dans le verset : « Et le Seigneur dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche ; et quiconque aura été mordu, en le voyant, vivra » (Nombres 21:8) ? L’expression « fais pour toi » est interprétée comme signifiant que le Seigneur ordonna à Moïse : fais le serpent avec tes propres biens. Par conséquent, le serpent appartenait à Moïse, et le principe dans un tel cas est qu’une personne ne rend pas interdit un objet qui ne lui appartient pas. Par conséquent, malgré le fait qu’ils aient adoré le serpent, le peuple juif ne pouvait pas en faire un objet interdit d’idolâtrie, et, en droit strict, il n’était pas nécessaire de le détruire là-bas.
אֶלָּא, כֵּיוָן דַּחֲזָא דְּקָא טָעוּ יִשְׂרָאֵל בָּתְרֵיהּ, עָמַד וְכִיתָּתוֹ.
Au contraire, malgré le fait que le serpent n’avait pas le statut halakhique d’un objet d’idolâtrie, puisque Ézéchias vit que le peuple juif s’égarait à sa suite, il se leva et le démolit. Néanmoins, puisque cette destruction n’a pas été effectuée afin d’accomplir l’obligation d’éradiquer les objets d’idolâtrie, mais seulement pour empêcher qu’il soit adoré, il suffisait de le briser en morceaux.
אָמַר לָהֶם, וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר: ״וַיַּעַזְבוּ שָׁם אֶת עֲצַבֵּיהֶם וַיִּשָּׂאֵם דָּוִד וַאֲנָשָׁיו״, וּמַאי מַשְׁמַע דְּהַאי ״וַיִּשָּׂאֵם דָּוִד״ לִישָּׁנָא דְּזָרוֹיֵי הוּא? כְּדִמְתַרְגֵּם רַב יוֹסֵף: ״תִּזְרֵם וְרוּחַ תִּשָּׂאֵם״, וּמְתַרְגְּמִינַן: תִּזְרֵינוּן וְרוּחַ תְּטַלְטְלִינּוּן.
Rabbi Yossei dit aux Sages, en citant une autre preuve à l’appui de son opinion : Mais n’est-il pas déjà dit : « Et ils y laissèrent leurs images, et David et ses hommes les emportèrent [vayyissa’em] » (II Samuel 5:21) ? Et d’où peut-on déduire que le sens de cette formulation : « Vayyissa’em David », est le vannage, c’est-à-dire la dispersion au vent ? C’est comme Rav Yosef traduit le verset : « Tizrem veruaḥ tissa’em » (Isaïe 41:16), et nous le traduisons ainsi : « Tu les vanneras, et le vent les emportera. » Apparemment, cette manière de se débarrasser des objets idolâtres est suffisante.
אָמְרוּ לוֹ: מִשָּׁם רְאָיָה? הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״וַיִּשָּׂרְפוּ בָּאֵשׁ״, וּמִדְּלָא כְּתִיב ״וַיִּשְׂרְפֵם וַיִּשָּׂאֵם״, שְׁמַע מִינַּהּ ״וַיִּשָּׂאֵם״ מַמָּשׁ.
Les Rabbins lui dirent : Cherches-tu à apporter une preuve de là ? N’est-il pas dit au sujet du même incident : « Et ils y laissèrent leurs dieux ; et David donna un ordre, et ils furent brûlés par le feu » (I Chroniques 14:12) ? Et du fait qu’il n’est pas écrit ici : Et ils les brûlèrent, vayyissa’em, apprends-en que le mot vayyissa’em ne renvoie pas au fait de les disperser au vent, mais doit être compris littéralement, c’est-à-dire que David et ses hommes emportèrent les idoles ; et cela ne signifie pas qu’ils les démolirent et les dispersèrent.
מִכׇּל מָקוֹם, קָשׁוּ קְרָאֵי אַהֲדָדֵי.
La Guemara demande : Quoi qu’il en soit, les versets se contredisent. Les deux récits concernant la manière dont David s’est débarrassé des idoles semblent incohérents. L’un affirme que ses hommes les ont emportées ou dispersées, tandis que l’autre raconte qu’ils les ont brûlées.
כִּדְרַב הוּנָא, דְּרַב הוּנָא רָמֵי: כְּתִיב ״וַיֹּאמֶר דָּוִד וַיִּשָּׂרְפוּ בָּאֵשׁ״, וּכְתִיב ״וַיִּשָּׂאֵם״!
La Guemara répond conformément à la résolution de Rav Houna, car Rav Houna soulève une contradiction entre les versets, comme suit : Il est écrit : « Et ils laissèrent là leurs dieux ; et David donna un ordre, et ils furent brûlés par le feu » (I Chroniques 14:12), et il est aussi écrit : « Et David et ses hommes les emportèrent » (II Samuel 5:21).
לָא קַשְׁיָא, כָּאן — קוֹדֶם שֶׁבָּא אִיתַּי הַגִּיתִּי, כָּאן — לְאַחַר שֶׁבָּא אִיתַּי הַגִּיתִּי.
Rav Houna répond : Ce n’est pas difficile. Entre-temps, Ittaï le Guitthien, qui était un gentil, arriva, et David lui ordonna de révoquer le statut idolâtre des idoles, car seuls les gentils sont capables de faire cela. Ici, le verset qui dit qu’ils brûlèrent les idoles décrit leurs actions avant l’arrivée d’Ittaï le Guitthien, tandis que là-bas, le verset qui indique qu’ils les emportèrent simplement fait référence à après l’arrivée d’Ittaï le Guitthien et la révocation de leur statut en tant qu’objets de culte idolâtre, rendant inutile le fait de les brûler.
דִּכְתִיב: ״וַיִּקַּח אֶת עֲטֶרֶת מַלְכָּם מֵעַל רֹאשׁוֹ וּמִשְׁקָלָהּ כִּכַּר זָהָב״, וּמִי שְׁרֵי? אִיסּוּרֵי הֲנָאָה נִינְהוּ! אָמַר רַב נַחְמָן: אִיתַּי הַגִּיתִּי בָּא וּבִיטְּלָהּ.
Une autre difficulté est résolue par l’arrivée d’Ittaï ; comme il est écrit au sujet de l’idole ammonite : « Il prit la couronne de Milkom de dessus sa tête, et son poids était d’un talent d’or, et elle contenait des pierres précieuses ; et elle fut placée sur la tête de David » (II Samuel 12:30). Mais est-il permis à David de porter la couronne ? N’est-ce pas un objet de culte idolâtre et donc de la catégorie des objets dont tirer profit est interdit ? Rav Naḥman dit : Ittaï le Guitthien est arrivé et a annulé son statut d’objet de culte idolâtre.
מִשְׁקָלָהּ כִּכַּר זָהָב, הֵיכִי מָצֵי מַנַּח לַהּ? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: רְאוּיָה לָנוּחַ עַל רֹאשׁ דָּוִד. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא אָמַר: אֶבֶן שׁוֹאֶבֶת הָיְתָה בָּהּ, דַּהֲוָת דָּרָא לַהּ. רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר: אֶבֶן יְקָרָה הָיְתָה בָּהּ, שֶׁשָּׁוָה כִּכַּר זָהָב.
§ La Guemara discute de la couronne de David. Le verset déclare : « Et son poids était d’un talent d’or. » Comme un talent est un poids très lourd, la Guemara demande : Comment David pouvait-il la placer sur sa tête ? Rav Yehouda dit que Rav dit : Cela ne signifie pas qu’elle fut réellement placée sur sa tête, mais plutôt qu’elle était adaptée à reposer sur la tête de David, c’est-à-dire qu’elle correspondait à la taille de sa tête. Donnant une réponse différente, Rabbi Yossei, fils de Rabbi Ḥanina, dit : Il y avait en elle une pierre d’aimant qui la soutenait, c’est-à-dire à partir de laquelle elle était suspendue. David s’asseyait et y plaçait sa tête, donnant l’apparence qu’il la portait. Rabbi Elazar dit : Cela ne signifie pas qu’elle pesait un talent entier d’or, mais plutôt qu’il y avait dessus une pierre précieuse qui valait un talent d’or.
״זֹאת הָיְתָה לִּי כִּי פִקּוּדֶיךָ נָצָרְתִּי״ — מַאי קָאָמַר? הָכִי קָאָמַר: בִּשְׂכַר שֶׁפִּקּוּדֶיךָ נָצָרְתִּי, זֹאת הָיְתָה לִי לְעֵדוּת. מַאי עֵדוּתָהּ? אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: שֶׁהָיָה מַנִּיחָהּ בִּמְקוֹם תְּפִילִּין וְהוֹלַמְתּוֹ. וְהָא בָּעֵי אַנּוֹחֵי תְּפִילִּין! אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: מָקוֹם יֵשׁ בָּרֹאשׁ שֶׁרָאוּי לְהַנִּיחַ בּוֹ שְׁתֵּי תְפִילִּין.
La Guemara demande au sujet du verset : « J’ai eu cela, car j’ai gardé Tes préceptes » (Psaumes 119:56) : Que veut-il dire ? La Guemara répond que cela est ce que le verset veut dire : En récompense du fait que j’ai gardé Tes préceptes, cette couronne m’a servi de témoignage que je suis digne d’être roi. Quel exactement était son témoignage ? Rabbi Yehoshua ben Levi dit : C’était que David plaçait la couronne sur sa tête à l’endroit où l’on met les phylactères, et elle lui allait parfaitement. La Guemara demande : Mais comment pouvait-il porter la couronne ? N’était-il pas tenu de mettre des phylactères ? Rabbi Shmuel bar Rav Yitzḥak dit : Il y a assez de place sur la partie de la tête qui convient au port des phylactères pour en mettre deux phylactères.
״וַיּוֹצִיאוּ אֶת בֶּן הַמֶּלֶךְ וַיִּתְּנוּ עָלָיו אֶת הַנֵּזֶר וְאֶת הָעֵדוּת״, ״נֵזֶר״ — זוֹ כְּלִילָא, ״עֵדוּת״ — אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: עֵדוּת הוּא לְבֵית דָּוִד, שֶׁכׇּל הָרָאוּי לַמַּלְכוּת הוֹלַמְתּוֹ, וְכֹל שֶׁאֵינוֹ רָאוּי לַמַּלְכוּת אֵין הוֹלַמְתּוֹ.
De même, il est dit au sujet de Joas : « Alors ils firent sortir le fils du roi, et mirent sur lui la couronne [hanezer] et le témoignage, et ils le firent roi » (II Chroniques 23:11). « Nezer » est une couronne. Qu’était le « témoignage » ? Rav Yehouda dit que Rav dit : C’est un témoignage pour la descendance de la maison de David selon lequel quiconque est apte à la royauté, la couronne lui va correctement ; et quiconque n’est pas apte à la royauté, la couronne ne lui va pas correctement.
״וַאֲדֹנִיָּה בֶן חַגִּית מִתְנַשֵּׂא לֵאמֹר אֲנִי אֶמְלֹךְ״, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: שֶׁמִּתְנַשֵּׂא לְהוֹלְמוֹ וְלֹא הוֹלַמְתּוֹ.
De même, le verset déclare : « Or Adonija, fils de Hagguit, s’éleva en disant : Je serai roi » (I Rois 1:5). Rav Yehouda dit que Rav dit : Le terme « s’éleva » enseigne qu’il chercha à faire en sorte que la couronne lui aille, mais elle ne lui allait pas.
״וַיַּעַשׂ לוֹ רֶכֶב וּפָרָשִׁים וַחֲמִשִּׁים אִישׁ רָצִים לְפָנָיו״, מַאי רְבוּתַיְיהוּ? תָּנָא: כּוּלָּם נְטוּלֵי טְחוֹל וַחֲקוּקֵי כַּפּוֹת הָרַגְלַיִם הָיוּ.
Le verset continue : « Et il se prépara des chars, des cavaliers et cinquante hommes pour courir devant lui » (I Rois 1:5). La Guemara demande : Quelle est la nouveauté de ces actes, puisque d’autres hommes riches font de même, même s’ils ne sont pas des fils de rois aspirant au trône ? Il est enseigné dans une baraita que ce qui était unique, c’est que les coureurs avaient tous leur rate enlevée et la plante des pieds creusée, c’est-à-dire qu’on retirait de la chair de leurs pieds, et ces deux procédures augmentaient leur vitesse.