דְּמָשְׁכָא לְהוּ תְּקוּפַת תַּמּוּז עַד חַגָּא, וְהָוֵי לְהוּ צַעֲרָא. וְהָאָמַר רָבָא: מִצְטַעֵר פָּטוּר מִן הַסּוּכָּה! נְהִי דְּפָטוּר, בַּעוֹטֵי מִי מְבַעֲטִי?
lorsque la saison de Tammouz se prolonge jusqu’à la fête de Souccot, et dans de telles années s’asseoir dans la soucca leur cause de la souffrance. La Guemara demande : Mais Rava ne dit-il pas que celui qui souffre dans la soucca est exempté de l’accomplissement de la mitsva de soucca, et que dans ces circonstances même un Juif est autorisé à quitter la soucca ? Si tel est le cas, pourquoi les gentils sont-ils critiqués pour l’avoir quittée ? La Guemara répond : Certes, on est exempté d’accomplir la mitsva et autorisé à quitter sa soucca, mais faut-il la frapper du pied ?
מִיָּד, הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא יוֹשֵׁב וּמְשַׂחֵק עֲלֵיהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יוֹשֵׁב בַּשָּׁמַיִם יִשְׂחָק וְגוֹ׳״. אָמַר רַבִּי יִצְחָק: אֵין שְׂחוֹק לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אֶלָּא אוֹתוֹ הַיּוֹם בִּלְבַד.
La Guemara reprend son récit : Immédiatement, le Saint, béni soit-Il, s’assied et se moque de ces nations, c’est-à-dire qu’Il rit d’elles, comme il est dit : « Celui qui siège dans les cieux se moque, le Seigneur les tourne en dérision » (Psaumes 2:4). À propos de ce verset, Rabbi Yitzḥak dit : Il n’y a de moquerie pour le Saint, béni soit-Il, qu’en ce jour-là בלבד.
אִיכָּא דְּמַתְנֵי לְהָא דְּרַבִּי יִצְחָק אַהָא, דְּתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: לְעָתִיד לָבֹא בָּאִין אוּמּוֹת הָעוֹלָם וּמִתְגַּיְּירִין. וּמִי מְקַבְּלִינַן מִינַּיְיהוּ? וְהָתַנְיָא: אֵין מְקַבְּלִין גֵּרִים לִימוֹת הַמָּשִׁיחַ, כַּיּוֹצֵא בוֹ לֹא קִבְּלוּ גֵּרִים לֹא בִּימֵי דָוִד וְלֹא בִּימֵי שְׁלֹמֹה!
Il y a ceux qui enseignent ce que Rabbi Yitzḥak a dit par la suite au sujet de cette question, comme cela est enseigné dans une baraita selon laquelle Rabbi Yosei dit : À l’avenir, les nations du monde viendront se convertir. La Guemara demande : Et les acceptons-nous comme convertis à ce moment-là ? Mais n’est-il pas enseigné dans une autre baraita : Le tribunal n’accepte pas de convertis aux jours du Messie ; de même, ils n’ont pas non plus accepté de convertis ni aux jours de David ni aux jours de Salomon, en raison de la crainte que ces personnes aient voulu se convertir pour des motifs cachés, parce que le peuple juif était puissant et respecté ?
אֶלָּא שֶׁנַּעֲשׂוּ גֵּרִים גְּרוּרִים, וּמַנִּיחִין תְּפִילִּין בְּרָאשֵׁיהֶן, תְּפִילִּין בִּזְרוֹעוֹתֵיהֶם, צִיצִית בְּבִגְדֵיהֶם, מְזוּזָה בְּפִתְחֵיהֶם.
Au contraire, Rabbi Yossei veut dire qu’ils deviennent des convertis qui se sont rattachés au peuple juif, et ils mettent des phylactères sur leur tête, des phylactères sur leurs bras, placent des franges rituelles sur leurs vêtements, et une mezouza à leurs portes.
כֵּיוָן שֶׁרוֹאִין מִלְחֶמֶת גּוֹג וּמָגוֹג, אוֹמֵר לָהֶן: עַל מָה בָּאתֶם? אוֹמְרִים לוֹ: עַל ה׳ וְעַל מְשִׁיחוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לָמָּה רָגְשׁוּ גוֹיִם וּלְאֻמִּים יֶהְגּוּ רִיק וְגוֹ׳״,
Lorsque ces convertis verront la guerre de Gog et Magog, chaque converti de ce genre dira à Gog et Magog : Dans quel but êtes-vous venus ? Ils lui diront : Nous sommes venus combattre contre le Seigneur et contre Son Messie, comme il est dit : « Pourquoi les nations sont-elles en tumulte ? Et pourquoi les peuples murmurent-ils en vain. Les rois de la terre se dressent, et les dirigeants se concertent ensemble, contre le Seigneur et contre Son Messie » (Psaumes 2:1–2).
וְכׇל אֶחָד מְנַתֵּק מִצְוָתוֹ וְהוֹלֵךְ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נְנַתְּקָה אֶת מוֹסְרוֹתֵימוֹ וְגוֹ׳״, וְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא יוֹשֵׁב וּמְשַׂחֵק, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יוֹשֵׁב בַּשָּׁמַיִם יִשְׁחָק וְגוֹ׳״. אָמַר רַבִּי יִצְחָק: אֵין לוֹ לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שְׂחוֹק אֶלָּא אוֹתוֹ הַיּוֹם בִּלְבַד.
Et alors chacun de ces convertis arrachera de lui le signe de l’accomplissement d’une mitzva et s’en ira, comme il est dit : « Rompons leurs liens, et rejetons loin de nous leurs cordes » (Psaumes 2:3). Et le Saint, béni soit-Il, est assis et se réjouit, c’est-à-dire rit ou se réjouit, comme il est dit : « Celui qui siège dans les cieux se réjouit, le Seigneur se moque d’eux » (Psaumes 2:4). Rabbi Yitzḥak dit : Il n’y a de réjouissance pour le Saint, béni soit-Il, qu’en ce jour-là בלבד.
אִינִי? וְהָא אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁעוֹת הָוֵי הַיּוֹם, שָׁלֹשׁ הָרִאשׁוֹנוֹת — הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא יוֹשֵׁב וְעוֹסֵק בַּתּוֹרָה, שְׁנִיּוֹת — יוֹשֵׁב וְדָן אֶת כָּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ, כֵּיוָן שֶׁרוֹאֶה שֶׁנִּתְחַיֵּיב עוֹלָם כְּלָיָיה — עוֹמֵד מִכִּסֵּא הַדִּין וְיוֹשֵׁב עַל כִּסֵּא רַחֲמִים,
La Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? N’y a-t-il donc aucun divertissement devant le Saint, béni soit-Il ? Mais Rav Yehouda ne dit-il pas que Rav dit : Il y a douze heures dans la journée. Pendant les trois premières, le Saint, béni soit-Il, siège et s’adonne à l’étude de la Torah. Pendant les trois heures suivantes, Il siège et juge le monde entier. Lorsqu’Il voit que le monde s’est rendu passible de destruction, Il se lève du trône du jugement et s’assied sur le trône de la miséricorde, et le monde n’est pas détruit.
שְׁלִישִׁיּוֹת — יוֹשֵׁב וְזָן אֶת כָּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ מִקַּרְנֵי רֵאמִים עַד בֵּיצֵי כִנִּים, רְבִיעִיּוֹת — יוֹשֵׁב וּמְשַׂחֵק עִם לִוְיָתָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לִוְיָתָן זֶה יָצַרְתָּ לְשַׂחֶק בּוֹ״, אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: עִם בְּרִיּוֹתָיו מְשַׂחֵק, וְעַל בְּרִיּוֹתָיו אֵינוֹ מְשַׂחֵק אֶלָּא אוֹתוֹ הַיּוֹם בִּלְבַד.
Pendant la troisième période de trois heures, le Saint, béni soit-Il, s’assied et soutient le monde entier, des cornes des bœufs sauvages jusqu’aux œufs des poux. Pendant la quatrième période de trois heures, Il s’assied et se divertit avec le léviathan, comme il est dit : « Là est le léviathan, que Tu as formé pour s’y divertir » (Psaumes 104:26). De toute évidence, Dieu se divertit chaque jour, et pas seulement ce jour-là. Rav Naḥman bar Yitzḥak dit en explication : Il se divertit avec Ses créatures, tout comme Il se divertit avec le léviathan ; Il ne se divertit pas aux dépens de Ses créatures, sauf ce jour-là בלבד.
אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא לְרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מִיּוֹם שֶׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ אֵין שְׂחוֹק לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא. וּמְנָלַן דְּלֵיכָּא שְׂחוֹק? אִילֵּימָא מִדִּכְתִיב: ״וַיִּקְרָא ה׳ אֱלֹהִים צְבָאוֹת בַּיּוֹם הַהוּא לִבְכִי וּלְמִסְפֵּד וּלְקׇרְחָה וְגוֹ׳״, דִּלְמָא הָהוּא יוֹמָא וְתוּ לָא!
Rav Aḥa dit à Rav Naḥman bar Yitzḥak : Depuis le jour où le Temple a été détruit, il n’y a plus de réjouissance pour le Saint, béni soit-Il. Et d’où déduisons-nous qu’il n’y a pas de réjouissance ? Si nous disons que cela vient de ce qui est écrit : « Et en ce jour-là, le Seigneur, Dieu des armées, appela aux pleurs, aux lamentations et à la calvitie et au port du sac » (Isaïe 22:12), cela n’est pas concluant : Peut-être ce jour-là seulement fut appelé aux pleurs et aux lamentations, et non des jours supplémentaires.
אֶלָּא דִּכְתִיב: ״אִם אֶשְׁכָּחֵךְ יְרוּשָׁלִָם תִּשְׁכַּח יְמִינִי תִּדְבַּק לְשׁוֹנִי לְחִכִּי אִם לֹא אֶזְכְּרֵכִי״, דִּלְמָא שִׁכְחָה הוּא דְּלֵיכָּא, אֲבָל שְׂחוֹק מִיהָא אִיכָּא! אֶלָּא מֵהָא: ״הֶחֱשֵׁיתִי מֵעוֹלָם אַחֲרִישׁ אֶתְאַפָּק וְגוֹ׳״.
Mais plutôt, vous pourriez suggérer que la source est qu’il est écrit : « Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite oublie son habileté. Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens pas de toi » (Psaumes 137:5–6). Cela non plus n’est pas concluant, car peut-être n’y a-t-il pas d’oubli de Jérusalem pour Dieu, mais en tout cas il y a encore moquerie. Mais plutôt, cela est dérivé de ce verset : « Depuis longtemps Je me suis tu, Je suis resté silencieux et Je Me suis contenu ; maintenant Je crierai comme une femme en travail, haletant et soufflant tout à la fois » (Isaïe 42:14).
בִּרְבִיעִיּוֹת מַאי עָבֵיד? יוֹשֵׁב וּמְלַמֵּד תִּינוֹקוֹת שֶׁל בֵּית רַבָּן תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶת מִי יוֹרֶה דֵעָה וְאֶת מִי יָבִין שְׁמוּעָה גְּמוּלֵי מֵחָלָב עַתִּיקֵי מִשָּׁדָיִם״. לְמִי יוֹרֶה דֵּעָה וּלְמִי יָבִין שְׁמוּעָה? לִגְמוּלֵי מֵחָלָב וּלְעַתִּיקֵי מִשָּׁדַיִם.
La Guemara demande : Si Dieu ne se divertit plus, que fait-Il maintenant pendant la quatrième période de trois heures de la journée ? La Guemara répond : Il s’assied et enseigne la Torah aux écoliers, comme il est dit : « À qui enseignera-t-on la connaissance ? Et à qui fera-t-on comprendre le message ? À ceux qui sont sevrés du lait, à ceux qu’on retire des seins » (Isaïe 28:9). Le verset est interprété de la manière suivante : À qui Dieu enseigne-t-Il la connaissance, et à qui fait-Il comprendre le message ? À ceux qui viennent d’être sevrés du lait et à ceux qu’on retire des seins, c’est-à-dire des enfants tout récemment sevrés.
וּמֵעִיקָּרָא מַאן הֲוָה מַיגְמַר לְהוּ? אִיבָּעֵית אֵימָא: מֶיטַטְרוֹן, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָא וְהָא עָבֵיד.
La Guemara demande : Et au début, avant la destruction du Temple, qui enseignait aux écoliers ? La Guemara répond : Si tu veux, dis que l’ange Métatron leur enseignait, et si tu veux, dis à la place qu’Il faisait à la fois cela, se divertir avec le léviathan, et cela, enseigner aux écoliers ; tandis qu’après la destruction du Temple, durant la quatrième période du jour, Il n’enseigne qu’aux écoliers.
וּבְלֵילְיָא מַאי עָבֵיד? אִיבָּעֵית אֵימָא: מֵעֵין יְמָמָא, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: רוֹכֵב עַל כְּרוּב קַל שֶׁלּוֹ וְשָׁט בִּשְׁמוֹנָה עָשָׂר אֶלֶף עוֹלָמוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״רֶכֶב אֱלֹהִים רִבֹּתַיִם אַלְפֵי שִׁנְאָן״, אַל תִּקְרֵי ״שִׁנְאָן״ אֶלָּא ״שֶׁאֵינָן״, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: יוֹשֵׁב וְשׁוֹמֵעַ שִׁירָה מִפִּי חַיּוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יוֹמָם יְצַוֶּה ה׳ חַסְדּוֹ וּבַלַּיְלָה שִׁירֹה עִמִּי״.
La Guemara demande : Et pendant les douze heures de la nuit, que fait Dieu ? La Guemara répond : Si tu veux, dis que la nuit est semblable au jour, c’est-à-dire que Dieu accomplit les mêmes activités que pendant le jour. Et si tu veux, dis plutôt qu’Il chevauche son chérubin léger et vole à travers dix-huit mille mondes, comme il est dit : « Les chars de Dieu sont vingt mille, des milliers de [shinan] » (Psaumes 68:18). Ne lis pas cela comme [shinan], mais lis-le comme : Ceux qui ne sont pas [she’einan]. Puisque le minimum de milliers est de deux mille, l’expression : Ceux qui ne sont pas des milliers, indique que deux mille sont absents, c’est-à-dire que les chars de Dieu sont vingt mille moins deux mille, ce qui signifie que Dieu chevauche à travers dix-huit mille mondes. Et si tu veux, dis plutôt que Dieu s’assied et écoute les chants sortant de la bouche des créatures angéliques, comme il est dit : « Le jour, le Seigneur ordonnera Sa bonté, et la nuit Son chant sera avec moi » (Psaumes 42:9).
אָמַר רַבִּי לֵוִי: כׇּל הַפּוֹסֵק מִדִּבְרֵי תוֹרָה וְעוֹסֵק בְּדִבְרֵי שִׂיחָה מַאֲכִילִין לוֹ גַּחֲלֵי רְתָמִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַקֹּטְפִים מַלּוּחַ עֲלֵי שִׂיחַ וְשֹׁרֶשׁ רְתָמִים לַחְמָם״. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כׇּל הָעוֹסֵק בַּתּוֹרָה בַּלַּיְלָה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מוֹשֵׁךְ עָלָיו חוּט שֶׁל חֶסֶד בַּיּוֹם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יוֹמָם יְצַוֶּה ה׳ חַסְדּוֹ וּבַלַּיְלָה שִׁירֹה עִמִּי״. מָה טַעַם ״יוֹמָם יְצַוֶּה ה׳ חַסְדּוֹ״? מִשּׁוּם דְּבַלַּיְלָה שִׁירוֹ עִמִּי.
§ Rabbi Levi dit : Quiconque interrompt son étude des paroles de Torah pour s’occuper de choses profanes sera nourri des charbons du genêt, comme il est dit : « Ils cueillent la mauve parmi les buissons, et les racines du genêt sont leur nourriture » (Job 30:4). Reish Lakish dit : En ce qui concerne quiconque s’occupe de Torah la nuit, le Saint, béni soit-Il, étend sur lui un fil de bonté pendant le jour, comme il est dit : « Le jour, le Seigneur ordonnera Sa bonté, et la nuit Son chant sera avec moi » (Psaumes 42:9). Le verset est compris ainsi : Quelle est la raison pour laquelle le jour, le Seigneur ordonnera Sa bonté de s’étendre sur lui ? C’est en raison du fait que la nuit Son chant est avec moi, c’est-à-dire qu’il s’occupe la nuit de Torah, qui est appelée un chant.
אִיכָּא דְאָמְרִי, אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כׇּל הָעוֹסֵק בַּתּוֹרָה בָּעוֹלָם הַזֶּה הַדּוֹמֶה לְלַיְלָה — הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מוֹשֵׁךְ עָלָיו חוּט שֶׁל חֶסֶד בָּעוֹלָם הַבָּא הַדּוֹמֶה לְיוֹם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יוֹמָם יְצַוֶּה ה׳ חַסְדּוֹ וְגוֹ׳״.
Il y a ceux qui disent que c’est ce que dit Reish Lakish : En ce qui concerne quiconque s’occupe de la Torah dans ce monde, qui est comparable à la nuit, le Saint, béni soit-Il, étend sur lui un fil de bonté dans le Monde à Venir, qui est comparable au jour, comme il est dit : "Le jour, le Seigneur ordonnera Sa bonté, et la nuit Son chant sera avec moi."
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, מַאי דִּכְתִיב: ״וַתַּעֲשֶׂה אָדָם כִּדְגֵי הַיָּם כְּרֶמֶשׂ לֹא מֹשֵׁל בּוֹ״, לָמָּה נִמְשְׁלוּ בְּנֵי אָדָם כִּדְגֵי הַיָּם? לוֹמַר לָךְ: מָה דָּגִים שֶׁבַּיָּם — כֵּיוָן שֶׁעוֹלִין לַיַּבָּשָׁה מִיָּד מֵתִים, אַף בְּנֵי אָדָם — כֵּיוָן שֶׁפּוֹרְשִׁין מִדִּבְרֵי תוֹרָה וּמִן הַמִּצְוֹת מִיָּד מֵתִים. דָּבָר אַחֵר: מָה דָּגִים שֶׁבַּיָּם — כֵּיוָן שֶׁקָּדְרָה עֲלֵיהֶם חַמָּה מִיָּד מֵתִים, כָּךְ בְּנֵי אָדָם — כֵּיוָן שֶׁקָּדְרָה עֲלֵיהֶם חַמָּה מִיָּד מֵתִים.
La Guemara poursuit la discussion sur l’importance de l’étude de la Torah. Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Et Tu rends les hommes comme les poissons de la mer, comme les reptiles qui n’ont pas de maître sur eux » (Habacuc 1:14) ? Pourquoi les hommes sont-ils comparés aux poissons de la mer ? Cela vient te dire : De même que, en ce qui concerne les poissons de la mer, dès qu’ils montent sur la terre ferme, ils meurent immédiatement ; de même, en ce qui concerne les hommes, dès qu’ils se séparent de l’étude des paroles de Torah et de l’accomplissement des mitzvot, ils meurent immédiatement. Autrement dit, de même que, en ce qui concerne les poissons de la mer, dès que le soleil chauffe sur eux, ils meurent immédiatement, de même, en ce qui concerne les hommes, dès que le soleil chauffe sur eux, ils meurent immédiatement.
אִיבָּעֵית אֵימָא בָּעוֹלָם הַזֶּה, וְאִיבָּעֵית אֵימָא לָעוֹלָם הַבָּא. אִיבָּעֵית אֵימָא בָּעוֹלָם הַזֶּה — כִּדְרַבִּי חֲנִינָא, דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הַכֹּל בִּידֵי שָׁמַיִם חוּץ מִצִּנִּים פַּחִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״צִנִּים פַּחִים בְּדֶרֶךְ עִקֵּשׁ שׁוֹמֵר נַפְשׁוֹ יִרְחַק מֵהֶם״.
La Guemara précise : Si vous voulez, dites que cela s’applique dans ce monde, et si vous voulez, dites plutôt que cela s’applique au Monde à venir. Si vous voulez, dites que cela s’applique dans ce monde, conformément à l’opinion de Rabbi Ḥanina. Car Rabbi Ḥanina dit : Tous les événements qui arrivent à l’homme sont entre les mains du Ciel, sauf les refroidissements et les obstacles [paḥim], contre lesquels on peut se protéger, comme il est dit : « Refroidissements et pièges sont sur le chemin du tortueux ; celui qui garde son âme s’en tiendra éloigné » (Proverbes 22:5). Cela indique que le froid et, inversement, la chaleur, sont des formes de dommage contre lesquelles on doit se protéger, ce qui enseigne qu’une exposition à une chaleur excessive peut entraîner la mort.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא לָעוֹלָם הַבָּא — כִּדְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: אֵין גֵּיהִנָּם לֶעָתִיד לָבֹא, אֶלָּא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מוֹצִיא חַמָּה מִנַּרְתִּיקָהּ, וּמַקְדִּיר, רְשָׁעִים נִידּוֹנִין בָּהּ, וְצַדִּיקִים מִתְרַפְּאִין בָּהּ, רְשָׁעִים נִידּוֹנִין
Et si tu le souhaites, dis plutôt que cela fait référence au Monde à Venir, conformément à la déclaration de Rabbi Shimon ben Lakish. Car Rabbi Shimon ben Lakish dit : Il n’y a pas de Géhenne dans le Monde à Venir. Au contraire, le Saint, béni soit-Il, retirera le soleil de son étui [minnarteikah], où il se trouve en ces temps-ci, et chauffera [umakdir] ce monde avec lui. Les méchants seront punis par lui et consumés par la chaleur, mais les justes seront guéris par lui. Les méchants seront punis