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סְתָם יֵינָם — אָסוּר בַּהֲנָאָה, וּמְטַמֵּא טוּמְאַת מַשְׁקִין בִּרְבִיעִית. הַמַּפְקִיד יֵינוֹ אֵצֶל גּוֹי — אָסוּר בִּשְׁתִיָּה, וּמוּתָּר בַּהֲנָאָה.
Il est interdit de tirer profit d’un vin ordinaire d’un gentil, et le vin transmet l’impureté rituelle des liquides lorsqu’il a le volume d’un quart de log. En ce qui concerne le vin de celui qui dépose son vin chez un gentil, il est interdit de le boire, mais il est permis d’en tirer profit.
וְהָתְנַן: הַמַּפְקִיד פֵּירוֹתָיו אֵצֶל גּוֹי, הֲרֵי הֵן כְּפֵירוֹתָיו שֶׁל גּוֹי לִשְׁבִיעִית וּלְמַעֲשֵׂר! כְּגוֹן שֶׁיִּיחֵד לוֹ קֶרֶן זָוִית.
La Guemara soulève une difficulté : Mais n’avons-nous pas appris dans une michna (Bekhorot 11b) : En ce qui concerne quelqu’un qui dépose sa récolte chez un gentil, elle a le statut de la récolte d’un gentil en ce qui concerne les halakhot de l’année sabbatique et en ce qui concerne la dîme, car le gentil a pu échanger la récolte du Juif contre une récolte non prélevée pour la dîme ou contre une récolte de l’année sabbatique. Selon cette logique, le vin déposé chez un gentil devrait être entièrement interdit, en raison de la crainte que le gentil l’ait échangé contre le sien. La Guemara répond : Il est permis de tirer profit du vin dans un cas le gentil a désigné un coin pour le vin du Juif, c’est-à-dire si le vin était enfermé dans un endroit précis auquel seul un Juif a accès.
אִי הָכִי, בִּשְׁתִיָּה נָמֵי לִישְׁתְּרֵי! דְּהָא רַבִּי יוֹחָנָן אִקְּלַע לְפָרוֹד, אָמַר: כְּלוּם יֵשׁ מִשְׁנַת בַּר קַפָּרָא? תְּנָא לֵיהּ רַבִּי תַּנְחוּם דְּמִן פָּרוֹד: הַמַּפְקִיד יֵינוֹ אֵצֶל גּוֹי — מוּתָּר בִּשְׁתִיָּה.
La Guemara soulève cette question : Si tel est le cas, boire du vin devrait également être permis. Car Rabbi Yoḥanan se trouva un jour à Parod, où avait vécu le défunt tanna bar Kappara. Lorsqu’il arriva, il dit : Y a-t-il ici une Mishna de bar Kappara ? En réponse, Rabbi Tanḥum de Parod lui enseigna la baraita suivante, citant bar Kappara : En ce qui concerne celui qui dépose son vin chez un gentil, boire de ce vin est permis.
קָרֵי עֲלֵיהּ ״מְקוֹם שֶׁיִּפּוֹל הָעֵץ שָׁם יְהוּ״, ״שָׁם יְהוּ״ סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֶלָּא שָׁם יְהוּ פֵּירוֹתָיו.
En entendant cela, Rabbi Yoḥanan cita le verset suivant à son sujet : « Là où l’arbre tombe, là il sera » (Ecclésiaste 11:3). Est-ce que cela vous vient à l’esprit que cela signifie que l’arbre lui-même sera là ? Il est évident qu’un arbre tombé se retrouve là où il est tombé. Au contraire, le verset dit : Là seront ses fruits. Le verset est une métaphore pour un Sage, et ses fruits représentent ses disciples. Rabbi Yoḥanan laissait entendre que, bien que bar Kappara soit peut-être mort, Rabbi Tanḥum, son disciple, perpétue sa sagesse.
אָמַר רַבִּי זֵירָא: לָא קַשְׁיָא — הָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, הָא רַבָּנַן.
Quoi qu’il en soit, il ressort clairement de la baraita citée par Rabbi Tanḥum qu’il existe un cas où il est permis de boire du vin déposé chez un gentil. Cela contredit la déclaration de Rabbi Yehuda ben Beteira. Rabbi Zeira dit que cela ne pose pas de difficulté. Cette baraita, qui permet de boire du vin déposé chez un gentil, est conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer, tandis que cette autre déclaration de Rabbi Yehuda ben Beteira est conforme à l’opinion des Sages.
דְּתַנְיָא: אֶחָד הַלּוֹקֵחַ וְאֶחָד הַשּׂוֹכֵר בַּיִת בַּחֲצֵירוֹ שֶׁל גּוֹי, וּמִלְּאוּהוּ יַיִן, וּמַפְתֵּחַ אוֹ חוֹתָם בְּיַד יִשְׂרָאֵל — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר מַתִּיר, וַחֲכָמִים אוֹסְרִין.
Rabbi Zeira développe : Comme il est enseigné dans une baraita : En ce qui concerne à la fois celui qui achète et celui qui loue une maison située dans la cour d’un gentil, et ils remplirent la maison de récipients de vin, et la clé de la maison ou un sceau est en la possession d’un Juif, de sorte que le gentil ne peut pas accéder au vin, auquel cas il est encore plus en sécurité que lorsqu’un coin est désigné pour le vin du Juif, Rabbi Eliezer permet le vin, et les Sages l’interdisent.
אָמַר רַבִּי חִיָּיא בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר נַחְמָנִי, אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַב, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר זְעֵירִי, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַב חִסְדָּא: אֲמַר לִי אַבָּא בַּר חָמָא, הָכִי אָמַר זְעֵירִי: הֲלָכָה כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.
Rabbi Ḥiyya, fils de Rabbi Ḥiyya bar Naḥmani, dit que Rav Ḥisda dit que Rav dit, et certains disent que Rav Ḥisda dit que Ze’eiri dit, et certains disent que Rav Ḥisda dit : Abba bar Ḥama m’a dit que cela est ce que Ze’eiri a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: הַכֹּל מִשְׁתַּמֵּר בְּחוֹתָם אֶחָד, חוּץ מִן הַיַּיִן שֶׁאֵין מִשְׁתַּמֵּר בְּחוֹתָם אֶחָד. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ יַיִן מִשְׁתַּמֵּר בְּחוֹתָם אֶחָד. וְלָא פְּלִיגִי — הָא כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, הָא כְּרַבָּנַן.
Rabbi Elazar dit : Toutes les substances sont suffisamment protégées par un seul sceau, sauf le vin, qui n’est pas suffisamment protégé par un seul sceau. Et Rabbi Yoḥanan dit : Même le vin est protégé par un seul sceau. Et ils ne sont pas en désaccord dans leur raisonnement. Au contraire, cette opinion de Rabbi Yoḥanan est conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer, et cette autre opinion de Rabbi Elazar est conforme à l’opinion des Sages.
אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: הַכֹּל מִשְׁתַּמֵּר בְּחוֹתָם בְּתוֹךְ חוֹתָם, חוּץ מִן הַיַּיִן שֶׁאֵין מִשְׁתַּמֵּר בְּחוֹתָם בְּתוֹךְ חוֹתָם. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ יַיִן מִשְׁתַּמֵּר בְּחוֹתָם בְּתוֹךְ חוֹתָם. וְתַרְוַיְיהוּ כְּרַבָּנַן, מָר סָבַר: כִּי פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּחוֹתָם אֶחָד, אֲבָל בְּחוֹתָם בְּתוֹךְ חוֹתָם שָׁרוּ. וּמָר סָבַר: אֲפִילּוּ חוֹתָם בְּתוֹךְ חוֹתָם אָסְרִי.
Il y a ceux qui disent que Rabbi Elazar dit : Toutes les substances sont protégées par un sceau dans un sceau, c’est-à-dire deux sceaux, sauf le vin, qui n’est pas protégé par un sceau dans un sceau. Et Rabbi Yoḥanan dit : Même le vin est protégé par un sceau dans un sceau. Et tous deux soutiennent conformément à l’opinion des Sages : Un Sage, Rabbi Yoḥanan, soutient que lorsque les Sages sont en désaccord avec Rabbi Eliezer, c’est au sujet d’un seul sceau, mais dans le cas d’un sceau dans un sceau, ils concèdent qu’il n’y a pas lieu de craindre que le non-Juif l’ait ouvert, et par conséquent ils permettent le vin. Et un Sage, Rabbi Elazar, soutient qu’ils ont interdit même le vin qui était protégé par un sceau dans un sceau.
הֵיכִי דָּמֵי חוֹתָם בְּתוֹךְ חוֹתָם? אָמַר רָבָא: אַגָּנָא דְּפוּמָּא דְּחָבִיתָא שְׁרִיקָא וַחֲתִימָא — הָוֵי חוֹתָם בְּתוֹךְ חוֹתָם, וְאִי לָא — לָא. דִּיקּוּלָא וּמִיהַדַּק — הָוֵי חוֹתָם בְּתוֹךְ חוֹתָם, לָא מִיהַדַּק — לָא הָוֵי חוֹתָם בְּתוֹךְ חוֹתָם. נוֹד בְּדִיסַקַּיָּא, חֲתִימַת פִּיו לְמַטָּה — הָוֵי חוֹתָם בְּתוֹךְ חוֹתָם, פִּיו לְמַעְלָה — לָא הָוֵי חוֹתָם בְּתוֹךְ חוֹתָם, וְכִי כַּיִיף פּוּמֵּיהּ לְגָיו וְצַיִיר וַחֲתִים — הָוֵי חוֹתָם בְּתוֹךְ חוֹתָם.
La Guemara demande : À quoi ressemble un sceau dans un sceau ? Rava dit : Une bassine placée sur l’ouverture d’un tonneau qui est enduit d’argile et marqué d’un sceau est considérée comme un sceau dans un sceau. Et sinon, cela n’est pas considéré comme un sceau dans un sceau. Si un panier est placé sur un tonneau et y est attaché, cela constitue un sceau dans un sceau ; s’il n’est pas attaché au tonneau, ce n’est pas un sceau dans un sceau. En ce qui concerne une outre de vin placée dans un sac [disakaya], si son bouchon est tourné vers le bas, cela constitue un sceau dans un sceau ; si son bouchon est tourné vers le haut, cela ne constitue pas un sceau dans un sceau. Et s’il replie le goulot de l’outre vers l’intérieur et attache le sac et le scelle, cela est également considéré comme un sceau dans un sceau.
תָּנוּ רַבָּנַן, בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ אוֹמְרִים: יַיִן שֶׁל עֵין כּוּשִׁי אָסוּר מִפְּנֵי בִּירַת סְרִיקָא, וְשֶׁל בַּרְקָתָא אָסוּר מִפְּנֵי כְּפַר פַּרְשַׁאי, וְשֶׁל זַגְדוֹר אָסוּר מִפְּנֵי כְּפַר שָׁלֵים. חָזְרוּ לוֹמַר: חָבִיּוֹת פְּתוּחוֹת אֲסוּרוֹת, סְתוּמוֹת מוּתָּרוֹת.
§ Les Sages ont enseigné : Au début, les Sages disaient que le vin de la ville samaritaine de Ein Kushi est interdit, en raison de la crainte qu’il ait pu entrer en contact avec les habitants idolâtres de Birat Serika, et de même, le vin de Barkata est interdit en raison des habitants idolâtres de le village de Parshai, et le vin de Zagdor est interdit en raison du village de Shaleim. Par la suite, ils se rétractèrent et commencèrent à dire : Les tonneaux ouverts sont interdits, mais les tonneaux scellés sont permis.
מֵעִיקָּרָא מַאי סְבוּר, וּלְבַסּוֹף מַאי סְבוּר? מֵעִיקָּרָא סְבוּר: אֵין כּוּתִי מַקְפִּיד עַל מַגַּע גּוֹי, לָא שְׁנָא פְּתוּחוֹת וְלָא שְׁנָא סְתוּמוֹת. וּלְבַסּוֹף סְבוּר: כִּי לָא קָפֵיד אַפְּתוּחוֹת, אַסְּתוּמוֹת מִקְפָּיד קָפֵיד.
La Guemara demande : Qu’ont-ils pensé au départ, et qu’ont-ils pensé finalement ? La Guemara répond : Au départ ils ont pensé : Un Samaritain n’est pas strict concernant le contact d’un gentil idolâtre, et il n’y a pas de différence à cet égard entre des tonneaux ouverts et des tonneaux scellés. Et finalement ils ont pensé : Lorsque les Samaritains ne sont pas stricts concernant le contact d’un gentil, cela ne s’applique qu’aux tonneaux ouverts, mais concernant les tonneaux scellés, ils sont stricts. Puisque les Samaritains veillent à ce que les gentils ne manipulent pas les tonneaux de vin scellés, ce vin est permis.
וּסְתוּמוֹת מוּתָּרוֹת? וּרְמִינְהִי:
La Guemara demande : Mais les tonneaux scellés sont-ils permis ? Et la Guemara soulève une contradiction contre cette notion

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