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מִכָּאן וְאֵילָךְ — אֵין בּוֹ מִשּׁוּם גִּילּוּי, וְאֵין בּוֹ מִשּׁוּם יֵין נֶסֶךְ. וּנְהַרְדָּעֵי אָמְרִי: אֲפִילּוּ לְבָתַר תְּלָתָא יוֹמֵי חָיְישִׁינַן מִשּׁוּם גִּילּוּי. מַאי טַעְמָא? זִימְנִין מִיקְּרֵי שָׁתֵי.
À partir de ce point désormais, il n’est pas soumis à la halakha de l’exposition et n’est pas soumis à l’interdiction du vin utilisé pour une libation. Et les Sages de Neharde’a disent : Même après trois jours, nous restons préoccupés en ce qui concerne l’exposition. Quelle en est la raison ? C’est parce qu’il arrive parfois qu’un serpent boive même du vin aigre.
תָּנוּ רַבָּנַן: יַיִן תּוֹסֵס אֵין בּוֹ מִשּׁוּם גִּילּוּי, וְכַמָּה תְּסִיסָתוֹ? שְׁלֹשָׁה יָמִים. הַשַּׁחֲלַיִם אֵין בָּהֶם מִשּׁוּם גִּילּוּי, וּבְנֵי גוֹלָה נָהֲגוּ בָּהֶן אִיסּוּר. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵית בְּהוּ חַלָּא, אֲבָל אִית בְּהוּ חַלָּא — מִיגָּרֵי בְּהוּ.
§ La Guemara traite de la halakha de l’exposition concernant divers aliments et boissons. Les Sages ont enseigné : Le vin qui est encore en train de fermenter n’est pas soumis à la halakha de l’exposition. Et combien de temps dure son processus de fermentation ? C’est trois jours. Les plats à base de cresson ne sont pas soumis à la halakha de l’exposition, mais les habitants de la Diaspora ont coutume de les considérer comme interdits s’ils ont été laissés exposés. Et nous avons dit cela seulement dans un cas les plats ne contiennent pas de vinaigre ; mais s’ils contiennent du vinaigre, le vinaigre repousse les serpents, et dans une telle situation même les habitants de la Diaspora ne les considèrent pas comme interdits.
כּוּתָּח הַבַּבְלִי אֵין בּוֹ מִשּׁוּם גִּילּוּי, וּבְנֵי גוֹלָה נָהֲגוּ בּוֹ אִיסּוּר. אָמַר רַב מְנַשֵּׁי: אִי אִית בֵּיהּ נִקּוּרֵי — חָיְישִׁינַן. אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר שְׁמוּאֵל: מֵי טִיף טִיף אֵין בּוֹ מִשּׁוּם גִּילּוּי. אָמַר רַב אָשֵׁי: וְהוּא דְּעָבֵיד טִיף לַהֲדֵי טִיף טִיף.
La Guemara continue : kutaḥ babylonien, une sauce populaire, n’est pas soumis à la halakha de l’exposition, mais les habitants de la Diaspora ont l’habitude de le traiter comme interdit. Rav Menashei a dit : Si le kutaḥ présente des creux, nous craignons qu’ils proviennent des crocs d’un serpent, et il est donc interdit. Rav Ḥiyya bar Ashi dit que Shmuel dit : L’eau qui goutte n’est pas soumise à la halakha de l’exposition pendant qu’elle est recueillie. Rav Ashi a dit : Et cela n’est la halakha que dans un cas l’égouttement se produit une goutte immédiatement après une autre goutte, c’est-à-dire de manière continue, car le serpent n’en boira pas dans cette circonstance.
אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר שְׁמוּאֵל: פִּי תְאֵנָה אֵין בּוֹ מִשּׁוּם גִּילּוּי. כְּמַאן? כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אוֹכֵל אָדָם עֲנָבִים וּתְאֵנִים בַּלַּיְלָה וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״שֹׁמֵר פְּתָאִים ה׳״.
Rav Ḥiyya bar Ashi dit que Shmuel dit : L’ouverture d’une figue n’est pas soumise à la halakha de l’exposition. Selon l’opinion de qui cela est-il dit ? Cela est dit conformément à l’opinion de ce tanna, comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Eliezer a dit : Une personne peut manger des raisins et des figues la nuit, et elle n’a pas besoin de s’inquiéter, comme il est dit : « Le Seigneur protège les simples » (Psaumes 116:6). Ce verset enseigne qu’il n’est pas nécessaire de craindre qu’un malheur lui arrive lorsqu’elle se livre à des activités ordinaires.
אָמַר רַב סָפְרָא מִשּׁוּם רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ דָּרוֹמָא: שְׁלֹשָׁה מִינֵי אֶרֶס הֵן, שֶׁל בָּחוּר — שׁוֹקֵעַ, שֶׁל בֵּינוֹנִי — מְפַעְפֵּעַ, וְשֶׁל זָקֵן — צָף. לְמֵימְרָא דִּכְמָה דְּקַשִּׁישׁ כְּחִישׁ חֵילֵיהּ? וְהָתַנְיָא: שְׁלֹשָׁה כׇּל זְמַן שֶׁמַּזְקִינִין גְּבוּרָה מִתּוֹסֶפֶת בָּהֶן, אֵלּוּ הֵן: דָּג, נָחָשׁ, וַחֲזִיר! כֹּחַ אוֹסוֹפֵי הוּא דְּקָא מוֹסֵיף, זִיהֲרֵיהּ קְלִישׁ.
Rav Safra dit au nom de Rabbi Yehoshua Deroma : Il existe trois sortes de venin de serpent : Le venin d’un jeune serpent, qui coule au fond lorsqu’il est déposé dans un liquide ; le venin d’un serpent d’âge intermédiaire, c’est-à-dire un serpent qui n’est plus jeune, qui reste en suspension dans le liquide ; et le venin d’un vieux serpent, qui flotte à la surface. La Guemara demande : Faut-il en déduire qu’à mesure qu’un serpent vieillit, la force de son venin s’affaiblit ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita que trois créatures deviennent plus fortes en vieillissant, et ce sont : un poisson, un serpent et un porc ? La Guemara répond : C’est physiquement qu’un serpent se renforce, mais la puissance de son venin diminue.
שֶׁל בָּחוּר שׁוֹקֵעַ, לְמַאי הִלְכְתָא? דְּתַנְיָא: חָבִית (שנתגלה) [שֶׁנִּתְגַּלְּתָה], אַף עַל פִּי שֶׁשָּׁתוּ מִמֶּנָּה תִּשְׁעָה וְלֹא מֵתוּ — לֹא יִשְׁתֶּה מִמֶּנָּה עֲשִׂירִי. מַעֲשֶׂה הָיָה שֶׁשָּׁתוּ מִמֶּנּוּ תִּשְׁעָה וְלֹא מֵתוּ, וְשָׁתָה עֲשִׂירִי וָמֵת. אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: זֶהוּ שׁוֹקֵעַ.
La Guemara demande : À propos de quelle halakha a-t-on dit que le venin d’un jeune serpent se dépose au fond ? La Guemara explique : Comme il est enseigné dans une baraita : En ce qui concerne un tonneau qui est resté découvert, bien que neuf personnes en aient bu sans mourir, le dixième ne doit pas en boire, car le venin a pu se déposer au fond du tonneau. La Guemara rapporte qu’il y eut un incident où neuf personnes burent de un tonneau exposé et ne moururent pas, et un dixième ensuite en but et mourut. Rabbi Yirmeya dit : C’est un exemple de venin qui se dépose au fond.
וְכֵן אֲבַטִּיחַ שֶׁנִּתְגַּלְּתָה, אַף עַל פִּי שֶׁאָכְלוּ מִמֶּנָּה תִּשְׁעָה בְּנֵי אָדָם וְלֹא מֵתוּ, לֹא יֹאכַל מִמֶּנָּה עֲשִׂירִי. מַעֲשֶׂה הָיָה וְאָכְלוּ מִמֶּנָּה תִּשְׁעָה וְלֹא מֵתוּ, וְאָכַל עֲשִׂירִי וָמֵת. אָמַר רַבִּי: זֶהוּ שׁוֹקֵעַ.
De même, en ce qui concerne un melon qui a été exposé, bien que neuf personnes en aient mangé et ne soient pas mortes, le dixième ne doit pas en manger. De nouveau, il y eut un incidentneuf personnes mangèrent de ce melon et ne moururent pas, et le dixième en mangea et mourut. Rabbi Yehuda HaNasi dit : Ceci est un exemple de venin qui se dépose.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַיִם שֶׁנִּתְגַּלּוּ — הֲרֵי זֶה לֹא יִשְׁפְּכֵם בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְלֹא יְרַבֵּיץ בָּהֶן אֶת הַבַּיִת, וְלֹא יְגַבֵּל בָּהֶן אֶת הַטִּיט, וְלֹא יַשְׁקֶה מֵהֶן לֹא בְּהֶמְתּוֹ וְלֹא בֶּהֱמַת חֲבֵירוֹ, וְלֹא יִרְחַץ בָּהֶן פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו. אֲחֵרִים אוֹמְרִים: מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ סִירְטָא — אָסוּר, אֵין סִירְטָא — מוּתָּר.
Les Sages ont enseigné : En ce qui concerne l’eau qui a été exposée, on ne peut pas la verser sur la voie publique, ni faire retomber la poussière avec elle en l’aspergeant dans la maison, ni mélanger de l’argile avec elle, ni la donner à boire à son animal ou à l’animal d’autrui, ni s’en laver le visage, les mains ou les pieds. D’autres disent : Si la partie que l’on lave est une zone du corps qui a une fissure, il est interdit de la laver avec de l’eau exposée, car le venin peut s’infiltrer par la fissure ; si la partie du corps n’a pas de fissure, cela est permis.
אֲחֵרִים הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא! אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ גַּב הַיָּד וְגַב הָרֶגֶל וְרוּמָּנֵי דְּאַפֵּי.
La Guemara soulève une difficulté : l’opinion introduite par l’expression : D’autres disent, est identique à l’opinion du premier tanna de la baraita. Tous deux soutiennent qu’on ne peut pas se laver le visage, les mains et les pieds avec de l’eau exposée, car ces parties du corps comportent des fissures. La Guemara explique : Il y a une différence entre eux concernant le dos de la main et le dos du pied, ainsi que la partie supérieure du visage, c’est-à-dire la zone des pommettes. Selon l’opinion introduite par l’expression : D’autres disent, il est permis de laver ces parties du corps, car elles sont dépourvues de fissures. Selon le premier tanna, cela est interdit, car elles font partie du visage, des mains et des pieds.
אָמַר מָר: לֹא יַשְׁקֶה מֵהֶן לֹא בְּהֶמְתּוֹ וְלֹא בֶּהֱמַת חֲבֵירוֹ. וְהָתַנְיָא: אֲבָל מַשְׁקֵהוּ לְבֶהֱמַת עַצְמוֹ! כִּי תַּנְיָא הָהִיא — לְשׁוּנָּרָא. אִי הָכִי, דְּחַבְרֵיהּ נָמֵי? דְּחַבְרֵיהּ כָּחֵישׁ. דִּידֵיהּ נָמֵי כָּחֵישׁ? הָדַר בָּרֵיא. דְּחַבְרֵיהּ נָמֵי הָדַר בָּרֵיא! זִימְנִין דְּבָעֵי לְזַבּוֹנֵהּ, וּמַפְסֵיד לֵיהּ מִינֵּיהּ.
Le Maître a dit plus haut au sujet de l’eau découverte : Et ne la donne pas à boire à son animal ni à l’animal d’un autre. La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Cependant, on peut donner de l’eau découverte à boire à son propre animal ? La Guemara répond : Lorsque cette baraita est enseignée, elle fait référence à un chat, car les chats sont moins sensibles au venin de serpent. La Guemara objecte : Si c’est le cas, qu’il donne aussi l’eau au chat d’un autre. La Guemara explique : Le venin affaiblit le chat d’un autre. La Guemara objecte : Mais le venin n’affaiblit-il pas aussi son propre chat ? La Guemara explique : Il s’en remettra plus tard. La Guemara objecte : Le chat d’un autre s’en remettra aussi plus tard. La Guemara explique : Bien que tous deux finissent par se rétablir, il y a des moments où le propriétaire souhaite vendre le chat et perd un profit potentiel à cause de la faiblesse actuelle du chat.
אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא: שְׁלֹשָׁה יֵינוֹת הֵן — יֵין נֶסֶךְ אָסוּר בַּהֲנָאָה, וּמְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה בִּכְזַיִת.
Rabbi Assi dit que Rabbi Yoḥanan dit au nom de Rabbi Yehouda ben Beteira : Il existe trois sortes de vins interdits : Il est interdit de tirer profit du vin utilisé pour une libation, et le vin transmet une impureté rituelle grave lorsqu’il a le volume d’une olive.

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