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אֶלָּא בִּתְלָתָא. דִּכְוָותַהּ גַּבֵּי יִשְׂרָאֵל, בִּפְרוּצִים מִי שְׁרֵי? וְהָתְנַן: ״אֲבָל אִשָּׁה אַחַת מִתְיַיחֶדֶת עִם שְׁנֵי אֲנָשִׁים״, וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּכְשֵׁרִים, אֲבָל בִּפְרוּצִים אֲפִילּוּ עֲשָׂרָה נָמֵי לָא. מַעֲשֶׂה הָיָה וְהוֹצִיאוּהָ עֲשָׂרָה בְּמִטָּה!
Au contraire, la michna fait référence à un cas dans lequel une femme s’isole avec trois gentils. La Guemara demande : Est-ce permis dans la situation correspondante impliquant des Juifs plongés dans l’immoralité sexuelle ? Mais n’avons-nous pas appris dans une michna (Kiddushin 80b) : Mais une femme peut s’isoler avec deux hommes ; et Rav Yehouda dit que Shmuel dit : Ils ont enseigné cette halakha seulement à l’égard de hommes à la moralité droite ; mais à l’égard de ceux qui sont plongés dans l’immoralité sexuelle, elle ne peut pas s’isoler même avec dix hommes. Il y eut un incident où dix hommes transportèrent une femme hors de la ville sur une civière funéraire, comme si elle était morte, et eurent des rapports sexuels avec elle.
לָא, צְרִיכָא בְּאִשְׁתּוֹ עִמּוֹ. גּוֹי אֵין אִשְׁתּוֹ מְשַׁמַּרְתּוֹ, אֲבָל יִשְׂרָאֵל אִשְׁתּוֹ מְשַׁמַּרְתּוֹ.
La Guemara répond : Non, la décision de la michna ici est nécessaire dans un cas où la femme du gentil est avec lui. La différence entre les deux décisions est que, dans le cas d’un gentil, on suppose que sa femme ne le surveille pas pour l’empêcher de fauter avec une autre, mais en ce qui concerne un Juif, sa femme le surveille pour l’empêcher de fauter avec une autre.
וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם שְׁפִיכוּת דָּמִים! אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: בְּאִשָּׁה חֲשׁוּבָה עָסְקִינַן, דְּמִירַתְתִי מִינַּהּ. רַב אִידִי אָמַר: אִשָּׁה כְּלֵי זַיְינָהּ עָלֶיהָ.
§ La michna enseigne qu’une femme ne peut pas s’isoler avec un gentil en raison de la crainte qu’ils puissent avoir des relations sexuelles illicites. La Guemara objecte : Et dérivons qu’une femme ne peut pas s’isoler avec un gentil en raison de la crainte de l’effusion de sang. La Guemara cite deux réponses. Rabbi Yirmeya dit : Nous parlons d’une femme distinguée, que les gentils ne tueront pas, car ils craignent son statut. Néanmoins, il existe une crainte concernant des relations sexuelles illicites. Rav Idi bar Avin dit : Une femme porte ses armes sur elle. En d’autres termes, il n’est pas nécessaire de craindre qu’une femme soit tuée par des gentils ; au contraire, le simple fait qu’elle soit une femme la protège, car ils la violeraient très probablement et ne la tueraient pas.
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ: אִשָּׁה חֲשׁוּבָה בֵּין אֲנָשִׁים, וְשֶׁאֵינָהּ חֲשׁוּבָה בֵּין הַנָּשִׁים.
La Guemara demande : Quelle est la différence pratique entre ces deux réponses ? La Guemara répond : La différence entre elles concerne une femme qui est distinguée parmi les hommes en raison de sa position politique, mais qui n’est pas distinguée parmi les femmes, c’est-à-dire qu’elle n’est pas attirante. Selon Rabbi Yirmeya, il n’y a pas à craindre qu’elle soit tuée, puisqu’elle est distinguée, ni à craindre qu’ils aient des relations sexuelles illicites. Par conséquent, il lui serait permis de s’isoler avec eux. En revanche, puisque Rav Idi bar Avin a formulé son explication en termes généraux, il estime manifestement que la crainte de relations sexuelles illicites s’applique toujours, indépendamment de l’apparence de la femme.
תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַב אִידִי בַּר אָבִין: הָאִשָּׁה, אַף עַל פִּי שֶׁהַשָּׁלוֹם עִמָּהּ, לֹא תִּתְיַיחֵד עִמָּהֶן, מִפְּנֵי שֶׁחֲשׁוּדִין עַל הָעֲרָיוֹת.
La Guemara note qu’il est enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rav Idi bar Avin : En ce qui concerne une femme, bien que sa protection l’accompagne elle, c’est-à-dire qu’elle ne risque pas d’être tuée, elle ne peut pas s’isoler avec des gentils car ils sont soupçonnés de se livrer à des relations sexuelles interdites.
לֹא יִתְיַיחֵד אָדָם עִמָּהֶן. תָּנוּ רַבָּנַן: יִשְׂרָאֵל שֶׁנִּזְדַּמֵּן לוֹ גּוֹי בַּדֶּרֶךְ — טוֹפְלוֹ לִימִינוֹ. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: בְּסַיִיף — טוֹפְלוֹ לִימִינוֹ, בְּמַקֵּל — טוֹפְלוֹ לִשְׂמֹאלוֹ.
§ La michna enseigne en outre qu’une personne ne peut pas s’isoler avec des gentils, car ils sont soupçonnés de verser le sang. Les Sages ont enseigné : Un Juif qui rencontre un gentil sur la route et poursuit son voyage avec lui doit le placer à sa droite, afin que la main dominante du Juif soit la plus proche du gentil, ce qui lui permettra de se défendre contre une attaque éventuelle. Rabbi Yishmaël, fils de Rabbi Yoḥanan ben Beroka, dit : Si le gentil est armé d’une épée, le Juif le place à sa droite, car une lame est généralement portée du côté gauche. Mais si le gentil est armé d’un bâton, le Juif doit le diriger vers sa gauche, puisqu’un bâton est généralement porté dans la main droite. En marchant du même côté que l’arme du gentil, le Juif peut le mieux l’empêcher de la dégainer.
הָיוּ עוֹלִין בְּמַעֲלֶה אוֹ יוֹרְדִין בִּירִידָה, לֹא יְהֵא יִשְׂרָאֵל לְמַטָּה וְגוֹי לְמַעְלָה, אֶלָּא יִשְׂרָאֵל לְמַעְלָה וְגוֹי לְמַטָּה, וְאַל יָשׁוּחַ לְפָנָיו, שֶׁמָּא יָרוֹץ אֶת גּוּלְגׇּלְתּוֹ.
La Guemara continue : Si le Juif et le gentil montaient une pente ou descendaient une déclivité, le Juif ne doit pas être placé en bas tandis que le gentil est en haut, afin que le gentil n’ait pas l’avantage de la hauteur s’il décide d’attaquer. Au contraire, le Juif doit se trouver en haut tandis que le gentil est en bas. Et le Juif ne doit pas se pencher devant lui , de peur que le gentil ne lui fracasse le crâne.
שְׁאָלוֹ לְהֵיכָן הוֹלֵךְ — יַרְחִיב לוֹ אֶת הַדֶּרֶךְ, כְּדֶרֶךְ שֶׁעָשָׂה יַעֲקֹב אָבִינוּ לְעֵשָׂו הָרָשָׁע, דִּכְתִיב: ״עַד אֲשֶׁר אָבֹא אֶל אֲדֹנִי שֵׂעִירָה״,
De plus, si le gentil lui demande où il va, le Juif doit allonger le trajet lorsqu’il lui indique sa destination, c’est-à-dire qu’il doit prétendre qu’il voyage vers un lieu au-delà de sa destination réelle, à la manière dont Jacob notre père l’a fait avec le méchant Ésaü. Comme il est écrit que Jacob dit à Ésaü : « Que mon seigneur passe devant son serviteur, et moi, j’avancerai doucement, au pas du bétail qui est devant moi et au pas des enfants, jusqu’à ce que j’arrive auprès de mon seigneur à Séir » (Genèse 33:14).
וּכְתִיב: ״וְיַעֲקֹב נָסַע סֻכֹּתָה״.
La Guemara continue : Et il est écrit ensuite : « Jacob partit pour Souccot, et se bâtit une maison » (Genèse 33:17). Au lieu de rencontrer Ésaü à Séir, Jacob se rendit à l’endroit plus proche de Souccot. Dire à un non-Juif que l’on voyage vers une destination plus lointaine peut l’amener à retarder son attaque, en supposant qu’il dispose de plus de temps pour la planifier et l’exécuter. En conséquence de ce délai, le Juif a de meilleures chances d’atteindre en sécurité sa véritable destination.
מַעֲשֶׂה בְּתַלְמִידֵי רַבִּי עֲקִיבָא שֶׁהָיוּ הוֹלְכִים לִכְזִיב, פָּגְעוּ בָּהֶן לִיסְטִים, אָמְרוּ לָהֶן: לְאָן אַתֶּם הוֹלְכִים? אָמְרוּ לָהֶן: לְעַכּוֹ. כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעוּ לִכְזִיב, פֵּירְשׁוּ. אָמְרוּ לָהֶן: תַּלְמִידֵי מִי אַתֶּם? אָמְרוּ לָהֶן: תַּלְמִידֵי רַבִּי עֲקִיבָא. אָמְרוּ לָהֶן: אַשְׁרֵי רַבִּי עֲקִיבָא וְתַלְמִידָיו שֶׁלֹּא פָּגַע בָּהֶן אָדָם רַע מֵעוֹלָם.
La Guemara illustre cette idée par une histoire pertinente. Un incident se produisit, impliquant plusieurs élèves de Rabbi Akiva qui voyageaient vers Keziv. En chemin, des bandits les rencontrèrent et leur dirent : Où allez-vous ? Les élèves de Rabbi Akiva leur dirent : À Akko. Lorsqu’ils arrivèrent à Keziv, les élèves de Rabbi Akiva se séparèrent des bandits. À ce moment-là, les bandits leur dirent : De qui êtes-vous les élèves ? Les élèves dirent aux bandits : Nous sommes les élèves de Rabbi Akiva. Les bandits leur dirent : Heureux sont Rabbi Akiva et ses élèves, car ils n’ont jamais été lésés par une personne mauvaise. Les bandits furent impressionnés par la sagesse dont les élèves firent preuve en évitant tout préjudice.
רַב מְנַשֶּׁה הֲוָה אָזֵל
La Guemara raconte un autre incident : Rav Menashe voyageait

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