אַבְרָהָם אָבִינוּ, שֶׁלֹּא הָלַךְ בַּעֲצַת אַנְשֵׁי דּוֹר הַפְּלַגָּה, שֶׁרְשָׁעִים הָיוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הָבָה נִבְנֶה לָּנוּ עִיר״, ״וּבְדֶרֶךְ חַטָּאִים לֹא עָמָד״ — שֶׁלֹּא עָמַד בַּעֲמִידַת סְדוֹם, שֶׁחֲטָאִים הָיוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאַנְשֵׁי סְדֹם רָעִים וְחַטָּאִים לַה׳ מְאֹד״.
fait référence à notre ancêtre Abraham, qui n’a pas marché selon le conseil des membres de la génération de la dispersion, qui étaient méchants, comme il est dit qu’ils se dirent l’un à l’autre : « Allons, bâtissons-nous une ville, et une tour dont le sommet atteigne le ciel » (Genèse 11:4), un projet animé d’une intention mauvaise. « Et ne s’est pas tenu dans la voie des pécheurs » (Psaumes 1:1) ; cela aussi fait référence à Abraham, qui ne s’est pas joint à l’assemblée des habitants de Sodome, qui étaient pécheurs, comme il est dit : « Or les gens de Sodome étaient méchants et de grands pécheurs contre le Seigneur » (Genèse 13:13).
״וּבְמוֹשַׁב לֵצִים לֹא יָשָׁב״ — שֶׁלֹּא יָשַׁב בְּמוֹשַׁב אַנְשֵׁי פְּלִשְׁתִּים, מִפְּנֵי שֶׁלֵּצָנִים הָיוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי כְּטוֹב לִבָּם וַיֹּאמְרוּ קִרְאוּ לְשִׁמְשׁוֹן וִישַׂחֶק לָנוּ״.
« Et ne s’est pas assis au siège des moqueurs » (Psaumes 1:1) ; cela signifie qu’Abraham ne s’est pas assis au siège des Philistins, parce qu’ils étaient des moqueurs qui se livraient à la plaisanterie et à la bouffonnerie. Comme il est dit au sujet des Philistins à une époque ultérieure : « Et il arriva que, lorsque leur cœur fut joyeux, ils dirent : Appelez Samson, afin qu’il nous divertisse » (Juges 16:25).
״אַשְׁרֵי אִישׁ יָרֵא אֶת ה׳״, אַשְׁרֵי אִישׁ וְלֹא אַשְׁרֵי אִשָּׁה? אָמַר רַב עַמְרָם אָמַר רַב: אַשְׁרֵי מִי שֶׁעוֹשֶׂה תְּשׁוּבָה כְּשֶׁהוּא ״אִישׁ״. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: אַשְׁרֵי מִי שֶׁמִּתְגַּבֵּר עַל יִצְרוֹ ״כְּאִישׁ״.
La Guemara cite une interprétation d’un verset similaire : « Heureux est l’homme qui craint le Seigneur, qui prend grand plaisir à Ses commandements » (Psaumes 112:1). La Guemara demande : cela veut-il dire que heureux est l’homme, mais non heureuse est la femme ? Pourquoi est-il nécessaire que le verset souligne qu’il parle d’un homme ? Rav Amram dit que Rav dit : Le verset s’applique aussi bien aux hommes qu’aux femmes et enseigne : Heureux est celui qui se repent lorsqu’il est encore un homme, c’est-à-dire avant qu’il ne vieillisse et que sa force ne décline. Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Heureux est celui qui triomphe de son mauvais penchant comme un homme, c’est-à-dire avec force et vigueur.
״בְּמִצְוֹתָיו חָפֵץ מְאֹד״, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: ״בְּמִצְוֹתָיו״ וְלֹא בִּשְׂכַר מִצְוֹתָיו, וְהַיְינוּ דִּתְנַן: הוּא הָיָה אוֹמֵר: אַל תִּהְיוּ כַּעֲבָדִים הַמְשַׁמְּשִׁין אֶת הָרַב עַל מְנָת לְקַבֵּל פְּרָס, אֶלָּא הֱיוּ כַּעֲבָדִים הַמְשַׁמְּשִׁין אֶת הָרַב שֶׁלֹּא עַל מְנָת לְקַבֵּל פְּרָס.
Le verset continue : « Il se réjouit grandement de Ses mitsvot. » Rabbi Elazar dit : La personne se réjouit de Ses mitsvot elles-mêmes et non de la récompense pour l’accomplissement de Ses mitsvot. Et c’est la même chose que nous avons apprise dans une michna (Avot 1:3) : Antigone de Sokho avait l’habitude de dire : Ne soyez pas comme les serviteurs qui servent le maître à condition de recevoir une récompense ; mais soyez comme les serviteurs qui servent le maître non à condition de recevoir une récompense.
״כִּי אִם בְּתוֹרַת ה׳ חֶפְצוֹ״, אָמַר רַבִּי: אֵין אָדָם לוֹמֵד תּוֹרָה אֶלָּא מִמָּקוֹם שֶׁלִּבּוֹ חָפֵץ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי אִם בְּתוֹרַת ה׳ חֶפְצוֹ״.
§ La Guemara revient à son interprétation du verset discuté précédemment : « Mais son plaisir est dans la Torah du Seigneur » (Psaumes 1:2). Rabbi Yehouda HaNassi dit : Une personne ne peut apprendre la Torah qu’à partir d’un passage de la Torah que son cœur désire, comme il est dit : Mais son plaisir est dans la Torah du Seigneur, c’est-à-dire que son plaisir se trouve dans la partie de la Torah qu’elle souhaite étudier.
לֵוִי וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרַבִּי יָתְבִי קַמֵּיהּ דְּרַבִּי, וְקָא פָּסְקִי סִידְרָא. סְלֵיק סִפְרָא, לֵוִי אָמַר: לַיְיתוֹ [לַן] מִשְׁלֵי, רַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרַבִּי אָמַר: לַיְיתוֹ [לַן] תִּילִּים. כַּפְיֵיהּ לְלֵוִי וְאַיְיתוֹ תִּילִּים, כִּי מְטוֹ הָכָא ״כִּי אִם בְּתוֹרַת ה׳ חֶפְצוֹ״, פָּרֵישׁ רַבִּי וַאֲמַר: אֵין אָדָם לוֹמֵד תּוֹרָה אֶלָּא מִמָּקוֹם שֶׁלִּבּוֹ חָפֵץ. אָמַר לֵוִי: רַבִּי, נָתַתָּ לָנוּ רְשׁוּת לַעֲמוֹד.
La Guemara raconte : Lévi et Rabbi Shimon, fils de Rabbi Yehouda HaNassi, étaient assis devant Rabbi Yehouda HaNassi, et ils étudiaient la section de la Torah. Lorsqu’ils eurent terminé le livre qu’ils étudiaient et furent prêts à commencer un nouveau sujet, Lévi dit : Qu’on nous apporte le livre des Proverbes ; et Rabbi Shimon, fils de Rabbi Yehouda HaNassi, dit : Qu’on nous apporte le livre des Psaumes. Il contraignit Lévi à acquiescer, et on apporta un livre de Psaumes. Lorsqu’ils arrivèrent ici, au verset : « Mais son plaisir est dans la Torah du Seigneur », Rabbi Yehouda HaNassi expliqua le verset et dit : Une personne ne peut étudier la Torah qu’à partir d’un endroit dans la Torah que son cœur désire. Lévi dit : Mon maître, vous nous avez donné, c’est-à-dire à moi, la permission de me lever et de partir, car je souhaite étudier les Proverbes et non les Psaumes.
אָמַר רַבִּי אַבְדִּימִי בַּר חָמָא: כׇּל הָעוֹסֵק בַּתּוֹרָה, הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עוֹשֶׂה לוֹ חֲפָצָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי אִם בְּתוֹרַת ה׳ חֶפְצוֹ״. אָמַר רָבָא: לְעוֹלָם יִלְמוֹד אָדָם תּוֹרָה בְּמָקוֹם שֶׁלִּבּוֹ חָפֵץ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי אִם בְּתוֹרַת ה׳ חֶפְצוֹ״.
La Guemara cite d’autres interprétations de ce verset. Rabbi Avdimi bar Ḥama dit : En ce qui concerne quiconque s’adonne à l’étude de la Torah, le Saint, béni soit-Il, exauce ses désirs, comme il est dit : « Mais son plaisir est dans la Torah du Seigneur, » c’est-à-dire que si quelqu’un s’adonne à l’étude de la Torah du Seigneur, le Seigneur comblera ses désirs. Rava dit, conformément à la déclaration de Rabbi Yehuda HaNasi : Une personne devrait toujours étudier la Torah à partir d’un passage de la Torah que son cœur désire, comme il est dit : « Mais son plaisir est dans la Torah du Seigneur. »
וְאָמַר רָבָא: בַּתְּחִילָּה נִקְרֵאת עַל שְׁמוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, וּלְבַסּוֹף נִקְרֵאת עַל שְׁמוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּתוֹרַת ה׳ חֶפְצוֹ״, ״וּבְתוֹרָתוֹ יֶהְגֶּה יוֹמָם וָלָיְלָה״.
Et Rava aussi dit, au sujet de ce verset : Au début la Torah est appelée du nom du Saint, béni soit-Il, mais finalement elle est appelée du nom de celui qui l’étudie. Comme il est d’abord dit : « Son plaisir est dans la Torah du Seigneur, » et dans la suite du verset il est dit : « Et dans sa Torah il médite jour et nuit. » Cela enseigne que, par l’étude, on acquiert pour ainsi dire une forme de propriété sur la Torah.
וְאָמַר רָבָא: לְעוֹלָם יִלְמַד אָדָם תּוֹרָה, וְאַחַר כָּךְ יֶהֱגֶה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּתוֹרַת ה׳״, וַהֲדַר ״וּבְתוֹרָתוֹ יֶהְגֶּה״.
Et Rava dit au sujet de ce verset : Une personne doit toujours étudier la Torah et en acquérir une connaissance approfondie, et ce n’est qu’ensuite qu’elle peut l’analyser et s’y plonger. Comme il est dit : « Son plaisir est dans la Torah du Seigneur », ce qui signifie qu’elle étudie la Torah à un niveau élémentaire, et ce n’est qu’après cela que le verset dit : « Et dans sa Torah il médite, » c’est-à-dire qu’il l’analyse.
וְאָמַר רָבָא: לְעוֹלָם לִיגְרֵיס אִינִישׁ, וְאַף עַל גַּב דִּמְשַׁכַּח, וְאַף עַל גַּב דְּלָא יָדַע מַאי קָאָמַר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״גָּרְסָה נַפְשִׁי לְתַאֲבָה״, ״גָּרְסָה״ כְּתִיב וְלָא כְּתִיב ״טָחֲנָה״.
Et Rava dit au sujet de l’étude de la Torah : Une personne devrait toujours étudier [ligeris] et réviser même si elle peut ensuite oublier, et même si elle ne comprend pas ce qui est dit. Comme il est écrit au sujet de l’étude de la Torah : « Mon âme se brise [garesa] par le désir qu’elle a pour Tes ordonnances en tout temps » (Psaumes 119:20). Il est écrit : « Se brise », et il n’est pas écrit : Moud, démontrant que l’âme est satisfaite de fragmenter la matière, à un niveau élémentaire, même si elle n’a pas l’occasion de la moudre et de l’analyser plus en profondeur.
רָבָא רָמֵי: כְּתִיב ״עַל גַּפֵּי״, וּכְתִיב ״עַל כִּסֵּא״! בַּתְּחִלָּה ״עַל גַּפֵּי״, וּלְבַסּוֹף ״עַל כִּסֵּא״.
Rava soulève une contradiction entre deux versets : Il est écrit que la Torah appelle les gens : « Sur les lieux les plus élevés de la ville » (Proverbes 9:3), et il est écrit, de manière bien plus précise : « Sur un siège dans les hauteurs de la ville » (Proverbes 9:14). Il explique : Au début, celui qui étudie la Torah n’a pas de place stable et sûre où s’asseoir, et se trouve donc simplement sur les lieux les plus élevés, mais finalement, à mesure qu’il progresse dans son étude, il est placé sur un siège d’honneur.
כְּתִיב ״בְּרֹאשׁ מְרֹמִים״, וּכְתִיב ״עֲלֵי דָרֶךְ״. בַּתְּחִלָּה ״בְּרֹאשׁ מְרוֹמִים״, וּלְבַסּוֹף ״עֲלֵי דָרֶךְ״.
La Guemara mentionne une contradiction similaire. Il est écrit au sujet de la Torah : « Au sommet des hauteurs » (Proverbes 8:2), et il est écrit dans la suite du verset que la Torah est « au bord du chemin ». Cette contradiction se résout ainsi : Au début, une personne étudie la Torah dans un lieu privé, au sommet des hauteurs, mais finalement elle diffusera son savoir, au bord du chemin, dans le domaine public.
עוּלָּא רָמֵי: כְּתִיב ״שְׁתֵה מַיִם מִבּוֹרֶךָ״, וּכְתִיב ״וְנוֹזְלִים מִתּוֹךְ בְּאֵרֶךָ״ — בַּתְּחִלָּה ״שְׁתֵה מִבּוֹרֶךָ״, וּלְבַסּוֹף ״וְנוֹזְלִים מִתּוֹךְ בְּאֵרֶךָ״.
Oulla soulève une contradiction au sujet du verset suivant. Il est écrit : « Bois les eaux de ta propre citerne » (Proverbes 5:15), et il est écrit dans la suite du verset : « Et des eaux vives de ton propre puits. » Il explique : Au début, on doit « boire les eaux de ta propre citerne », c’est-à-dire, comme la citerne qui rassemble l’eau en un seul endroit, apprendre tout le savoir existant ; et finalement, on peut produire « des eaux vives de ton propre puits », c’est-à-dire une pensée originale et des idées novatrices dans la Torah.
אָמַר רָבָא אָמַר רַב סְחוֹרָה אָמַר רַב הוּנָא: מַאי דִּכְתִיב ״הוֹן מֵהֶבֶל יִמְעָט וְקֹבֵץ עַל יָד יַרְבֶּה״? אִם עוֹשֶׂה אָדָם תּוֹרָתוֹ חֲבִילוֹת חֲבִילוֹת — מִתְמַעֵט, וְאִם קוֹבֵץ עַל יָד — יַרְבֶּה.
La Guemara cite d’autres déclarations relatives à l’étude de la Torah. Rava dit que Rav Seḥora dit que Rav Houna dit : Que signifie ce qui est écrit : « La richesse acquise par vanité [mehevel] diminuera ; mais celui qui amasse peu à peu l’augmentera » (Proverbes 13:11) ? Si une personne transforme sa Torah en nombreux paquets [ḥavilot], en étudiant de grandes quantités en peu de temps sans révision, sa Torah diminuera. Mais si elle rassemble sa connaissance peu à peu, en étudiant lentement et en révisant, sa connaissance augmentera.
אָמַר רָבָא: יָדְעִי רַבָּנַן לְהָא מִילְּתָא וְעָבְרִי עֲלַהּ. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אֲנָא עֲבִידְתַּהּ, וְאִקַּיַּים בִּידִי.
Rava a dit : Les Sages savent cela, mais, néanmoins, ils le transgressent, c’est-à-dire qu’ils ne tiennent pas compte de ce conseil. Rav Naḥman bar Yitzḥak dit : J’ai fait cela, car j’ai étudié peu à peu et j’ai révisé régulièrement ce que j’avais appris, et mon apprentissage a effectivement duré.
אָמַר רַב שֵׁיזְבִי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: מַאי דִּכְתִיב ״לֹא יַחֲרֹךְ רְמִיָּה צֵידוֹ״? לֹא יִחְיֶה וְלֹא יַאֲרִיךְ יָמִים צַיָּיד הָרַמַּאי.
Rav Sheizvi a dit au nom de Rabbi Elazar ben Azarya : Quel est le sens de ce qui est écrit : « L’homme paresseux [remiyya] ne fera pas rôtir [yaḥarokh] sa proie » (Proverbes 12:27) ? Le chasseur trompeur [harammai], c’est-à-dire celui qui trompe les gens en leur faisant croire qu’il a acquis de vastes réserves de savoir en étudiant de nouveaux matériaux sans revoir ce qu’il a déjà appris, ne vivra pas [yiḥye] une longue [ya’arikh] vie. Selon cette interprétation, yaḥarokh est une combinaison des mots yiḥye et ya’arikh.
וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר: ״צַיָּיד הָרַמַּאי יַחֲרוֹךְ״. כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: מָשָׁל לְאָדָם שֶׁצָּד צִפֳּרִין, אִם מְשַׁבֵּר כְּנָפֶיהָ שֶׁל רִאשׁוֹנָה — כּוּלָּם מִתְקַיְּימוֹת בְּיָדוֹ, וְאִם לָאו — אֵין מִתְקַיְּימוֹת בְּיָדוֹ.
Et Rav Sheshet dit que le verset signifie le contraire : Le chasseur rusé [harammai] fera rôtir sa proie pour l’empêcher de s’échapper ; c’est-à-dire qu’il lit le verset comme une question rhétorique : Le chasseur ne fera-t-il pas rôtir ? Lorsque Rav Dimi arriva d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit : Cela est comparable à une personne qui chasse des oiseaux ; si elle brise les ailes du premier oiseau afin qu’il ne puisse pas s’envoler, et qu’elle continue ainsi, toute sa proie restera en sa possession ; mais sinon, elles ne resteront pas en sa possession, car chaque oiseau s’envolera lorsque le suivant sera capturé. De manière similaire, un élève intelligent révise ce qu’il apprend, afin de s’assurer qu’il retienne son savoir.
״וְהָיָה כְּעֵץ שָׁתוּל עַל פַּלְגֵי מָיִם״, אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: ״כְּעֵץ שָׁתוּל״ וְלֹא ״כְּעֵץ נָטוּעַ״, כׇּל הַלּוֹמֵד תּוֹרָה מֵרַב אֶחָד אֵינוֹ רוֹאֶה סִימַן בְּרָכָה לְעוֹלָם.
§ La Guemara revient à son interprétation des premiers versets des Psaumes. « Et il sera comme un arbre transplanté [shatul] près de cours d’eau » (Psaumes 1:3). Les élèves de l’école de Rabbi Yannai disent : le verset affirme qu’un érudit de Torah est comparable à un arbre qui a été déraciné de son emplacement d’origine puis replanté [shatul] ailleurs. Il ne dit pas qu’il est comparable à un arbre planté [natu’a] qui demeure en un seul endroit. Cela enseigne que quiconque apprend la Torah d’un seul maître ne voit jamais de signe de bénédiction, car il est nécessaire d’acquérir le savoir auprès de nombreux maîtres.
אֲמַר לְהוּ רַב חִסְדָּא לְרַבָּנַן: בָּעֵינָא דְּאֵימָא לְכוּ מִלְּתָא, וּמִסְתְּפֵינָא דְּשָׁבְקִיתוּ לִי וְאָזְלִיתוּ. כׇּל הַלּוֹמֵד תּוֹרָה מֵרַב אֶחָד — אֵינוֹ רוֹאֶה סִימַן בְּרָכָה לְעוֹלָם. שַׁבְקוּהּ וַאֲזוּל קַמֵּיהּ דְּרָבָא. אֲמַר לְהוּ: הָנֵי מִילֵּי סְבָרָא, אֲבָל גְּמָרָא מֵרַב אֶחָד עֲדִיף, כִּי הֵיכִי
Rav Ḥisda dit aux Sages qui étudiaient avec lui : Je souhaite vous dire quelque chose, mais j’ai peur que alors vous me quittiez et partiez. Que voulait-il leur dire ? Il voulait dire que quiconque apprend la Torah d’un seul maître ne voit jamais de signe de bénédiction. Lorsque les élèves entendirent cela, ils le quittèrent effectivement et allèrent étudier auprès de Rava. Rav Ḥisda leur dit : Cette règle ne s’applique qu’au raisonnement, c’est-à-dire que, pour parvenir à un raisonnement élaboré, il est nécessaire d’entendre de nombreux avis différents. Mais en ce qui concerne la tradition orale elle-même, il est préférable d’apprendre d’un seul maître afin que