Drashot AI Logo
תָּנָא חֲדָא: גּוֹי שֶׁהִתְנַדֵּב נְדָבָה לְבֶדֶק הַבַּיִת מְקַבְּלִים הֵימֶנּוּ, וְתַנְיָא אִידַּךְ: אֵין מְקַבְּלִין!
§ La Guemara note qu’il existe une contradiction apparente concernant la question de savoir si un non-Juif peut ou non faire un don pour l’entretien du Temple. Il a été enseigné dans unebaraita : Dans le cas d’un non-Juif qui a promis un don pour l’entretien du Temple, on l’accepte de sa part. Et il est enseigné dans une autrebaraita : On ne l’accepte pas de sa part.
אָמַר רַבִּי אִילָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לָא קַשְׁיָא, הָא — בַּתְּחִילָּה, הָא — בַּסּוֹף.
Rabbi Ila dit que Rabbi Yoḥanan dit : Ce n’est pas difficile. Cettebaraita, qui enseigne que le don n’est pas accepté, est énoncée au sujet du début de la construction du Temple. Le don est refusé afin que les Juifs ne s’appuient pas sur les dons des gentils. Cette autrebaraita, qui affirme que le don est accepté, est énoncée au sujet de la fin de la construction du Temple, c’est-à-dire après qu’il est déjà construit.
דְּאָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בִּתְחִילָּה, אֲפִילּוּ מַיִם וּמֶלַח אֵין מְקַבְּלִין מֵהֶם. בַּסּוֹף, דָּבָר הַמְסוּיָּים אֵין מְקַבְּלִין, דָּבָר שֶׁאֵינוֹ מְסוּיָּים מְקַבְּלִין. הֵיכִי דָּמֵי דָּבָר הַמְסוּיָּים? אָמַר רַב יוֹסֵף: כְּגוֹן אַמָּה כָּלְיָא עוֹרֵב.
Comme le dit Rabbi Asi, à savoir que Rabbi Yoḥanan dit au sujet des dons des gentils pour l’entretien du Temple : En ce qui concerne le début de la construction du Temple, on ne peut rien accepter d’eux, pas même de l’eau et du sel. En ce qui concerne la fin de la construction du Temple, on ne peut pas accepter un objet défini, c’est-à-dire s’il sera clair que cela a été donné par un gentil. Mais on peut accepter leur don d’un objet qui n’est pas défini. La Guemara demande : Qu’est-ce qui est considéré comme un objet défini ? Rav Yosef dit : Par exemple, les plaques pointues d’une coudée de large placées sur le toit du Sanctuaire, qui étaient conçues pour éloigner les corbeaux.
מֵתִיב רַב יוֹסֵף: ״וְאִיגֶּרֶת אֶל אָסָף שׁוֹמֵר הַפַּרְדֵּס אֲשֶׁר לַמֶּלֶךְ וְגוֹ׳״. אֲמַר לֵיהּ אַבַּיֵּי: שָׁאנֵי מַלְכוּתָא דְּלָא הָדְרָא בַּיהּ, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: אִי אָמַר מַלְכוּתָא ״עָקַרְנָא טוּרֵי״, עָקַר טוּרֵי וְלָא הָדַר בֵּיהּ.
Rav Yosef soulève une objection à la décision de la baraita, telle qu’interprétée par Rabbi Yoḥanan, selon laquelle, en ce qui concerne le début de la construction du Temple, rien n’est accepté des gentils. Néhémie demanda au roi de Perse : « Et une lettre pour Asaph, gardien du parc du roi, afin qu’il me donne du bois pour faire des poutres pour les portes de la forteresse qui appartient à la maison » (Néhémie 2:8). Ici, Néhémie a clairement demandé des matériaux aux gentils. Abaye dit à Rav Yosef : Les actions entreprises par le gouvernement sont différentes, car le gouvernement ne se rétracte pas sur ses décisions. Comme le dit Shmuel : Si le gouvernement dit : J’arracherai des montagnes, il arrachera des montagnes et ne se rétractera pas sur ce qu’il a dit.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: גּוֹי שֶׁהִפְרִישׁ תְּרוּמָה מִכִּרְיוֹ, בּוֹדְקִין אוֹתוֹ, אִי בְּדַעַת יִשְׂרָאֵל הִפְרִישָׁהּ — תִּינָּתֵן לַכֹּהֵן, וְאִם לָאו — טְעוּנָה גְּנִיזָה, חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא בְּלִבּוֹ לַשָּׁמַיִם.
§ Rav Yehuda dit que Rav dit : En ce qui concerne un non-Juif qui a séparé la teruma de son tas de grain, on l’examine afin de déterminer son intention. S’il l’a séparée avec l’intention qu’elle soit comme la teruma des Juifs, elle doit être donnée à un prêtre. Sinon, elle nécessite l’inhumation, car nous craignons que peut-être son cœur était tourné vers le Ciel, c’est-à-dire que son intention était de la consacrer au Temple et qu’il ne voulait pas qu’elle soit donnée à un prêtre. Puisqu’il y a une incertitude quant à son intention, rien ne peut être fait avec cette production.
מֵיתִיבִי: גּוֹי שֶׁהִתְנַדֵּב קוֹרָה, וְשֵׁם כָּתוּב עָלֶיהָ — בּוֹדְקִין אוֹתוֹ, אִם אָמַר: ״בְּדַעַת יִשְׂרָאֵל הִפְרַשְׁתִּיהָ״ — יָגוֹד וְיִשְׁתַּמֵּשׁ בַּמּוֹתָר, וְאִם לָאו — טְעוּנָה גְּנִיזָה, חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא בְּלִבּוֹ לַשָּׁמַיִם.
La Guemara soulève une objection à partir d’une baraita : Dans le cas d’un non-Juif qui a donné une poutre et l’a apportée à une synagogue, et que le nom de Dieu y est écrit, on l’interroge afin de déterminer son intention. S’il dit : Je l’ai mise à part avec l’intention qu’elle soit comme les dons des Juifs, le nom doit être découpé [yagod] et enterré, et l’on utilise le reste pour une synagogue. Et sinon, la poutre entière requiert l’inhumation, car nous craignons que peut-être son cœur était tourné vers le Ciel, c’est-à-dire que son intention était de la consacrer au Temple, et par conséquent elle ne peut pas être utilisée.
טַעְמָא דְּשֵׁם כָּתוּב עָלֶיהָ, דְּבָעֲיָא גְּנִיזָה; הָא אֵין שֵׁם כָּתוּב עָלֶיהָ — לָא בָּעֲיָא גְּנִיזָה!
La Guemara analyse cette baraita : La raison pour laquelle la poutre requiert l’inhumation est que le nom de Dieu y est écrit, d’où l’on peut déduire que si le nom de Dieu n’y est pas écrit, elle ne requiert pas d’inhumation. Pourquoi, alors, Rav Yehouda a-t-il dit que si un non-Juif a séparé la terouma, elle requiert l’inhumation ?
הוּא הַדִּין דְּאַף עַל גַּב דְּאֵין שֵׁם כָּתוּב עָלֶיהָ נָמֵי בָּעֲיָא גְּנִיזָה, וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּאַף עַל גַּב דְּשֵׁם כָּתוּב עָלֶיהָ, יָגוֹד וְיִשְׁתַּמֵּשׁ בַּמּוֹתָר, דְּשֵׁם שֶׁלֹּא בִּמְקוֹמוֹ לָאו קָדוֹשׁ.
La Guemara répond : Bien que le nom de Dieu ne soit pas écrit sur la poutre, la même halakha s’applique, et la poutre requiert l’inhumation, en raison de la crainte qu’il ait pu avoir l’intention de la consacrer. Et quant à la raison pour laquelle la baraita traite spécifiquement du cas où le nom de Dieu a été écrit sur la poutre, cela nous enseigne que si son intention était qu’elle soit utilisée dans une synagogue, alors bien que le nom de Dieu y soit écrit, le reste de la poutre n’est néanmoins pas interdit. Au contraire, le nom doit être découpé et inhumé, et l’on peut utiliser le reste pour une synagogue. La raison est que si le nom de Dieu est écrit sur un objet, seul l’endroit où il est écrit est sanctifié, mais la partie de l’objet qui ne se trouve pas à cet endroit n’est pas sanctifiée.
דִּתְנַן: הָיָה כָּתוּב עַל יְדוֹת הַכֵּלִים וְעַל כַּרְעֵי הַמִּטָּה — הֲרֵי זֶה יָגוֹד וְיִגְנוֹז.
Comme nous l’avons appris dans une baraita : Si l’un des noms de Dieu a été écrit sur les poignées d’ustensiles ou sur les pieds d’un lit, il faut découper le nom et l’enterrer, et le reste est permis.
אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבָהוּ: הָאוֹמֵר ״סֶלַע זוֹ לִצְדָקָה״ — מוּתָּר לְשַׁנּוֹתָהּ. סְבוּר מִינַּהּ: לְעַצְמוֹ — אִין, לְאַחֵר — לָא. אִיתְּמַר: אָמַר רַב אַמֵּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בֵּין לְעַצְמוֹ בֵּין לְאַחֵר.
§ Rav Naḥman dit que Rabba bar Abbahu dit : Celui qui dit : Je donne ce sela à la charité, est autorisé à changer son affectation, c’est-à-dire à utiliser l’argent pour lui-même puis à le remplacer. La Guemara commente : Au départ, on a compris de cela que si quelqu’un veut changer son affectation pour son propre bénéfice, oui, cela est permis, puisqu’il avait initialement cette condition à l’esprit. Mais il n’est pas permis de le prêter à un autre. Pourtant, il a été dit que Rav Ami dit que Rabbi Yoḥanan dit : Il est permis de changer son affectation que ce soit pour lui-même ou pour un autre.
אָמַר רַבִּי זְעֵירָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּאָמַר ״עָלַי״, אֲבָל אָמַר ״הֲרֵי זוֹ״ — בְּעֵינַאּ בָּעֵי לְמִיתְּבַהּ.
Rabbi Zeira dit : Ils ont enseigné cette halakha, selon laquelle on peut changer l’affectation de la pièce, seulement dans un cas où il a dit : Il m’incombe de donner un sela à la charité. Mais s’il a dit : Ceselaest pour la charité, alors il est tenu de donner le sela à la charité tel quel, et il ne peut pas l’utiliser puis le remplacer.
מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: אַדְּרַבָּה, אִיפְּכָא מִיסְתַּבְּרָא — אָמַר ״זוֹ״ מִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהּ, כִּי הֵיכִי דְּלִיחַיַּיב בְּאַחְרָיוּתַהּ, אֲבָל אָמַר ״עָלַי״ — לָא! אֶלָּא, לָא שְׁנָא.
Rava objecte à cela : Au contraire, l’inverse est plus raisonnable. Dans un cas où quelqu’un a dit : Ce sela est pour la charité, il est logique de lui permettre de l’utiliser, afin qu’il assume la responsabilité financière de sa perte à partir de ce moment-là. Mais s’il a dit : Il incombe à moi de donner un sela à la charité, il ne faut pas lui permettre d’utiliser le sela, puisqu’en tout état de cause il doit donner un sela. Au contraire, puisqu’il y a dans chaque situation une raison de permettre son usage, il n’y a pas de différence entre les cas, et dans les deux cas il peut utiliser le sela.
תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרָבָא: נֶדֶר צְדָקָה, וְאֵין הֶקְדֵּשׁ צְדָקָה. מַאי קָאָמַר? לָא נֶדֶר וְלָא הֶקְדֵּשׁ צְדָקָה!
La Guemara note qu’il est enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rava : Un vœu est une charité, mais un bien consacré n’est pas une charité. La Guemara demande : Que dit la baraita ? Après tout, ni un vœu ni un bien consacré ne sont une charité.
אֶלָּא לָאו הָכִי קָאָמַר: צְדָקָה הֲרֵי הִיא בְּבַל תְּאַחֵר, וְאֵינָהּ כְּהֶקְדֵּשׁ, דְּאִילּוּ הֶקְדֵּשׁ אֲסִיר לְאִשְׁתַּמּוֹשֵׁי בֵּיהּ, וְאִילּוּ צְדָקָה שְׁרֵי לְאִשְׁתַּמּוֹשֵׁי בֵּיהּ.
Au contraire, n’est-il pas exact que c’est cela que la baraita dit : La charité est comme un vœu de consacrer un bien, en ce qu’elle est soumise à l’interdiction de : Tu ne tarderas pas, qui est tirée du verset : « Lorsque tu feras un vœu à l’Éternel, ton Dieu, tu ne tarderas pas à l’acquitter » (Deutéronome 23:22). Mais, néanmoins, elle n’est pas comme un bien consacré, car dans le cas d’un bien consacré il est interdit de l’utiliser, tandis que dans le cas de la charité il est permis de l’utiliser. Puisque, en ce qui concerne la possibilité d’utiliser l’argent, la baraita ne fait pas de distinction entre le cas où l’on dit : Il m’incombe de donner un sela à la charité, et le cas où l’on dit : Ce sela est pour la charité, cela soutient manifestement l’opinion de Rava.
אָמַר רַב כָּהֲנָא: אַמְרִיתָא לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב זְבִיד מִנְּהַרְדְּעָא, אָמַר: אַתּוּן הָכִי מַתְנִיתוּ לַהּ, אֲנַן הָכִי מַתְנֵינַן לַהּ — אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ אָמַר רַב: הָאוֹמֵר ״סֶלַע זוֹ לִצְדָקָה״ מוּתָּר לְשַׁנּוֹתָהּ, בֵּין לְעַצְמוֹ בֵּין לְאַחֵר, בֵּין אָמַר ״עָלַי״ בֵּין אָמַר ״הֲרֵי זוֹ״.
Rav Kahana a dit : J’ai exposé cette halakha de Rav Naḥman, au sujet de celui qui dit : Ce sela est pour la charité, avec la discussion qui l’accompagne, devant Rav Zevid de Neharde’a. Il m’a dit : Tu enseignes cettehalakhade cette manière, selon laquelle Rav Naḥman a simplement déclaré qu’il est permis de changer l’affectation du sela, et les Sages ont précisé que cela est permis dans tous les cas. Mais nous enseignons cettehalakhade cette manière, que tout cela a été dit au nom de Rav Naḥman : Rav Naḥman dit que Rabba bar Avuh dit que Rav dit : Celui qui a dit : Je donne ce sela à la charité, est autorisé à en changer l’affectation, que ce soit pour lui-même ou pour un autre, et qu’il ait dit : Cela incombe à moi, ou qu’il ait dit : Ceselaest pour la charité.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״סֶלַע זוֹ לִצְדָקָה״ — עַד שֶׁלֹּא בָּאתָה לְיַד גַּבַּאי, מוּתָּר לְשַׁנּוֹתָהּ; מִשֶּׁבָּאתָה לְיַד גַּבַּאי, אָסוּר לְשַׁנּוֹתָהּ.
§ Les Sages ont enseigné une baraita qui traite davantage de ces questions. Celui qui a dit : Ce sela est pour la charité, est autorisé à changer son affectation et à le remplacer, tant qu’il n’est pas encore parvenu en la possession des collecteurs de charité. Mais une fois qu’il est parvenu en la possession des collecteurs de charité, il est interdit de changer son affectation.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria