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אֵין לִי אֶלָּא אִישׁ שֶׁהֶעֱרִיךְ בֵּין אִישׁ בֵּין אִשָּׁה, אִשָּׁה שֶׁהֶעֱרִיכָה אִישׁ, אִשָּׁה שֶׁהֶעֱרִיכָה אִשָּׁה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״נְפָשֹׁת״.
J’ai déduit seulement que cette halakha s’applique dans le cas d’un homme qui a évalué une autre personne, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, comme la section commence : « Lorsqu’un homme exprimera clairement un vœu » (Lévitique 27:2). D’où est-il déduit que la halakha des évaluations s’applique aussi à une femme qui a évalué un homme, ou à une femme qui a évalué une femme ? La Guemara répond : Le même verset dit : « Vœu de personnes au Seigneur, selon ton évaluation », pour inclure les femmes.
דָּבָר אַחֵר: ״נְפָשֹׁת״ — לְרַבּוֹת מְנוָּּול וּמוּכֵּה שְׁחִין.
Alternativement, le mot « personnes » sert à inclure un homme repoussant et une personne affligée de furoncles. Si quelqu’un évalue une telle personne, il est tenu de donner le montant fixé selon l’âge et le sexe.
שֶׁיָּכוֹל ״נֶדֶר בְּעֶרְכְּךָ״: כֹּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בְּדָמִים — יֶשְׁנוֹ בַּעֲרָכִין, וְכֹל שֶׁאֵינוֹ בְּדָמִים — אֵינוֹ בַּעֲרָכִין, תַּלְמוּד לוֹמַר ״נְפָשֹׁת״.
Cette dérivation est nécessaire car on aurait pu penser que, puisque le verset déclare : « Un vœu de personnes au Seigneur, selon ton estimation » (Lévitique 27:2), il juxtapose une personne qui est estimée et une personne qui est l’objet d’un vœu. Par conséquent, quiconque est inclus dans la catégorie des estimations, c’est-à-dire quelqu’un qui est tenu de payer son estimation au Temple s’il fait un tel vœu, est également inclus dans la catégorie des valorisations. S’il fait le vœu de payer sa valorisation, il doit payer. Mais quiconque n’est pas inclus dans la catégorie des estimations n’est pas inclus dans la catégorie des valorisations. N’ayant pas de valeur marchande, ces personnes ne sont pas soumises à l’estimation et, par conséquent, ne sont pas non plus soumises à la valorisation. Le verset, par conséquent, déclare : « Personnes [nefashot] », enseignant que quiconque possède quelque mesure de vie [nefesh] est soumis à la valorisation.
״וְהָיָה עֶרְכְּךָ״ — לְרַבּוֹת טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס לְדָמִים, שֶׁיָּכוֹל: נֶדֶר ״בְּעֶרְכְּךָ״ — כֹּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בַּעֲרָכִין יֶשְׁנוֹ בְּדָמִים, וְכֹל שֶׁאֵינוֹ בַּעֲרָכִין אֵינוֹ בְּדָמִים, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהָיָה עֶרְכְּךָ״.
Une baraita enseigne que l’expression apparemment superflue : « Alors ton évaluation sera » (Lévitique 27:3), sert à inclure un tumtum et un hermaphrodite dans la halakha des estimations, malgré le fait qu’ils ne soient pas inclus dans la halakha des valuations. Si quelqu’un estime un tumtum ou un hermaphrodite, il est tenu de donner cette estimation. La baraita explique que l’on aurait pu penser que, puisque le verset déclare : « Un vœu de personnes au Seigneur, selon ton évaluation », quiconque est inclus dans la catégorie des valuations est aussi inclus dans la catégorie des estimations, mais quiconque n’est pas inclus dans la catégorie des valuations n’est pas non plus inclus dans la catégorie des estimations. Par conséquent, le verset déclare : « Alors ton évaluation sera », pour inclure un tumtum et un hermaphrodite dans la halakha de l’estimation.
״הַזָּכָר״ — זָכָר, וְלֹא טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס. יָכוֹל לֹא יְהוּ בְּעֵרֶךְ אִישׁ, אֲבָל יִהְיוּ בְּעֵרֶךְ אִשָּׁה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהָיָה עֶרְכְּךָ הַזָּכָר... וְאִם נְקֵבָה הִיא״ — זָכָר וַדַּאי, נְקֵבָה וַדָּאִית, וְלֹא טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס.
La baraita continue : Cette halakha, selon laquelle un tumtum et un hermaphrodite ne sont pas inclus dans l’évaluation, est dérivée du terme : « Le mâle » (Lévitique 27:3). L’article défini enseigne que cette halakha s’applique spécifiquement à un mâle, et non à un tumtum ou un hermaphrodite. On aurait pu penser qu’un tumtum et un hermaphrodite ne devraient pas être évalués selon l’évaluation d’un homme, mais qu’ils devraient être évalués selon l’évaluation d’une femme. C’est pourquoi le verset déclare : « Alors ton évaluation sera pour le mâle... et si c’est une femelle » (Lévitique 27:3–4). Cela enseigne que l’évaluation ne s’applique qu’à un mâle défini ou une femelle définie, mais non à un tumtum ou un hermaphrodite, qui ne sont classés ni comme mâle ni comme femelle.
אָמַר מָר: ״בְּעֶרְכְּךָ״ — לְרַבּוֹת עֵרֶךְ סָתוּם. מַאי עֵרֶךְ סָתוּם?
§ Le Maître a dit plus haut, au début de la baraita, que le verset : « Lorsqu’un homme exprimera clairement un vœu concernant des personnes à l’Éternel, selon ton évaluation » (Lévitique 27:2), sert à inclure une évaluation non spécifiée. La Guemara demande : Qu’est-ce qu’une évaluation non spécifiée ?
דְּתַנְיָא: הָאוֹמֵר ״עֵרֶךְ סָתוּם עָלַי״ נוֹתֵן כַּפָּחוֹת שֶׁבָּעֲרָכִין, וְכַמָּה פָּחוֹת שֶׁבָּעֲרָכִין? שְׁלֹשֶׁת שְׁקָלִים.
La Guemara répond : Comme il est enseigné dans une baraita : Celui qui dit : Il m’incombe à moi de donner une estimation non précisée, sans préciser de personne en particulier, donne le montant de la plus petite des estimations. Et quel est le montant de la plus petite des estimations ? C’est trois sicles, qui est l’estimation d’une femme âgée de moins de cinq ans (Lévitique 27:6).
וְאֵימָא חֲמִשִּׁים! תָּפַשְׂתָּה מְרוּבֶּה — לֹא תָּפַשְׂתָּה, תָּפַשְׂתָּה מוּעָט — תָּפַשְׂתָּה.
La baraita demande : Et pourquoi ne pas dire que celui qui ne précise pas une personne doit donner cinquante sicles, ce qui est la plus grande des évaluations, celle d’un homme âgé de vingt à soixante ans (Lévitique 27:3) ? La baraita répond : Cette décision repose sur le principe selon lequel si vous avez saisi beaucoup, vous n’avez rien saisi, mais si vous avez saisi peu, vous avez saisi quelque chose. En d’autres termes, si l’on peut déduire deux sommes des versets, il faut choisir le plus petit nombre, car il est inclus dans le plus grand nombre et est donc considéré comme certain.
וְאֵימָא שֶׁקֶל, דִּכְתִיב: ״וְכׇל עֶרְכְּךָ יִהְיֶה בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ״! הָהוּא בְּהֶשֵּׂג יָד הוּא דִּכְתִיב.
La baraita demande : Et pourquoi ne pas dire que la plus petite des évaluations est d’un shekel, comme il est écrit : « Et toutes tes évaluations seront selon le shekel du Sanctuaire » (Lévitique 27:25) ? La baraita répond : Ce verset a été écrit au sujet de la capacité financière. Si quelqu’un fait le vœu de donner l’évaluation d’une personne au trésor du Temple, mais n’a pas les fonds suffisants pour accomplir son vœu, il doit payer au moins un shekel.
וְאֶלָּא קָרָא לְמָה לִי? אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: לוֹמַר שֶׁאֵינוֹ נִידּוֹן בְּהֶשֵּׂג יָד. מַאי טַעְמָא? כִּמְפָרֵשׁ דָּמֵי.
La Guemara demande : Mais, puisque le paiement de trois shekels peut être déduit du principe consistant à retenir le montant le plus faible, pourquoi ai-je besoin du verset « selon ton évaluation » ? Rav Naḥman dit que Rabba bar Avuh dit : Le verset est nécessaire pour enseigner que, contrairement aux autres évaluations, où une personne qui ne peut pas se permettre le montant fixé peut s’acquitter de son obligation avec un shekel, dans le cas d’une évaluation non spécifiée, même l’obligation d’un pauvre n’est pas déterminée par sa capacité financière, et il doit donner au moins trois shekels. La Guemara demande : Quelle est la raison de cela ? La Guemara répond : C’est parce que cela est considéré comme si il avait explicitement fait le vœu d’être tenu de payer trois shekels. Le principe de la capacité financière ne s’applique qu’aux évaluations fixées par la Torah.
אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: נִידּוֹן בְּהֶשֵּׂג יָד. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא כִּמְפָרֵשׁ דָּמֵי, קָמַשְׁמַע לַן.
Il y a ceux qui disent que Rav Naḥman dit que Rabba bar Avuh dit le contraire : Le terme « selon ton estimation » enseigne en réalité que même une estimation non précisée est déterminée en fonction des moyens financiers, et une personne pauvre s’acquitte de son obligation en donnant un shekel. La Guemara demande : N’est-ce pas évident ? Pourquoi penserait-on que ce cas diffère de toute autre estimation ? La Guemara répond que le verset est nécessaire de peur que tu ne dises que celui qui s’oblige par une estimation non précisée est considéré comme si il avait énoncé qu’il est tenu de payer trois shekels, et ne peut pas payer moins. Par conséquent, ce verset nous enseigne qu’une estimation non précisée est elle aussi soumise aux moyens financiers, comme les autres estimations.
דָּבָר אַחֵר: ״בְּעֶרְכְּךָ״ — עֵרֶךְ כּוּלּוֹ הוּא נוֹתֵן, וְאֵינוֹ נוֹתֵן עֵרֶךְ דְּמֵי אֵבָרִים. וְהָא אַפֵּיקְתֵּיהּ לְעֵרֶךְ סְתָם? קְרִי בֵּיהּ ״עֵרֶךְ״ ״בְּעֶרְכְּךָ״.
§ Il est en outre énoncé dans la baraita citée plus haut : Alternativement, l’expression « selon ton estimation » enseigne que l’on donne l’estimation de tout son être et l’on ne donne pas l’estimation de la valeur des membres. Si quelqu’un fait le vœu de donner l’estimation d’un membre, il n’est tenu de rien donner. La Guemara demande : Mais vous avez déjà déduit de ce terme : « Selon ton estimation », la halakha d’une estimation non précisée. Comment peut-on alors déduire une autre halakha de la même source ? La Guemara répond : Lisez dans ce terme deux sources, car il aurait pu écrire simplement : « estimation », et au lieu de cela il a écrit : « selon ton estimation ».
יָכוֹל שֶׁאֲנִי מוֹצִיא דָּבָר שֶׁהַנְּשָׁמָה תְּלוּיָה בּוֹ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״נְפָשֹׁת״, ״נְפָשֹׁת״ — וְלֹא אֶת הַמֵּת.
La baraita ajoute : On aurait pu penser que je devrais exclure même l’évaluation de ce dont l’âme dépend, sans quoi une personne mourra, par exemple la tête. C’est pourquoi le verset déclare : « Personnes [nefashot] », ce qui enseigne que si quelqu’un a évalué un membre dont l’âme [nefesh] dépend, il est tenu de donner l’évaluation de tout son être. De plus, nous déduisons de « personnes » que l’on est tenu de payer seulement l’évaluation d’une personne vivante, et non l’évaluation d’un mort.
וְהָא אַפֵּיקְתֵּיהּ! קְרִי בֵּיהּ ״נֶפֶשׁ״, ״נְפָשֹׁת״.
La Guemara demande : Mais tu as déjà dérivé de ce terme : « Personnes [nefashot] », que celui qui évalue un membre dont dépend l’âme [nefesh] est tenu de donner l’évaluation de tout son être. La Guemara répond : Lis dans le verset deux dérivations, car il aurait pu écrire simplement : Personne, et au lieu de cela il a écrit : Personnes.
אוֹצִיא אֶת הַמֵּת, וְלֹא אוֹצִיא אֶת הַגּוֹסֵס? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהָעֲמִיד וְהֶעֱרִיךְ״.
La baraita continue : Peut-être devrais-je exclure de l’évaluation seulement les morts, puisqu’ils ne possèdent plus la vie [nefesh], mais je ne devrais pas exclure un moribond, puisqu’il est encore vivant. C’est pourquoi le verset déclare : « Alors il sera placé devant le prêtre, et le prêtre l’évaluera » (Lévitique 27:8). Cela enseigne que quiconque est inclus dans la catégorie du placement, c’est-à-dire qui peut se tenir debout, est inclus dans la halakha de l’évaluation. Mais celui qui est à l’agonie n’est pas inclus dans la halakha de l’évaluation.
אִי הָכִי, מֵת נָמֵי תִּיפּוֹק לִי מִ״וְּהֶעֱמִיד וְהֶעֱרִיךְ״? הָכִי נָמֵי! וְאֶלָּא, ״נֶפֶשׁ״ ״נְפָשֹׁת״ לְמָה לִי? כִּדְבָעֵינַן לְמֵימַר קַמַּן.
La Guemara demande : Si c’est le cas, que je dérive aussi que les morts ne sont pas soumis à l’évaluation du même verset : « Alors il sera placé devant le prêtre, et le prêtre l’évaluera », puisque les morts ne peuvent pas se tenir debout. Pourquoi ai-je besoin de dériver cette halakha du fait que le verset a écrit : « personnes », au lieu de personne ? La Guemara répond que cela aussi, est correct, c’est-à-dire que la halakha concernant les morts est dérivée de ce même verset. Mais si tel est le cas, pourquoi ai-je besoin de la dérivation fondée sur la différence entre personne et « personnes » ? La Guemara répond que cela enseigne une halakha différente, comme nous allons l’indiquer ci-dessous, c’est-à-dire pour inclure un homme répugnant et une personne affligée de furoncles.
דָּבָר אַחֵר, ״נְפָשֹׁת״ — אֵין לִי אֶלָּא אֶחָד שֶׁהֶעֱרִיךְ אֶחָד, אֶחָד שֶׁהֶעֱרִיךְ מֵאָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״נְפָשֹׁת״.
La Guemara poursuit son examen de la baraita : Alternativement, comme le verset l’énonce : « Personnes », au pluriel, cela est interprété de la manière suivante. Si le verset n’avait écrit que : Une personne, j’aurais déduit seulement que cela s’applique à une personne qui a évalué une personne. D’où est-il déduit que même si une personne a évalué cent personnes, cela constitue également une évaluation valable ? Par conséquent, le verset énonce : « Personnes », au pluriel.
דָּבָר אַחֵר, ״נְפָשֹׁת״ — אֵין לִי אֶלָּא אִישׁ שֶׁהֶעֱרִיךְ, בֵּין אִישׁ בֵּין אִשָּׁה, אִשָּׁה שֶׁהֶעֱרִיכָה אִישׁ, וְאִשָּׁה שֶׁהֶעֱרִיכָה אִשָּׁה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״נְפָשֹׁת״.
La baraita continue : Alternativement, on peut interpréter la forme plurielle de « personnes » comme suit : Si le verset n’avait écrit que : Une personne, on aurait pu dire que je peux déduire seulement que cette halakha s’applique à un homme qui évalue n’importe qui, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, comme la section commence : « Lorsqu’un homme exprimera clairement un vœu » (Lévitique 27:2). D’où est-il déduit que la halakha des évaluations s’applique aussi à une femme qui a évalué un homme, ou une femme qui a évalué une femme ? Le même verset dit : « Vœu de personnes au Seigneur, selon ton évaluation » (Lévitique 27:2), pour inclure les femmes.
דָּבָר אַחֵר: ״נְפָשֹׁת״ — לְהָבִיא מְנוָּּול וּמוּכֵּה שְׁחִין. וְהָא אַפֵּיקְתֵּיהּ לְהָנָךְ!
La baraita continue : Alternativement, le mot « personnes » sert à inclure un homme repoussant et une personne affligée de furoncles. La Guemara demande : Mais vous avez déjà dérivé la halakha de ces cas, c’est-à-dire quelqu’un qui a évalué cent hommes ou une femme qui a évalué, à partir de « personnes ». Comment, dès lors, pouvez-vous dériver la halakha d’un homme repoussant et d’une personne affligée de furoncles à partir de ce même mot ?
הָנָךְ לָא צְרִיכִי קְרָא, מַאי טַעְמָא? כִּי שָׁקוּל הוּא, וְיָבוֹאוּ כּוּלָּם כִּי אִיצְטְרִיךְ קְרָא, לִמְנוָּּול וּמוּכֵּה שְׁחִין הוּא דְּאִצְטְרִיךְ.
La Guemara répond : Celles-ci ne nécessitent pas un autre verset. Quelle en est la raison ? Chacune de ces halakhot est équivalente aux autres, c’est-à-dire que chaque dérivation à partir du mot : Personne, est également valable. Cela enseigne qu’on peut évaluer un membre vital pour une personne, que les hommes comme les femmes peuvent faire un vœu d’évaluation, et qu’on peut faire le vœu de donner l’évaluation de plusieurs personnes. Il n’y a aucune raison de préférer l’une de ces dérivations aux autres. Et, par conséquent, toutes sont dérivées du mot : Personne. Lorsque le verset, c’est-à-dire le terme pluriel « personnes », est requis, il est requis seulement pour inclure un homme repoussant et un homme atteint de furoncles.
וְהָיָה עֶרְכְּךָ — לְרַבּוֹת טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס לְדָמִים. דָּמִים לְמָה לִי קְרָא? לֹא יְהֵא אֶלָּא דְּמֵי דִיקְלָא, אִילּוּ אָמַר ״דְּמֵי דִיקְלָא״ מִי לָא יָהֵיב?
§ La baraita enseigne également que l’expression : « Alors ton évaluation sera » (Lévitique 27:2), sert à inclure un tumtum et un hermaphrodite dans la halakha des estimations, malgré le fait qu’ils ne soient pas inclus dans la halakha des valuations. La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin d’un verset pour les inclure dans la halakha des estimations ? Même si cela n’était considéré que comme l’estimation d’un arbre ; si quelqu’un disait : L’estimation de cet arbre m’incombe, n’est-il pas tenu de donner son estimation ?
אָמַר רָבָא: לוֹמַר שֶׁנִּידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ.
Rava dit : Le verset sert à dire que un tumtum et un hermaphrodite sont évalués selon l’importance de la partie du corps que l’on a spécifiée. Si quelqu’un a fait le vœu de donner une partie vitale de son corps, il n’est pas seulement tenu de payer la valeur de cet organe, mais il doit donner la valeur de tout son corps.
סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: ״נֶדֶר בְּעֶרְכְּךָ״ כְּתִיב, כֹּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בַּעֲרָכִין — נִידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ, וְכֹל שֶׁאֵינוֹ בַּעֲרָכִין — אֵינוֹ נִידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ.
Comme il pourrait vous venir à l’esprit de dire que, puisque il est écrit dans le verset : « Un vœu de personnes au Seigneur, selon ton évaluation, » une personne qui est évaluée est mise en parallèle avec celle qui fait l’objet d’un vœu d’évaluations. Par conséquent, quiconque est inclus dans la catégorie des évaluations est également inclus dans la halakha consistant à être évalué selon l’importance de la partie du corps qu’il précise. Mais quiconque n’est pas inclus dans la catégorie des évaluations, tel qu’un tumtum et un hermaphrodite, n’est pas inclus dans la halakha consistant à être évalué selon l’importance de la partie du corps qu’il précise. Par conséquent, le verset enseigne que, bien qu’un tumtum et un hermaphrodite ne soient pas inclus dans les évaluations, ils sont néanmoins inclus dans la halakha consistant à être évalués selon l’importance de la partie du corps en question.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּדְלָא אִיתֵיהּ בַּעֲרָכִין, מִי נִידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ? וְהָתַנְיָא: ״רֹאשׁ עֶבֶד זֶה הֶקְדֵּשׁ״ הוּא וְהֶקְדֵּשׁ שׁוּתָּפִין בּוֹ, ״רֹאשׁ עֶבֶד מָכוּר לְךָ״ מְשַׁמְּנִין בֵּינֵיהֶם, ״רֹאשׁ חֲמוֹר זֶה הֶקְדֵּשׁ״ הוּא וְהֶקְדֵּשׁ שׁוּתָּפִין בּוֹ, ״רֹאשׁ חֲמוֹר מָכוּר לָךְ״ מְשַׁמְּנִין בֵּינֵיהֶם.
Abaye dit à Rava : Est-il vrai que celui qui n’est pas inclus dans les évaluations est néanmoins évalué selon l’importance de la partie du corps qu’il précise ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita que si quelqu’un dit : La tête de cet esclave est une propriété consacrée, lui et le trésor du Temple sont associés dans l’esclave tout entier. De même, si quelqu’un dit à un autre : La tête de cet esclave est vendue à toi, ils évaluent l’esclave et partagent la valeur entre eux. De même, si quelqu’un dit : La tête de cet âne est une propriété consacrée, lui et le trésor du Temple sont associés dans l’âne. Et si quelqu’un dit à un autre : La tête de cet âne est vendue à toi, ils évaluent l’âne et partagent la valeur entre eux.
״רֹאשׁ פָּרָה מָכוּר לְךָ״ — לֹא מָכַר אֶלָּא רֹאשָׁהּ שֶׁל פָּרָה. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִילּוּ: ״רֹאשׁ פָּרָה הֶקְדֵּשׁ״ אֵין לַהֶקְדֵּשׁ אֶלָּא רֹאשָׁהּ. וְאָמַר רַב פָּפָּא: דְּהָא מִזְדַּבַּן רֵישָׁא דְתוֹרָא בְּבֵי טַבָּחָא.
Mais si l’un dit à un autre : La tête de cette vache est vendue pour toi, il ne lui a vendu que la tête de la vache. De plus, même s’il dit : La tête de cette vache est une propriété consacrée, le trésor du Temple a la propriété seulement de la tête de la vache. Et Rav Pappa a dit : Cette différence entre ces cas est due au fait que la tête d’un bœuf est vendue séparément dans la boucherie.
וְהָא חֲמוֹר וּפָרָה לֵיתַנְהוּ בַּעֲרָכִין, וְאֵין נִידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ! וְלִיטַעְמָיךְ, תִּיקְשֵׁי לָךְ עֶבֶד, דְּאִיתֵיהּ בַּעֲרָכִין, וְאֵין נִידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ!
Abaye explique la difficulté qui découle de cette baraita : Mais n’est-ce pas la halakha selon laquelle un âne et une vache ne sont pas inclus dans les évaluations, et par conséquent ne sont pas évalués selon l’importance de la partie du corps mentionnée ? Si quelqu’un a consacré leurs têtes, leur corps entier n’est pas consacré. Rava dit à Abaye : Et selon ton raisonnement, selon lequel la halakha de l’évaluation d’après l’importance de la partie du corps spécifiée dépend de l’inclusion dans les évaluations, le cas d’un esclave devrait te poser une difficulté : Un esclave est inclus dans la halakha des évaluations, comme indiqué dans la michna, et pourtant la baraita enseigne qu’il n’est pas évalué selon l’importance de la partie du corps spécifiée.
אֶלָּא לָא קַשְׁיָא: הָא בְּקׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ, הָא בְּקׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת.
Au contraire, cela n’est pas difficile. Cettebaraita, qui affirme que dans le cas d’un esclave ou d’un âne seule la tête est consacrée, se rapporte à des objets consacrés afin d’acheter des offrandes pour l’autel. En revanche, cette autrebaraita, qui statue que dans le cas d’un tumtum il faut payer sa valeur entière, se rapporte à des objets consacrés pour l’entretien du Temple. Dans un tel cas, on l’évalue selon l’importance de la partie du corps qui est spécifiée. Ici, nous suivons le paradigme de l’évaluation, dont le paiement est lui aussi utilisé pour l’entretien du Temple.
בְּמַאי אוֹקֵימְתַּהּ, בְּקׇדְשֵׁי מִזְבַּח? אֵימָא סֵיפָא: וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִילּוּ אָמַר ״רֹאשׁ פָּרָה זוֹ הֶקְדֵּשׁ״ — אֵין לַהֶקְדֵּשׁ אֶלָּא רֹאשָׁהּ. אַמַּאי? תִּפְשׁוֹט קְדוּשָּׁה בְּכוּלַּהּ! מִי לָא תַּנְיָא: הָאוֹמֵר
La Guemara soulève une difficulté : De quelle manière as-tu interprété la baraita qui traite de la consécration de la tête d’un esclave ? Tu l’as interprétée comme traitant d’un cas d’objets consacrés afin d’acheter des offrandes pour l’autel. Mais si tel est le cas, énonce la clause finale : De plus, même s’il dit : La tête de cette vache est une propriété consacrée, le trésor du Temple n’a que la propriété de la tête de la vache. Selon cette interprétation, à savoir qu’il s’agit d’objets consacrés pour l’autel, pourquoi seule la tête est-elle consacrée ? Que sa sainteté se propage à toute la vache. N’est-il pas enseigné dans une baraita : Dans un cas où quelqu’un dit :

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