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מַאי? לְאֵתוֹיֵי נָשִׁים, וְכִדְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: נָשִׁים חַיָּיבוֹת בְּמִקְרָא מְגִילָּה, שֶׁאַף הֵן הָיוּ בְּאוֹתוֹ הַנֵּס.
quoi ? La Guemara répond : Ils servent à inclure les femmes, et cela est conforme à l’opinion de Rabbi Yehoshua ben Levi. Car Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Les femmes sont tenues à la mitsva de la lecture de la Meguila, car elles aussi ont été participantes à ce miracle.
״הַכֹּל חַיָּיבִין בְּזִימּוּן״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי נָשִׁים וַעֲבָדִים, דְּתַנְיָא: נָשִׁים מְזַמְּנוֹת לְעַצְמָן, וַעֲבָדִים מְזַמְּנִין לְעַצְמָן.
La Guemara demande : Qu’est-ce qui est ajouté par la décision de la baraita : Tout le monde est tenu de former un zimmun et de réciter la Grâce après les repas en groupe ? La Guemara répond : La baraita vient ajouter les femmes et les esclaves. Comme il est enseigné dans une baraita : Les femmes forment un zimmun pour elles-mêmes et les esclaves forment un zimmun pour eux-mêmes.
״הַכֹּל מִצְטָרְפִין לְזִימּוּן״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי קָטָן הַיּוֹדֵעַ לְמִי מְבָרְכִין, דְּאָמַר רַב נַחְמָן: יוֹדֵעַ לְמִי מְבָרְכִין — מְזַמְּנִין עָלָיו.
La Guemara demande en outre : Qu’est-ce qui est ajouté par la baraita : Tout le monde est inclus dans un zimoun ? Cela vient inclure un mineur qui sait à Qui on récite une bénédiction. Comme le dit Rav Naḥman : un mineur qui sait à Qui on récite une bénédiction est inclus dans un zimoun.
״הַכֹּל מִטַּמְּאִין בְּזִיבָה״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי תִּינוֹק בֶּן יוֹמוֹ, דְּתַנְיָא: ״אִישׁ״ — מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״? לְרַבּוֹת תִּינוֹק בֶּן יוֹם אֶחָד שֶׁמְטַמֵּא בְּזִיבָה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
§ La Guemara demande : Qu’est-ce qui est ajouté par la clause dans la michna (Zavim 2:1) : Tout le monde devient impur par le biais d’un écoulement semblable à la gonorrhée [ziva] ? Cela sert à ajouter que même un bébé d’un jour qui a un tel écoulement devient impur. Comme il est enseigné dans une baraita : Il aurait suffi que le verset dise : Un homme. Pourquoi le verset dit-il : « Quand tout homme a un écoulement de sa chair, son écoulement est impur » (Leviticus 15:2) ? Cela sert à inclure un bébé d’un jour qui a un tel écoulement, pour enseigner que même lui devient impur comme quelqu’un qui éprouve une ziva. C’est la déclaration de Rabbi Yehuda.
רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״וְהַזָּב אֶת זוֹבוֹ לַזָּכָר וְלַנְּקֵבָה״, ״לַזָּכָר״ — כֹּל שֶׁהוּא זָכָר, בֵּין קָטָן בֵּין גָּדוֹל, ״לַנְּקֵבָה״ — כֹּל שֶׁהִיא נְקֵבָה, בֵּין קְטַנָּה בֵּין גְּדוֹלָה. אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״? דִּבְּרָה תוֹרָה כִלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם.
Rabbi Yishmael, fils de Rabbi Yoḥanan ben Beroka, dit que cette amplification n’est pas nécessaire, car le verset déclare : « Et de ceux qui ont un écoulement, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme » (Lévitique 15:33). « Un homme » inclut quiconque est de sexe masculin, qu’il s’agisse d’un petit enfant ou d’un adulte ; « une femme » inclut quiconque est de sexe féminin, qu’il s’agisse d’une petite enfant ou d’une adulte. Si tel est le cas, pourquoi le verset déclare-t-il : « Tout homme » ? La Torah a parlé dans le langage des hommes, c’est-à-dire qu’il s’agit d’une manière normale de formuler la phrase, et l’on ne doit donc pas déduire une halakha du mot supplémentaire.
״הַכֹּל מִטַּמְּאִין בִּטְמֵא מֵת״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי קָטָן; סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: ״אִישׁ אֲשֶׁר יִטְמָא וְלֹא יִתְחַטָּא״ — ״אִישׁ״ אִין, קָטָן לָא, קָא מַשְׁמַע לַן: ״וְעַל הַנְּפָשׁוֹת אֲשֶׁר הָיוּ שָׁם״.
La Guemara demande : Qu’est-ce qui est ajouté par la baraita : Tous deviennent impurs par l’impureté transmise par un cadavre ? La baraita enseigne cela pour inclure un mineur. La Guemara développe : On pourrait penser que, puisque le verset déclare : « Mais l’homme qui deviendra impur et ne se purifiera pas » (Nombres 19:20), on devrait en déduire qu’un homme, c’est-à-dire un adulte, oui, devient impur, mais un mineur non. Par conséquent, le verset nous enseigne, dans le contexte de la purification avec l’eau de purification de l’impureté transmise par un cadavre : « Et il en fera aspersion sur la tente, sur tous les ustensiles, et sur les personnes qui étaient là » (Nombres 19:18). Cela indique que toutes les personnes qui étaient là sont devenues impures, quel que soit leur âge.
אֶלָּא, ״אִישׁ״ לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי קָטָן מִכָּרֵת.
La Guemara demande : Mais si c’est le cas, que vient exclure le terme « l’homme » ? La Guemara répond : Il vient exclure un mineur de l’excision du Monde à venir [karet], mentionnée dans ce verset : « Cette âme sera retranchée du milieu de l’assemblée, car il a souillé le Sanctuaire du Seigneur » (Nombres 19:20). En d’autres termes, le terme « l’homme » vient enseigner que si un mineur devient impur puis entre dans le Temple, il n’est pas passible de karet.
״הַכֹּל מִטַּמְּאִין בִּנְגָעִים״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי קָטָן. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: ״אִישׁ צָרוּעַ״ כְּתִיב — אִישׁ אִין, קָטָן לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara demande en outre : Qu’ajoute la décision de la michna (Nega’im 3:1) : Tous deviennent impurs à cause de marques de lèpre ? La Guemara répond : Cela vient inclure un mineur. Car on aurait pu penser dire que, puisque il est écrit dans le verset : « C’est un homme lépreux, il est impur » (Lévitique 13:44), cela enseigne qu’un homme, c’est-à-dire un adulte, oui, devient impur, mais un mineur non. Par conséquent, le tanna nous enseigne qu’un mineur devient impur au moyen de marques de lèpre.
וְאֵימָא הָכִי נָמֵי! אָדָם ״כִּי יִהְיֶה בְעוֹר בְּשָׂרוֹ״, מִכׇּל מָקוֹם.
La Guemara demande : Mais pourquoi ne pas dire que la halakha est effectivement ainsi, qu’un mineur ne devient pas impur au moyen de marques de lèpre ? La Guemara répond que le verset déclare : « Lorsqu’une personne aura sur la peau de sa chair » (Lévitique 13:2), afin d’inclure toutes les personnes, dans tous les cas, indépendamment de l’âge.
וְאֶלָּא ״אִישׁ״ לְמָה לִי? לְכִדְתַנְיָא: ״אִישׁ״ — אֵין לִי אֶלָּא אִישׁ, אִשָּׁה מִנַּיִן? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְהַצָּרוּעַ״ — הֲרֵי כָּאן שְׁנַיִם.
La Guemara demande : Mais dans ce cas, pourquoi ai-je besoin de l’expression : « C’est un homme lépreux » (Lévitique 13:44) ? La Guemara répond : Cela vient pour ce qui est enseigné dans une baraita : De l’expression « c’est un homme lépreux », je n’ai déduit que le cas d’un homme lépreux. D’où déduit-on que les marques de lèpre rendent également une femme impure ? Lorsque le verset suivant déclare : « Et le lépreux chez qui se trouve l’affection » (Lévitique 13:45), deux personnes sont indiquées ici, homme et femme, car ce verset n’avait pas besoin de répéter : « Et le lépreux », puisque le sujet de cette proposition était clair d’après le verset précédent.
אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ״? לָעִנְיָן שֶׁל מַטָּה — אִישׁ פּוֹרֵעַ וּפוֹרֵם, וְאֵין הָאִשָּׁה פּוֹרַעַת וּפוֹרֶמֶת.
Si tel est le cas, quelle est la signification lorsque le verset déclare : « Un homme lépreux » ? Cela fait référence à la question de savoir que le lépreux déchire ses vêtements et laisse pousser ses cheveux en désordre, comme il est indiqué dans le verset ci-dessous : « Ses vêtements seront déchirés, et les cheveux de sa tête seront laissés en désordre » (Lévitique 13:45). Le verset enseigne donc qu’un homme qui est lépreux laisse pousser ses cheveux et déchire ses vêtements, mais une femme qui est lépreuse ne laisse pas pousser ses cheveux et ne déchire pas ses vêtements.
״הַכֹּל רוֹאִין אֶת הַנְּגָעִים״, ״הַכֹּל כְּשֵׁרִין לִרְאוֹת אֶת הַנְּגָעִים״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי שֶׁאֵינוֹ בָּקִי בָּהֶן וּבִשְׁמוֹתֵיהֶן.
La Guemara demande : Qu’est-ce qui est ajouté par la décision de la baraita : Tout le monde peut examiner les marques de lèpre afin de les déclarer pures ou impures, ainsi que par la clause d’une autre baraita : Tout le monde est apte à examiner les marques de lèpre afin de les déclarer pures ou impures. La Guemara répond : Ces énoncés servent à ajouter un prêtre qui n’est pas expert dans la distinction entre elles, les différents types de marques de lèpre, et dans l’identification de leurs noms.
וְהָאָמַר מַר: אֵינוֹ בָּקִי בָּהֶן וּבִשְׁמוֹתֵיהֶן — אֵינוֹ רוֹאֶה אֶת הַנְּגָעִים! אָמַר רָבִינָא: לָא קַשְׁיָא, הָא דְּמַסְבְּרִי לֵיהּ וְסָבַר, הָא דְּמַסְבְּרִי לֵיהּ וְלָא סָבַר.
La Guemara demande : Mais le Maître n’a-t-il pas dit que tout prêtre qui n’est pas expert dans la distinction entre eux et dans l’identification de leurs noms n’est pas autorisé à examiner les marques de lèpre et à rendre une décision à leur sujet ? Ravina dit : Ce n’est pas difficile. Cette déclaration, selon laquelle le prêtre est apte, se rapporte à une situation , si on lui explique, il comprend ; tandis que cette autre déclaration, selon laquelle il n’est pas apte, se rapporte à un cas , même si on lui explique, il ne comprend toujours pas.
״הַכֹּל כְּשֵׁרִין לְקַדֵּשׁ״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְרַבִּי יְהוּדָה לְאֵתוֹיֵי קָטָן, וּלְרַבָּנַן לְאֵתוֹיֵי אִשָּׁה. דִּתְנַן: הַכֹּל כְּשֵׁרִין לְקַדֵּשׁ, חוּץ מֵחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן; רַבִּי יְהוּדָה מַכְשִׁיר בְּקָטָן, וּפוֹסֵל בְּאִשָּׁה וּבְאַנְדְּרוֹגִינוֹס.
§ La Guemara demande : Qu’est-ce qui est ajouté par l’énoncé de la michna (Para 5:4) : Tout le monde est apte à sanctifier les cendres de la vache rousse, c’est-à-dire à verser l’eau dessus ? La Guemara répond que selon Rabbi Yehouda l’énoncé sert à inclure un mineur, et selon les Sages, qui disqualifient un mineur, il sert à inclure une femme. Comme nous l’avons appris dans une michna (Para 5:4) : Tout le monde est apte à sanctifier les cendres de la vache rousse sauf un sourd-muet, un imbécile et un mineur. Rabbi Yehouda considère un mineur comme apte, mais considère une femme et un hermaphrodite, qui possède à la fois des caractéristiques masculines et féminines, comme inaptes.
״הַכֹּל כְּשֵׁירִין לְהַזּוֹת״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי עָרֵל, וְכִדְרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: עָרֵל שֶׁהִזָּה — הַזָּאָתוֹ כְּשֵׁרָה.
La Guemara demande : Qu’ajoute l’énoncé de la michna (Para 12:10) : Tout le monde est qualifié pour asperger les eaux de purification sur une personne rituellement impure par l’impureté transmise par un cadavre ? La Guemara répond que cela vient inclure un incirconcis. Et cela est conforme à l’opinion de Rabbi Elazar, comme le dit Rabbi Elazar : Si un incirconcis a aspergé l’eau de purification, son aspersion est valide.
״הַכֹּל שׁוֹחֲטִין״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? חֲדָא לְאֵתוֹיֵי כּוּתִי, וַחֲדָא לְאֵתוֹיֵי יִשְׂרָאֵל מְשׁוּמָּד.
La Guemara demande : Qu’est-ce qui est ajouté par la décision de la michna (Ḥullin 2a, 15b) : Tout le monde abat ? La Guemara explique que la michna enseigne cela une fois pour ajouter un Samaritain qui abat, c’est-à-dire que son abattage est valide. Et l’autre mention de cela sert à ajouter un Juif qui est un apostat [meshummad].
״הַכֹּל מַעֲלִין לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי?
La Guemara demande en outre : Qu’est-ce qui est ajouté par l’énoncé de la michna (Ketubot 110b) : Tout le monde peut contraindre les autres à monter en Eretz Yisrael, c’est-à-dire qu’une personne peut obliger sa famille et les membres de son foyer à immigrer en Eretz Yisrael ?

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