עֲשָׂרָה נְקָבִים הָיוּ בָּהּ, כׇּל אֶחָד וְאֶחָד מוֹצִיא עֲשָׂרָה מִינֵי זֶמֶר, נִמְצֵאת כּוּלָּהּ מוֹצִיאָה מֵאָה מִינֵי זֶמֶר. בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: הִיא אַמָּה וּגְבוֹהָ אַמָּה, וְקַתָּא יוֹצָא הֵימֶנָּה, וַעֲשָׂרָה נְקָבִים הָיוּ בָּהּ, כׇּל אֶחָד מוֹצִיא מֵאָה מִינֵי זֶמֶר, נִמְצֵאת כּוּלָּהּ מוֹצִיאָה אֶלֶף מִינֵי זֶמֶר. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: וְסִימָנָיךְ מַתְנִיתָא גּוּזְמָא.
Il y avait dix trous en lui et chacun et chacun émettait dix types de son. Il en ressort donc que l’instrument entier émettait cent types de son. Il a été enseigné dans une baraita : La magreifa avait une coudée de large et une coudée de haut, et un manche en dépassait. Elle était creuse et il y avait dix trous en elle et chacun produisait cent types de son. Il en ressort donc que l’instrument entier émettait mille types de son. Rav Naḥman bar Yitsḥak a dit : Et votre moyen mnémotechnique pour vous souvenir laquelle de ces deux déclarations a été dite par Shmuel et laquelle a été enseignée dans une baraita, c’est que la baraita s’exprime avec exagération, comme il est courant que les baraitot exagèrent les nombres.
וְעַבְדֵי כֹהֲנִים הָיוּ כּוּ׳. לֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמַאן דְּאָמַר עֲבָדִים הָיוּ קָסָבַר: עִיקַּר שִׁירָה בַּפֶּה, וּכְלִי לְבַסּוֹמֵי קָלָא הוּא דַּעֲבִידָא, וּמַאן דְּאָמַר לְוִיִּם הָיוּ קָסָבַר: עִיקַּר שִׁירָה בִּכְלִי!
§ La michna enseigne que les musiciens du Temple étaient des esclaves de prêtres selon Rabbi Meir, tandis que selon Rabbi Yossei ils étaient des Israélites de lignée pure, et selon Rabbi Ḥanina ben Antigonus ils étaient des Lévites. La Guemara suggère : Disons qu’ils sont en désaccord à ce sujet ; celui qui dit qu’ils étaient des esclaves soutient que la composante principale du chant dans le service du Temple est le chant avec la bouche, et la musique instrumentale était exécutée simplement pour adoucir le son du chant. Puisque la musique instrumentale n’est qu’un accompagnement, elle pouvait être exécutée par des esclaves. Et celui qui dit que les musiciens étaient des Lévites soutient que la composante principale du chant dans le service du Temple est la musique jouée avec des instruments. Par conséquent, les musiciens devaient être des Lévites, à qui incombait le chant faisant partie du service du Temple.
וְתִסְבְּרָא? רַבִּי יוֹסֵי מַאי קָסָבַר? אִי קָסָבַר: עִיקַּר שִׁירָה בַּפֶּה — עֲבָדִים סַגִּיא, אִי קָסָבַר: עִיקַּר שִׁירָה בִּכְלִי — לְוִיִּם בָּעֵינַן!
La Guemara répond : Et peux-tu comprendre la divergence de cette manière ? Selon cette proposition, que soutient Rabbi Yosei, qui dit que les musiciens étaient des Israélites de lignée pure ? S'il soutient que le composant principal du chant dans le service du Temple est le chant avec la bouche, alors il devrait être suffisant que des esclaves jouent des instruments. Pourquoi exigerait-il des Israélites de lignée pure ? Et s'il soutient que le composant principal du chant dans le service du Temple est la musique jouée avec des instruments, nous devrions exiger des Lévites pour jouer des instruments.
לְעוֹלָם קָסָבַר: עִיקַּר שִׁירָה בַּפֶּה, וְהָכָא בְּמַעֲלִין מִדּוּכָן לְיוּחֲסִין וּלְמַעַשְׂרוֹת קָמִיפַּלְגִי.
La Guemara répond : En réalité, Rabbi Yossei soutient que le composant principal du chant dans le service du Temple est le chant avec la bouche. Et ici, les tannaïm sont en désaccord sur la question de savoir si les musiciens du Temple peuvent être élevés de la plateforme musicale au statut présumé de lignée pure en matière de mariage et d’éligibilité à recevoir les dîmes lévitiques.
מַאן דְּאָמַר עֲבָדִים הָיוּ, קָסָבַר: אֵין מַעֲלִין מִדּוּכָן לֹא לְיוּחֲסִין וְלֹא לְמַעַשְׂרוֹת. מַאן דְּאָמַר לְוִיִּם הָיוּ, קָסָבַר: מַעֲלִין מִדּוּכָן בֵּין לְיוּחֲסִין בֵּין לְמַעַשְׂרוֹת. וּלְמַאן דְּאָמַר יִשְׂרְאֵלִים הָיוּ, קָסָבַר: מַעֲלִין מִדּוּכָן לְיוּחֲסִין וְלֹא לְמַעַשְׂרוֹת.
Celui qui dit que les musiciens étaient des esclaves soutient que l’on ne peut pas être élevé de la plateforme musicale du Temple au statut présumé de pure lignée en ce qui concerne le mariage et l’aptitude à recevoir les dîmes. Celui qui dit que les musiciens étaient des Lévites soutient que l’on est élevé de la plateforme à la fois au statut présumé de pure lignée et à l’aptitude à recevoir les dîmes. Et selon celui qui dit que les musiciens étaient des Israélites, il soutient que l’on est élevé de la plateforme au statut présumé de pure lignée mais non en ce qui concerne l’aptitude à recevoir les dîmes.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַשִּׁיר מְעַכֵּב אֶת הַקׇּרְבָּן, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר; וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ מְעַכֵּב.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita : Le chant que les Lévites entonnent pendant qu’une offrande communautaire est sacrifiée est une partie indispensable de l’offrande, ce qui signifie que, si les Lévites n’ont pas chanté, l’offrande est invalide. Telle est la déclaration de Rabbi Meïr. Et les Sages disent : Ce n’est pas indispensable.
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר? דְּאָמַר קְרָא: ״וָאֶתְּנָה אֶת הַלְוִיִּם נְתֻנִים לְאַהֲרֹן וּלְבָנָיו מִתּוֹךְ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל... וּלְכַפֵּר עַל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״, מָה כַּפָּרָה מְעַכֶּבֶת, אַף שִׁירָה מְעַכֶּבֶת.
La Guemara demande : Quel est le raisonnement de Rabbi Meir, c’est-à-dire d’où tire-t-il son opinion ? La Guemara répond : C’est comme le verset l’énonce : « Et J’ai donné les Lévites, ils sont donnés à Aaron et à ses fils d’entre les enfants d’Israël, pour accomplir le service des enfants d’Israël dans la Tente d’Assignation, et pour faire expiation pour les enfants d’Israël » (Nombres 8:19). Le verset compare l’expiation pour le peuple juif, causée par l’aspersion du sang des offrandes sur l’autel, au service des Lévites, qui est leur chant. Cela enseigne que, de même que l’expiation causée par l’aspersion du sang est un élément indispensable de l’offrande, de même le chant des Lévites est indispensable.
וְרַבָּנַן? הָהוּא לְאִידַּךְ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מָה כַּפָּרָה בַּיּוֹם, אַף שִׁירָה בַּיּוֹם.
La Guemara demande : Et qu’apprennent les Sages de la comparaison dans ce verset ? La Guemara répond : Cette comparaison sert à enseigner une autre halakha, qui a été énoncée par Rabbi Elazar, comme Rabbi Elazar le dit : De même que l’expiation obtenue par l’aspersion du sang doit avoir lieu pendant le jour, de même le chant doit être chanté pendant le jour.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מִנַּיִן לְעִיקַּר שִׁירָה מִן הַתּוֹרָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשֵׁרֵת בְּשֵׁם ה׳ אֱלֹהָיו״, אֵיזֶהוּ שֵׁירוּת שֶׁבְּשֵׁם? הֱוֵי אוֹמֵר: זֹה שִׁירָה.
Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : D'où est-il dérivé que l'exigence fondamentale d'accompagner les offrandes communautaires de chant s'applique selon la loi de la Torah ? Comme il est dit au sujet d'un Lévite qui sert dans le Temple : « Alors il servira avec le nom du Seigneur son Dieu » (Deutéronome 18:7). Quel est ce service qui est accompli avec le nom de Dieu ? Tu dois dire que c'est le chant, dans lequel les Lévites mentionnent et louent le nom de Dieu.
וְאֵימָא נְשִׂיאוּת כַּפַּיִם! מִדִּכְתִיב: ״לְשָׁרְתוֹ וּלְבָרֵךְ בִּשְׁמוֹ״, מִכְּלָל דְּבִרְכַּת כֹּהֲנִים לָאו שֵׁירוּת הִיא.
La Guemara objecte : Mais on peut dire que ce service au nom de Dieu fait référence à l’élévation des mains pour la Bénédiction sacerdotale, qui comprend elle aussi la mention du nom de Dieu. Si tel est le cas, le verset fait référence aux prêtres, et non aux lévites ordinaires. La Guemara répond : Du fait qu’il est écrit : « En ce temps-là, le Seigneur sépara la tribu de Lévi…pour Le servir et pour bénir en Son nom » (Deutéronome 10:8), on peut déduire par inférence que la Bénédiction sacerdotale n’est pas considérée comme un service, puisque le verset mentionne le service et la Bénédiction sacerdotale comme des rites distincts.
רַב מַתְנָה אָמַר מֵהָכָא: ״תַּחַת אֲשֶׁר לֹא עָבַדְתָּ אֶת ה׳ אֱלֹהֶיךָ בְּשִׂמְחָה וּבְטוּב לֵבָב״, אֵיזוֹ הִיא עֲבוֹדָה שֶׁבְּשִׂמְחָה וּבְטוּב לֵבָב? הֱוֵי אוֹמֵר: זֹה שִׁירָה. וְאֵימָא דִּבְרֵי תוֹרָה, דִּכְתִיב: ״פִּקּוּדֵי ה׳ יְשָׁרִים מְשַׂמְּחֵי לֵב״! ״מְשַׂמְּחֵי לֵב״ אִיקְּרִי, ״טוֹב״ לָא אִיקְּרִי.
Rav Mattana a dit que la source de l’exigence d’accompagner les offrandes du Temple par le chant est dérivée d’ici : « Parce que tu n’as pas servi l’Éternel, ton Dieu, avec joie et avec bonté de cœur » (Deutéronome 28:47). Quel est ce service de Dieu qui est accompli avec joie et avec bonté de cœur ? Tu dois dire que c’est le chant. La Guemara objecte : Mais on peut dire que ce service est l’étude des paroles de Torah, comme il est écrit : « Les préceptes de l’Éternel sont droits, ils réjouissent le cœur » (Psaumes 19:9). La Guemara explique : la Torah est en effet appelée une chose qui réjouit le cœur, mais elle n’est pas appelée « bonté ».
וְאֵימָא בִּכּוּרִים, דִּכְתִיב: ״וְשָׂמַחְתָּ בְכׇל הַטּוֹב״! ״טוֹב״ אִיקְּרִי, ״טוּב לֵבָב״ לָא אִיקְּרִי.
La Guemara objecte : Mais on peut dire que le service joyeux de Dieu mentionné ci-dessus est l’apport des premiers fruits, comme il est écrit dans ce contexte : « Et tu te réjouiras de tout le bien que l’Éternel, ton Dieu, t’a donné » (Deutéronome 26:11). La Guemara répond : Apporter les premiers fruits est en effet appelé bien, mais ce n’est pas appelé quelque chose qui implique la bonté du cœur.
אָמַר רַב מַתְנָה: מִנַּיִן לַבִּיכּוּרִים שֶׁטְּעוּנִין שִׁירָה? אָתְיָא ״טוֹב״ ״טוֹב״ מֵהָכָא.
La Guemara traite d’une question connexe. Rav Mattana dit : D’où est-il déduit que l’apport des premiers fruits au Temple requiert l’accompagnement de chant ? La Guemara répond : Cela est déduit d’ici, c’est-à-dire de l’exigence d’accompagner les offrandes communautaires par du chant, au moyen d’une analogie verbale du mot bonté dans le verset « Et avec bonté de cœur » et du mot bonté dans le verset « Tu te réjouiras de toute la bonté ».
אִינִי? וְהָא אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: מִנַּיִן שֶׁאֵין אוֹמְרִים שִׁירָה אֶלָּא עַל הַיַּיִן? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַתֹּאמֶר לָהֶם הַגֶּפֶן הֶחֳדַלְתִּי אֶת תִּירוֹשִׁי הַמְשַׂמֵּחַ אֱלֹהִים וַאֲנָשִׁים״, אִם אֲנָשִׁים מְשַׂמֵּחַ, אֱלֹהִים בַּמֶּה מְשַׂמֵּחַ? מִכָּאן שֶׁאֵין אוֹמְרִים שִׁירָה אֶלָּא עַל הַיַּיִן.
La Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? Mais Rabbi Shmuel bar Naḥmani ne dit-il pas que Rabbi Yonatan a dit : D’où est-il dérivé que les chants de louange dans le Temple ne sont récités que sur le vin de libation accompagnant le sacrifice ? Comme il est dit : « Et la vigne répondit : Devrais-je abandonner mon vin, qui réjouit Dieu et les hommes, pour aller me balancer au-dessus des arbres » (Juges 9:13). S’il est clair que le vin réjouit les hommes, de quelle manière réjouit-il Dieu ? Au contraire, on déduit d’ici que les chants de louange dans le Temple ne sont récités que sur le vin de libation, et c’est ce chant qui réjouit Dieu. Cela est difficile, car puisqu’il n’y a pas de libation de vin associée à l’apport des prémices, comment peut-il être accompagné de chant ?
מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ, כִּדְתָנֵי רַבִּי יוֹסֵי: ״פְּרִי אַתָּה מֵבִיא, וְאִי אַתָּה מֵבִיא מַשְׁקִין״; הֵבִיא עֲנָבִים וּדְרָכָן, מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תָּבִיא״.
La Guemara répond : On peut trouver des cas où les prémices sont apportées sous forme de vin, comme l’enseigne Rabbi Yossei : Le verset déclare au sujet des prémices : « Tu prendras des prémices de tout le fruit de la terre, que tu apporteras de ton pays » (Deutéronome 26:2). Puisque le verset mentionne le « fruit », tu dois apporter le fruit lui-même comme offrande de prémices, et tu ne peux pas l’apporter sous forme de boissons. Si quelqu’un a apporté des raisins et les avait déjà pressés pour en faire du vin, d’où est-il déduit qu’il s’est acquitté de son obligation d’offrir ses prémices ? Le verset déclare : « tu apporteras de ton pays ». Cette expression apparemment superflue vient enseigner que si quelqu’un apporte du vin pour la mitsva des prémices, il s’est acquitté de son obligation.
חִזְקִיָּה אָמַר מֵהָכָא: ״וּכְנַנְיָהוּ שַׂר הַלְוִיִּם יָשׂוֹר בַּמַּשָּׂא כִּי מֵבִין הוּא״, אַל תִּיקְרֵי ״יָשׂוֹר״ אֶלָּא ״יָשִׁיר״.
La Guemara présente une autre source à l’exigence selon laquelle le chant des Lévites doit accompagner le service sacrificiel dans le Temple. Ḥizkiyya dit que cette obligation est dérivée d’ici : « Et Kenania, chef des Lévites… était maître dans l’élévation, car il était habile » (I Chroniques 15:22). Ne lis pas cela comme « il était maître [yasor] dans l’élévation », mais plutôt : Il chantera [yashir] avec l’élévation de sa voix.
בִּלְוָוטֵי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, מֵהָכָא: ״לַעֲבוֹד עֲבוֹדַת עֲבוֹדָה״, אֵיזֶהוּ עֲבוֹדָה שֶׁצְּרִיכָה עֲבוֹדָה? הֱוֵי אוֹמֵר: זוֹ שִׁירָה.
Le Sage nommé Balvatei a dit que Rabbi Yoḥanan a dit que l’exigence selon laquelle les Lévites doivent accompagner les offrandes du Temple par le chant est dérivée d’ici : Le verset déclare au sujet des Lévites : « Quiconque entrait pour faire le travail du service » (Nombres 4:47). Quel travail doit être accompli conjointement avec un autre service ? Tu dois dire que c’est le chant.
רַבִּי יִצְחָק אָמַר מֵהָכָא: ״שְׂאוּ זִמְרָה וּתְנוּ תֹף כִּנּוֹר נָעִים עִם נָבֶל״. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר מֵהָכָא: ״הֵם יִשְׂאוּ קוֹלָם יָרֹנּוּ בִּגְאוֹן ה׳ צָהֲלוּ מִיָּם״.
Rabbi Yitzḥak dit que l’exigence d’accompagner les offrandes du Temple par un chant est dérivée d’ici : « Chantez à haute voix à Dieu…Faites monter la mélodie et résonner le tambourin, la douce harpe avec la lyre » (Psaumes 81:2–3). Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit que l’obligation est dérivée d’ici : « Ceux de là-bas élèvent leur voix, ils chantent de joie ; pour la majesté du Seigneur ils poussent des cris depuis la mer » (Isaïe 24:14).
וְתַנָּא מַיְיתֵי לַהּ מֵהָכָא: ״וְלִבְנֵי קְהָת לֹא נָתָן כִּי עֲבוֹדַת הַקֹּדֶשׁ עֲלֵיהֶם בַּכָּתֵף יִשָּׂאוּ״, מִמַּשְׁמָע שֶׁנֶּאֱמַר ״בַּכָּתֵף״ אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁ״יִּשְׂאוּ״? מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״יִשָּׂאוּ״? אֵין ״יִשָּׂאוּ״ אֶלָּא לְשׁוֹן שִׁירָה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״שְׂאוּ זִמְרָה וּתְנוּ תֹף״, וְאוֹמֵר: ״יִשְּׂאוּ קוֹלָם יָרוֹנּוּ וְגוֹ׳״.
Et un tanna cite une dérivation pour l’exigence selon laquelle les Lévites accompagnent les offrandes du Temple par un chant d’ici : « Mais aux fils de Kehath il ne donna rien, car le service des choses saintes leur appartenait : ils les portaient [yisa’u] sur leurs épaules » (Nombres 7:9). Par déduction de ce qui est dit, « sur leurs épaules », ne sais-je pas qu’ils les portaient ? Pourquoi faut-il que le verset dise « yisa’u » ? Le terme « yisa’u » n’est pas énoncé ici au sens de « ils les portaient », mais plutôt comme une expression de chant. Et de même, le verset dit : « Entonnez [se’u] la mélodie, et faites résonner le tambourin », et un autre verset dit : « Ils élèvent [yisu] leur voix, ils chantent de joie. »
חֲנַנְיָא בֶּן אֲחִי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אָמַר, מֵהָכָא: ״מֹשֶׁה יְדַבֵּר וְהָאֱלֹהִים יַעֲנֶנּוּ בְקוֹל״,
Ḥananya, fils du frère de Rabbi Yehoshua, dit que l’obligation pour les Lévites de chanter dans le Temple est dérivée d’ici : « Moïse parlait, et Dieu lui répondait par une voix » (Exode 19:19).