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עַל עִסְקֵי קוֹל. רַב אָשֵׁי אָמַר, מֵהָכָא: ״וַיְהִי כְאֶחָד לַמְחַצְּצרִים וְלַמְשֹׁרְרִים לְהַשְׁמִיעַ קוֹל אֶחָד״.
Cela indique que Dieu répondit à Moïse, qui était lévite, en lui ordonnant au sujet de questions relatives à la voix, c’est-à-dire que les lévites doivent accompagner les sacrifices par le chant. Rav Ashi dit que l’obligation pour les lévites de chanter dans le Temple est dérivée d’ici : « Il arriva que, lorsque les trompettes et les chantres étaient comme un seul, pour faire entendre un seul son afin de louer et de remercier le Seigneur » (II Chroniques 5:13). Cela indique que, de même qu’il existe une obligation de sonner des trompettes pendant le sacrifice des offrandes communautaires (voir Nombres 10:10), il existe également une obligation pour les lévites de chanter.
רַבִּי יוֹנָתָן אָמַר מֵהָכָא: ״וְלֹא יָמוּתוּ גַם הֵם גַּם אַתֶּם״ — מָה אַתֶּם בַּעֲבוֹדַת מִזְבֵּחַ, אַף הֵם בַּעֲבוֹדַת מִזְבֵּחַ.
Rabbi Yonatan dit que l’obligation pour les Lévites de chanter dans le Temple est dérivée d’ici : La Torah ordonne aux prêtres au sujet des Lévites : « Ils ne s’approcheront pas de l’autel, afin qu’ils ne meurent pas, ni eux ni vous » (Nombres 18:3). Le verset met les Lévites sur un pied d’égalité avec les prêtres, indiquant que de même que vous, les prêtres, êtes tenus d’accomplir le service sur l’autel, eux aussi, les Lévites, sont tenus d’accomplir un service lié à l’autel, c’est-à-dire le chant qui accompagne les offrandes.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: ״וְלֹא יָמוּתוּ גַם הֵם גַּם אַתֶּם״ — אַתֶּם בְּשֶׁלָּהֶם וְהֵם בְּשֶׁלָּכֶם בְּמִיתָה, הֵם בְּשֶׁלָּהֶם אֵינָן בְּמִיתָה אֶלָּא בְּאַזְהָרָה.
Une dérivation de halakhot fondée sur la comparaison entre les prêtres et les Lévites dans ce verset est également enseignée dans une baraita : Il est dit : « Afin qu’ils ne meurent pas, ni eux ni vous. » Cela indique que si vous, les prêtres, accomplissez leurs fonctions, c’est-à-dire les fonctions des Lévites, ou eux, les Lévites, accomplissent les vôtres, par exemple les rites sacrificiels, l’auteur de l’acte est passible de mort par la main du Ciel. Mais si eux, les Lévites, accomplissent une fonction qui appartient à un autre groupe de Lévites, mais qui reste néanmoins un devoir leur incombant, c’est-à-dire des Lévites en général, par exemple si des Lévites chargés d’ouvrir et de fermer les portes du Temple décident plutôt de chanter, ils ne sont pas punis de mort ; au contraire, ils n’ont fait que violer une interdiction.
אָמַר אַבָּיֵי: נְקִיטִינַן, מְשׁוֹרֵר שֶׁשִּׁיעֵר בְּשֶׁל חֲבֵירוֹ בְּמִיתָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהַחֹנִים לִפְנֵי הַמִּשְׁכָּן קֵדְמָה לִפְנֵי אֹהֶל מוֹעֵד וְגוֹ׳ וְהַזָּר הַקָּרֵב יוּמָת״. מַאי זָר? אִילֵּימָא זָר מַמָּשׁ — הָכְתִיב חֲדָא זִימְנָא! אֶלָּא לָאו זָר דְּאוֹתָהּ עֲבוֹדָה.
Abaye a dit : Nous soutenons qu’un Lévite désigné pour servir comme chanteur qui, au lieu de cela, a servi dans une autre fonction lévitique comme portier est passible de mort, comme il est dit : « Et ceux qui campaient devant le Tabernacle à l’est, devant la Tente d’assignation vers le lever du soleil, étaient Moïse, Aaron et ses fils, gardant la charge du Sanctuaire, pour la charge des enfants d’Israël ; et l’étranger qui s’approcherait serait mis à mort » (Nombres 3:38). Quel est le sens du terme « étranger » dans ce verset ? Si nous disons qu’il s’agit d’un véritable étranger, c’est-à-dire un non-Lévite, n’est-il pas déjà écrit ailleurs qu’il est passible de mort (voir Nombres 3:10) ? Au contraire, ce n’est pas son sens ; il désigne plutôt quelqu’un qui est Lévite mais qui est étranger à ce service.
מֵיתִיבִי: מְשׁוֹרֵר שֶׁשִּׁיעֵר וּמְשׁוֹעֵר שֶׁשּׁוֹרֵר, אֵינָן בְּמִיתָה אֶלָּא בְּאַזְהָרָה!
La Guemara soulève une objection à l’affirmation d’Abaye à partir d’une baraita : Un chanteur qui a servi comme portier et un portier qui a chanté ne sont pas punis de mort ; plutôt, ils n’ont fait que transgresser une interdiction.
תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בַּר חֲנַנְיָה שֶׁהָלַךְ לְסַיֵּיעַ בְּהַגָּפַת דְּלָתוֹת אֵצֶל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן גּוּדְגְּדָא, אָמַר לוֹ: בְּנִי, חֲזוֹר לַאֲחוֹרֶיךָ, שֶׁאַתָּה מִן הַמְשׁוֹרְרִים וְלֹא מִן הַמְשׁוֹעֲרִים.
La Guemara explique que cette question est un différend entre tannaïm, comme cela est enseigné dans une baraita : Il y eut un incident impliquant Rabbi Yehoshua bar Ḥananya, un Lévite, qui alla voir Rabbi Yoḥanan ben Gudgeda, également Lévite, afin d’aider à fermer les portes du Temple. Rabbi Yoḥanan ben Gudgeda lui dit : Mon fils, retourne en arrière, car tu es parmi les chanteurs et non parmi les portiers.
מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר: מִיתָה הִיא, וּגְזַרוּ בַּהּ רַבָּנַן, וּמָר סָבַר: אַזְהָרָה הִיא, וְלָא גְּזַרוּ בַּהּ?
La Guemara analyse la baraita : Quoi, n’est-ce pas le cas que ces deux Sages lévites sont en désaccord à ce sujet, à savoir que l’un des Sages, Rabbi Yoḥanan ben Gudgeda, soutient que si un lévite qui est chanteur ferme la porte tout seul, c’est une interdiction passible de mort, et par conséquent les Sages ont décrété qu’un lévite qui est chanteur ne devrait même pas aider les portiers à fermer les portes ; et l’un des Sages, Rabbi Yehoshua bar Ḥananya, soutient que c’est une interdiction qui n’est pas passible de mort, et par conséquent les Sages n’ont pas décrété qu’un lévite qui est chanteur ne devrait pas aider les portiers à fermer les portes ?
דְּכוּלֵּי עָלְמָא אַזְהָרָה הִיא, מָר סָבַר: מְסַיֵּיעַ גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן, וּמָר סָבַר: לָא גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן.
La Guemara répond : Non, ce n’est pas nécessairement la bonne analyse de la baraita. Au contraire, tout le monde s’accorde à dire qu’un Lévite qui accomplit seul la tâche d’un autre Lévite commet une interdiction qui n’est pas passible de mort. Un Sage soutient que les Sages ont néanmoins décrété qu’un Lévite qui est chanteur ne doit même pas aider les portiers, tandis qu’un autre Sage soutient que les Sages n’ont pas décrété qu’un Lévite qui est chanteur ne doit pas aider les portiers à fermer les portes.
בָּעֵי רַבִּי אָבִין: עוֹלַת נִדְבַת צִיבּוּר טְעוּנָה שִׁירָה אוֹ אֵינָהּ טְעוּנָה שִׁירָה? ״עֹלֹתֵיכֶם״ אָמַר רַחֲמָנָא, אַחַת עוֹלַת חוֹבָה וְאַחַת עוֹלַת נְדָבָה, אוֹ דִלְמָא ״עוֹלוֹתֵיכֶם״ דְּכוּלְּהוּ יִשְׂרָאֵל קָאָמַר רַחֲמָנָא?
§ Rabbi Avin soulève un dilemme : Est-ce qu’un holocauste volontaire communautaire requiert un chant ou ne requiert pas de chant ? Il explique les deux aspects du dilemme : Le Miséricordieux déclare dans la Torah : « Vous sonnerez des trompettes sur vos holocaustes » (Nombres 10:10). Le terme « holocaustes » inclut-il à la fois un holocauste obligatoire et un holocauste volontaire, ou peut-être que le Miséricordieux dit que les trompettes et le chant doivent accompagner les holocaustes de l’ensemble du peuple juif, c’est-à-dire qu’il doit s’agir d’holocaustes constituant une obligation du peuple ?
תָּא שְׁמַע, וַיֹּאמֶר: ״חִזְקִיָּהוּ לְהַעֲלוֹת הָעוֹלָה עַל הַמִּזְבֵּחַ, וּבְעֵת הֵחֵל הָעוֹלָה הֵחֵל שִׁיר ה׳ וְהַחֲצוֹצְרוֹת עַל יְדֵי כְּלֵי שִׁיר דָּוִד מֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל״. הַאי שִׁירָה מַאי עֲבִידְתַּהּ? אִילֵּימָא דְּעוֹלַת חוֹבָה, לְמָה לֵיהּ אִימְּלוֹכֵי? אֶלָּא לָאו דְּעוֹלַת נְדָבָה.
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve tirée d’un verset : « Et Ézéchias ordonna d’offrir l’holocauste sur l’autel, et lorsque l’holocauste commença, le chant du Seigneur commença aussi, ainsi que les trompettes, avec les instruments de David, roi d’Israël…Et le roi Ézéchias et les princes ordonnèrent aux Lévites de chanter des louanges au Seigneur » (II Chroniques 29:27–30). La Guemara analyse la description de ce service : Ce chant, quel était son but ? Si nous disons qu’il accompagnait un holocauste obligatoire offert ce jour-là, pourquoi devaient-ils demander l’autorisation d’Ézéchias ? Pourquoi Ézéchias devait-il donner un ordre spécifique pour qu’ils accompagnent cette offrande de chant ? Au contraire, n’est-ce pas le cas que ce chant servait à accompagner l’holocauste volontaire qu’Ézéchias offrit ce jour-là ?
אָמַר רַב יוֹסֵף: לֹא, עוֹלַת רֹאשׁ חוֹדֶשׁ הֲוָה, וְקָא מִיבַּעְיָא לְהוּ מִי הוּקְבַּע רֹאשׁ חֹדֶשׁ בִּזְמַנּוֹ דְּלִיקְרַב אוֹ לָא.
Rav Yosef dit : Non, ce jour-là était une nouvelle lune, et c’était l’holocauste additionnel de la nouvelle lune, un holocauste obligatoire, qui était accompagné du chant. Quant à la nécessité de l’approbation d’Ézéchias, l’explication est la suivante : c’était le trentième jour suivant la nouvelle lune précédente, et ils lui demandaient si la nouvelle lune actuelle avait été fixée en son temps, c’est-à-dire ce jour-là, afin que l’holocauste de la nouvelle lune soit offert, ou si la nouvelle lune n’avait pas été proclamée ce jour-là. Ézéchias précisa que le tribunal avait proclamé la nouvelle lune et qu’ils devaient donc offrir l’offrande.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ הָכִי? וְהָכְתִיב ״בַּיּוֹם שִׁשָּׁה עָשָׂר לַחֹדֶשׁ הָרִאשׁוֹן וְגוֹ׳״, ״וַיֹּאמֶר חִזְקִיָּהוּ לְהַעֲלוֹת הָעוֹלָה עַל הַמִּזְבֵּחַ״!
Abaye dit à Rav Yosef : Et comment peux-tu dire que ce jour-là était la nouvelle lune ? N’est-il pas écrit : « Le seizième jour du premier mois » (II Chroniques 29:17), et plus loin, dans ce contexte, il est dit : « Et Ézéchias ordonna d’offrir l’holocauste sur l’autel » ?
אֶלָּא אָמַר רָמֵי בְּרֵיהּ דְּרַב יֵיבָא: כֶּבֶשׂ הַבָּא עִם הָעוֹמֶר קָמִיבַּעְיָא לְהוּ, מִי קָבַע רֹאשׁ חֹדֶשׁ בִּזְמַנּוֹ דְּלִיקְרַיב אוֹ לָא?
Au contraire, Rami, fils de Rav Yeiva, dit : La question qu’ils posaient à Ézéchias concernait l’agneau de l’holocauste communautaire obligatoire qui accompagne l’omer, c’est-à-dire l’offrande d’orge apportée le seizième jour du premier mois, Nissan. Ils demandèrent : La nouvelle lune de Nissan a-t-elle été fixée en son temps correct, ce qui signifie que nous sommes bien maintenant le seizième de Nissan et que l’offrande de l’omer ainsi que l’agneau apporté avec elle doivent être sacrifiés, ou n’était-ce pas réellement le seizième de Nissan ?
מַתְקֵיף לַהּ רַב אַוְיָא: וְלִיחְזֵי פֶּסַח הֵיכִי עָבֵיד, מַצָּה הֵיכִי אָכֵיל!
Rav Avya objecte à cette explication : Comment est-il possible qu’ils n’aient pas été sûrs qu’il s’agissait du seizième de Nisan ? Qu’ils voient comment l’offrande pascale était accomplie le quatorze de Nisan et comment la matza était mangée la nuit suivante. Le seizième de Nisan pouvait facilement être déterminé d’après le moment où ces mitsvot étaient accomplies.
אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: מִידֵּי דְּהָוֵה אַשְּׁלִיחָא דְצִיבּוּרָא דְּמִמְּלִיךְ. הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, אֲפִילּוּ תֵּימָא עוֹלַת חוֹבָה, מִידֵּי דְּהָוֵה אַשְּׁלִיחָא דְצִיבּוּרָא דְּמִמְּלִיךְ.
Au contraire, Rav Ashi a dit : Ils demandèrent la permission à Ézéchias avant de sacrifier l’agneau qui accompagne l’offrande du omer, tout comme c’est le cas pour un officiant de prière, qui, en signe de respect, demande la permission à l’assemblée avant de la diriger dans la prière. De même, le peuple demanda la permission à Ézéchias comme geste formel de respect, et non parce qu’il avait besoin de son avis. La Guemara note : Maintenant que tu es parvenu à cette explication, tu peux même dire qu’il s’agissait d’un holocauste obligatoire ordinaire, par exemple l’offrande quotidienne, et ils demandèrent la permission à Ézéchias avant de le sacrifier, tout comme c’est le cas pour un officiant de prière, qui demande la permission à l’assemblée avant de la diriger dans la prière.
תָּא שְׁמַע: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: מְגַלְגְּלִין זְכוּת לְיוֹם זַכַּאי, וְחוֹבָה לְיוֹם חַיָּיב.
La Guemara n’a toujours pas prouvé si un holocauste volontaire communautaire doit ou non être accompagné de chant. La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve tirée de la baraita suivante. Rabbi Yossei dit : Une chose heureuse survient un jour propice, et une chose néfaste un jour néfaste.
אָמְרוּ: כְּשֶׁחָרַב הַבַּיִת בָּרִאשׁוֹנָה, אוֹתוֹ הַיּוֹם תִּשְׁעָה בְּאָב הָיָה, וּמוֹצָאֵי שַׁבָּת הָיָה, וּמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית הָיְתָה, וּמִשְׁמַרְתּוֹ שֶׁל יְהוֹיָרִיב הָיְתָה, וְהָיוּ כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם עוֹמְדִים עַל דּוּכָנָן וְאוֹמְרִים שִׁירָה, וּמָה שִׁירָה אָמְרוּ? ״וַיָּשֶׁב עֲלֵיהֶם אֶת אוֹנָם וּבְרָעָתָם יַצְמִיתֵם״, וְלֹא הִסְפִּיקוּ לוֹמַר ״יַצְמִיתֵם ה׳ אֱלֹהֵינוּ״ עַד שֶׁבָּאוּ גּוֹיִם וּכְבָשׁוּם, וְכֵן בַּשְּׁנִיָּה.
Comme les Sages l’ont dit : lorsque le Temple fut détruit pour la première fois, ce jour-là était le Neuf Av, une date à laquelle plusieurs calamités s’étaient déjà produites ; et c’était à l’issue du Shabbat, c’est-à-dire le jour après le Shabbat, un dimanche ; et c’était l’année suivant une année sabbatique ; et c’était la semaine de la garde sacerdotale de Yehoyariv ; et les prêtres et les Lévites se tenaient sur leur estrade et chantaient un chant. Et quel chant chantaient-ils ? Ils chantaient le verset : « Et Il fit retomber sur eux leur propre iniquité, et Il les retranchera par leur propre mal » (Psaumes 94:23). Et ils ne parvinrent pas à réciter la fin de ce verset : « Le Seigneur notre Dieu les retranchera », avant que des gentils ne viennent et ne les conquièrent. Et de même, la même chose se produisit lorsque le Second Temple fut détruit.
הַאי שִׁירָה מַאי עֲבִידְתַּיהּ? אִילֵּימָא דְּעוֹלַת חוֹבָה, מִי הֲוַאי? בְּשִׁבְעָה עָשָׂר בְּתַמּוּז בָּטַל הַתָּמִיד! אֶלָּא לָאו דְּעוֹלַת נְדָבָה.
La Guemara analyse la baraita : Ce chant, quel était son but ? Si nous disons qu'il accompagnait un holocauste obligatoire, y avait-il à ce moment-là un holocauste communautaire obligatoire offert ? L'offrande quotidienne avait déjà cessé d'être offerte, en raison d'un manque d'animaux, le dix-sept Tamouz, trois semaines avant le Neuf Av. Au contraire, n'est-il pas correct de dire que ce chant accompagnait un holocauste volontaire ?
וְתִסְבְּרַאּ?! מַאי שְׁנָא דְּעוֹלַת חוֹבָה דְּלָא הֲוַאי, וּמַאי שְׁנָא דְּעוֹלַת נְדָבָה דַּהֲוַאי? הָא לָא קַשְׁיָא: בֶּן בָּקָר אַקְרַאי בְּעָלְמָא הוּא דְּאִיתְרְמִיא לְהוּ.
La Guemara demande : Et pouvez-vous comprendre que tel soit le cas ? Qu’y a-t-il de différent dans un holocauste obligatoire, qui n’a pas été sacrifié à ce moment-là parce qu’ils n’avaient pas d’animaux à apporter, et qu’y a-t-il de différent dans un holocauste volontaire, qui a été sacrifié ? De même qu’il n’y avait pas d’animaux disponibles pour les offrandes obligatoires, il n’y en avait pas non plus pour les holocaustes volontaires. La Guemara répond : Cela n’est pas difficile. Un jeune taureau, qui ne peut pas être sacrifié comme l’offrande quotidienne, pour laquelle des agneaux sont requis, leur est parvenu simplement par hasard, et ils l’ont sacrifié comme un holocauste volontaire. Cela indique que les Lévites sont tenus de chanter en accompagnement du sacrifice d’un holocauste volontaire communautaire.
אָמַר רָבָא, וְאִיתֵּימָא רַב אָשֵׁי: וְתִסְבְּרָא, שִׁירָה דְּיוֹמֵיהּ ״לַה׳ הָאָרֶץ וּמְלוֹאָהּ״, וַיָּשֶׁב עֲלֵיהֶם אֶת אוֹנָם — בְּשִׁיר דְּאַרְבְּעָה בְּשַׁבָּת הוּא! אֶלָּא אִילְיָיא בְּעָלְמָא הוּא דִּנְפַל לְהוּ בְּפוּמַּיְיהוּ.
Rava a dit, et certains disent Rav Ashi a dit : Et comment pouvez-vous comprendre la description de la destruction citée dans la baraita ? Le chant du jour pour le dimanche, qui est le jour où la baraita dit que le Temple a été détruit, est le psaume qui commence : « À la Torah appartient la terre et tout ce qu’elle contient » (Psaumes 24:1). Pourtant, le verset que la baraita dit que les Lévites chantaient, « Et Il fit retomber sur eux leur propre iniquité », se trouve dans le chant du mercredi, et non dans le chant du dimanche. Au contraire, ce n’était qu’une lamentation funeste [eiliyya] qui leur vint à la bouche, et non un véritable chant récité sur une offrande.
וְהָא ״עוֹמְדִין עַל דּוּכָנָן״ קָתָנֵי! כִּדְרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר: אוֹמֵר שֶׁלֹּא עַל הַקׇּרְבָּן. אִי הָכִי, בְּעוֹלַת נְדָבָה נָמֵי לֵימָא? נָפֵיק מִינַּהּ חוּרְבָּא.
La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné dans la baraita que les Lévites se tenaient sur leur estrade près de l’autel, là où ils se tenaient lorsqu’ils chantaient pour accompagner les offrandes ? La Guemara répond : Cela peut s’expliquer conformément à l’opinion de Reish Lakish, qui dit : Les Lévites sont autorisés à réciter des chants sur l’estrade même lorsque ce n’est pas pour une offrande. La Guemara demande : Si tel est le cas, si les Lévites peuvent réciter des chants sur l’estrade à leur gré, qu’ils récitent aussi un chant pour une offrande volontaire d’holocauste, même si cela n’est pas requis. La Guemara répond : Cela pourrait entraîner un incident, car les Lévites pourraient supposer que, de même que chanter pour une offrande volontaire d’holocauste est facultatif, chanter pour une offrande obligatoire d’holocauste est également facultatif.
מַאי הֲוָה עֲלַהּ? תָּא שְׁמַע, דְּתָנֵי רַב מָרִי בְּרֵיהּ דְּרַב כָּהֲנָא: ״עַל עֹלֹתֵיכֶם וְעַל זִבְחֵי שַׁלְמֵיכֶם״.
La question de savoir si un chant doit être récité pour un holocauste volontaire communautaire n’a toujours pas été résolue. La Guemara demande : Quelle en a été l’issue, c’est-à-dire quelle est la résolution de cette question ? La Guemara répond : Viens et écoute une preuve, car Rav Mari, fils de Rav Kahana, enseigne que le verset : « Vous sonnerez des trompettes sur vos holocaustes et sur les sacrifices de vos offrandes de paix » (Nombres 10:10), rapproche les holocaustes des offrandes de paix, ce qui indique qu’il existe entre eux une comparaison pertinente en ce qui concerne la sonnerie des trompettes et, par extension, le chant.
מָה עוֹלָה קוֹדֶשׁ קָדָשִׁים — אַף שְׁלָמִים קוֹדֶשׁ קֳדָשִׁים, וּמָה שְׁלָמִים קָבוּעַ לָהֶם זְמַן — אַף עוֹלָה קָבוּעַ לָהּ זְמַן.
Il faut tirer deux conclusions de cette comparaison : De même que l’holocauste est une offrande de l’ordre le plus sacré, de même l’offrande de paix qui doit être accompagnée de chant est une offrande qui est de l’ordre le plus sacré, et la seule offrande de paix de ce type est celle des agneaux apportés avec les deux pains à Shavouot. Et de même que cette offrande de paix a un temps fixé auquel elle doit être apportée, de même l’holocauste qui doit être accompagné de chant est une offrande qui a un temps fixé, ce qui exclut les holocaustes volontaires. Par conséquent, les holocaustes volontaires ne sont pas accompagnés de chant.

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