כֹּל יוֹמָא? דְּחַג חֲלוּקִין בְּקׇרְבְּנוֹתֵיהֶן, דְּפֶסַח אֵין חֲלוּקִין בְּקׇרְבְּנוֹתֵיהֶן.
chaque jour, mais seulement le premier jour ? La Guemara répond : Les jours de la fête de Souccot sont distincts les uns des autres en ce qui concerne leurs offrandes supplémentaires, car le nombre de taureaux offerts change chaque jour de Souccot (voir Nombres 29:12–38). Puisque chaque jour est unique, le hallel complet est récité chaque jour. En revanche, les jours de Pessa'h ne sont pas distincts les uns des autres en ce qui concerne leurs offrandes supplémentaires (voir Nombres 28:24), et par conséquent le hallel complet n’est récité que le premier jour, qui est le premier jour où les offrandes supplémentaires d’une fête sont sacrifiées.
שַׁבָּת דַּחֲלוּקָה בְּקָרְבְּנוֹתֶיהָ, לֵימָא! לָא אִיקְּרִי ״מוֹעֵד״.
La Guemara objecte : Le Chabbat, qui est aussi distinct des autres jours de la semaine en ce qui concerne ses offrandes supplémentaires, disons le hallel. La Guemara explique : Le Chabbat n’est pas appelé un jour fixé dans la Torah, et le hallel n’est récité que les jours qui sont désignés dans la Torah comme des jours fixés (voir Lévitique 23:4), qui sont des jours de joie.
רֹאשׁ חוֹדֶשׁ דְּאִיקְּרִי ״מוֹעֵד״, לֵימָא! לָא אִיקַּדַּישׁ בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה, דִּכְתִיב: ״הַשִּׁיר יִהְיֶה לָכֶם כְּלֵיל הִתְקַדֶּשׁ חָג״ — לַיְלָה הַמְקוּדָּשׁ לֶחָג טָעוּן שִׁירָה, וְשֶׁאֵין מְקוּדָּשׁ לֶחָג אֵין טָעוּן שִׁירָה.
La Guemara objecte : Lors de la Nouvelle Lune, qui est appelée un jour fixé, disons le hallel. La Guemara explique : La Nouvelle Lune n’est pas sanctifiée en ce qui concerne l’interdiction de l’accomplissement du travail, et le hallel n’est récité que lors d’un jour qui est sanctifié, comme il est écrit : « Vous aurez un chant comme dans la nuit où une fête est sanctifiée » (Isaïe 30:29), ce qui indique qu’une nuit sanctifiée comme une Fête, qui comprend une interdiction de travail, requiert un chant, mais celle qui n’est pas sanctifiée comme une Fête ne requiert pas de chant.
רֹאשׁ הַשָּׁנָה וְיוֹם הַכִּיפּוּרִים, דְּאִיקְּרוֹ ״מוֹעֵד״, וְאִיקַּדּוּשׁ בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה, לֵימָא! מִשּׁוּם דְּרַבִּי אֲבָהוּ.
La Guemara objecte : À Roch Hachana et Yom Kippour, qui sont appelés un jour fixé et qui sont également sanctifiés en ce qui concerne l’interdiction de l’accomplissement du travail, disons le hallel. La Guemara explique : le Hallel n’est pas récité ces jours-là en raison de la déclaration de Rabbi Abbahou.
דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, אָמְרוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מִפְּנֵי מָה אֵין יִשְׂרָאֵל אוֹמְרִים שִׁירָה לְפָנֶיךָ בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה וּבְיוֹם הַכִּפּוּרִים? אָמַר לָהֶן: אֶפְשָׁר, מֶלֶךְ יוֹשֵׁב עַל כִּסֵּא הַדִּין, וְסִפְרֵי חַיִּים וְסִפְרֵי מֵתִים פְּתוּחִין לְפָנָיו, וְיִשְׂרָאֵל אוֹמְרִים שִׁירָה לְפָנַי?
Comme l’a dit Rabbi Abbahu, les anges de service dirent devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, pour quelle raison le peuple juif ne récite-t-il pas des chants de louange, c’est-à-dire le hallel, devant Toi à Roch Hachana et à Yom Kippour ? Il leur dit : Est-il possible que, tandis que le Roi siège sur le trône du jugement et que les livres de la vie et les livres de la mort sont ouverts devant Lui, le peuple juif récite de joyeux chants de louange devant Moi ? Roch Hachana et Yom Kippour sont des jours solennels de jugement, dont l’atmosphère est incompatible avec la récitation du hallel.
וְהָא חֲנוּכָּה דְּלָא הָכִי וְלָא הָכִי, וְקָאָמַר! מִשּׁוּם נִיסָּא. פּוּרִים דְּאִיכָּא נִיסָּא, לֵימָא! אָמַר רַבִּי יִצְחָק: לְפִי שֶׁאֵין אוֹמְרִים שִׁירָה עַל נֵס שֶׁבְּחוּצָה לָאָרֶץ.
La Guemara objecte : Mais qu’en est-il de Hanoucca, qui n’a ni ceci ni cela, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’offrande particulière, et que le travail n’y est pas interdit, et pourtant on récite le hallel. La Guemara explique : Le hallel est récité à Hanoucca non pas en raison de son statut de fête, mais en raison du miracle qui s’est produit en ces jours-là. La Guemara objecte : Si tel est le cas, à Pourim, lorsqu’il y a aussi ce facteur, c’est-à-dire qu’un miracle s’est produit ce jour-là, disons le hallel. Rabbi Yitzḥak a dit : Le hallel n’est pas récité à Pourim parce qu’on ne récite pas un chant de louange pour un miracle qui s’est produit en dehors de la Terre d’Israël.
מַתְקֵיף לַהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: וַהֲרֵי יְצִיאַת מִצְרַיִם, דְּנֵס שֶׁבְּחוּצָה לָאָרֶץ הוּא, וְאָמְרִינַן הַלֵּל! כִּדְתַנְיָא: עַד שֶׁלֹּא נִכְנְסוּ יִשְׂרָאֵל לָאָרֶץ — הוּכְשְׁרוּ כׇּל הָאֲרָצוֹת לוֹמַר שִׁירָה, מִשֶּׁנִּכְנְסוּ לְאָרֶץ — לֹא הוּכְשְׁרוּ כׇּל אֲרָצוֹת לוֹמַר שִׁירָה.
Rav Naḥman bar Yitzḥak objecte à cette explication : Mais il y a l’exode d’Égypte, qui fut un miracle qui eut lieu en dehors d’Eretz Yisrael, et pourtant nous récitons le hallel la nuit de Pessaḥ en sa mémoire ? La Guemara répond que c’est comme cela est enseigné dans une baraita : Jusqu’à ce que le peuple juif entre en Eretz Yisrael, toutes les terres étaient considérées comme appropriées pour que des chants de louange soient récités pour des miracles accomplis à l’intérieur de leurs frontières, car toutes les terres étaient traitées de manière égale. Mais une fois que le peuple juif est entré en Eretz Yisrael, cette terre fut investie d’une plus grande sainteté, et toutes les autres terres ne furent plus considérées comme appropriées pour que des chants de louange soient récités pour des miracles accomplis en elles.
רַב נַחְמָן אָמַר: קְרִיָּיתָהּ זוֹ הִיא הַלֵּילָאּ. רָבָא אָמַר: בִּשְׁלָמָא הָתָם ״הַלְלוּ עַבְדֵי ה׳״ — וְלֹא עַבְדֵי פַרְעֹה, הָכָא ״הַלְלוּ עַבְדֵי ה׳״ — וְלֹא עַבְדֵי אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ? אַכַּתִּי עַבְדֵי אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ אֲנַן!
Rav Naḥman dit une autre réponse expliquant pourquoi on ne récite pas le hallel à Pourim : La lecture de la Méguila, c’est-à-dire le Rouleau d’Esther, est équivalente à la récitation du hallel. Rava dit une troisième raison : Certes, on récite le hallel là-bas, lorsqu’on rappelle la sortie d’Égypte, car après ce salut on peut réciter la phrase du hallel : « Louez, serviteurs du Seigneur » (Psaumes 113:1), puisque après que l’asservissement des Israélites à Pharaon a pris fin avec leur salut, ils étaient véritablement serviteurs du Seigneur et non serviteurs de Pharaon. Mais peut-on le dire ici, après le salut commémoré à Pourim : « Louez, serviteurs du Seigneur », ce qui indiquerait qu’après le salut le peuple juif n’était que serviteur du Seigneur et non serviteur d’Assuérus ? Ce n’est pas le cas, car même après le miracle de Pourim, nous sommes encore les serviteurs d’Assuérus, puisque les Juifs sont restés en exil sous la domination perse.
וּלְרַב נַחְמָן דְּאָמַר: קְרִיָּיתָהּ זוֹ הִיא הַלֵּילָאּ, הָתַנְיָא: מִשֶּׁנִּכְנְסוּ לְאָרֶץ לֹא הוּכְשְׁרוּ כׇּל אֲרָצוֹת לוֹמַר שִׁירָה, כֵּיוָן שֶׁגָּלוּ חָזְרוּ לְהֶיתֵּירָן הָרִאשׁוֹן.
La Guemara objecte : Et selon l’opinion de Rav Naḥman, qui dit que la lecture de la Meguila elle-même est un acte de récitation du hallel, il y a une difficulté : N’est-il pas enseigné dans une baraita : Une fois que le peuple juif est entré en Eretz Yisrael, cette terre a été investie d’une plus grande sainteté, et toutes les autres terres n’étaient plus considérées comme appropriées pour que des chants de louange soient récités pour des miracles accomplis en leur sein. Comment, dès lors, peut-on réciter une forme de hallel en lisant la Meguila ? La Guemara répond : Il soutient que une fois que le peuple a été exilé d’Eretz Yisrael, les autres terres sont revenues à leur aptitude initiale, et ont de nouveau été considérées comme appropriées pour réciter le hallel, en commémoration des miracles accomplis en leur sein.
לֹא הָיָה מַכֶּה בְּאַבּוּב שֶׁל נְחוֹשֶׁת וְכוּ׳. פָּתַח בְּחָלִיל וּמְסַיֵּים בְּאַבּוּב. אָמַר רַב פָּפָּא: הַיְינוּ חָלִיל הַיְינוּ אַבּוּב, וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ ״חָלִיל״? דַּחֲלֵי קָלֵיהּ.
§ La michna enseigne : Et on ne jouait pas d’une flûte en cuivre [abuv] ; on jouait plutôt d’une flûte [abuv] en roseau, parce que son son est agréable. La Guemara demande : La michna commence par se référer aux flûtes et les appelle ḥalil, puis conclut en se référant au fait de jouer d’un abuv. Rav Pappa a dit : Un ḥalil est la même chose qu’un abuv. Son nom d’origine était abuv ; et pourquoi la michna l’appelle-t-elle un ḥalil ? La raison est que son son est doux [ḥali].
תָּנוּ רַבָּנַן: אַבּוּב הָיָה בַּמִּקְדָּשׁ, חָלָק הָיָה, דַּק הָיָה, שֶׁל קָנֶה הָיָה, וּמִימוֹת מֹשֶׁה הָיָה. צִוָּה הַמֶּלֶךְ וְצִיפּוּהוּ זָהָב, וְלֹא הָיָה קוֹלוֹ עָרֵב, נָטְלוּ אֶת צִפּוּיוֹ וְהָיָה קוֹלוֹ עָרֵב כְּמוֹת שֶׁהָיָה. צִלְצוֹל הָיָה בַּמִּקְדָּשׁ, שֶׁל נְחוֹשֶׁת הָיָה, וְהָיָה קוֹלוֹ עָרֵב, וְנִפְגַּם, וְשָׁלְחוּ חֲכָמִים וְהֵבִיאוּ אוּמָּנִין מֵאֲלֶכְּסַנְדְּרִיָּא שֶׁל מִצְרַיִם וְתִקְּנוּהוּ, וְלֹא הָיָה קוֹלוֹ עָרֵב, נָטְלוּ אֶת תִּיקּוּנוֹ וְהָיָה קוֹלוֹ עָרֵב כְּמוֹת שֶׁהָיָה.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Il y avait une flûte dans le Temple ; elle était lisse et fine, c’est-à-dire que ses parois étaient fines ; elle était faite de roseau, et elle existait depuis les jours de Moïse. Le roi donna un ordre et ils la plaquèrent d’or, mais alors son son n’était pas aussi agréable qu’auparavant. Ils retirèrent donc son placage et son son redevint aussi agréable qu’il l’était auparavant. De même, il y avait une cymbale dans le Temple ; elle était faite de cuivre et son son était agréable. Elle fut endommagée, et les Sages firent venir des artisans d’Alexandrie en Égypte, et ils la réparèrent, mais son son n’était pas aussi agréable qu’avant. Ils retirèrent les matériaux avec lesquels la cymbale avait été réparée et son son redevint aussi agréable qu’il l’avait été avant la réparation.
מַכְתֶּשֶׁת הָיְתָה בְּמִקְדָּשׁ, שֶׁל נְחוֹשֶׁת הָיְתָה, וּמִימוֹת מֹשֶׁה הָיְתָה, וְהָיְתָה מְפַטֶּמֶת אֶת הַבְּשָׂמִים, נִתְפַּגְּמָה וְהֵבִיאוּ אוּמָּנִין מֵאֲלֶכְּסַנְדְּרִיָּא שֶׁל מִצְרַיִם וְתִיקְנוּהָ, וְלֹא הָיְתָה מְפַטֶּמֶת כְּמוֹ שֶׁהָיְתָה, נָטְלוּ אֶת תִּיקּוּנָהּ וְהָיְתָה מְפַטֶּמֶת כְּמוֹ שֶׁהָיְתָה.
Il y avait un mortier dans le Temple ; il était fait de cuivre et datait de l’époque de Moïse, et il servait à composer les aromates pour l’encens. Il fut endommagé, et ils firent venir des artisans d’Alexandrie en Égypte qui le réparèrent, mais il ne composait plus les aromates aussi bien qu’auparavant. Ils retirèrent les matériaux avec lesquels le mortier avait été réparé, et il se remit alors à composer les aromates comme auparavant, avant sa réparation.
אֵלּוּ שְׁנֵי כֵלִים נִשְׁתַּיְּירוּ מִמִּקְדָּשׁ רִאשׁוֹן, וְנִתְפַּגְּמוּ וְלֹא הָיָה לָהֶם אֲרוּכָה, וַעֲלֵיהֶם אָמַר דָּוִד: ״נְחוֹשֶׁת מְמוֹרָט״, ״נְחוֹשֶׁת מְמוֹרָק״, וַעֲלֵיהֶם הוּא אוֹמֵר: ״וּכְלֵי נְחֹשֶׁת מוּצְהָב שְׁנַיִם חֲמוּדוֹת מִזָּהָב״.
La baraita conclut : Ces deux ustensiles de cuivre, la cymbale et le mortier, étaient des vestiges du Premier Temple, ils étaient endommagés et ils ne pouvaient pas être réparés efficacement. Et c’est au sujet de les ustensiles de cuivre fabriqués pour le Premier Temple que David dit : « Tous ces ustensiles, que Hiram fit pour le roi Salomon, dans la Maison du Seigneur, étaient de bronze poli” (I Rois 7:45), et, dans un verset parallèle, “bronze brillant” (II Chroniques 4:16). Et au sujet de ces deux objets il est dit dans le verset décrivant les ustensiles qu’Esdras apporta à Jérusalem : “Et deux ustensiles de fin bronze doré, précieux comme l’or” (Esdras 8:27).
רַב וּשְׁמוּאֵל, חַד אָמַר: כׇּל אֶחָד וְאֶחָד שָׁקוּל כִּשְׁנַיִם שֶׁל זָהָב, וְחַד אָמַר: שְׁנֵיהֶם שְׁקוּלִין כְּאֶחָד שֶׁל זָהָב. תָּנֵי רַב יוֹסֵף: שְׁנֵיהֶם שְׁקוּלִין כְּאֶחָד שֶׁל זָהָב.
Rav et Shmuel sont en désaccord quant à la signification de l’expression : Deux, précieux comme l’or. L’un a dit : Chacun et chacun de ces ustensiles en bronze était aussi précieux que deux ustensiles faits d’or. Et l’autre a dit : Les deux ensemble étaient aussi précieux qu’un ustensile fait d’or. De même, Rav Yosef enseigne l’explication suivante que l’on trouve dans une baraita : Les deux ensemble étaient aussi précieux qu’un ustensile fait d’or.
תַּנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: שְׁנִיִּים הָיוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שְׁנַיִם״, אַל תִּיקְרֵי ״שְׁנַיִם״ אֶלָּא ״שְׁנִיִּים״.
La Guemara cite une autre explication du verset dans Ezra. Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Natan dit : Les cymbales et les mortiers allaient par paires, c’est-à-dire qu’il y avait deux cymbales et deux mortiers, comme il est dit dans le verset susmentionné : « deux » ; ne lis pas cela comme deux [shenayim], mais comme paires [sheniyyim].
תָּנֵי רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: שִׁילוֹחַ הָיָה מְקַלֵּחַ מַיִם בִּכְאִיסָּר, צִוָּה הַמֶּלֶךְ וְהִרְחִיבוּהוּ כְּדֵי שֶׁיִּתְרַבּוּ מֵימָיו, וְנִתְמַעֲטוּ, וְחָזְרוּ וּמִיעֲטוּהוּ וְהָיָה מְקַלֵּחַ מַיִם, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״אַל יִתְהַלֵּל חָכָם בְּחׇכְמָתוֹ וְאַל יִתְהַלֵּל גִּבּוֹר בִּגְבוּרָתוֹ״.
§ Rabban Shimon ben Gamliel enseigne dans une baraita : la piscine de Siloé jaillissait de l’eau par une ouverture dont le diamètre était comme celui d’une pièce issar.Le roi donna un ordre et ils élargirent l’ouverture afin que ses eaux augmentent, mais les eaux en réalité diminuèrent. Et ils réduisirent ensuite de nouveau la taille de l’ouverture et elle se remit à jaillir de l’eau comme auparavant. Tout cela sert à confirmer ce qui est déclaré dans le verset : « Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, et que le fort ne se glorifie pas de sa force » (Jérémie 9:22), c’est-à-dire que l’homme ne doit pas penser qu’il peut accomplir tout ce qu’il souhaite.
וְכֵן הָיָה רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הִרְדַּוְלִים לֹא הָיָה בְּמִקְדָּשׁ. מַאי הִרְדַּוְלִים? אָמַר אַבָּיֵי: טַבְלָא גּוּרְגְּדָנָא, מִפְּנֵי שֶׁקּוֹלוֹ עָרֵב וּמְעַרְבֵּב אֶת הַנְּעִימָה.
De même, Rabban Shimon ben Gamliel disait, au sujet des instruments de musique dans le Temple : Il n’y avait pas de hirdolim dans le Temple. La Guemara demande : Qu’est-ce qu’un hirdolim ? Abaye a dit : C’est un orgue hydraulique. On ne l’utilisait pas dans le Temple parce que son son est agréable, mais il perturbe la mélodie.
אָמַר רָבָא בַּר שֵׁילָא אָמַר רַב מַתְנָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מַגְרֵיפָה הָיְתָה בַּמִּקְדָּשׁ,
Rava bar Sheila a dit que Rav Mattana a dit que Shmuel a dit : Il y avait un instrument appelé magreifa dans le Temple.