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וְעִיבּוּר שָׁנָה שְׁלֹשִׁים (אישתקד) [וְאִישְׁתָּקַד] עָשִׂינוּ שְׁנֵיהֶם מְלֵאִין, דַּל תְּלָתָא לְבַהֲדֵי תְּלָתָא וְקָם לֵיהּ בְּדוּכְתֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: נֵר יִשְׂרָאֵל! כֵּן הָוֵה.
et le mois qui a été intercalé, ajouté pour l’année embolismique, était de trente jours, et l’année dernière nous avons rendu deux mois qui sont généralement déficients en mois complets, de sorte qu’elle avait huit mois complets au lieu des six habituels. Par conséquent, retire de la considération les trois mois qui ont été rendus déficients cette année correspondant aux trois mois supplémentaires qui ont été rendus complets l’année dernière, et la lune est rétablie à sa place, c’est-à-dire qu’elle est correctement alignée avec les mois. Rabbi Yehouda HaNassi lui dit : Lampe d’Israël ! En effet, il en fut ainsi.
מַתְנִי׳ אֵין פּוֹחֲתִין מֵעֶשְׂרִים וְאַחַת תְּקִיעוֹת בַּמִּקְדָּשׁ, וְלֹא מוֹסִיפִין עַל אַרְבָּעִים וּשְׁמֹנֶה.
MICHNA :Pas moins de vingt et un sons de trompette sont retentis chaque jour dans le Temple, car chaque jour on faisait retentir trois sons pour l’ouverture des portes le matin, neuf pour l’offrande quotidienne du matin et neuf pour l’offrande quotidienne de l’après-midi, soit vingt et un au total. Et pas plus de quarante-huit ne sont jamais retentis en une seule journée. Cela se produisait le vendredi de Souccot, lorsqu’on faisait retentir douze sons supplémentaires pendant le rituel du puisage de l’eau pour la libation d’eau ; neuf pour les offrandes supplémentaires ; trois pour signaler à la population de cesser son travail avant Chabbat ; et encore trois pour marquer le début de Chabbat.
אֵין פּוֹחֲתִין מִשְּׁנֵי נְבָלִים, וְלֹא מוֹסִיפִין עַל שִׁשָּׁה. אֵין פּוֹחֲתִין מִשְּׁנֵי חֲלִילִין, וְלֹא מוֹסִיפִין עַל שְׁנֵים עָשָׂר, וּבִשְׁנֵים עָשָׂר יוֹם בַּשָּׁנָה הֶחָלִיל מַכֶּה לִפְנֵי הַמִּזְבֵּחַ: בִּשְׁחִיטַת פֶּסַח רִאשׁוֹן, וּבִשְׁחִיטַת פֶּסַח שֵׁנִי, וְיוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל פֶּסַח, וּבְיוֹם טוֹב שֶׁל עֲצֶרֶת, וּבִשְׁמוֹנַת יְמֵי הֶחָג. וְלֹא הָיָה מַכֶּה בְּאַבּוּב שֶׁל נְחֹשֶׁת, אֶלָּא בְּאַבּוּב שֶׁל קָנֶה, מִפְּנֵי שֶׁקּוֹלוֹ עָרֵב; וְלֹא הָיָה מְחַלֵּק אֶלָּא בְּאַבּוּב יְחִידִי, מִפְּנֵי שֶׁהוּא מְחַלֵּיק יָפֶה.
Lorsqu’ils accompagnaient leur chant avec des instruments, les Lévites n’utilisent pas moins de deux lyres et n’utilisent pas plus de six. Lorsque des flûtes sont jouées, ils n’utilisent pas moins de deux flûtes et n’utilisent pas plus de douze. Et il y a douze jours pendant l’année où la flûte joue devant l’autel : Au moment de l’abattage de la première offrande pascale, le quatorze nissan ; et au moment de l’abattage de la seconde offrande pascale, le quatorze iyar ; et le premier jour de fête de Pessa'h ; et à la fête de Shavuot ; et pendant les huit jours de la fête de Sukkot. Et on ne jouait pas avec une flûte de cuivre ; plutôt, on jouait avec une flûte de roseau, parce que son son est plus agréable. Et on concluait la musique seulement avec une seule flûte, parce qu’elle conclut la musique agréablement.
וְעַבְדֵי כֹּהֲנִים הָיוּ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר; רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: מִשְׁפַּחַת בֵּית פְּגָרִים וּבֵית צִיפְּרָא מֵעֶמָּאוּם הָיוּ מַשִּׂיאִין לַכְּהוּנָּה; רַבִּי חֲנִינָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אוֹמֵר: לְוִיִּם הָיוּ.
Les musiciens du Temple étaient des esclaves des prêtres ; telle est l’opinion de Rabbi Meir. Rabbi Yosei dit : Les musiciens n’étaient pas des esclaves, mais des Israélites de la famille de la maison de Pegarim et de la famille de la maison de Tzippara de la ville de Emaum, et leur lignée était suffisamment pure pour qu’ils marient leurs filles à des membres de la prêtrise. Rabbi Ḥanina ben Antigonus dit : C’étaient des Lévites.
גּמ׳: מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּתַנְיָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא יִפְחוֹת מִשֶּׁבַע, וְלֹא יוֹסִיף עַל שֵׁשׁ עֶשְׂרֵה.
GUEMARA : La michna enseigne qu’on ne sonnait pas moins de vingt et une sonneries de trompette chaque jour dans le Temple, ni plus de quarante-huit. La Guemara remarque : La michna n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yehouda dit : On ne peut pas sonner moins de sept sonneries, et on ne peut pas sonner plus de seize sonneries.
בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? רַבִּי יְהוּדָה סָבַר: תְּקִיעָה תְּרוּעָה וּתְקִיעָה חֲדָא הִיא, וְרַבָּנַן סָבְרִי: תְּקִיעָה לְחוּד, וּתְרוּעָה לְחוּד, וּתְקִיעָה לְחוּד.
La Guemara demande : Sur quel principe le tanna de la michna et Rabbi Yehouda sont-ils en désaccord ? La Guemara explique que Rabbi Yehouda soutient : Une série de sonneries composée de tekia, terua, tekia est comptée comme une unité. Et les Sages soutiennent : Une tekia est comptée comme une unité distincte, et une terua est également comptée comme une unité distincte, et la tekia finale est de nouveau comptée comme une unité distincte. Ils sont d’accord quant à la séquence et au nombre des sonneries ; leur désaccord porte uniquement sur la manière dont les sonneries sont comptabilisées.
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה? כְּתִיב ״וּתְקַעְתֶּם תְּרוּעָה״, וּכְתִיב ״תְּרוּעָה יִתְקְעוּ״ (לָכֶם), שְׁמַע מִינַּהּ: תְּקִיעָה תְּרוּעָה וּתְקִיעָה — חֲדָא הִיא. וְרַבָּנַן? הַהוּא לִפְשׁוּטָה לְפָנֶיהָ וּפְשׁוּטָה לְאַחֲרֶיהָ הוּא דַּאֲתָא.
La Guemara demande : Quel est le raisonnement de Rabbi Yehouda ? Car il est écrit dans le verset : « Vous sonnerez [utkatem] une terua » (Nombres 10:5), et il est écrit : « Une terua ils sonneront [yitke’u] » (Nombres 10:6). Concluez de là que, du fait que la Torah emploie un verbe de la racine tekia en référence à une terua, une tekia, terua et tekia constituent ensemble une unité. Et comment les Sages interprètent-ils ces versets ? Ils expliquent que ces versets viennent enseigner que chaque son de terua est accompagné d'un son simple, une tekia, qui le précède et d'un autre son simple qui le suit.
וְרַבָּנַן מַאי טַעְמָא? דִּכְתִיב: ״וּבְהַקְהִיל אֶת הַקָּהָל תִּתְקְעוּ וְלֹא תָרִיעוּ״, וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ תְּקִיעָה תְּרוּעָה וּתְקִיעָה חֲדָא הִיא, אָמַר רַחֲמָנָא עֲבֵיד פַּלְגָא דְּמִצְוָה? וְרַבִּי יְהוּדָה — סִימָנָא בְּעָלְמָא הוּא.
La Guemara demande : Et quel est le raisonnement des Sages ? Comme il est écrit : « Et lorsque vous rassemblerez le peuple, vous sonnerez une tekia et vous ne sonnerez pas une terua » (Nombres 10:7). Et s’il te vient à l’esprit qu’une série de tekia, terua et tekia constitue une seule unité, est-ce que le Miséricordieux dirait d’accomplir seulement une demi-mitsva ? Au contraire, chaque son constitue une mitsva distincte. La Guemara demande : Et comment Rabbi Yehouda explique-t-il ce verset ? La Guemara répond : Cette unique tekia mentionnée dans le contexte du rassemblement du peuple a été sonnée simplement comme un signal pour que le peuple s’assemble, et non dans le but d’accomplir une mitsva qui, selon l’opinion de Rabbi Yehouda, vient toujours par unités de trois sons.
כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּאָמַר רַב כָּהֲנָא: אֵין בֵּין תְּקִיעָה לִתְרוּעָה וְלֹא כְּלוּם? כְּמַאן? כְּרַבִּי יְהוּדָה. פְּשִׁיטָא!
La Guemara demande : Selon l’opinion de qui est-ce là ce qu’a dit Rav Kahana ? Car Rav Kahana a dit : Il ne doit y avoir aucune pause entre une tekia et une terua, mais elles doivent plutôt être sonnées en une seule séquence continue de sons. Selon l’opinion de qui cette déclaration est-elle formulée ? Elle est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda. La Guemara demande : N’est-ce pas évident ? Pourquoi était-il nécessaire de le préciser ?
מַהוּ דְּתֵימָא: אֲפִילּוּ כְּרַבָּנַן אָתְיָא, וּלְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר: שָׁמַע תֵּשַׁע תְּקִיעוֹת בְּתֵשַׁע שָׁעוֹת בַּיּוֹם — יָצָא. קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond : Il n’est pas évident que la déclaration de Rav Kahana soit conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda. De peur que tu ne dises que Rav Kahana vient enseigner sa halakhamême conformément à l’opinion des Sages, et qu’il vient exclure seulement l’opinion de Rabbi Yoḥanan, qui dit : Si quelqu’un a entendu neuf sonneries en neuf heures différentes de la journée de Roch Hachana, malgré l’intervalle considérable entre elles, il s’est acquitté de son obligation. On aurait pu penser que Rav Kahana voulait seulement dire qu’il ne devait pas y avoir d’intervalles aussi longs entre les sons. Par conséquent, la Guemara nous enseigne que la décision de Rav Kahana est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda, car il ne permet absolument aucune pause entre les sonneries du shofar.
וְאֵימָא הָכִי נָמֵי! אִם כֵּן, מַאי ״וְלֹא כְּלוּם״?
La Guemara demande : Et comment sais-tu que telle était l’intention de Rav Kahana ? On peut dire que c’est effectivement le cas, à savoir que Rav Kahana est d’accord avec l’opinion des Sages et qu’il exclut simplement l’opinion de Rabbi Yoḥanan. La Guemara répond que si tel est le cas, quel est le sens de l’expression « pas du tout » lorsque Rav Kahana a dit qu’il n’y a pas du tout de pause entre une tekia et une terua ? Cette expression indique que Rav Kahana n’autorise même pas une légère pause entre les sons, ce qui est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda.
שְׁנֵים עָשָׂר יוֹם בַּשָּׁנָה מַכֶּה בֶּחָלִיל וְכוּ׳. מַאי שְׁנָא הָנֵי? הוֹאִיל וְיָחִיד גּוֹמֵר בָּהֶן אֶת הַהַלֵּל.
§ La michna enseigne qu’il y a douze jours dans l’année où la flûte joue devant l’autel, et elle se met à les énumérer. La Guemara demande : Qu’est-ce qui distingue ces jours énumérés dans la michna, pour que la flûte soit jouée devant l’autel précisément à ces occasions ? La Guemara répond : Ils sont uniques, car ce sont les jours où l’individu achève le hallel complet.
דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוֹצָדָק: שְׁמוֹנָה עָשָׂר יָמִים שֶׁהַיָּחִיד גּוֹמֵר בָּהֶן אֶת הַהַלֵּל: שְׁמוֹנָה יְמֵי הַחַג, וּשְׁמוֹנָה יְמֵי חֲנוּכָּה, וְיוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל פֶּסַח, וְיוֹם טוֹב (הָרִאשׁוֹן) שֶׁל עֲצֶרֶת; וּבַגּוֹלָה עֶשְׂרִים וְאֶחָד: תִּשְׁעָה יְמֵי הַחַג, וּשְׁמוֹנָה יְמֵי חֲנוּכָּה, וּשְׁנֵי יָמִים טוֹבִים שֶׁל פֶּסַח, וּשְׁנֵי יָמִים טוֹבִים שֶׁל עֲצֶרֶת.
Comme le dit Rabbi Yoḥanan au nom de Rabbi Shimon ben Yehotzadak : Il y a dix-huit jours par an où l’individu récite en entier le hallel complet : les huit jours de la fête de Souccot, y compris le Huitième Jour d’Assemblée ; et les huit jours de Hanoucca ; et le premier jour de fête de Pessaḥ ; et le jour de fête d’Assemblée, c’est-à-dire Chavouot. Et dans la Diaspora, où un deuxième jour est ajouté à chaque fête en raison de l’incertitude quant à la date exacte, il y a vingt et un jours : les neuf jours de la fête de Souccot ; et les huit jours de Hanoucca ; et les premiers deux jours de fête de Pessaḥ ; et les deux jours de fête d’Assemblée, c’est-à-dire Chavouot.
מַאי שְׁנָא בְּחַג דְּאָמְרִינַן כֹּל יוֹמָא, וּמַאי שְׁנָא בְּפֶסַח דְּלָא אָמְרִינַן
La Guemara demande : Qu’est-ce qui est différent dans la fête de Souccot, pour que nous disions le hallel chaque jour, et qu’est-ce qui est différent à propos de Pessa'h, pour que nous ne disions pas le hallel

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