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בֵּין שֶׁאֵין בָּהֶן רְבִיעִית; וּבִלְבַד שֶׁיְּהוּ כְּלֵי שָׁרֵת!
ou ils ne peuvent pas contenir un quart de-log d’eau, à condition qu’ils soient des ustensiles de service. Apparemment, le Bassin n’a pas besoin de contenir autant d’eau.
אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַחָא: בְּקוֹדֵחַ בְּתוֹכוֹ.
Rav Adda bar Aḥa dit : La baraita fait référence à un cas où l’on perce un trou dans le Bassin et où l’on place à l’ouverture un récipient beaucoup plus petit servant de conduit pour l’eau. Même si ce récipient est très petit, le prêtre peut y sanctifier ses mains et ses pieds, à condition qu’il y ait suffisamment d’eau dans le Bassin pour quatre prêtres.
וְהָא ״מִמֶּנּוּ״ אָמַר רַחֲמָנָא! ״יִרְחָצוּ״ – לְרַבּוֹת כְּלִי שָׁרֵת.
La Guemara demande : Mais le Miséricordieux n’énonce-t-Il pas que les prêtres doivent se laver les mains et les pieds « de lui », c’est-à-dire du Bassin et non d’un autre récipient ? La Guemara répond : Le verset suivant répète l’expression « ils doivent se laver », pour inclure tout ustensile de service.
אִי הָכִי, כְּלִי חוֹל נָמֵי! אָמַר אַבָּיֵי: כְּלִי חוֹל לָא מָצֵית אָמְרַתְּ, מִקַּל וָחוֹמֶר מִכַּנּוֹ; וּמָה כַּנּוֹ, שֶׁנִּמְשַׁח עִמּוֹ – אֵינוֹ מְקַדֵּשׁ; כְּלִי חוֹל, שֶׁאֵינוֹ נִמְשָׁח עִמּוֹ – אֵינוֹ דִּין שֶׁאֵינוֹ מְקַדֵּשׁ?!
La Guemara objecte : Si tel est le cas, alors il devrait être permis à un prêtre d’utiliser également un récipient non sacré. Abaye dit : Tu ne peux pas dire qu’un prêtre puisse sanctifier ses mains et ses pieds à partir d’un récipient non sacré, car la chose peut être déduite par un raisonnement a fortiori de la halakha concernant la base de la Cuve : Et de même que sa base, qui fut ointe avec elle (voir Exode 40:11), n’est pourtant pas apte à permettre à un prêtre de sanctifier ses mains et ses pieds avec de l’eau qui en provient, alors, en ce qui concerne un récipient non sacré, qui n’a pas été oint avec la Cuve, n’est-il pas évident qu’il n’est pas apte à permettre à un prêtre de sanctifier ses mains et ses pieds avec de l’eau qui en provient ?
וְכַנּוֹ מְנָלַן? דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: יָכוֹל יְהֵא כַּנּוֹ מְקַדֵּשׁ כְּדֶרֶךְ שֶׁהַכִּיּוֹר מְקַדֵּשׁ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְעָשִׂיתָ כִּיּוֹר נְחֹשֶׁת וְכַנּוֹ נְחֹשֶׁת״ – לִנְחֹשֶׁת הִקַּשְׁתִּיו וְלֹא לְדָבָר אַחֵר.
La Guemara précise : Et d’où déduisons-nous que l’eau provenant de la base de la Cuve est impropre ? Comme il est enseigné dans une baraitaRabbi Yehouda dit : On aurait pu penser que l’eau de sa base serait apte pour que les prêtres sanctifient leurs mains et leurs pieds tout comme l’eau de la Cuve elle-même est apte à sanctifier leurs mains et leurs pieds. C’est pourquoi le verset déclare : « Tu feras aussi une Cuve d’airain, et sa base d’airain » (Exode 30:18). Le verset indique que j’ai assimilé la base et la Cuve seulement en ce qui concerne l’exigence qu’elles soient toutes deux faites de cuivre, mais non pour une autre question. Au contraire, la base, contrairement à la Cuve, est impropre à la sanctification.
אֲמַר לֵיהּ מָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב מָרִי לְרָבִינָא: מָה לְכַנּוֹ – שֶׁאֵין עָשׂוּי לְתוֹכוֹ; תֹּאמַר בִּכְלִי חוֹל – שֶׁעָשׂוּי לְתוֹכוֹ?! אֶלָּא ״מִמֶּנּוּ״ – לְמַעוֹטֵי כְּלִי חוֹל.
Mar Zutra, fils de Rav Mari, dit à Ravina : L’inférence a fortiori peut être réfutée : Qu’y a-t-il de notable dans sa base ? Elle est notable en ce que son intérieur n’est pas destiné à l’usage, puisqu’elle ne doit servir que de support. Diras-tu que la halakha est la même pour un ustensile non sacré, dont l’intérieur est destiné à l’usage ? Au contraire, il faut dire que le terme « de lui » sert à exclure un ustensile non sacré.
אִי הָכִי, כְּלִי שָׁרֵת נָמֵי! הָא רַבִּי רַחֲמָנָא ״יִרְחָצוּ״.
La Guemara objecte : Si c’est ainsi, « de lui » devrait exclure aussi un ustensile de service. La Guemara répond : Mais le Miséricordieux étend la halakha avec le terme « ils doivent se laver », afin d’inclure un ustensile de service.
וּמָה רָאִיתָ? זֶה טָעוּן מְשִׁיחָה כָּמוֹהוּ, וְזֶה אֵין טָעוּן מְשִׁיחָה כָּמוֹהוּ.
La Guemara demande : Et qu’as-tu vu qui t’a conduit à inclure un ustensile de service et à exclure un ustensile non sacré, plutôt que l’inverse ? La Guemara répond : Celui-ci, un ustensile de service, requiert une onction comme la Cuve lorsque le Tabernacle est dressé (voir Exode, chapitre 40), et celui-là, un ustensile non sacré, ne requiert pas d’onction comme la Cuve.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כׇּל הַמַּשְׁלִים לְמֵי מִקְוֶה – מַשְׁלִים לְמֵי כִיּוֹר. לִרְבִיעִית – אֵינוֹ מַשְׁלִים.
§ Reish Lakish dit : Tout liquide qui peut être utilisé pour compléter la mesure requise d'eau pour un bain rituel peut compléter la mesure requise d'eau pour la Cuve. Mais il ne peut pas compléter le quart de-log requis pour le lavage rituel des mains.
לְמַעוֹטֵי מַאי? אִילֵּימָא לְמַעוֹטֵי טִיט הַנִדּוֹק – הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּפָרָה שׁוֹחָה וְשׁוֹתָה מִמֶּנּוּ, אֲפִילּוּ לִרְבִיעִית נָמֵי! וְאִי אֵין פָּרָה שׁוֹחָה וְשׁוֹתָה מִמֶּנּוּ, אֲפִילּוּ לְמִקְוֶה נָמֵי אֵין מַשְׁלִים!
La Guemara demande : Cette déclaration vient exclure quoi comme impropre à compléter la mesure requise pour le lavage rituel des mains ? Si nous disons qu’elle vient exclure de l’argile liquéfiée, il y a une difficulté, car à quoi ressemble cette argile si elle est telle qu’une vache peut s’agenouiller et en boire, elle est considérée comme de l’eau et devrait être apte même à compléter la mesure d’un quart de log pour le lavage rituel des mains. Et si une vache ne peut pas s’agenouiller et en boire, cela ne devrait même pas être apte à compléter la mesure requise pour un bain rituel.
אֶלָּא לְמַעוֹטֵי יַבְחוּשִׁין אֲדוּמִּין – אֲפִילּוּ בְּעֵינַיְיהוּ נָמֵי! דְּהָא תַּנְיָא, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כֹּל שֶׁתְּחִילַּת בְּרִיָּיתוֹ מִן הַמַּיִם – מַטְבִּילִין בּוֹ; וְאָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי: מַטְבִּילִין בְּעֵינוֹ שֶׁל דָּג!
Plutôt, dis que cela signifie exclure les moucherons rouges qui prennent naissance et grandissent dans l’eau. Cela aussi est difficile, car même à eux seuls ils peuvent constituer la mesure entière du bain rituel, et pas seulement compléter une mesure d’eau insuffisante ; comme il est enseigné dans une baraita : Rabban Shimon ben Gamliel dit : En ce qui concerne tout ce qui prend naissance dans l’eau, on peut s’y immerger, car cela est considéré comme si c’était de l’eau. Et Rav Yitzḥak bar Avdimi dit : On peut s’immerger même dans un œil de poisson liquéfié d’un volume suffisant.
אָמַר רַב פָּפָּא: לְמַעוֹטֵי נָתַן סְאָה וְנָטַל סְאָה. דִּתְנַן: מִקְוֶה שֶׁיֵּשׁ בּוֹ אַרְבָּעִים סְאָה מְכוָּּונוֹת; נָתַן סְאָה וְנָטַל סְאָה – הֲרֵי זֶה כָּשֵׁר. וְאָמַר רַב יְהוּדָה בַּר שֵׁילָא אָמַר רַב אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עַד רוּבּוֹ.
Rav Pappa dit : La déclaration de Reish Lakish vient exclure un cas où quelqu’un a ajouté une se’a et retiré une se’a, comme nous l’avons appris dans une michna (Mikvaot 7:2) : Dans le cas d’un bain rituel qui contient la mesure minimale de quarante se’a exactement d’eau, et quelqu’un a ajouté une se’a de liquide autre que de l’eau, puis a retiré une se’a du mélange, le bain rituel reste valide. Le liquide ajouté est considéré comme annulé dans les quarante se’a d’eau, de sorte que, lorsqu’on retire une se’a du mélange, il reste encore les quarante se’a requises d’eau valide. Et Rav Yehuda bar Sheila dit que Rav Asi dit que Rabbi Yoḥanan dit que cette halakha s’applique jusqu’à la plus grande partie de la mesure du bain rituel. Ajouter et retirer un tel liquide à la mesure requise pour le lavage des mains rend l’eau invalide.
אָמַר רַב פָּפָּא: אִם קָדַח בּוֹ רְבִיעִית – מַטְבִּילִין בּוֹ מְחָטִין וְצִינּוֹרִיּוֹת, הוֹאִיל וּמֵהֶכְשֵׁירָא דְּמִקְוֶה אָתֵי.
Rav Pappa dit : si l’on a percé dans la paroi d’un bain rituel, et que les côtés du trou peuvent contenir un quart delog de liquide, on peut immerger de petits ustensiles tels que des aiguilles et des crochets dans le trou, même s’il constitue un espace séparé du bain rituel, car l’aptitude de l’eau dans le trou dérive de l’aptitude de l’eau du bain rituel. Cette halakha est parallèle à celle discutée au sujet du Bassin.
אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מֵי מִקְוֶה כְּשֵׁירִים לְמֵי כִיּוֹר.
§ Rabbi Yirmeya dit que Reish Lakish dit : L’eau d’un bain rituel est propre à être utilisée comme eau du Bassin.
לְמֵימְרָא דְּלָא מַיִם חַיִּים נִינְהוּ?! וְהָתַנְיָא: ״בְּמַיִם״ – וְלֹא בְּיַיִן, ״בְּמַיִם״ – וְלֹא בְּמָזוּג, ״בְּמַיִם״ – לְרַבּוֹת שְׁאָר מַיִם; וְקַל וָחוֹמֶר לְמֵי כִיּוֹר. מַאי קַל וָחוֹמֶר לְמֵי כִיּוֹר? לָאו דְּמַיִם חַיִּים נִינְהוּ?
La Guemara demande : Faut-il dire que l’eau du Bassin n’a pas besoin d’être de l’eau courante, c’est-à-dire de l’eau de source ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Le verset indique que les entrailles d’une offrande doivent être lavées : « Avec de l’eau » (Lévitique 1:9), et non avec du vin ; « avec de l’eau », et non avec du vin mélangé à de l’eau ; « avec de l’eau », pour inclure d’autres types d’eau, même celles qui ne sont pas de l’eau de source. Et on peut déduire a fortiori que l’eau utilisée pour le Bassin peut être utilisée pour laver les entrailles. Quel est le fondement de cette déduction a fortiori selon laquelle l’eau utilisée pour le Bassin peut aussi être utilisée ? N’est-ce pas parce qu’il s’agit d’une source d’eau courante et qu’elle est donc évidemment propre à laver les entrailles ?
לָא, (לִקְדּוֹשׁ) דְּקַדִּישׁ וְקַדִּישֵׁי מְעַלְּיוּתָא הִיא. וְהָא תָּנָא דְּבֵי שְׁמוּאֵל: ״מַיִם״ – שֶׁאֵין לָהֶם שֵׁם לְוַוי,
La Guemara répond : Non, l’inférence a fortiori est fondée sur le fait que l’eau utilisée pour le Bassin est sanctifiée pour le service. La Guemara demande : Mais l’eau sanctifiée est-elle préférable, alors que la Torah stipule simplement « eau » ? Mais Rabbi Shmuel n’a-t-il pas enseigné : Le mot « eau » employé dans le verset désigne spécifiquement une eau dont le nom n’a pas de qualificatif ;

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