Drashot AI Logo
חוֹזְרַנִי חֲלִילָה.
Je reviens à mon affirmation précédente selon laquelle une offrande expiatoire est unique, puisque son sang est aspergé au-dessus de la ligne rouge. La discussion tourne [ḥalila] en rond.
חָזַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְדָנוֹ דִּין אַחֵר: חַטָּאת נֶאֱמַר בָּהּ ״הִיא״ בִּשְׁחִיטָה – הִיא לִשְׁמָהּ כְּשֵׁירָה, שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ פְּסוּלָה; וּפֶסַח נֶאֱמַר בּוֹ ״הוּא״ בִּזְבִיחָה – הוּא לִשְׁמוֹ כָּשֵׁר, שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ פָּסוּל;
Rabbi Eliezer présenta alors une inférence logique différente : En ce qui concerne un sacrifice expiatoire, le mot « lui » est énoncé au sujet de l’abattage, dans le verset : « Et il l’égorgera à l’endroit où l’on égorge l’holocauste devant le Seigneur ; c’est un sacrifice expiatoire » (Lévitique 4:24). Le mot « lui » enseigne que si il est sacrifié pour son intention propre, il est apte ; s’il est sacrifié non pour son intention propre, il est inapte. Et de même, en ce qui concerne un sacrifice pascal, le mot « lui » est énoncé au sujet de l’abattage [zeviḥa], dans le verset : « C’est le sacrifice de la Pâque du Seigneur » (Exode 12:27). Ici, le mot « lui » enseigne que si il est sacrifié pour son intention propre, il est apte ; s’il est sacrifié non pour son intention propre, il est inapte.
אַף אָשָׁם נֶאֱמַר בּוֹ ״הוּא״ – הוּא לִשְׁמוֹ כָּשֵׁר, שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ פָּסוּל.
Et le mot « cela » est également énoncé au sujet d’une offrande de culpabilité, dans le verset : « C’est une offrande de culpabilité » (Lévitique 7:5). Ici aussi, dis que le mot « cela » enseigne que si elle est sacrifiée pour elle-même, elle est apte ; si elle est sacrifiée pas pour elle-même, elle est inapte.
אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: חַטָּאת נֶאֱמַר בָּהּ ״הִיא״ בִּשְׁחִיטָה – הִיא לִשְׁמָהּ כְּשֵׁרָה, שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ פְּסוּלָה. פֶּסַח נֶאֱמַר בּוֹ ״הוּא״ בִּזְבִיחָה – הוּא לִשְׁמוֹ כָּשֵׁר, שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ פָּסוּל. אֲבָל אָשָׁם, לֹא נֶאֱמַר בּוֹ ״הוּא״ – אֶלָּא לְאַחַר הַקְטָרַת אֵימוּרִין, וְהוּא עַצְמוֹ שֶׁלֹּא הוּקְטְרוּ אֵימוּרִין – כָּשֵׁר!
Rabbi Yehoshua lui dit : En ce qui concerne une offrande expiatoire, le mot « elle » est énoncé au sujet de l’abattage, enseignant que si elle est sacrifiée pour elle-même, elle est valide, mais si elle est sacrifiée pas pour elle-même, elle est invalide. En ce qui concerne une offrande pascale également, le mot « elle » est énoncé au sujet de l’abattage, enseignant de même que si elle est sacrifiée pour elle-même, elle est valide, mais si elle est sacrifiée pas pour elle-même, elle est invalide. Mais en ce qui concerne une offrande de culpabilité, le mot « elle » est énoncé seulement après la combustion des portions sacrificielles. Et, puisque l’offrande elle-même est valide même si les portions sacrificielles n’ont pas été brûlées du tout, elle est certainement valide si elles ont été brûlées non pour une offrande de culpabilité.
אָמַר לוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, הֲרֵי [הוּא] אוֹמֵר: ״כַּחַטָּאת כָּאָשָׁם״ – מָה חַטָּאת שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ פָּסוּל, אַף אָשָׁם שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ פָּסוּל.
La baraita conclut : Rabbi Eliezer lui dit : Un sacrifice expiatoire et un sacrifice de culpabilité sont juxtaposés dans le verset qui déclare : « Comme le sacrifice expiatoire, ainsi le sacrifice de culpabilité » (Lévitique 7:7). Le verset enseigne que, de même qu’un sacrifice expiatoire offert sans intention pour lui-même est invalide, de même un sacrifice de culpabilité offert sans intention pour lui-même est invalide.
אָמַר מָר: אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: חוֹזְרַנִי חֲלִילָה. וּלְמִיהְדַּר דִּינָא, וְלַיְיתֵי בְּ״מָה הַצַּד״!
§ La Guemara discute la baraita. Le Maître a dit : Rabbi Yehoshua lui a dit : Je reviens à mon affirmation précédente, selon laquelle une offrande expiatoire est unique puisque son sang est aspergé au-dessus de la ligne rouge. La discussion tourne en rond. La Guemara demande : Et que la déduction revienne à son point de départ, et que Rabbi Eliezer dérive ce point par analogie à partir de l’élément commun des deux sources, une offrande expiatoire et une offrande pascale. Ensemble, elles peuvent prouver qu’une offrande de culpabilité sacrifiée non pour elle-même est également invalide, puisqu’elles ne partagent aucun élément de rigueur qui manque à cette dernière.
מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁכֵּן יֵשׁ בָּהֶן צַד כָּרֵת.
La Guemara répond : Même une telle dérivation n’est pas valable, car elle peut être réfutée : Qu’est-ce qui est remarquable dans leur élément commun ? Une offrande expiatoire et une offrande pascale sont remarquables en ce qu’elles ont toutes deux un élément de karet. Une offrande expiatoire est apportée pour une transgression passible de karet lorsqu’elle est commise intentionnellement, et celui qui s’abstient intentionnellement d’apporter une offrande pascale est passible de la peine de karet. Une offrande de culpabilité, en revanche, n’a pas d’élément de karet.
אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: לֹא; אִם אָמַרְתָּ בְּחַטָּאת – שֶׁכֵּן דָּמָהּ לְמַעְלָה! וְלֵימָא לֵיהּ: לֹא; אִם אָמַרְתָּ בְּחַטָּאת – שֶׁכֵּן נִכְנַס דָּמָהּ לִפְנַי וְלִפְנִים!
§ La baraita déclare : Rabbi Yehoshua lui dit : Ta comparaison d’une offrande de culpabilité à une offrande expiatoire n’est pas valable. Si tu dis une halakha concernant une offrande expiatoire, dont le sang est aspergé au-dessus de la ligne rouge, dois-tu nécessairement dire la même chose concernant une offrande de culpabilité, dont le sang est aspergé au-dessous de cette ligne ? La Guemara objecte : Et que Rabbi Yehoshua lui dise une autre réfutation : Ta comparaison n’est pas valable, car si tu dis la halakha concernant une offrande expiatoire, dont le sang entre dans le sanctuaire le plus intérieur, c’est-à-dire le Saint des Saints, à Yom Kippour, faut-il dire la même chose concernant une offrande de culpabilité, dont le sang n’entre jamais dans le sanctuaire le plus intérieur ?
בְּחַטָּאוֹת הַחִיצוֹנוֹת קָאָמְרִינַן.
La Guemara répond : Nous établissons une comparaison entre une offrande de culpabilité et une offrande expiatoire spécifiquement en ce qui concerne les offrandes expiatoires extérieures, dont le sang n'entre pas dans le sanctuaire le plus intérieur.
שֶׁאִם נִכְנַס דָּמָהּ [לִפְנַי] וְלִפְנִים – פְּסוּלָה!
La Guemara objecte : Si tel est le cas, Rabbi Yehoshua aurait pu réfuter la comparaison en signalant une autre différence entre un sacrifice expiatoire et un sacrifice de culpabilité, car, si le sang d’un sacrifice expiatoire externe entre dans le sanctuaire le plus intérieur, il est disqualifié. Ce n’est pas le cas pour le sang d’un sacrifice de culpabilité.
אִית לֵיהּ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר ״אַף הָאָשָׁם״.
La Guemara répond : Rabbi Eliezer soutient qu’une offrande de culpabilité dont le sang entre dans le sanctuaire le plus intérieur est également disqualifiée.
שֶׁכֵּן מְכַפֶּרֶת עַל חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת!
La Guemara rétorque : Rabbi Yehoshua aurait pu signaler une autre distinction, car une offrande expiatoire expie des transgressions pour lesquelles une personne est passible de recevoir le karet si elle les a commises intentionnellement.
מֵחַטָּאת דִּשְׁמִיעַת הַקּוֹל.
La Guemara répond : Rabbi Eliezer déduit la halakha spécifiquement d’une offrande expiatoire apportée pour avoir entendu la voix, c’est-à-dire pour avoir juré faussement qu’on est incapable de témoigner dans l’affaire d’autrui. Cette transgression n’est pas punie de karet.
שֶׁכֵּן טְעוּנָה אַרְבַּע מַתָּנוֹת!
La Guemara rétorque : Rabbi Yehoshua aurait pu signaler une autre distinction, à savoir que le sang d’une offrande expiatoire nécessite quatre aspersions sur l’autel, tandis que le sang d’une offrande de culpabilité n’en nécessite que deux.
כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּאָמַר: כׇּל הַדָּמִים (טְעוּנָה) [טְעוּנִין] אַרְבַּע מַתָּנוֹת.
La Guemara répond : Peut-être que Rabbi Eliezer soutient, conformément à l’opinion de Rabbi Yishmaël, qui dit que le sang de presque toutes les offrandes nécessite quatre aspersions.
שֶׁכֵּן טְעוּנָה עַל אַרְבַּע קְרָנוֹת!
La Guemara rétorque : Rabbi Yehoshua aurait pu signaler une autre distinction, à savoir que le sang d’une offrande expiatoire requiert une application sur les quatre coins de l’autel, tandis que le sang d’une offrande de culpabilité, même selon Rabbi Yishmael, n’est aspergé que sur deux coins.
וְלִיטַעְמָיךְ, הָאִיכָּא אֶצְבַּע! הָאִיכָּא קֶרֶן! הָאִיכָּא חוּדָּהּ! אֶלָּא חַד מִתְּרֵי תְּלָת טַעְמֵי נָקֵט.
La Guemara répond : Et selon ton raisonnement, pourquoi Rabbi Yehoshua n’a-t-il pas mentionné d’autres distinctions entre une offrande expiatoire et une offrande de culpabilité ? N’y a-t-il pas l’exigence qu’un prêtre applique le sang d’une offrande expiatoire sur l’autel avec son doigt ? N’y a-t-il pas l’exigence de placer le sang d’une offrande expiatoire sur le coin de l’autel ? Et même selon l’opinion selon laquelle il n’est pas placé sur le coin lui-même, n’y a-t-il pas l’exigence de le placer sur le bord du coin ? Aucune de ces exigences ne concerne une autre offrande qu’une offrande expiatoire. Au contraire, Rabbi Yehoshua a mentionné une de deux ou trois affirmations valides à sa disposition.
אָמַר מָר, אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: לֹא, אִם אָמַרְתָּ. לֵימָא לֵיהּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: אָשָׁם נָמֵי דָּמוֹ לְמַעְלָה!
§ Le Maître dit : Rabbi Yehoshua lui dit : Ta comparaison n’est pas valable. Si tu dis cela au sujet d’une offrande expiatoire, dont le sang est aspergé au-dessus de la ligne rouge, dois-tu nécessairement dire la même chose au sujet d’une offrande de culpabilité, dont le sang est aspergé au-dessous de cette ligne ? La Guemara objecte : Que Rabbi Eliezer lui dise : Le sang d’une offrande de culpabilité est lui aussi aspergé au-dessus de la ligne rouge, puisque Rabbi Eliezer soutient que les halakhot d’une offrande de culpabilité et d’une offrande expiatoire sont parallèles.
אָמַר אַבָּיֵי: אָשָׁם דָּמוֹ לְמַעְלָה לָא מָצֵית אָמְרַתְּ, קַל וְחוֹמֶר מֵעוֹלָה; וּמָה עוֹלָה שֶׁהִיא כָּלִיל – דָּמָהּ לְמַטָּה, אָשָׁם שֶׁאֵינוֹ כָּלִיל – לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!
Abaye a dit : Tu ne peux pas dire que le sang d’une offrande de culpabilité est présenté au-dessus de la ligne rouge, en raison d’une inférence a fortiori à partir du cas d’un holocauste : De même que dans le cas d’un holocauste, qui est traité avec plus de rigueur du fait qu’il est entièrement consumé sur l’autel, son sang est présenté au-dessous de la ligne rouge, à plus forte raison n’est-il pas clair que dans le cas d’une offrande de culpabilité, qui n’est pas entièrement consumée sur l’autel, son sang est présenté au-dessous de la ligne rouge ?
מָה לְעוֹלָה, שֶׁכֵּן אֵינָהּ מְכַפֶּרֶת!
La Guemara rejette l’inférence : Qu’est-ce qui est remarquable dans un holocauste ? Il est remarquable en ce qu’il n’expie pas une faute, contrairement à une offrande de culpabilité. C’est אולי pourquoi son sang est présenté au-dessous de la ligne rouge.
חַטַּאת הָעוֹף תּוֹכִיחַ.
La Guemara répond : une offrande expiatoire d’oiseau peut prouver ce point, car elle expie un péché, et pourtant son sang est présenté en dessous de la ligne rouge.
מָה לְחַטַּאת הָעוֹף, שֶׁכֵּן אֵינָהּ מִין זֶבַח!
La Guemara rejette également cela : Qu’y a-t-il de remarquable dans une offrande expiatoire d’oiseau ? Elle est remarquable en ce qu’elle n’est pas un type d’offrande qui est abattue ; on la met à mort en lui pinçant la nuque. C’est peut-être pour cela que son sang est présenté au-dessous de la ligne rouge.
עוֹלָה תּוֹכִיחַ. לֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, וְלֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה. הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁהֵן קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וְדָמָן לְמַטָּה; אַף אֲנִי אָבִיא אָשָׁם – שֶׁהוּא קוֹדֶשׁ קֳדָשִׁים, וְדָמוֹ לְמַטָּה.
La Guemara répond : Si tel est le cas, un holocauste peut prouver ce point, puisqu’il est abattu, et que son sang est néanmoins présenté au-dessous de la ligne rouge. Par conséquent, la halakha est dérivée d’une combinaison des halakhot de l’holocauste et de l’offrande expiatoire d’oiseau : L’aspect de ce cas n’est pas comme l’aspect de cet autre cas et l’aspect de cet autre cas n’est pas comme l’aspect de ce cas. Leur élément commun est qu’il s’agit d’offrandes du degré le plus sacré, et que leur sang est présenté au-dessous de la ligne rouge. Ainsi, j’inclurai aussi une offrande de culpabilité dans cette halakha, car c’est une offrande du degré le plus sacré, et par conséquent son sang est présenté au-dessous de la ligne rouge.
אֲמַר לֵיהּ רָבָא מִפַּרְזִקְיָא לְרַב אָשֵׁי: וְלִפְרוֹךְ, מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁכֵּן אֵין לָהֶן קִצְבָה; תֹּאמַר בְּאָשָׁם – שֶׁיֵּשׁ לוֹ קִצְבָה?!
Rava de Parzakya dit à Rav Ashi : Que Rabbi Eliezer réfute cette inférence : Qu’est-ce qui est remarquable dans l’élément commun des deux cas ? Il est remarquable en ce que ni un holocauste ni une offrande expiatoire d’oiseau n’ont de valeur fixe. Dirais-tu que les mêmes halakhot s’appliquent à une offrande de culpabilité, qui a une valeur fixe de deux sicles d’argent (voir Lévitique 5:15) ?
אֶלָּא הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דְּאָמַר קְרָא: ״הַכֹּהֵן הַמְחַטֵּא אוֹתָהּ״ – אוֹתָהּ דָּמָהּ לְמַעְלָה, וְאֵין דָּמוֹ שֶׁל אַחֵר לְמַעְלָה.
Au contraire, telle est la raison de Rabbi Eliezer pour laquelle il ne soutient pas que le sang d’une offrande de culpabilité est présenté au-dessous de la ligne rouge : Comme le verset l’énonce au sujet de la présentation du sang d’une offrande expiatoire : « Le prêtre qui l’offre » (Lévitique 6:19). Le mot « l’ » indique que son sang est présenté au-dessus de la ligne rouge, mais le sang d’une autre offrande abattue n’est pas présenté au-dessus de la ligne rouge.
אִי הָכִי, חַטָּאת נָמֵי נֵימָא: אוֹתָהּ – לִשְׁמָהּ כְּשֵׁרָה, שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ פְּסוּלָה; הָא שְׁאָר זְבָחִים – בֵּין לִשְׁמָן בֵּין שֶׁלֹּא לִשְׁמָן כְּשֵׁרִין!
La Guemara demande : Si c’est le cas, si Rabbi Eliezer accepte que le mot « elle » indique l’exclusivité, qu’il dise aussi que le verset : « Et il l’égorgera, elle, comme offrande expiatoire » (Lévitique 4:33), enseigne que seule une offrande expiatoire est valide si elle est égorgée pour elle-même, et invalide si elle est égorgée pas pour elle-même. Par conséquent, les autres offrandes égorgées, qu’elles soient égorgées pour elles-mêmes ou pas pour elles-mêmes, sont valides. Pourquoi donc Rabbi Eliezer considère-t-il une offrande de culpabilité comme invalide si elle est égorgée pas pour elle-même ?
הָהוּא ״אוֹתָהּ״ לָאו דַּוְקָא, דְּהָא שַׁיַּיר פֶּסַח.
La Guemara répond : cette occurrence du mot « cela » n’indique pas que la halakha s’applique spécifiquement à une offrande expiatoire et à aucune autre offrande, car la Torah exclut l’offrande pascale d’une telle généralisation. Une offrande pascale est certainement invalidée si elle est sacrifiée sans être destinée à sa propre fin.
הָכָא נָמֵי לָאו דַּוְקָא, דְּהָא שַׁיַּיר עוֹלַת הָעוֹף!
La Guemara objecte : Si tel est le cas, ici aussi, en ce qui concerne la présentation du sang au-dessus de la ligne rouge, il faut dire que le mot « cela » n’indique pas que cette halakha s’applique spécifiquement à une offrande expiatoire et non aux autres offrandes, car la Torah exclut un holocauste d’oiseau d’une telle généralisation. Le sang d’un holocauste d’oiseau est présenté au-dessus de la ligne rouge.
בִּזְבִיחָה מִיהָא לָא שַׁיַּיר מִידֵּי.
La Guemara répond : En ce qui concerne les offrandes qui nécessitent un abattage rituel, en tout état de cause, la Torah n’a rien exclu de la généralisation. Les offrandes d’oiseaux ne sont pas pertinentes, car elles sont mises à mort par pincement de la nuque.
וְאִי בָּעֵית אֵימָא: הָא מַנִּי – רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר: הַאי מָקוֹם לְחוֹד, וְהַאי מָקוֹם לְחוֹד.
Et si tu le souhaites, dis plutôt que même le sang d’un holocauste d’oiseau est présenté d’une manière différente de celui d’une offrande expiatoire. Selon l’opinion de qui cette suggestion est-elle formulée ? C’est conformément à l’opinion de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, qui dit : Cet endroit où le sang d’une offrande expiatoire est présenté est distinct, et cet endroit-là où le sang d’un holocauste d’oiseau est présenté est distinct.
דְּתַנְיָא: דָּמִים הַתַּחְתּוֹנִים נִיתָּנִין מִחוּט הַסִּיקְרָא וּלְמַטָּה, וְהָעֶלְיוֹנִים מִחוּט הַסִּיקְרָא וּלְמַעְלָה. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִין – בְּעוֹלַת הָעוֹף; אֲבָל בְּחַטַּאת בְּהֵמָה – הִיא עַצְמָהּ אֵין נַעֲשֶׂה אֶלָּא עַל גּוּפָהּ שֶׁל קֶרֶן.
Comme il est enseigné dans une baraita : Le sang qui doit être placé sur la moitié inférieure de l’autel est placé n’importe où depuis la ligne rouge [hasikra] vers le bas, et le sang qui doit être placé sur la moitié supérieure est placé n’importe où depuis la ligne rouge vers le haut. Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, a dit : Dans quel cas cette déclaration est-elle dite ? Elle est dite au sujet d’un holocauste d’oiseau. Mais l’application du sang d’une offrande expiatoire animale ne se fait que sur le coin même de l’autel.
תְּנַן הָתָם, שֶׁהָיָה רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: כׇּל דָּמִים שֶׁנִּכְנְסוּ לַהֵיכָל לְכַפֵּר – פְּסוּלִים. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: חַטָּאת בִּלְבַד. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אַף הָאָשָׁם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כַּחַטָּאת כָּאָשָׁם״.
§ Nous avons appris dans une michna ailleurs (81b) : Comme Rabbi Akiva avait l’habitude de dire : Tout sang qui aurait dû être aspergé sur l’autel extérieur, mais qui au lieu de cela est entré pour expier dans le Sanctuaire, est invalide. Et les rabbins disent : C’est la halakhaseulement en ce qui concerne le sang d’une offrande expiatoire. Rabbi Eliezer dit : Le statut halakhique d’une offrande de culpabilité est aussi comme celui d’une offrande expiatoire, comme il est dit : « Comme l’offrande expiatoire, ainsi l’offrande de culpabilité » (Lévitique 7:7).
בִּשְׁלָמָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר – כִּדְקָאָמַר טַעְמָא, אֶלָּא רַבָּנַן מַאי טַעְמָא?
La Guemara demande : Soit, l’opinion de Rabbi Eliezer est compréhensible, car il énonce la raison de son opinion. Mais quelle est la raison de l’opinion des Sages ?
אָמַר רָבָא: אָשָׁם נִכְנַס דָּמוֹ לִפְנִים פָּסוּל – לָא מָצֵית אָמְרַתְּ, קַל וָחוֹמֶר מֵעוֹלָה; מָה
Rava a dit : Tu ne peux pas dire que le sang d’une offrande de culpabilité qui est entré dans le Sanctuaire est disqualifié, en raison d’une inférence a fortiori à partir du cas d’un holocauste : De même que

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria