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וְאֵין זָר רוֹאֶה אֶת הַנְּגָעִים! וְאִם תֹּאמַר אַהֲרֹן הִסְגִּירָהּ – אַהֲרֹן קָרוֹב הוּא, וְאֵין קָרוֹב רוֹאֶה אֶת הַנְּגָעִים! אֶלָּא כָּבוֹד גָּדוֹל חָלַק לָהּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְמִרְיָם אוֹתָהּ שָׁעָה: אֲנִי כֹּהֵן וַאֲנִי מַסְגִּירָהּ, אֲנִי חוֹלְטָהּ וַאֲנִי פּוֹטְרָהּ.
et une personne qui n’est pas prêtre ne peut pas examiner les nuances des marques de lèpre afin de les diagnostiquer. Et si vous dites qu’Aaron l’a mise en quarantaine, cela est difficile, car Aaron était un parent, le frère de Myriam, et un parent ne peut pas examiner les nuances des marques de lèpre. Au contraire, le Saint, béni soit-Il, accorda un grand honneur à Myriam à ce moment-là, et dit : Moi-même je suis prêtre, et Moi je la mettrai en quarantaine pendant sept jours pour voir si les nuances des marques de lèpre persistent, et Moi je la déclarerai lépreuse si elle est impure, et Moi je l’exempterai si elle n’est pas impure.
קָתָנֵי מִיהַת: מֹשֶׁה זָר, וְאֵין זָר רוֹאֶה אֶת הַנְּגָעִים!
Quoi qu'il en soit, le midrash enseigne : Moïse était non-prêtre, et un non-prêtre ne peut pas examiner les nuances des marques de lèpre, ce qui contredit l'affirmation de Rav selon laquelle Moïse était prêtre.
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: שָׁאנֵי מַרְאוֹת נְגָעִים, דְּאַהֲרֹן וּבָנָיו כְּתוּבִין בַּפָּרָשָׁה.
Rav Naḥman bar Yitzḥak dit : Les halakhot de l’examen des teintes des marques de lèpre sont différentes, car spécifiquement Aaron et ses fils, et non Moïse, sont mentionnés dans le passage qui en traite : « Il sera amené à Aaron le prêtre, ou à l’un de ses fils, les prêtres » (Lévitique 13:2). Par conséquent, cette baraita ne prouve pas que Moïse n’était pas prêtre.
מֵיתִיבִי: חָמֵשׁ שְׂמָחוֹת הָיְתָה אֱלִישֶׁבַע יְתֵירָה עַל בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל – יְבָמָהּ מֶלֶךְ, אִישָׁהּ כֹּהֵן גָּדוֹל, בְּנָהּ סְגָן, בֶּן בְּנָהּ מְשׁוּחַ מִלְחָמָה, וְאָחִיהָ נְשִׂיא שֵׁבֶט; וַאֲבֵילָה עַל שְׁנֵי בָּנֶיהָ.
La Guemara soulève une objection à la déclaration de Rav à partir d’une baraita : Elisheva, fille d’Aminadav et épouse d’Aaron, avait cinq autres raisons de joie de plus que les autres filles d’Israël le jour où le Tabernacle fut consacré : Son beau-frère, Moïse, était roi ; son mari, Aaron, était le Grand Prêtre ; son fils, Elazar, était le suppléant du Grand Prêtre ; le fils de son fils, Pinehas, était le prêtre oint pour la guerre, qui menait l’armée au combat ; et son frère, Nahshon, fils d’Aminadav, était le prince de la tribu de Juda, qui apporta son offrande ce jour-là, le premier de tous les princes. Mais ce même jour de joie, elle était en deuil pour ses deux fils, Nadav et Avihou, qui moururent ce jour-là.
קָתָנֵי מִיהַת: יְבָמָהּ מֶלֶךְ – מֶלֶךְ אִין, כֹּהֵן גָּדוֹל לָא! אֵימָא: אַף מֶלֶךְ.
Quoi qu’il en soit, la baraita enseigne : Son beau-frère, Moïse, était un roi. De cela, on peut déduire que oui, il était un roi, mais qu’il n’était pas Grand Prêtre, contrairement à l’affirmation de Rav. La Guemara répond : Dis que la baraita veut dire : Moïse était aussi un roi, en plus d’être Grand Prêtre.
כְּתַנָּאֵי: ״וַיִּחַר אַף ה׳ בְּמֹשֶׁה״ – רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה אוֹמֵר: כׇּל חֲרוֹן אַף שֶׁבַּתּוֹרָה נֶאֱמַר בּוֹ רוֹשֶׁם, וְזֶה לֹא נֶאֱמַר בּוֹ רוֹשֶׁם.
La Guemara commente : La question de savoir si Moïse fut Grand Prêtre fait l’objet d’un débat parmi les tannaïm, comme cela est enseigné dans une baraita : Lorsque Moïse se trouvait devant le buisson ardent et exprima une hésitation à transmettre le message de Dieu à Pharaon, le verset déclare : « La colère du Seigneur s’enflamma contre Moïse, et Il dit : Aaron ton frère, le Lévite, n’est-il pas là ? Je sais qu’il parle bien. Et aussi, voici, il sort à ta rencontre, et quand il te verra, il se réjouira dans son cœur » (Exode 4:14). Rabbi Yehoshua ben Korḥa dit : Car toute colère ardente qui est mentionnée dans la Torah, son effet est aussi mentionné, c’est-à-dire que la Torah consigne une action ou une déclaration comme conséquence de cette colère, mais dans ce cas aucun effet de la colère n’est mentionné.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אוֹמֵר: אַף זֶה נֶאֱמַר בּוֹ רוֹשֶׁם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֲלֹא אַהֲרֹן אָחִיךָ הַלֵּוִי״ – וַהֲלֹא כֹּהֵן הוּא! הָכִי קָאָמַר: אֲנִי אָמַרְתִּי אַתָּה כֹּהֵן וְהוּא לֵוִי, עַכְשָׁיו הוּא כֹּהֵן וְאַתָּה לֵוִי.
Rabbi Shimon ben Yoḥai dit : Même dans ce cas, l’effet de la colère est énoncé, comme il est dit là-bas : « N’est-ce pas Aaron ton frère, le Lévite ? Je sais qu’il parle bien. » Mais Aaron n’est-il pas un prêtre ? Pourquoi est-il appelé Lévite ? Voici ce que Dieu dit à Moïse : J’ai d’abord dit que toi, tu serais le prêtre et lui serait le Lévite ; maintenant lui sera le prêtre et toi tu seras le Lévite.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא נִתְכַּהֵן מֹשֶׁה, אֶלָּא שִׁבְעַת יְמֵי הַמִּלּוּאִים בִּלְבַד. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: לֹא פָּסְקָה כְּהוּנָּה אֶלָּא מִזַּרְעוֹ שֶׁל מֹשֶׁה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמֹשֶׁה אִישׁ הָאֱלֹהִים בָּנָיו יִקָּרְאוּ עַל שֵׁבֶט הַלֵּוִי״, וְאוֹמֵר: ״מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן בְּכֹהֲנָיו וּשְׁמוּאֵל בְּקֹרְאֵי שְׁמוֹ״.
Et les Rabbins disent : Moïse devint prêtre pendant les sept jours de l’inauguration בלבד, et après cela son sacerdoce prit fin. Et certains disent : Le sacerdoce ne prit fin que pour les descendants de Moïse, mais Moïse lui-même demeura prêtre, comme il est dit : « Quant à Moïse, homme de Dieu, ses fils furent comptés parmi la tribu de Lévi » (I Chroniques 23:14). Ce verset indique que ce furent ses fils qui étaient lévites, mais lui-même demeura prêtre. Et ainsi aussi le verset déclare : « Moïse et Aaron parmi Ses prêtres, et Samuel parmi ceux qui invoquent Son nom, invoquaient le Seigneur, et Il leur répondait » (Psaumes 99:6).
מַאי וְאוֹמֵר? וְכִי תֵּימָא לְדוֹרוֹת הוּא דִּכְתִיב, וְאוֹמֵר: ״מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן בְּכֹהֲנָיו״.
La Guemara demande : Que signifie : Et de même le verset déclare ? Pourquoi le tanna a-t-il eu besoin de citer une seconde preuve ? La Guemara explique : Et si tu dis que le premier verset a été écrit seulement pour les générations futures, afin d’inclure les descendants de Moïse dans la tribu de Lévi mais non de l’exclure, alors il y a une seconde preuve : Et de même, le verset déclare : « Moïse et Aaron parmi Ses prêtres. » L’affirmation de Rav selon laquelle Moïse était Grand Prêtre est conforme à l’opinion de cette baraita.
וְכׇל חֲרוֹן אַף שֶׁבַּתּוֹרָה נֶאֱמַר בּוֹ רוֹשֶׁם?! וְהָכְתִיב: ״וַיֵּצֵא מֹשֶׁה מֵעִם פַּרְעֹה בׇּחֳרִי אָף״, וְלָא אֲמַר לֵיהּ וְלָא מִידֵּי! אֲמַר רֵישׁ לָקִישׁ: סְטָרוֹ וְיָצָא.
La Guemara conteste l’affirmation de Rabbi Yehoshua ben Korḥa : Et est-il vrai que, pour toute colère ardente qui est mentionnée dans la Torah, son effet est également mentionné ? Mais n’est-il pas écrit au sujet de Moïse : « Il sortit de chez Pharaon dans une ardente colère » (Exode 11:8) ? Et Moïse ne dit rien à Pharaon. Reish Lakish dit : Moïse le gifla et partit.
וּמִי אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ הָכִי?! וְהָכְתִיב: ״וְנִצַּבְתָּ לִקְרָאתוֹ עַל שְׂפַת הַיְאֹר״, וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מֶלֶךְ הוּא וְהַסְבֵּיר לוֹ פָּנִים, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: רָשָׁע הוּא וְהָעֵיז פָּנֶיךָ בּוֹ! אֵיפוֹךְ.
La Guemara objecte : Et Reish Lakish dit-il vraiment cela ? Mais n’est-il pas écrit : « Va vers Pharaon le matin ; voici, il sort vers l’eau ; et tu te tiendras au bord du fleuve pour le rencontrer, et le bâton qui fut changé en serpent, tu le prendras dans ta main » (Exode 7:15) ; et Reish Lakish dit : Dieu voulait dire : Pharaon est un roi, et par conséquent tu dois être affable envers lui, et Rabbi Yoḥanan dit : Dieu voulait dire : Pharaon est méchant, et par conséquent tu dois être insolent envers lui. Si, selon Reish Lakish, Moïse a reçu l’ordre de saluer Pharaon avec respect, comment pouvait-il dire que Moïse a giflé Pharaon ? La Guemara répond : Inverse les noms des Sages dans cette controverse ; c’est Reish Lakish qui dit que Moïse a reçu l’ordre d’être insolent.
אָמַר רַבִּי יַנַּאי: לְעוֹלָם תְּהֵא אֵימַת מַלְכוּת עָלֶיךָ; דִּכְתִיב: ״וְיָרְדוּ כׇל עֲבָדֶיךָ אֵלֶּה אֵלַי״ – וְאִילּוּ לְדִידֵיהּ לָא קָאָמַר לֵיהּ.
En ce qui concerne le respect accordé à un roi, Rabbi Yannai dit : La crainte de la royauté doit toujours être sur toi, même lorsque le roi ne mérite pas le respect, comme il est écrit que Moïse dit à Pharaon : « Et tous ces serviteurs à toi descendront vers moi et se prosterneront devant moi, en disant : Sors, toi et tout le peuple qui te suit, et après cela je sortirai » (Exode 11:8). Il mentionna les serviteurs de Pharaon, mais il ne dit pas cela de Pharaon lui-même, bien que ce fût l’issue finale. Au contraire, il parla à Pharaon avec le respect dû à un roi.
רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר מֵהָכָא: ״וְיַד ה׳ הָיְתָה אֶל אֵלִיָּהוּ, וַיְשַׁנֵּס מׇתְנָיו וַיָּרׇץ לִפְנֵי אַחְאָב״.
Rabbi Yoḥanan dit : Déduis le principe d’ici : « Et la main du Seigneur fut sur Élie, et il ceignit ses reins et courut devant Achab jusqu’à l’entrée de Jezréel » (I Rois 18:46). Élie le prophète courut devant le roi malfaisant Achab par respect.
אָמַר עוּלָּא: בִּקֵּשׁ מֹשֶׁה מַלְכוּת, וְלֹא נָתְנוּ לוֹ; דִּכְתִיב: ״אַל תִּקְרַב הֲלֹם״, וְאֵין ״הֲלוֹם״ אֶלָּא מַלְכוּת – שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִי אָנֹכִי ה׳ אֱלֹהִים [וְגוֹ׳] כִּי הֲבִיאֹתַנִי עַד הֲלֹם״.
La Guemara continue de discuter des rôles de Moïse : Oulla dit : Moïse a demandé qu’on lui donne la royauté, mais elle ne lui a pas été donnée, comme il est écrit : « N’approche pas d’ici » (Exode 3:5) ; et le mot « ici » ne renvoie à rien d’autre qu’à la royauté, comme il est dit : « Alors le roi David entra et s’assit devant le Seigneur, et il dit : Qui suis-je, ô Seigneur Dieu, et qu’est ma maison, pour que Tu m’aies amené jusqu’ici ? » (II Samuel 7:18).
מֵתִיב רָבָא, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: יְבָמָהּ מֶלֶךְ! אָמַר רָבָא: לוֹ וּלְזַרְעוֹ קָאָמַר.
Rava soulève une objection à partir de la baraita citée plus haut : Rabbi Yishmaël dit : Le beau-frère d’Elisheva, Moïse, était un roi. Cela enseigne que Moïse reçut effectivement la royauté. Rava dit : Ulla dit que Moïse n’a pas reçu la royauté pour lui-même et pour ses descendants, c’est-à-dire qu’elle n’a pas été transmise à ses fils.
וְכֹל הֵיכָא דִּכְתִיב ״הֲלוֹם״ – לְדוֹרוֹת הוּא?! וְהָא גַּבֵּי שָׁאוּל דִּכְתִיב: ״הֲבָא עוֹד הֲלֹם אִישׁ״ – הוּא אִין, זַרְעוֹ לָא!
La Guemara objecte : Et est-ce bien le cas que partout où il est écrit « ici », le verset fait référence à la royauté pour les générations futures également ? Mais n’est-il pas écrit au sujet de la royauté de Saül : « Ils interrogèrent encore le Seigneur : Y a-t-il encore un homme qui vient ici » (I Samuel 10:22), et Saül était bien roi, mais ses descendants ne le furent pas.
אִיבָּעֵית אֵימָא: הָא הֲוָה אִישׁ בּשֶׁת, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: שָׁאנֵי שָׁאוּל – דַּאֲפִילּוּ בְּגַוֵּיהּ לָא קָאֵים;
La Guemara répond : Si tu veux, dis : il y avait Ish-Bosheth, le fils de Saül, qui était roi (voir II Samuel 2:10), ce qui indique que la royauté de Saül est bien passée à son fils. Et si tu veux, dis plutôt : Saül est différent, parce que la royauté ne s’est même pas maintenue pour lui-même, et c’est pourquoi elle n’est pas passée à ses descendants.
כִּדְרַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: בְּשָׁעָה שֶׁפּוֹסְקִים גְּדוּלָּה לָאָדָם – פּוֹסְקִים לוֹ וּלְזַרְעוֹ עַד סוֹף כׇּל הַדּוֹרוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יִגְרַע מִצַּדִּיק עֵינָיו וְאֶת מְלָכִים לַכִּסֵּא וְגוֹ׳״. וְאִם הֵגֵיס דַּעְתּוֹ – הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מַשְׁפִּילוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאִם אֲסוּרִים בַּזִּקִּים יִלָּכְדוּן בְּחַבְלֵי עֹנִי״.
La deuxième réponse est conforme à ce que Rabbi Elazar dit que Rabbi Ḥanina dit : Lorsque la grandeur est accordée à une personne au Ciel, elle lui est accordée, ainsi qu’à ses descendants, jusqu’à la fin de toutes les générations, comme il est dit : « Il ne détourne pas Ses yeux du juste ; mais avec des rois sur le trône Il les établit pour toujours, et ils sont exaltés » (Job 36:7). Mais si lui ensuite devint arrogant, le Saint, Béni soit-Il, l’humilie, comme il est dit dans le verset suivant : « Et s’ils sont liés par des chaînes, et retenus par des cordes d’affliction » (Job 36:8). Ce fut le cas de Saül.
בַּעֲלֵי מוּמִין, בֵּין בַּעֲלֵי מוּמִין כּוּ׳. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״כׇּל זָכָר״ – לְרַבּוֹת בַּעֲלֵי מוּמִין.
§ La michna enseigne : des prêtres ayant un défaut, qu’il s’agisse d’un défaut temporaire ou permanent, reçoivent une part et prennent part aux offrandes, mais ne les sacrifient pas. La Guemara explique : D’où ces éléments sont-ils dérivés ? Comme les Sages l’ont enseigné dans une baraita : Le verset déclare au sujet de l’offrande de farine : « Tout mâle » parmi les fils d’Aaron en mangera" (Lévitique 6:11). L’expression « tout mâle » sert à inclure les prêtres ayant un défaut.
לְמַאי? אִי לַאֲכִילָה – הֲרֵי כְּבָר נֶאֱמַר: ״לֶחֶם אֱלֹהָיו מִקׇּדְשֵׁי הַקֳּדָשִׁים יֹאכֵל״! אֶלָּא לַחֲלוּקָּה.
La Guemara précise : Pour quelle question cette dérivation est-elle nécessaire ? Si l’on suggère que c’est pour la question de la consommation, cela est déjà énoncé explicitement : « Tout homme de la descendance d’Aaron, le prêtre, qui a un défaut… Il peut manger le pain de son Dieu, parmi les choses très saintes et parmi les choses saintes » (Lévitique 21:21–22). Au contraire, Lévitique 6:11 est nécessaire pour la question de recevoir une part, enseignant que les prêtres ayant un défaut peuvent le faire avec les autres prêtres. C’est la source de l’énoncé de la michna.
תַּנְיָא אִידַּךְ: ״כׇּל זָכָר״ – לְרַבּוֹת בַּעֲלֵי מוּמִין. לְמַאי? אִי לַאֲכִילָה – הֲרֵי כְּבָר אָמוּר! אִי לַחֲלוּקָּה – הֲרֵי כְּבָר אָמוּר! שֶׁיָּכוֹל אֵין לִי אֶלָּא תָּם וְנַעֲשָׂה בַּעַל מוּם, בַּעַל מוּם מֵעִיקָּרוֹ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כׇּל זָכָר״.
Cela est enseigné dans une autrebaraita : Le verset déclare au sujet de l’offrande expiatoire : « Tout mâle parmi les prêtres pourra en manger » (Lévitique 6:22). L’expression « tout mâle » sert à inclure les prêtres atteints d’un défaut. La Guemara explique : Pour quelle question cette dérivation est-elle nécessaire ? Si l’on suggère que c’est pour la question de la consommation, cela n’est-il pas déjà énoncé dans Lévitique, chapitre 21 ? Si l’on suggère que c’est pour la question de recevoir une part, cela n’est-il pas déjà énoncé au verset 6:11 ? Au contraire, le verset est nécessaire parce que l’on aurait pu penser que je n’ai dérivé que la halakha concernant un prêtre qui était d’abord sans défaut et qui ensuite est devenu atteint d’un défaut. D’où est-il dérivé que celui qui est atteint d’un défaut dès la naissance reçoit lui aussi une part ? Le verset déclare ici : « Tout mâle. »
תַּנְיָא אִידַּךְ: ״כׇּל זָכָר״ – לְרַבּוֹת בַּעַל מוּם. לְמַאי? אִי לַאֲכִילָה – הֲרֵי כְּבָר אָמוּר! וְאִי לַחֲלוּקָּה – הֲרֵי כְּבָר אָמוּר! וְאִי לְבַעַל מוּם מֵעִיקָּרוֹ – הֲרֵי כְּבָר אָמוּר! שֶׁיָּכוֹל אֵין לִי אֶלָּא בַּעַל מוּם קָבוּעַ, בַּעַל מוּם עוֹבֵר מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כׇּל זָכָר״.
Il est enseigné dans une autre baraita : Le verset déclare au sujet de l’offrande de culpabilité : « Tout mâle parmi les prêtres pourra en manger » (Lévitique 7:6). L’expression « tout mâle » vient inclure un prêtre atteint d’un défaut. La Guemara explique : Pour quelle question cette dérivation est-elle nécessaire ? Si l’on suggère que c’est pour la question de manger, cela n’est-il pas déjà énoncé ? Et si l’on suggère que c’est pour la question de recevoir une part, cela n’est-il pas déjà énoncé ? Et si l’on suggère que c’est pour un prêtre atteint d’un défaut de naissance, cela n’est-il pas déjà énoncé ? Au contraire, le verset est nécessaire parce que l’on aurait pu penser que je n’ai dérivé que la halakha concernant un prêtre atteint d’un défaut permanent. D’où est-il dérivé qu’un prêtre atteint d’un défaut temporaire reçoit lui aussi une part ? Le verset déclare ici : « Tout mâle. »
כְּלַפֵּי לְיָיא? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אֵיפוֹךְ.
La Guemara objecte : N’est-ce pas le contraire [kelapei layya] ? N’aurais-je pas pensé qu’un prêtre ayant un défaut permanent serait traité plus rigoureusement qu’un prêtre ayant un défaut temporaire ? Rav Sheshet a dit : Inverse la formulation comme suit : On aurait pu penser que je n’ai dérivé que la halakha concernant un prêtre ayant un défaut temporaire ; d’où dérive-t-on que celui qui a un défaut permanent reçoit lui aussi une part ?
רַב אָשֵׁי אָמַר: לְעוֹלָם לָא תֵּיפוֹךְ; וְאִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא:
Rav Ashi a dit : En réalité, n'inverse pas la formulation, et cela n'est pas difficile. Il était nécessaire d'enseigner que même un prêtre ayant un défaut temporaire reçoit une part, car il pourrait te venir à l'esprit de dire

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