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תַּלְמוּד לוֹמַר: ״שִׁבְעַת יָמִים יִלְבָּשָׁם הַכֹּהֵן תַּחְתָּיו מִבָּנָיו אֲשֶׁר יָבֹא אֶל אֹהֶל מוֹעֵד״, מִי שֶׁרָאוּי לָבֹא אֶל אֹהֶל מוֹעֵד. וְאִם אִיתָא — מִיחְזֵא חֲזֵי!
par conséquent, le verset déclare : « Pendant sept jours, les portera celui de ses fils qui officiera à sa place, celui qui entrera dans la Tente d’Assignation pour servir dans le Sanctuaire » (Exode 29:30). Le verset décrit un fils servant à la place de son père, indiquant que la fonction est héritée. La conclusion du verset implique que la règle selon laquelle un fils hérite de la fonction de son père ne s’applique qu’à un Grand Prêtre apte à entrer dans la Tente d’Assignation, mais non au prêtre oint pour la guerre. Sur la base de cette baraita, la difficulté suivante est soulevée : Et s’il en est ainsi, puisque le prêtre oint pour la guerre officie lui aussi en portant les mêmes vêtements que le Grand Prêtre, il est lui aussi apte à entrer dans la Tente d’Assignation et devrait transmettre sa fonction à son fils.
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, הָכִי קָאָמַר: כׇּל שֶׁעִיקַּר מְשִׁיחָתוֹ לְאֹהֶל מוֹעֵד. יָצָא זֶה, שֶׁעִיקַּר מְשִׁיחָתוֹ לְמִלְחָמָה.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit que voici ce que la baraita dit : La règle selon laquelle un fils hérite de la position de son père s’applique à quiconque dont le but principal de son onction est de venir servir dans la Tente d’Assignation. Cela exclut ce prêtre dont le but principal de son onction est la guerre.
מֵיתִיבִי: מְשׁוּחַ מִלְחָמָה אֵינוֹ מְשַׁמֵּשׁ לֹא בְּאַרְבָּעָה כְּכֹהֵן הֶדְיוֹט, לֹא בִּשְׁמוֹנָה כְּכֹהֵן גָּדוֹל.
La Guemara soulève une objection à l’affirmation de Rav Dimi : il a été enseigné dans une baraita que le prêtre oint pour la guerre n’officie ni avec quatre vêtements, comme un prêtre ordinaire, ni avec huit vêtements, comme un Grand Prêtre.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אֶלָּא זָר מְשַׁוֵּית לֵיהּ! אֶלָּא: כְּכֹהֵן גָּדוֹל — מִשּׁוּם אֵיבָה, כְּכֹהֵן הֶדְיוֹט — מִשּׁוּם מַעֲלִין בַּקֹּדֶשׁ וְלֹא מוֹרִידִין.
Abaye lui dit : Est-ce que tu ferais de lui quelqu’un qui n’est pas prêtre ? S’il ne s’habille ni comme un Grand Prêtre ni comme un prêtre ordinaire, alors en pratique il est comme quelqu’un qui n’est pas prêtre, mais cela n’est certainement pas vrai. Au contraire, le sens de la baraita est que le prêtre oint pour la guerre ne s’habille pas comme un Grand Prêtre en raison de l’animosité qui pourrait être causée entre lui et le Grand Prêtre s’ils portaient tous deux des vêtements semblables. Par conséquent, bien que selon la loi de la Torah le prêtre oint pour la guerre devrait s’habiller comme un Grand Prêtre, les Sages ont décrété qu’il ne devait pas le faire, par crainte qu’il n’en résulte de l’animosité. Et il ne s’habille pas comme un prêtre ordinaire, en raison du principe : On élève en matière de sainteté et on ne rabaisse pas. Puisque le prêtre oint pour la guerre a atteint le niveau de sainteté d’un Grand Prêtre, on ne peut pas maintenant le rétrograder pour servir comme un prêtre ordinaire et s’habiller en conséquence.
אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר אַבָּא לְרָבָא: וְהַאי תַּנָּא דְּלֵית לֵיהּ אֵיבָה, וְלָא קָא מְשַׁמֵּשׁ.
Rav Adda bar Abba dit à Rava : Mais il y a ce tanna de la baraita suivantequi n’accepte pas la crainte de l’animosité comme raison d’empêcher quelqu’un de porter des vêtements semblables, et pourtant, même selon lui, le prêtre oint pour la guerre ne sert pas en portant les huit vêtements. Clairement, il doit y avoir une autre raison.
דְּתַנְיָא, דְּבָרִים שֶׁבֵּין כֹּהֵן גָּדוֹל לְכֹהֵן הֶדְיוֹט: פַּר כֹּהֵן מָשִׁיחַ, וּפַר הַבָּא עַל כׇּל הַמִּצְוֹת, וּפַר יוֹם הַכִּפּוּרִים, וַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה.
Comme cela a été enseigné dans une baraita : Les points sur lesquels il existe des différences entre un Grand Prêtre et un prêtre ordinaire sont les suivants :
Le taureau du prêtre oint, également appelé le taureau apporté pour tous les commandements, qui est offert pour avoir décidé par inadvertance et agi selon une décision halakhique erronée dans un cas pour lequel on serait passible de la peine de karet si on l’avait commis intentionnellement ;
Et le taureau de Yom Kippour ;
Et le dixième d’un épha que le Grand Prêtre offre chaque jour.
Seul le Grand Prêtre apporte les offrandes ci-dessus.
לֹא פּוֹרֵעַ, וְלֹא פּוֹרֵם, אֲבָל פּוֹרֵם הוּא מִלְּמַטָּה, וְהַהֶדְיוֹט מִלְמַעְלָה. וְאֵין מִטַּמֵּא לִקְרוֹבָיו, וּמְצֻוֶּוה עַל הַבְּתוּלָה, וּמוּזְהָר עַל הָאַלְמָנָה, וּמַחֲזִיר אֶת הָרוֹצֵחַ.
De plus, lorsqu’il est en deuil, un Grand Prêtre ne laisse pas ses cheveux pousser en désordre et ne déchire pas ses vêtements de la manière dont les autres endeuillés le font. Mais il déchire bien ses vêtements par en bas, à un endroit qui ne se remarque pas, tandis que le prêtre ordinaire déchire par en haut de la manière habituelle.
Et il ne peut pas devenir rituellement impur en cas de décès de ses proches parents, mais un prêtre ordinaire le peut.
Et il lui est commandé de prendre pour épouse une vierge, et il lui est interdit de prendre pour épouse une veuve, contrairement à un prêtre ordinaire, à qui il n’est interdit d’épouser qu’une femme divorcée.
Et sa mort permet le retour du meurtrier involontaire depuis la ville de refuge.
וּמַקְרִיב אוֹנֵן, וְאֵינוֹ אוֹכֵל, וְאֵינוֹ חוֹלֵק, וְנוֹטֵל חֵלֶק בָּרֹאשׁ, וּמַקְרִיב חֵלֶק בָּרֹאשׁ. וּמְשַׁמֵּשׁ בִּשְׁמֹנָה כֵּלִים, וּפָטוּר עַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו, וְכׇל עֲבוֹדוֹת יוֹם הַכִּפּוּרִים אֵינָן כְּשֵׁירוֹת אֶלָּא בּוֹ.
Et il offre des offrandes même lorsqu’il est en deuil aigu, c’est-à-dire le premier jour de son deuil, mais il ne peut pas manger des offrandes ce jour-là et il ne peut pas en prendre une part.
Et il prend sa part en premier de toute offrande de son choix.
Et il a le droit prioritaire d’offrir toute offrande qu’il souhaite.
Et il officie vêtu de huit vêtements.
Et il est exempté de l’obligation d’apporter une offrande pour avoir causé involontairement une impureté rituelle au Temple et à ses objets sacrés.
Et toutes les parties du service de Yom Kippour ne sont valides que lorsqu’elles sont accomplies par lui.
וְכוּלָּן נוֹהֲגוֹת בִּמְרוּבֵּה בְּגָדִים, חוּץ מִפַּר הַבָּא עַל כׇּל הַמִּצְוֹת.
Et toutes ceshalakhot propres au Grand Prêtre ne se limitent pas à celui qui a été consacré avec l’huile d’onction, mais s’appliquent aussi à un Grand Prêtre de nombreux vêtements. Pendant la période du Second Temple, lorsque l’huile utilisée pour l’onction n’était plus disponible pour oindre les Grands Prêtres, les Grands Prêtres étaient consacrés du fait qu’ils portaient les huit vêtements. Cela est vrai sauf en ce qui concerne le taureau apporté pour toutes les mitzvot, qui n’est apporté que par un Grand Prêtre consacré avec l’huile d’onction.
וְכוּלָּן נוֹהֲגוֹת בְּמָשׁוּחַ שֶׁעָבַר, חוּץ מִפַּר יוֹם הַכִּפּוּרִים וַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה.
Et toutes ceshalakhots’appliquent à un ancien Grand Prêtre qui avait été consacré pour remplacer un Grand Prêtre devenu inapte. Si l’inaptitude du Grand Prêtre d’origine est levée, il peut reprendre sa fonction. Bien que le remplaçant ne serve plus comme Grand Prêtre, il conserve la sainteté d’un Grand Prêtre, et les halakhot du Grand Prêtre continuent de s’appliquer à lui. Cela est vrai sauf en ce qui concerne le sacrifice de le taureau de Yom Kippour et le sacrifice de un dixième d’un épha chaque jour.
וְכוּלָּן אֵין נוֹהֲגוֹת בִּמְשׁוּחַ מִלְחָמָה, חוּץ מֵחֲמִשָּׁה דְּבָרִים הָאֲמוּרִין בַּפָּרָשָׁה: לֹא פּוֹרֵעַ, וְלֹא פּוֹרֵם, וְלֹא מִטַּמֵּא לִקְרוֹבָיו, וּמְצֻוֶּוה עַל הַבְּתוּלָה, וּמוּזְהָר עַל הָאַלְמָנָה, וּמַחְזִיר אֶת הָרוֹצֵחַ כְּדִבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ מַחְזִיר.
Et aucune de ces lois ne s’applique au prêtre oint pour la guerre, sauf les cinq éléments énoncés explicitement dans le passage concernant le Grand Prêtre (Lévitique 21:10–15) :
Lorsqu’il est en deuil, il ne laisse pas ses cheveux pousser en désordre et ne déchire pas ses vêtements comme le font les endeuillés ordinaires.
Et il ne peut pas devenir rituellement impur en cas de décès de ses proches parents.
Et il lui est commandé de prendre pour épouse une vierge, et il lui est interdit d’épouser une veuve.
Et sa mort permet le retour du meurtrier involontaire depuis la ville de refuge, conformément à l’affirmation de Rabbi Yehuda dans le traité Makkot (11a). Et les Sages disent : Sa mort ne permet pas le retour du meurtrier involontaire depuis la ville de refuge. La baraita enseigne qu’un ancien Grand Prêtre porte lui aussi les huit vêtements du Grand Prêtre. Il est donc évident que le tanna de la baraita ne se soucie pas de l’animosité qui pourrait être causée si le Grand Prêtre et l’ancien Grand Prêtre portaient des vêtements semblables. Malgré cela, la baraita convient que le prêtre oint pour la guerre ne porte pas les huit vêtements. Cela suggère que la raison n’en est pas la crainte qu’une animosité puisse en résulter.
כִּי לֵית לֵיהּ אֵיבָה — בְּדִכְווֹתֵיהּ, בִּדְזוּטַר מִינֵּיהּ — אִית לֵיהּ.
La Guemara rejette cette preuve : Lorsque le Grand Prêtre n’éprouve pas d’animosité envers quelqu’un d’autre portant les mêmes vêtements, ce n’est que lorsque cette personne lui est semblable, comme un ancien Grand Prêtre qui détenait le même rang. Mais envers quelqu’un qui lui est inférieur et qui porte les mêmes vêtements, comme le prêtre oint pour la guerre, il éprouve de l’animosité.
יְתֵיב רַבִּי אֲבָהוּ וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן. אַהְדְּרִינְהוּ רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי לְאַפַּיְיהוּ. אִיכָּא דְּאָמְרִי, רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אֲמַרָה, וְאַהְדְּרִינְהוּ רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי לְאַפַּיְיהוּ.
La Guemara rapporte : Rabbi Abbahu était assis devant les Sages et énonçait cette halakha de Rav Dimi, selon laquelle le prêtre oint pour la guerre officie avec les mêmes vêtements que le Grand Prêtre, au nom de Rabbi Yoḥanan. Rabbi Ami et Rabbi Asi détournèrent leurs visages pour montrer qu’ils n’étaient pas d’accord. Certains disent que ce n’était pas Rabbi Abbahu, mais Rabbi Ḥiyya bar Abba, qui l’a dite, et c’est de lui que Rabbi Ami et Rabbi Asi détournèrent leurs visages.
מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: בִּשְׁלָמָא רַבִּי אֲבָהוּ — מִשּׁוּם יְקָרָא דְבֵי קֵיסָר, אֶלָּא לְרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא — נֵימְרוּ לֵיהּ מֵימָר: לָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי.
Rav Pappa s’oppose vivement au récit alternatif : Soit, si vous dites que Rabbi Abbahu a transmis la halakha, il est compréhensible que Rabbi Ami et Rabbi Assi n’aient pas déclaré ouvertement qu’ils étaient en désaccord avec lui en raison de l’honneur de la maison du césar, puisque Rabbi Abbahu était proche du gouvernement (voir Ḥagiga 14a). Mais si le récit alternatif était vrai, alors ils auraient dû dire ouvertement à Rabbi Ḥiyya bar Abba qu’ils tenaient que Rabbi Yoḥanan n’a pas dit cela, puisqu’il n’y aurait eu aucune raison de ne pas le faire. Par conséquent, Rav Pappa a soutenu que ce récit doit être erroné.
כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר: נִשְׁאַל אִיתְּמַר. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בְּגָדִים שֶׁכֹּהֵן גָּדוֹל מְשַׁמֵּשׁ בָּהֶן — מְשׁוּחַ מִלְחָמָה נִשְׁאָל בָּהֶן.
La Guemara cite une opinion qui contredit celle de Rav Dimi : Lorsque Ravin arriva d’Eretz Israël en Babylonie, il dit : L’enseignement selon lequel le prêtre oint pour la guerre porte les huit vêtements du Grand Prêtre a été énoncé uniquement en ce qui concerne le fait d’être consulté pour la décision du Ourim VeToummim. Pour être consulté, il doit porter les huit vêtements ; cependant, il n’y officie jamais. Cela aussi a été enseigné dans une baraita : Les vêtements dans lesquels le Grand Prêtre officie sont également portés lorsque le prêtre oint pour la guerre est consulté pour la décision du Ourim VeToummim.
תָּנוּ רַבָּנַן: כֵּיצַד שׁוֹאֲלִין? הַשּׁוֹאֵל פָּנָיו כְּלַפֵּי נִשְׁאָל, וְהַנִּשְׁאָל פָּנָיו כְּלַפֵּי שְׁכִינָה.
§ Les Sages ont enseigné : Comment consulte-t-on le Ourim VeToummim ? Celui qui pose la question se tient debout, le visage tourné vers celui à qui l’on pose la question, c’est-à-dire le Grand Prêtre ou le prêtre oint pour la guerre. Et celui à qui l’on pose la question, le Grand Prêtre, tourne son visage vers la Présence divine, c’est-à-dire les Ourim VeToummim, dans lesquels se trouve le nom explicite de Dieu, en inclinant la tête vers le bas en leur direction.
הַשּׁוֹאֵל אוֹמֵר: ״אֶרְדּוֹף אַחֲרֵי הַגְּדוּד הַזֶּה״, וְהַנִּשְׁאָל אוֹמֵר: ״כֹּה אָמַר ה׳ עֲלֵה וְהַצְלַח״. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵין צָרִיךְ לוֹמַר ״כֹּה אָמַר ה׳״, אֶלָּא ״עֲלֵה וְהַצְלַח״.
Celui qui pose la question dit sa question, par exemple : « Dois-je poursuivre cette troupe ? » (I Samuel 30:8). Et celui à qui l’on pose la question lui répond selon la réponse qu’il reçoit et dit, par exemple : Ainsi parle Dieu : Monte et réussis. Rabbi Yehouda dit : Il n’a pas besoin de dire les mots : Ainsi parle Dieu ; plutôt, il suffit de transmettre le contenu de la réponse et de dire : Monte et réussis, puisqu’il est évident qu’il ne fait que répéter ce qu’on lui a dit.
אֵין שׁוֹאֲלִין בְּקוֹל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׁאַל לוֹ״. לֹא מְהַרְהֵר בְּלִבּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׁאַל לוֹ לִפְנֵי ה׳״, אֶלָּא כְּדֶרֶךְ שֶׁאָמְרָה חַנָּה בִּתְפִלָּתָהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְחַנָּה הִיא מְדַבֶּרֶת עַל לִבָּהּ״.
On ne pose pas la question d’une voix forte, comme il est dit : « Et il se tiendra devant Éléazar le prêtre, qui consultera pour lui selon le jugement de l’Ourim » (Nombres 27:21), ce qui implique que la demande ne doit être audible que pour la personne qui interroge. Et il ne doit pas penser sa question dans son cœur, mais doit l’énoncer, comme il est dit : « Et…qui consultera pour lui selon le jugement de l’Ourim devant Dieu » (Nombres 27:21), et immédiatement après il est dit : « Par sa bouche » (Nombres 27:21). Au contraire, comment doit-il interroger ? Il doit le faire à la manière dont Hannah parla dans sa prière, comme il est dit : « Or Hannah parlait dans son cœur ; seules ses lèvres bougeaient, mais sa voix ne pouvait pas être entendue » (I Samuel 1:13), ce qui indique qu’elle articulait bien les mots, mais parlait si doucement que personne d’autre ne pouvait l’entendre.
אֵין שׁוֹאֲלִין שְׁנֵי דְבָרִים כְּאֶחָד. וְאִם שָׁאַל — אֵין מַחְזִירִין אֶלָּא אֶחָד, וְאֵין מַחְזִירִין לוֹ אֶלָּא רִאשׁוֹן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֲיַסְגִּירוּנִי בַעֲלֵי קְעִילָה בְיָדוֹ הֲיֵרֵד שָׁאוּל וְגוֹ׳ וַיֹּאמֶר ה׳ יֵרֵד״. וְהָא אָמְרַתְּ אֵין מַחְזִירִין אֶלָּא רִאשׁוֹן! דָּוִד שָׁאַל
On ne pose pas de questions sur deux sujets simultanément ; on pose plutôt une seule question, et après avoir reçu une réponse, on pose une seconde question. Et même s’il pose deux questions simultanément, il ne reçoit de réponse que concernant l’une d’entre elles, et il ne reçoit de réponse que concernant la première question. Comme il est dit au sujet du roi David qu’il posa deux questions simultanément : « Les hommes de Keïla me livreront-ils entre ses mains ? Saül descendra-t-il ? » (I Samuel 23:11). Et il ne reçut une réponse que sur une seule : « Et Dieu dit : Il descendra. » (I Samuel 23:11). La Guemara demande : Mais n’as-tu pas dit que si quelqu’un pose deux questions, il n’est répondu que concernant la première question ? Pourtant, le verset dit que David reçut une réponse à sa seconde question, et non à la première. La Guemara répond : David posa les questions

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