מָה לְהַלָּן, עַל יְדֵי נִיתּוּחַ וְלֹא עַל יְדֵי הֶפְשֵׁט, אַף כָּאן, עַל יְדֵי נִיתּוּחַ וְלֹא עַל יְדֵי הֶפְשֵׁט.
De même qu’en bas cela est préparé pour être brûlé au moyen de la dissection et non au moyen de l’écorchage, de même ici c’est au moyen de la dissection et non au moyen de l’écorchage.
וְהָתָם מְנָא לַן? דְּתַנְיָא: ״וְקִרְבּוֹ וּפִרְשׁוֹ וְהוֹצִיא״ — מְלַמֵּד שֶׁמּוֹצִיאוֹ שָׁלֵם. יָכוֹל יִשְׂרְפֶנּוּ שָׁלֵם? נֶאֱמַר כָּאן: ״רֹאשׁוֹ וּכְרָעָיו״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן: (״רֹאשׁ וּכְרָעַיִם״), מָה לְהַלָּן עַל יְדֵי נִיתּוּחַ, אַף כָּאן עַל יְדֵי נִיתּוּחַ.
La Guemara demande : Et là-bas, concernant les taureaux des offrandes expiatoires qui sont brûlés, d’où dérivons-nous qu’ils sont découpés mais non dépouillés? La Guemara répond : Comme cela a été enseigné dans une baraita : « Et la peau du taureau et toute sa chair, avec sa tête et avec ses pattes, ainsi que ses entrailles et sa fiente, oui, le taureau tout entier, il le transportera hors du camp vers un endroit pur, là où l’on déverse les cendres, et il le brûlera sur du bois au feu » (Lévitique 4:11–12). Cela enseigne qu’il le fait sortir entier. On aurait pu penser qu’il devrait le brûler entier. Il est dit ici : sa tête et ses pattes, et il est dit là-bas, au sujet des holocaustes, tête et pattes. De même que là-bas, l’holocauste est accompli au moyen de la dissection, comme cela est explicitement indiqué dans le verset, de même ici aussi, c’est au moyen de la dissection.
אִי מָה לְהַלָּן עַל יְדֵי הֶפְשֵׁט, אַף כָּאן עַל יְדֵי הֶפְשֵׁט, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְקִרְבּוֹ וּפִרְשׁוֹ״. מַאי תַּלְמוּדָא? אָמַר רַב פָּפָּא: כְּשֵׁם שֶׁפִּרְשׁוֹ בְּקִרְבּוֹ, כָּךְ בְּשָׂרוֹ בְּעוֹרוֹ.
La Guemara demande : Si tel est le cas, déduis ce qui suit de la même analogie verbale : De même que là-bas, dans le cas des holocaustes, le dépècement est effectué avec écorchement, de même ici il se fait avec écorchement, et il doit retirer la peau des animaux avant de les brûler. La Guemara répond : C’est pourquoi le verset déclare : « ses entrailles et sa fiente ». La Guemara demande : Quelle est la dérivation de cette expression ? Rav Pappa a dit : De même que sa fiente est à l’intérieur de ses entrailles et qu’on ne l’en retire pas, de même aussi sa chair est dans sa peau et on ne sépare pas la peau de la chair.
מֵאֵימָתַי מְטַמְּאִין בְּגָדִים. תָּנוּ רַבָּנַן: ״יוֹצִיא אֶל מִחוּץ לַמַּחֲנֶה וְשָׂרְפוּ״.
§ Il a été enseigné dans la michna que les tanna’im sont en désaccord sur la question de à partir de quel moment le taureau et le bouc rendent les vêtements de ceux qui les ont portés impurs. Les Sages ont enseigné une baraita fondée sur le verset : « Le taureau de l’offrande expiatoire et le bouc de l’offrande expiatoire, dont le sang a été apporté pour faire expiation dans le lieu sacré, seront emmenés hors du camp et on les brûlera » (Lévitique 16:27).
לְהַלָּן אַתָּה נוֹתֵן לָהֶם שָׁלֹשׁ מַחֲנוֹת, וְכָאן אַתָּה נוֹתֵן לָהֶם מַחֲנֶה אַחַת? אִם כֵּן לָמָּה נֶאֱמַר ״מִחוּץ לַמַּחֲנֶה״, לוֹמַר לָךְ: כֵּיוָן שֶׁיָּצָא חוּץ לְמַחֲנֶה אַחַת — מְטַמְּאִים בְּגָדִים.
On pourrait se demander : Ci-dessous, en ce qui concerne d’autres taureaux d’offrande expiatoire qui sont brûlés, tu leur attribues trois camps, c’est-à-dire que les taureaux sont brûlés hors du camp d’Israël ou, à l’époque du Temple, hors de Jérusalem. Et ici tu leur attribues seulement un camp, puisqu’ils sont brûlés dès qu’ils sont sortis de la cour du Temple, qui est considérée comme le camp de la Présence divine. Cela semble déraisonnable et ne doit pas être accepté. Si tel est le cas, pourquoi est-il dit : « Hors du camp » ? L’intention n’est pas qu’ils ne quittent qu’un seul camp, mais plutôt de te dire : Une fois qu’il a quitté un camp, il rend immédiatement impurs les vêtements de ceux qui le portent par impureté.
וְהָתָם מְנָא לַן? דְּתַנְיָא: ״וְהוֹצִיא אֶת כׇּל הַפָּר״ — חוּץ לְשָׁלֹשׁ מַחֲנוֹת.
La Guemara demande : Et là-bas, concernant les autres taureaux expiatoires qui sont brûlés, d’où déduisons-nous qu’ils sont retirés hors des trois camps ? La Guemara explique : Comme cela a été enseigné dans une baraita : Il est dit au sujet du taureau expiatoire du Grand Prêtre : « Même le taureau entier, il le fera sortir hors du camp... et il le brûlera » (Lévitique 4:12), ce qui signifie qu’il doit le prendre hors de trois camps.
אַתָּה אוֹמֵר חוּץ לְשָׁלֹשׁ מַחֲנוֹת, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא חוּץ לְמַחֲנֶה אַחַת? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר בְּפַר הָעֵדָה ״אֶל מִחוּץ לַמַּחֲנֶה״, שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר, שֶׁהֲרֵי כְּבָר נֶאֱמַר ״וְשָׂרַף אוֹתוֹ כַּאֲשֶׁר שָׂרַף אֵת הַפָּר הָרִאשׁוֹן״, וּמָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֶל מִחוּץ לַמַּחֲנֶה״ — לִיתֵּן לוֹ מַחֲנֶה שְׁנִיָּה.
Dis-tu qu’il le sort hors de trois camps, ou bien est-il tenu de le sortir hors d’un seul camp ? Lorsqu’il est dit au sujet du taureau de l’offrande expiatoire apportée pour le péché de la communauté : « Il transportera le taureau hors du camp » (Lévitique 4:21), ce verset requiert une explication, car il n’est pas nécessaire que le verset énonce cela, puisqu’il a déjà été dit : « Et il le brûlera comme il a brûlé le premier taureau » (Lévitique 4:21), ce qui indique que toutes les halakhot du taureau de l’offrande expiatoire d’un Grand Prêtre s’appliquent également au taureau de l’offrande expiatoire de la communauté. Et quel est le sens lorsque le verset dit hors du camp ? Pour lui donner un deuxième camp, c’est-à-dire pour indiquer qu’il doit être retiré du camp des Lévites en plus du camp de la Présence divine.
וּכְשֶׁהוּא אוֹמֵר ״מִחוּץ לַמַּחֲנֶה״ בַּדֶּשֶׁן, שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר, שֶׁהֲרֵי כְּבָר נֶאֱמַר: ״אֶל שֶׁפֶךְ הַדֶּשֶׁן״, תֵּן לוֹ מַחֲנֶה שְׁלִישִׁית.
Et lorsqu’il est dit : « Hors du camp » (Lévitique 6:4) au sujet de l’enlèvement des cendres, ce verset aussi nécessite une explication, car il n’est pas nécessaire que le verset énonce cela, puisque cela a déjà été dit au sujet du taureau expiatoire d’un Grand Prêtre : « Il emportera tout le taureau hors du camp, dans un lieu pur, là où l’on déverse les cendres, et il le brûlera sur du bois au feu ; là où l’on déverse les cendres il sera brûlé » (Lévitique 4:12). Au contraire, la répétition des mots : Hors du camp, indique qu’il doit lui attribuer un troisième camp, afin qu’il soit brûlé également hors du camp d’Israël. Par conséquent, il a été déduit que les expiatoires intérieurs sont brûlés hors des trois camps, et lorsque la Torah dit : Hors du camp, au sujet du taureau et du bouc de Yom Kippour, elle enseigne que dès qu’on les emmène hors de la cour du Temple, les vêtements de ceux qui les portent deviennent impurs.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, הַאי ״מִחוּץ לַמַּחֲנֶה״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: נֶאֱמַר כָּאן ״מִחוּץ לַמַּחֲנֶה״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״מִחוּץ לַמַּחֲנֶה״, מָה כָּאן חוּץ לְשָׁלֹשׁ מַחֲנוֹת, אַף לְהַלָּן חוּץ לְשָׁלֹשׁ מַחֲנוֹת. וּמָה לְהַלָּן בְּמִזְרָחָהּ שֶׁל יְרוּשָׁלַיִם — אַף כָּאן בְּמִזְרָחָהּ שֶׁל יְרוּשָׁלַיִם.
La Guemara demande : Et que fait Rabbi Shimon de l’expression hors du camp, puisqu’il soutient que ceux qui portent le taureau et le bouc ne deviennent impurs qu’une fois sortis des trois camps ? La Guemara répond : Il en a besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraita, selon laquelle Rabbi Eliezer dit : Il est dit ici, au sujet du taureau de Yom Kippour, hors du camp, et il est dit là-bas, au sujet de la vache rousse, « hors du camp » (Nombres 19:3). De même qu’ici, il est brûlé hors de trois camps, de même là-bas la vache est brûlée hors de trois camps. Et de même que là-bas elle est brûlée à l’est de Jérusalem, puisque la vache doit être brûlée « devant la face de la Tente d’assignation » (Nombres 19:4), en face de l’entrée du Temple à son est, de même ici le taureau et le bouc de Yom Kippour sont brûlés à l’est de Jérusalem.
וְרַבָּנַן, הֵיכָא שָׂרֵיף לְהוּ? כִּדְתַנְיָא: הֵיכָן נִשְׂרָפִין?
La Guemara demande : Et selon les Sages, où les brûlent-ils ? La Guemara répond : Comme il a été enseigné dans une baraita : Où sont-ils brûlés ?