מִי אִיכָּא מִידֵּי דַּאֲנַן לָא מָצֵינַן לְמֶעְבַּד, וּשְׁלוּחֵי דִידַן מָצוּ עָבְדִי? הָכִי קָאָמְרִי לֵיהּ: מַשְׁבִּיעִין אָנוּ עָלֶיךָ עַל דַּעְתֵּינוּ וְעַל דַּעַת בֵּית דִּין.
y a-t-il une quelconque chose que nous sommes incapables d’accomplir et que nos agents sont capables d’accomplir ? Le rôle de l’agent est d’accomplir une tâche au nom de celui qui l’a mandaté. L’agent ne peut pas accomplir une tâche que celui qui l’a mandaté est incapable d’accomplir. Puisqu’il est interdit aux Israélites d’entrer dans la cour des prêtres et d’accomplir les rites sacrificiels, il est clair que les prêtres ne sont pas des agents représentant les Israélites. Le langage de la michna, dans lequel les Anciens du tribunal s’adressent au Grand Prêtre comme à leur agent, semble apparemment contredire cette compréhension. La Guemara répond : Voici ce qu’ils lui disent : Nous te faisons prêter serment selon notre compréhension et la compréhension du tribunal, en le mettant en garde qu’il ne peut pas justifier la violation du serment en prétendant qu’il l’a prêté selon sa propre interprétation. Il est lié par la compréhension du tribunal. La michna ne traite pas de la nature de l’agence du Grand Prêtre.
הוּא פּוֹרֵשׁ וּבוֹכֶה וְהֵן פּוֹרְשִׁין וּבוֹכִין וְכוּ׳. הוּא פּוֹרֵשׁ וּבוֹכֶה — שֶׁחֲשָׁדוּהוּ צַדּוּקִי, וְהֵם פּוֹרְשִׁין וּבוֹכִין — דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל הַחוֹשֵׁד בִּכְשֵׁרִים לוֹקֶה בְּגוּפוֹ.
§ La michna continue : Après ce serment, il les quittait et pleurait, et eux le quittaient et pleuraient. La Guemara explique : Il se retirait et pleurait à cause de l’indignité qu’ils le soupçonnaient d’être un sadducéen ; et eux se retiraient et pleuraient, comme l’a dit Rabbi Yehoshoua ben Levi : Celui qui soupçonne les innocents d’inconduite est frappé dans son corps. Le Grand Prêtre pouvait en effet être au-dessus de tout reproche, et ils ont pu le soupçonner à tort.
וְכׇל כָּךְ לָמָּה? שֶׁלֹּא יְתַקֵּן מִבַּחוּץ וְיַכְנִיס, כְּדֶרֶךְ שֶׁהַצַּדּוּקִין עוֹשִׂין.
La Guemara demande : Et pourquoi les Anciens étaient-ils si insistants pour que le Grand Prêtre prête serment ? La Guemara explique : Afin qu’il ne prépare pas l’encens et ne l’allume pas à l’extérieur dans le Sanctuaire, avant d’entrer dans le Saint des Saints, et n’apporte la pelle à braises avec l’encens brûlant déjà dessus à l’intérieur du Saint des Saints de la manière dont les sadducéens le faisaient. Puisque le Grand Prêtre est seul à l’intérieur du Sanctuaire et qu’il n’y a aucun moyen de vérifier s’il accomplit effectivement le service de la manière appropriée, les Anciens insistèrent pour qu’il prête serment de l’accomplir selon leurs instructions.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּצַדּוּקִי אֶחָד שֶׁהִתְקִין מִבַּחוּץ וְהִכְנִיס. בִּיצִיאָתוֹ הָיָה שָׂמֵחַ שִׂמְחָה גְּדוֹלָה. פָּגַע בּוֹ אָבִיו, אָמַר לוֹ: בְּנִי, אַף עַל פִּי שֶׁצַּדּוּקִין אָנוּ, מִתְיָרְאִין אָנוּ מִן הַפְּרוּשִׁים. אָמַר לוֹ: כׇּל יָמַי הָיִיתִי מִצְטַעֵר עַל הַמִּקְרָא הַזֶּה: ״כִּי בֶּעָנָן אֵרָאֶה עַל הַכַּפּוֹרֶת״, אָמַרְתִּי: מָתַי יָבוֹא לְיָדִי וַאֲקַיְּימֶנּוּ, עַכְשָׁיו שֶׁבָּא לְיָדִי — לֹא אֲקַיְּימֶנּוּ?!
Les Sages ont enseigné dans la Tosefta : Il y eut un incident impliquant un certain sadducéen qui fut nommé Grand Prêtre, qui prépara l’encens à l’extérieur puis l’apporta dans le Saint des Saints. À sa sortie, il était fou de joie d’avoir réussi. Le père de ce sadducéen le rencontra et lui dit : Mon fils, bien que nous soyons sadducéens et que tu aies accompli le service conformément à notre opinion, nous craignons les pharisiens et, en pratique, nous n’appliquons pas cette procédure. Le fils dit à son père : Tous les jours de ma vie, j’ai été troublé par ce verset : « Car J’apparaîtrai dans la nuée au-dessus du couvercle de l’Arche » (Lévitique 16:2). Les sadducéens interprétaient ce verset comme signifiant que Dieu apparaîtra au-dessus du couvercle de l’Arche, c’est-à-dire entrera dans le Saint des Saints, seulement après que le nuage d’encens s’y trouve déjà. Je disais : Quand l’occasion me sera-t-elle donnée, afin que je l’accomplisse selon l’interprétation sadducéenne ? Maintenant que l’occasion m’a été donnée, ne vais-je pas l’accomplir ?
אָמְרוּ: לֹא הָיוּ יָמִים מוּעָטִין עַד שֶׁמֵּת וְהוּטַל בָּאַשְׁפָּה, וְהָיוּ תּוֹלָעִין יוֹצְאִין מֵחוֹטְמוֹ. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: בִּיצִיאָתוֹ נִיגַּף, דְּתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: כְּמִין קוֹל נִשְׁמַע בַּעֲזָרָה שֶׁבָּא מַלְאָךְ וַחֲבָטוֹ עַל פָּנָיו. וְנִכְנְסוּ אֶחָיו הַכֹּהֲנִים וּמָצְאוּ כְּכַף רֶגֶל עֵגֶל בֵּין כְּתֵפָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְרַגְלֵיהֶם רֶגֶל יְשָׁרָה וְכַף רַגְלֵיהֶם כְּכַף רֶגֶל עֵגֶל״.
Les Sages dirent : Il ne se passa même pas quelques jours avant qu’il ne meure et soit jeté à la décharge, et des vers sortaient de son nez en punition de ses actes. Et certains disent qu’il fut frappé dès qu’il sortit du Saint des Saints, comme l’enseigna Rabbi Ḥiyya : Une sorte de bruit fut entendue dans la cour du Temple, lorsqu’un ange vint et le frappa au visage. Et ses compagnons prêtres entrèrent pour le retirer de là et ils trouvèrent la marque semblable à l’empreinte du pied d’un veau entre ses épaules. C’est la marque laissée par un ange qui l’a frappé, comme il est dit au sujet des anges : « Et leurs pieds étaient des pieds droits, et la plante de leurs pieds était comme la plante du pied d’un veau » (Ézéchiel 1:7).
אָמַר רַבִּי זְכַרְיָה בֶּן קְבוּטָל וְכוּ׳. מַתְנֵי לֵיהּ רַב חָנָן בַּר רָבָא לְחִיָּיא בַּר רַב קַמֵּיהּ דְּרַב ״אָמַר רַבִּי זְכַרְיָה בֶּן קְפוּטָל״, וּמַחְוֵי לֵיהּ רַב בִּידֵיהּ ״קְבוּטָל״. וְנֵימָא לֵיהּ מֵימָר! קְרִיאַת שְׁמַע הֲוָה קָרֵי.
§ Il a été enseigné dans la michna que Rabbi Zekharya ben Kevutal dit : Bien des fois, j’ai lu devant le Grand Prêtre dans le livre de Daniel. Rav Ḥanan bar Rava enseigna cela à Ḥiyya bar Rav devant Rav de la manière suivante : Rabbi Zekharya bar Kefutal a dit, et Rav fit un geste de la main pour montrer que le nom doit être prononcé Kevutal. La Guemara demande : Pourquoi Rav a-t-il montré son point par un geste ? Qu’il le dise simplement. La Guemara répond : Rav récitait le Shema à ce moment-là et ne pouvait pas interrompre le Shema en parlant.
וְכִי הַאי גַּוְונָא מִי שְׁרֵי? וְהָא אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר שְׁמוּאֵל בַּר מָרְתָּא: הַקּוֹרֵא אֶת שְׁמַע לֹא יִרְמוֹז בְּעֵינָיו, וְלֹא יִקְרוֹץ בְּשִׂפְתוֹתָיו, וְלֹא יוֹרֶה בְּאֶצְבְּעוֹתָיו. וְתַנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר חַסָּמָא אוֹמֵר: הַקּוֹרֵא אֶת שְׁמַע וּמְרַמֵּז בְּעֵינָיו, וּמְקָרֵץ בְּשִׂפְתוֹתָיו, וּמַרְאֶה בְּאֶצְבָּעוֹ — עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״וְלֹא אוֹתִי קָרָאתָ יַעֲקֹב״!
La Guemara demande : Est-il donc permis d’interrompre de cette manière, par des gestes, pendant le Shema ? Rabbi Yitzḥak bar Shmuel bar Marta n’a-t-il pas dit : Celui qui récite le Shema ne doit ni faire des signes avec ses yeux, ni ouvrir et fermer la bouche avec ses lèvres pour transmettre un message, ni faire des gestes avec ses doigts ? Et il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Elazar Ḥisma dit : En ce qui concerne celui qui récite le Shema et fait des signes avec ses yeux, ou ouvre et ferme la bouche avec ses lèvres, ou fait des gestes avec ses doigts, le verset dit : « Et tu ne M’as pas invoqué, ô Jacob » (Isaïe 43:22). En faisant des signes pendant qu’il récite le Shema, il se comporte avec mépris envers Dieu, et cela revient à ne pas avoir récité le Shema devant Lui. Comment, dès lors, Rav a-t-il pu faire des gestes en lisant le Shema ?
לָא קַשְׁיָא: הָא בְּפֶרֶק רִאשׁוֹן, הָא בְּפֶרֶק שֵׁנִי.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile. Cette interdiction d’interrompre la récitation du Shema par un geste s’applique pendant la récitation du premier paragraphe du Shema, qui est plus fondamental ; ce cas où Rav a fait un geste était pendant la récitation du deuxième paragraphe du Shema, où il est permis de faire un geste pour transmettre un message important.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְדִבַּרְתָּ בָּם״, בָּם — וְלֹא בִּתְפִלָּה. ״וְדִבַּרְתָּ בָּם״, בָּם יֵשׁ לְךָ רְשׁוּת לְדַבֵּר, וְלֹא בִּדְבָרִים אֲחֵרִים.
À propos des interruptions au cours de la récitation du Shema, la Guemara cite une baraita dans laquelle les Sages ont enseigné : « Et ces paroles, que je te prescris aujourd’hui, seront sur ton cœur ; tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu marcheras en chemin, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras » (Deutéronome 6:6–7). Cela signifie qu’au cours de leur récitation, de l’étude de la Torah et de la récitation du Shema, il est permis d’interrompre pour énoncer une question importante, mais non au cours de la récitation de la prière de la Amida, qui ne peut être interrompue pour aucune parole. Une autre interprétation du verset est : et tu en parleras vise à souligner qu’il est permis d’interrompre le Shema pour parler de ces sujets de Torah, mais non pour parler d’autres sujets susceptibles de mener à la légèreté.
רַבִּי אַחָא אוֹמֵר: ״וְדִבַּרְתָּ בָּם״, עֲשֵׂה אוֹתָן קֶבַע וְאַל תַּעֲשֵׂם עֲרַאי. אָמַר רָבָא: הַשָּׂח שִׂיחַת חוּלִּין — עוֹבֵר בַּעֲשֵׂה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְדִבַּרְתָּ בָּם״, בָּם — וְלֹא בִּדְבָרִים אֲחֵרִים. רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אָמַר: עוֹבֵר בְּלָאו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כׇּל הַדְּבָרִים יְגֵעִים לֹא יוּכַל אִישׁ לְדַבֵּר״.
Rabbi Aḥa dit : « Parle d’eux » signifie qu’il faut en faire, des paroles de la Torah, une occupation permanente, et ne pas en faire un exercice temporaire. Rava a dit : Celui qui se livre à des bavardages futiles sans Torah ni aucun but particulier transgresse un commandement positif, comme il est dit : « Tu parleras d’eux » ; parle d’eux et non d’autres sujets. Rav Aḥa bar Ya’akov a dit : De plus, on transgresse même un commandement négatif, comme il est dit : « Toutes ces choses sont pénibles ; nul homme ne peut jamais les exprimer » (Ecclésiaste 1:8). L’expression : « nul homme ne peut jamais les exprimer » est comprise comme une interdiction de se livrer à des bavardages futiles.
מַתְנִי׳ בִּקֵּשׁ לְהִתְנַמְנֵם, פִּרְחֵי כְהוּנָּה מַכִּין לְפָנָיו בְּאֶצְבַּע צְרָדָא, וְאוֹמְרִים לוֹ: אִישִׁי כֹּהֵן גָּדוֹל! עֲמוֹד וְהָפֵג אַחַת עַל הָרִצְפָּה. וּמַעֲסִיקִין אוֹתוֹ עַד שֶׁיַּגִּיעַ זְמַן הַשְּׁחִיטָה.
MICHNA : Si le Grand Prêtre cherchait à dormir la nuit, les jeunes prêtres claqueraient le majeur [tzerada] contre le pouce devant lui, et ils lui diraient de temps à autre : Mon Maître, Grand Prêtre. Lève-toi de ton lit et rafraîchis-toi une fois sur le sol et surmonte ta somnolence. Et ils l'occuperaient de diverses manières jusqu'à ce que vienne le moment d'égorger l'offrande quotidienne.
גְּמָ׳ מַאי צְרָדָא? אָמַר רַב יְהוּדָה: צָרָתַהּ דְּדָא, מַאי הִיא — גּוּדָל. מַחְוֵי רַב הוּנָא וְאָזֵל קָלָא בְּכוּלֵּי בֵּי רַב.
GUEMARA : La Guemara demande : Quel est le doigt tzerada mentionné dans la michna ? Rav Yehouda a dit : C’est le rival [tzara] de celui-là [da]. Quel doigt est-ce ? Le tzerada est le rival du pouce ; c’est le majeur. Le majeur serait fermement positionné contre le pouce, et lorsqu’on les sépare, le doigt frappe la paume, créant un son. Rav Houna a démontré le bruit fort que l’on pouvait produire en claquant avec le majeur, et le son s’est propagé dans toute la salle d’étude de Rav. Le son créé était assez fort pour maintenir le Grand Prêtre éveillé.
וְאוֹמְרִים לוֹ אִישִׁי כֹּהֵן גָּדוֹל הָפֵג אַחַת עַל הָרִצְפָּה וְכוּ׳. אָמַר רַב יִצְחָק: עַל חֲדַת. מַאי הִיא? אָמְרִי לֵיהּ: אַחְוִי קִידָּה.
Il a été enseigné dans la mishna que ils lui dirent : Mon Maître, Grand Prêtre. Lève-toi de ton lit et rafraîchis-toi une fois sur le sol et surmonte ta somnolence. Rav Yitzḥak a dit qu’ils dirent au Grand Prêtre : Introduis quelque chose de nouveau. La Guemara demande : Qu’est-ce que c’est qu’ils lui demandèrent d’introduire ? Ils lui disent : Démontre comment effectuer la révérence cérémonielle [kidda]. C’était une forme de révérence difficile à exécuter, dans laquelle le Grand Prêtre était expert. On pensait que l’exercice le maintiendrait éveillé.
וּמַעֲסִיקִין אוֹתוֹ עַד שֶׁיַּגִּיעַ זְמַן שְׁחִיטָה (וְכוּ׳). תָּנָא: לֹא הָיוּ מַעֲסִיקִין אוֹתוֹ לֹא בְּנֵבֶל וְלֹא בְּכִנּוֹר, אֶלָּא בַּפֶּה. וּמָה הָיוּ אוֹמְרִין — ״אִם ה׳ לֹא יִבְנֶה בַיִת שָׁוְא עָמְלוּ בוֹנָיו בּוֹ״.
La michna continue : Et ils l’occupaient de différentes manières jusqu’à ce que vienne le moment d’égorger l’offrande quotidienne . Il a été enseigné : Ils ne l’occupaient ni avec une harpe ni avec une lyre, dont on ne peut pas jouer pendant une fête, mais chantaient avec leurs bouches. Et que disaient-ils ? Ils disaient ce verset : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent y travaillent en vain ; si le Seigneur ne garde la ville, le gardien veille en vain » (Psaumes 127:1). Le message adressé au Grand Prêtre était que son service devait être accompli pour l’amour du Ciel afin d’être accepté par Dieu ; sinon, ses efforts seraient vains.
מִיַּקִּירֵי יְרוּשָׁלַיִם לֹא הָיוּ יְשֵׁנִין כׇּל הַלַּיְלָה, כְּדֵי שֶׁיִּשְׁמַע כֹּהֵן גָּדוֹל קוֹל הֲבָרָה וְלֹא תְּהֵא שֵׁינָה חוֹטַפְתּוֹ. תַּנְיָא, אַבָּא שָׁאוּל אָמַר: אַף בִּגְבוּלִין הָיוּ עוֹשִׂין כֵּן זֵכֶר לַמִּקְדָּשׁ, אֶלָּא שֶׁהָיוּ חוֹטְאִין.
La Guemara rapporte que les hommes éminents de Jérusalem ne dormaient pas de toute la nuit, mais se livraient plutôt à l’étude de la Torah, afin que le Grand Prêtre entende le bruit dans la ville et que le sommeil ne l’emporte pas dans le silence de la ville endormie. Il a été enseigné dans une baraita que Abba Shaul a dit : Ils faisaient cela même dans les régions périphériques et restaient éveillés toute la nuit en reconnaissance du Temple ; cependant, le résultat était qu’ils péchaient, car les hommes et les femmes participaient ensemble à des jeux pour passer le temps, ce qui conduisait à la transgression.
אָמַר אַבָּיֵי וְאִיתֵּימָא רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: תַּרְגּוּמָא, נְהַרְדְּעָא. דַּאֲמַר לֵיהּ אֵלִיָּהוּ לְרַב יְהוּדָה אֲחוּהּ דְּרַב סַלָּא חֲסִידָא, אָמְרִיתוּ: ״אַמַּאי לָא אָתֵי מָשִׁיחַ״? וְהָא הָאִידָּנָא יוֹמָא דְכִיפּוּרֵי הוּא וְאִבְּעוּל כַּמָּה בְּתוּלָתָא בִּנְהַרְדְּעָא. אֲמַר לֵיהּ: הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מַאי אָמַר? אֲמַר לֵיהּ:
Abaye a dit, et certains disent que c’était Rav Naḥman bar Yitzḥak qui l’a dit : Interprète cette déclaration comme se référant à Neharde’a, car Élie le Prophète a dit à Rav Yehuda, frère de Rav Salla Ḥasida : Tu as dit et tu t’es demandé : Pourquoi le Messie n’est-il pas venu ? Pourquoi cela est-il surprenant ? N’est-ce pas aujourd’hui Yom Kippour, et des relations ont eu lieu avec plusieurs vierges à Neharde’a, puisque les hommes et les femmes sont restés éveillés toute la nuit et que cela a conduit à la promiscuité ? Rav Yehuda lui dit : Qu’a dit le Saint, béni soit-Il, au sujet de ces péchés commis par le peuple juif ? Il dit : Voici ce que Dieu a dit :