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חֻצַּבְתֶּם וְאֶל מַקֶּבֶת בּוֹר נֻקַּרְתֶּם״, וּכְתִיב, ״הַבִּיטוּ אֶל אַבְרָהָם אֲבִיכֶם וְאֶל שָׂרָה תְּחוֹלֶלְכֶם״.
d’où vous avez été taillés, et vers le creux de la fosse d’où vous avez été tirés” (Isaïe 51:1), et il est écrit dans le verset suivant : “Regardez Abraham votre père et Sarah qui vous a enfantés” (Isaïe 51:2), ce qui indique que des organes sexuels leur furent façonnés, comme l’indiquent les mots taillés et tirés, au fil du temps.
אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: שָׂרָה אִמֵּנוּ אַיְלוֹנִית הָיְתָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַתְּהִי שָׂרַי עֲקָרָה אֵין לָהּ וָלָד״, אֲפִילּוּ בֵּית וָלָד אֵין לָהּ.
Rav Naḥman a dit que Rabba bar Avuh a dit : Notre mère Sarah était au départ une femme sexuellement sous-développée [aylonit], comme il est dit : « Et Sarah était stérile ; elle n’avait pas d’enfant » (Genèse 11:30). Les mots superflus : « Elle n’avait pas d’enfant » indiquent que elle n’avait même pas d’endroit, c’est-à-dire un utérus, pour un enfant.
אָמַר רַב יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַב שְׁמוּאֵל בַּר שִׁילַת מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּדוֹרוֹת הָרִאשׁוֹנִים, שֶׁשְּׁנוֹתֵיהֶן מְרוּבּוֹת. אֲבָל בְּדוֹרוֹת הָאַחֲרוֹנִים, שֶׁשְּׁנוֹתֵיהֶן מוּעָטוֹת — שְׁתֵּי שָׁנִים וּמֶחֱצָה, כְּנֶגֶד שְׁלֹשָׁה עִיבּוּרִים. רַבָּה אָמַר רַב נַחְמָן: שָׁלֹשׁ שָׁנִים, כְּנֶגֶד שָׁלֹשׁ פְּקִידוֹת. דְּאָמַר מָר: בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה נִפְקְדוּ שָׂרָה רָחֵל וְחַנָּה.
Rav Yehuda, fils de Rav Shmuel bar Sheilat, a dit au nom de Rav : Ils ont enseigné qu’il attend dix ans seulement en ce qui concerne les personnes qui vivaient dans les générations antérieures, dont les années étaient nombreuses, c’est-à-dire qu’elles vivaient plus longtemps. Cependant, en ce qui concerne les personnes qui vivent dans les générations ultérieures, dont les années sont peu nombreuses, il n’attend que deux ans et demi avant de divorcer d’elle, correspondant à la période de trois grossesses. Rabba a dit au nom de Rav Naḥman : Il attend trois ans, correspondant à les trois souvenirs des femmes stériles par Dieu, comme le Maître l’a dit : À Roch Hachana, Sarah, Rachel et Hannah ont été rappelées, c’est-à-dire que Dieu leur a donné des enfants. Puisque Dieu détermine à Roch Hachana si les femmes stériles concevront cette année-là, on peut rester marié jusqu’à ce que trois telles occasions soient passées.
אָמַר רַבָּה: לֵיתַנְהוּ לְהָנֵי כְּלָלֵי. מִכְּדֵי מַתְנִיתִין מַאן תַּקֵּין — רַבִּי, וְהָא בִּימֵי דָוִד אִימַּעוּט שְׁנֵי, דִּכְתִיב: ״יְמֵי שְׁנוֹתֵינוּ בָהֶם שִׁבְעִים שָׁנָה״.
Cependant, Rabba lui-même a dit : Ces principes ne sont pas acceptés comme halakha. Pourquoi donc ? À présent, considère ceci : qui a établi le contenu de la mishna ? Rabbi Yehuda HaNasi. Pourtant, aux jours du roi David, de nombreuses années avant l’époque de Rabbi Yehuda HaNasi, les années d’une durée de vie moyenne étaient déjà réduites, comme il est écrit : « Les jours de nos années sont de soixante-dix ans, et, avec vigueur, de quatre-vingts ans » (Psaumes 90:10). Par conséquent, si Rabbi Yehuda HaNasi a inclus dans la mishna l’affirmation selon laquelle on reste marié pendant dix ans, cela doit s’appliquer même de nos jours.
וְהַאי ״שֶׁמָּא לֹא זָכָה לְהִבָּנוֹת הֵימֶנָּה״, וְדִלְמָא אִיהִי דְּלָא זָכְיָא? אִיהִי כֵּיוָן דְּלָא מְפַקְּדָא אַפְּרִיָּה וּרְבִיָּה, לָא מִיעַנְשָׁה.
La Guemara s’interroge sur le langage de la baraita. Et qu’en est-il de cette expression : Peut-être n’a-t-il pas mérité d’être édifié par elle ; peut-être est-ce elle qui n’a pas mérité de fonder une famille. La Guemara répond : Elle, puisqu’elle n’est pas commandée d’être féconde et de se multiplier, n’est pas punie. Leur mérite dépend donc de lui, et non d’elle.
אִינִי? וְהָא אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַבִּי אַבָּא בַּר זַבְדָּא: נְסֵיב אִיתְּתָא וְאוֹלֵיד בְּנֵי, וַאֲמַר לְהוּ: אִי זְכַאי — הֲווֹ לִי מִקַּמַּיְיתָא. הָתָם דַּחוֹיֵי קָא מְדַחֵי לְהוּ לְרַבָּנַן, דְּרַבִּי אַבָּא בַּר זַבְדָּא אִיעֲקַר מִפִּרְקֵיהּ דְּרַב הוּנָא.
La Guemara conteste l’affirmation de la michna selon laquelle, si quelqu’un n’a pas eu d’enfants après dix ans, il doit épouser une autre femme. Est-ce bien le cas ? Les Sages n’ont-ils pas dit à Rabbi Abba bar Zavda : Épouse une femme et aie des enfants, et il leur a dit : Si j’avais eu ce mérite, j’aurais déjà des enfants de ma première femme ? Cela indique qu’il n’y a pas d’obligation de se remarier si l’on n’a pas eu d’enfants avec sa première femme. La Guemara répond : Là-bas, Rabbi Abba bar Zavda ne faisait que repousser les Rabbins avec un prétexte, car la véritable raison pour laquelle il ne se mariait pas était que Rabbi Abba bar Zavda était devenu impuissant à cause du discours de Rav Houna. Les élèves de Rav Houna se retenaient de se soulager jusqu’à la fin de ses longs sermons, ce qui les rendait stériles.
רַב גִּידֵּל אִיעֲקַר מִפִּרְקֵיהּ דְּרַב הוּנָא. רַבִּי חֶלְבּוֹ אִיעֲקַר מִפִּרְקֵיהּ דְּרַב הוּנָא. רַב שֵׁשֶׁת אִיעֲקַר מִפִּרְקֵיהּ דְּרַב הוּנָא. רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אֲחַדְתֵּיהּ סוּסְכִּינְתָּא, תַּלְיוּהּ בְּאַרְזָא דְּבֵי רַב וּנְפַק מִינֵּיהּ כְּהוּצָא יַרְקָא. אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: שִׁיתִּין סָבֵי הֲוֵינָא וְכוּלְּהוּ אִיעֲקוּר מִפִּרְקֵיהּ דְּרַב הוּנָא לְבַר מֵאֲנָא, דְּקַיֵּימִי בְּנַפְשַׁאי ״הַחׇכְמָה תְּחַיֶּה בְעָלֶיהָ״.
La Guemara rapporte de même que Rav Giddel devint impuissant à cause du discours de Rav Huna, Rav Ḥelbo devint impuissant à cause du discours de Rav Huna, et Rav Sheshet devint impuissant à cause du discours de Rav Huna. La Guemara rapporte : Rav Aḥa bar Ya’akov fut affligé de suskhinta, une maladie causée par le fait de se retenir d’uriner. On le suspendit à la colonne de cèdre qui soutenait la maison d’étude, et une substance aussi verte qu’une feuille de palmier sortit de lui, et il fut guéri. Rav Aḥa bar Ya’akov dit : Nous étions soixante anciens présents à ce moment-là, et ils devinrent tous impuissants à cause du discours de Rav Huna, sauf moi, car j’ai accompli à mon propre sujet le verset : « La sagesse préserve la vie de celui qui la possède » (Ecclésiaste 7:12). J’ai utilisé le remède ci-dessus pour éviter de devenir impuissant.
גֵּירְשָׁהּ מוּתֶּרֶת וְכוּ׳. שֵׁנִי — אִין, שְׁלִישִׁי — לָא.
§ Il a été enseigné dans la michna que si un homme a divorcé sa femme après dix ans sans enfants, il lui est permis d’épouser un deuxième homme, qui peut rester marié avec elle pendant dix ans. La Guemara commente : Un deuxième mari, oui, mais un troisième, non. Après avoir été mariée à deux hommes sans enfants pendant dix ans chacun, on présume qu’elle est incapable d’avoir des enfants.
מַתְנִיתִין מַנִּי? רַבִּי הִיא. דְּתַנְיָא: מָלָה הָרִאשׁוֹן וָמֵת, שֵׁנִי וָמֵת, שְׁלִישִׁי — לֹא תָּמוּל, דִּבְרֵי רַבִּי. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: שְׁלִישִׁי תָּמוּל, רְבִיעִי — לֹא תָּמוּל.
La Guemara commente : Qui est le tanna de la michna ? C’est Rabbi Yehuda HaNasi, qui soutient qu’une présomption juridique [ḥazaka] est établie après deux occurrences. Comme il est enseigné dans une baraita : Si une femme a circoncis son premier fils et qu’il est mort à la suite de la circoncision, et qu’elle a circoncis son deuxième fils et qu’il est aussi mort, elle ne doit pas circoncire son troisième fils, car la mort des deux premiers crée une présomption selon laquelle les fils de cette femme meurent à la suite de la circoncision. Telle est l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Elle doit circoncire son troisième fils, car on ne considère pas qu’il existe une présomption juridique selon laquelle ses fils meurent de la circoncision, mais elle ne doit pas circoncire son quatrième fils si ses trois premiers fils sont morts à la suite de la circoncision.
וְהָתַנְיָא אִיפְּכָא, הֵי מִינַּיְיהוּ (אַחֲרִינִיתָא)?
La Guemara demande : N’enseigne-t-on pas l’inverse dans une baraita, selon laquelle Rabbi Yehouda HaNassi soutient que le troisième fils de la femme doit être circoncis, tandis que Rabban Shimon ben Gamliel soutient qu’il ne doit pas l’être ? Lequel d’entre eux a été composé plus tard et est donc présumé plus fiable ?
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַעֲשֶׂה בְּאַרְבַּע אֲחָיוֹת בְּצִפּוֹרִי שֶׁמָּלָה רִאשׁוֹנָה וָמֵת, שְׁנִיָּה וָמֵת, שְׁלִישִׁית וָמֵת, רְבִיעִית בָּאת לִפְנֵי רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל. אָמַר לָהּ: אַל תָּמוּלִי.
La Guemara suggère : Viens et écoute, car Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Un incident s’est produit impliquant quatre sœurs à Tzippori, où la première sœur a circoncis son fils et il est mort, et la deuxième sœur a circoncis son fils et il est mort, et la troisième a circoncis son fils et lui aussi est mort. La quatrième sœur est venue devant Rabban Shimon ben Gamliel, qui lui a dit : Ne le circoncis pas. Cela indique que, selon Rabban Shimon ben Gamliel, une présomption n’est établie qu’après trois occurrences.
וְדִלְמָא אִי אָתְיָא שְׁלִישִׁית נָמֵי הֲוָה אָמַר לָהּ? אִם כֵּן, מַאי אַסְהָדוּתֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא? וְדִלְמָא הָא קָא מַשְׁמַע לַן דַּאֲחָיוֹת מְחַזְּקוֹת.
La Guemara réfute cette preuve : Peut-être que si la troisième sœur était venue devant lui, il lui aurait aussi dit la même décision. La Guemara demande : Si c’est le cas, quel est le but du témoignage de Rabbi Ḥiyya bar Abba ? Pourquoi aurait-il rapporté cet incident si cela ne nous enseigne rien ? La Guemara répond : Peut-être vient-il nous enseigner que des sœurs établissent une présomption dans un cas comme celui-ci, même si les enfants qui sont morts n’étaient pas de la même mère.
אָמַר רָבָא: הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ אֲחָיוֹת מְחַזְּקוֹת, לֹא יִשָּׂא אָדָם אִשָּׁה לֹא מִמִּשְׁפַּחַת נִכְפִּין וְלֹא מִמִּשְׁפַּחַת מְצוֹרָעִים. וְהוּא דְּאִתַּחְזַק תְּלָתָא זִימְנֵי.
Rava a dit : Maintenant que tu as dit que les sœurs établissent une présomption, un homme ne devrait pas épouser une femme issue d’une famille d’épileptiques ou d’une famille de lépreux, car ces maladies peuvent être héréditaires. La Guemara ajoute : Et cela ne s’applique que si cela a été établi trois fois, c’est-à-dire que trois membres de la famille sont atteints de la maladie.
מַאי הֲוָה עֲלַהּ? כִּי אֲתָא רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף, אָמַר: עוֹבָדָא הֲוָה קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן בִּכְנִישְׁתָּא דְמָעוֹן בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת, וּמָלָה רִאשׁוֹנָה וָמֵת, שְׁנִיָּה וָמֵת, שְׁלִישִׁית בָּאָה לְפָנָיו. אָמַר לָהּ: לְכִי וּמוּלִי.
La Guemara demande : Quelle conclusion halakhique a été formulée à propos de cette question ? Une présomption est-elle établie après deux occurrences ou seulement après trois ? Lorsque Rav Yitzḥak bar Yosef vint d’Eretz Yisrael, il dit : Un incident se produisit devant Rabbi Yoḥanan dans la synagogue de la ville de Maon un Yom Kippour qui tomba un Chabbat. La première sœur avait circoncis son fils et il mourut ; la deuxième sœur circoncit son fils et il aussi mourut. La troisième sœur vint devant lui, et il lui dit : Va et circoncis ton fils, car une présomption n’est pas établie après seulement deux occurrences.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: חֲזִי דְּקָשָׁרֵית אִיסּוּרָא וְסַכַּנְתָּא.
Abaye dit à Rav Yitzḥak : Assure-toi que ton rapport soit exact, car tu permets une action qui, autrement, constituerait une interdiction et un danger. Si le troisième bébé ne doit pas être circoncis, le faire serait un travail interdit et mettrait la vie de l'enfant en danger.
סְמַךְ עֲלַהּ אַבָּיֵי, וַאֲזַל נַסְבַהּ לְחוּמָה בְּרַתֵּיה דְּאִיסִי בְּרֵיהּ דְּרַב יִצְחָק בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה, דְּנַסְבַהּ רַחֲבָא דְפוּמְבְּדִיתָא וּשְׁכֵיב, רַב יִצְחָק בְּרֵיהּ דְּרַבָּה בַּר בַּר חָנָה וּשְׁכֵיב, וְנַסְבַהּ הוּא וּשְׁכֵיב.
La Guemara commente : Abaye s’est appuyé sur ce récit et alla épouser Ḥuma, la fille de Isi, fils de Rav Yitzḥak, fils de Rav Yehuda. Ḥuma avait auparavant épousé Raḥava de Poumbedita, et il mourut, puis elle épousa Rav Yitzḥak, fils de Rabba bar bar Ḥana, et il mourut ; et lui, Abaye, l’épousa malgré cela, sans craindre qu’elle ait été établie comme une femme dont les maris meurent ; et il mourut lui aussi alors qu’il était marié avec elle.
אָמַר רָבָא: וּמִי אִיכָּא דְּעָבֵיד עוֹבָדָא בְּנַפְשֵׁיהּ כִּי הַאי, וְהָא אִיהוּ דְּאָמַר: אָבִין — דְּסַמְכָא, יִצְחָק סוּמָּקָא — לָאו בַּר סַמְכָא. אָבִין — יֶשְׁנוֹ בַּחֲזָרָה, יִצְחָק סוּמָּקָא — אֵינוֹ בַּחֲזָרָה. וְעוֹד: אֵימַר דִּפְלִיגִי לְעִנְיַן מִילָה, בְּנִישּׂוּאִין מִי פְּלִיגִי?
Rava a dit : Y a-t-il quelqu’un qui agit ainsi et met sa propre personne en danger en épousant une telle femme ? N’est-ce pas lui, Abaye, qui a dit que Avin est digne de confiance mais que Yitzḥak le Rouge, c’est-à-dire Rav Yitzḥak bar Yosef, n’est pas digne de confiance ? Il poursuit en expliquant la différence entre eux : Avin retourne en Eretz Israël et entend si les Sages de là-bas révoquent leurs décisions antérieures, tandis que Yitzḥak le Rouge ne retourne pas en Eretz Israël et ne découvre jamais si les Sages de là-bas révoquent leurs décisions. Et de plus, disons qu’ils sont en désaccord au sujet de la question de savoir si une présomption est établie par deux ou par trois décès dus à la circoncision, mais sont-ils nécessairement en désaccord au sujet du mariage ?
אִין, וְהָתַנְיָא: נִיסֵּת לָרִאשׁוֹן וָמֵת, לַשֵּׁנִי וָמֵת, לַשְּׁלִישִׁי — לֹא תִּנָּשֵׂא, דִּבְרֵי רַבִּי. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: לַשְּׁלִישִׁי — תִּנָּשֵׂא, לִרְבִיעִי — לֹא תִּנָּשֵׂא.
La Guemara répond : Oui, et cela a été enseigné dans une baraita : Si une femme a été mariée à son premier mari et qu’il est mort, puis à un deuxième et qu’il est lui aussi mort, elle ne peut pas épouser un troisième mari. Telle est la déclaration de Rabbi Yehuda HaNasi. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Elle peut épouser un troisième mari, mais si lui aussi meurt, elle ne peut pas épouser un quatrième mari.
בִּשְׁלָמָא גַּבֵּי מִילָה, אִיכָּא מִשְׁפָּחָה דִּרְפֵי דְּמָא וְאִיכָּא מִשְׁפָּחָה דִּקְמִיט דְּמָא, אֶלָּא נִישּׂוּאִין מַאי טַעְמָא? אֲמַר לֵיהּ רַב מָרְדֳּכַי לְרַב אָשֵׁי: הָכִי אָמַר אֲבִימִי מֵהַגְרוֹנְיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב הוּנָא: מַעְיָן גּוֹרֵם. וְרַב אָשֵׁי אָמַר: מַזָּל גּוֹרֵם.
La Guemara demande : Soit, en ce qui concerne la circoncision, on peut établir une présomption de mort due à la circoncision, parce qu’il existe des familles dont le sang est fluide et ne coagule pas bien, et il existe des familles dont le sang coagule. Cependant, dans le cas du mariage, quelle est la raison de craindre qu’un mari ultérieur meure ? Rav Mordekhai dit à Rav Ashi : Avimi de Hagron-ya a dit au nom de Rav Huna ce qui suit : Sa source est la cause. En d’autres termes, la femme a une sorte de condition qui fait mourir ceux qui ont des rapports avec elle. Et Rav Ashi dit que sa constellation est la cause de la mort de ses maris.
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּאֵירְסַהּ וּמִית, אִי נָמֵי דִּנְפַל מִדִּיקְלָא וּמִית.
La Guemara demande : Quelle est la différence pratique entre eux ? La Guemara répond : Il y a une différence entre eux dans un cas un homme l’a fiancée puis est mort avant le mariage ; alternativement, dans un cas où il est tombé d’un palmier et est mort. Si la préoccupation est due aux relations sexuelles, alors dans ces cas la mort du mari ne peut pas être attribuée à sa femme. En revanche, si la préoccupation est due à sa mauvaise fortune, la mort du mari peut être attribuée à sa femme même dans ces cas.
אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרָבָא, בְּעַי מִינֵּיהּ מֵרַב יוֹסֵף: הֲלָכָה כְּרַבִּי? וַאֲמַר לִי: אִין. הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל? וַאֲמַר לִי: אִין, אַחוֹכֵי אַחֵיךָ בִּי!
Rav Yosef, fils de Rava, dit à Rava : J’ai demandé à Rav Yosef si la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi, et il m’a dit : Oui. Je lui ai ensuite demandé si la halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel, et il m’a dit : Oui. Se moquait-il de moi en rendant des décisions contradictoires ?
אֲמַר לֵיהּ: לָא, סְתָמֵי הִיא וּפְשַׁיט לָךְ: נִישּׂוּאִין וּמַלְקִיּוֹת — כְּרַבִּי. וְסָתוֹת וְשׁוֹר הַמּוּעָד — כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.
Rava lui dit : Non, il existe desmishnayot anonymes conformément à chaque opinion, et il a tranché pour toi que la halakha est conforme à chaque opinion dans des cas particuliers. En ce qui concerne le mariage et les flagellations, la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi selon laquelle deux occurrences suffisent pour établir une présomption. Concernant les schémas établis de saignement menstruel et un bœuf averti, la halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel selon laquelle une présomption est établie après trois occurrences.
נִישּׂוּאִין — הָא דַּאֲמַרַן. מַלְקִיּוֹת — דִּתְנַן: מִי שֶׁלָּקָה וְשָׁנָה — בֵּית דִּין כּוֹנְסִין אוֹתוֹ לְכִיפָּה וּמַאֲכִילִין אוֹתוֹ שְׂעוֹרִים עַד שֶׁתְּהֵא כְּרֵיסוֹ נִבְקַעַת. וְסָתוֹת — דִּתְנַן: אֵין הָאִשָּׁה
La Guemara identifie les halakhot susmentionnées. Le mariage renvoie à ce que nous avons dit au sujet d’une femme dont les maris sont morts. Le cas des flagellations est comme nous l’avons appris dans une michna (Nidda 63b) : Celui qui a été flagellé pour avoir transgressé une loi de la Torah, et a répété la même transgression et a été flagellé de nouveau, s’il répète ensuite la faute une troisième fois, le tribunal le place dans une chambre étroite, voûtée, et on le nourrit d’orge jusqu’à ce que son ventre éclate. Une fois qu’il a fauté et a été flagellé deux fois, une présomption de méchanceté est établie à son égard, et lorsqu’il faute de nouveau, on le fait mourir afin qu’il ne continue pas à fauter. Le cas des schémas établis de saignement menstruel est comme nous l’avons appris dans une michna (Nidda 63b) : Une femme ne

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