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מִן הַחֵטְא. מַקְרֵי לֵיהּ רַב יְהוּדָה לְרַב יִצְחָק בְּרֵיהּ ״וּמוֹצֶא אֲנִי מַר מִמָּוֶת אֶת הָאִשָּׁה״. אֲמַר לֵיהּ: כְּגוֹן מַאן? כְּגוֹן אִמָּךְ.
du péché. Nous devrions donc leur montrer notre gratitude. La Guemara cite un incident connexe : Rav Yehuda enseignait la Torah à Rav Yitzḥak, son fils, et ils rencontrèrent le verset : « Et je trouve la femme plus amère que la mort » (Ecclésiaste 7:26). Son fils lui dit : Par exemple, qui ? Son père répondit : Par exemple, ta mère.
וְהָא מַתְנֵי לֵיהּ רַב יְהוּדָה לְרַב יִצְחָק בְּרֵיהּ: אֵין אָדָם מוֹצֵא קוֹרַת רוּחַ אֶלָּא מֵאִשְׁתּוֹ רִאשׁוֹנָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יְהִי מְקוֹרְךָ בָרוּךְ וּשְׂמַח מֵאֵשֶׁת נְעוּרֶיךָ״, וַאֲמַר לֵיהּ: כְּגוֹן מַאן? כְּגוֹן אִמָּךְ! מִתְקָיף תְּקִיפָא, וְעַבּוֹרֵי מְיעַבְּרָא בְּמִלַּהּ.
La Guemara demande : Rav Yehouda n’a-t-il pas enseigné à Rav Yitzḥak, son fils, la baraita suivante : Un homme ne trouve la paix de l’esprit qu’avec sa première femme, comme il est dit : « Que ta source soit bénie, et réjouis-toi avec la femme de ta jeunesse » (Proverbes 5:18), et son fils lui dit : Par exemple, qui, et son père répondit également dans ce cas : Par exemple, ta mère. Cela indique que Rav Yehouda trouvait effectivement la paix de l’esprit avec sa femme. La Guemara répond : Elle était agressive et autoritaire, mais elle était facile à apaiser.
הֵיכִי דָּמֵי אִשָּׁה רָעָה? אָמַר אַבָּיֵי: מְקַשְּׁטָא לֵיהּ תַּכָּא וּמְקַשְּׁטָא לֵיהּ פּוּמָּא. רָבָא אָמַר: מְקַשְּׁטָא לֵיהּ תַּכָּא וּמַהְדְּרָא לֵיהּ גַּבָּא.
La Guemara demande : Quelles sont les circonstances dans lesquelles une femme est considérée comme une mauvaise épouse ? Abaye a dit : Elle lui dresse la table et prépare sa bouche pour lui en même temps. En d'autres termes, bien qu'elle lui prépare à manger, elle l'insulte verbalement pendant qu'il mange. Rava a dit : Elle lui dresse la table et ensuite lui tourne le dos, montrant son manque d'intérêt pour sa compagnie.
אָמַר רַבִּי חָמָא בַּר חֲנִינָא: כֵּיוָן שֶׁנָּשָׂא אָדָם אִשָּׁה עֲוֹנוֹתָיו מִתְפַּקְּקִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מָצָא אִשָּׁה מָצָא טוֹב וַיָּפֶק רָצוֹן מֵה׳״. בְּמַעְרְבָא כִּי נָסֵיב אִינָשׁ אִיתְּתָא, אָמְרִי לֵיהּ הָכִי: ״מָצָא״ אוֹ ״מוֹצֵא״? ״מָצָא״ דִּכְתִיב: ״מָצָא אִשָּׁה מָצָא טוֹב״, מוֹצֵא דִּכְתִיב: ״וּמוֹצֶא אֲנִי מַר מִמָּוֶת אֶת הָאִשָּׁה״.
Rabbi Ḥama bar Ḥanina a dit : Lorsqu’un homme épouse une femme, ses iniquités s’effondrent [mitpakekin], comme il est dit : « Celui qui trouve une femme trouve le bien, et obtient [veyafek] la faveur du Seigneur » (Proverbes 18:22). En Occident, c’est-à-dire en Eretz Yisrael, lorsqu’un homme épousait une femme, on lui disait ceci : Matza ou motze ? En d’autres termes, on demandait au marié si le passage approprié pour sa femme était ce verset, qui commence par le mot matza, comme il est écrit : Celui qui trouve [matza] une femme trouve le bien, ou si le verset plus approprié était celui qui commence par le mot motze, comme il est écrit : « Et je trouve [motze] la femme plus amère que la mort » (Ecclésiaste 7:26).
אָמַר רָבָא: אִשָּׁה רָעָה מִצְוָה לְגָרְשָׁהּ, דִּכְתִיב: ״גָּרֵשׁ לֵץ וְיֵצֵא מָדוֹן וְיִשְׁבּוֹת דִּין וְקָלוֹן״, וְאָמַר רָבָא: אִשָּׁה רָעָה וּכְתוּבָּתָהּ מְרוּבָּה — צָרָתָהּ בְּצִדָּהּ. דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: בַּחֲבִרְתַּהּ, וְלָא בְּסִילְתָּא. וְאָמַר רָבָא: קָשָׁה אִשָּׁה רָעָה כְּיוֹם סַגְרִיר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״דֶּלֶף טוֹרֵד בְּיוֹם סַגְרִיר וְאֵשֶׁת מִדְיָנִים נִשְׁתָּוָה״.
Rava a dit : C’est une mitzva de divorcer d’une mauvaise épouse, comme il est écrit : « Chasse le moqueur, et la querelle s’en ira ; la dispute et la honte cesseront » (Proverbes 22:10). Et Rava a dit : Une mauvaise épouse dont le règlement du contrat de mariage est trop élevé pour que son mari puisse le payer en cas de divorce, sa rivale est à ses côtés. En d’autres termes, la seule manière pour lui d’améliorer la situation est de prendre une autre épouse. Comme disent les gens dans l’adage bien connu : La manière de tourmenter une femme, c’est avec son égale et non avec une épine. Et Rava a dit : Une mauvaise épouse est aussi pénible qu’un jour de forte pluie, comme il est dit : « Une goutte continuelle en un jour très pluvieux et une femme querelleuse se ressemblent » (Proverbes 27:15).
וְאָמַר רָבָא: בֹּא וּרְאֵה כַּמָּה טוֹבָה אִשָּׁה טוֹבָה, וְכַמָּה רָעָה אִשָּׁה רָעָה. כַּמָּה טוֹבָה אִשָּׁה טוֹבָה, דִּכְתִיב: ״מָצָא אִשָּׁה מָצָא טוֹב״, אִי בְּגַוַּהּ מִשְׁתַּעֵי קְרָא — כַּמָּה טוֹבָה אִשָּׁה טוֹבָה, שֶׁהַכָּתוּב מְשַׁבְּחָהּ. אִי בַּתּוֹרָה מִשְׁתַּעֵי קְרָא — כַּמָּה טוֹבָה אִשָּׁה טוֹבָה, שֶׁהַתּוֹרָה נִמְשְׁלָה בָּהּ. כַּמָּה רָעָה אִשָּׁה רָעָה, דִּכְתִיב: ״וּמוֹצֶא אֲנִי מַר מִמָּוֶת אֶת הָאִשָּׁה״. אִי בְּגַוַּהּ מִשְׁתַּעֵי קָרָא — כַּמָּה רָעָה אִשָּׁה רָעָה, שֶׁהַכָּתוּב מְגַנֶּהָ. אִי בְּגֵיהִנָּם מִשְׁתַּעֵי קְרָא — כַּמָּה רָעָה אִשָּׁה רָעָה, שֶׁגֵּיהִנָּם נִמְשְׁלָה בָּהּ.
Et Rava dit : Viens voir combien une bonne épouse est bonne et combien une mauvaise épouse est mauvaise. Combien une bonne épouse est-elle bonne ? Comme il est écrit : Qui trouve une épouse trouve le bien. Si le verset parle d’elle, d’une épouse, cela démontre combien une bonne épouse est bonne, car la Torah fait son éloge. Si le verset parle métaphoriquement de la Torah, cela indique néanmoins combien une bonne épouse est bonne, car la Torah lui est comparée. À l’inverse, combien une mauvaise épouse est-elle mauvaise ? Comme il est écrit : « Et je trouve la femme plus amère que la mort. » Si le verset parle d’elle, cela démontre combien une mauvaise épouse est mauvaise, car la Torah la condamne. Si le verset parle métaphoriquement de la Géhenne, cela démontre encore combien une mauvaise épouse est mauvaise, car la Géhenne lui est comparée.
״הִנְנִי מֵבִיא רָעָה אֲשֶׁר לֹא יוּכְלוּ לָצֵאת מִמֶּנָּה״, אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: זוֹ אִשָּׁה רָעָה וּכְתוּבָּתָהּ מְרוּבָּה. ״נְתָנַנִי ה׳ בִּידֵי לֹא אוּכַל קוּם״, אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר מָר עוּקְבָא בַּר חִיָּיא: זוֹ אִשָּׁה רָעָה וּכְתוּבָּתָהּ מְרוּבָּה. בְּמַעְרְבָא אָמְרוּ: זֶה שֶׁמְּזוֹנוֹתָיו תְּלוּיִן בְּכַסְפּוֹ.
La Guemara cite d’autres déclarations sur la même question. Le verset déclare : « Voici, je ferai venir sur eux un malheur auquel ils ne pourront échapper » (Jérémie 11:11). Rav Naḥman a dit que Rabba bar Avuh a dit : C’est une mauvaise épouse dont le contrat de mariage est élevé. De même, au sujet du verset : « Le Seigneur m’a livré entre les mains de ceux contre lesquels je ne peux pas tenir » (Lamentations 1:14), Rav Ḥisda a dit que Mar Ukva bar Ḥiyya a dit : C’est une mauvaise épouse dont le contrat de mariage est élevé. En Occident, Eretz Yisrael, ils ont dit que ce verset fait référence à quelqu’un dont la nourriture dépend de son argent. Il est forcé d’acheter sa nourriture en espèces, car il ne possède pas de terre à lui.
״בָּנֶיךָ וּבְנוֹתֶיךָ נְתוּנִים לְעַם אַחֵר״, אָמַר רַב חָנָן בַּר רָבָא אָמַר רַב: זוֹ אֵשֶׁת הָאָב. ״בְּגוֹי נָבָל אַכְעִיסֵם״, אָמַר רַב חָנָן בַּר רָבָא אָמַר רַב: זוֹ אִשָּׁה רָעָה וּכְתוּבָּתָהּ מְרוּבָּה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אֵלּוּ הַמִּינִים. וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״אָמַר נָבָל בְּלִבּוֹ אֵין אֱלֹהִים וְגוֹ׳״.
Au sujet du verset : « Tes fils et tes filles seront donnés à un autre peuple » (Deutéronome 28:32), Rav Ḥanan bar Rava a dit que Rav a dit : Il s’agit d’une référence à la femme du père des enfants, leur belle-mère. Au sujet du verset : « Je les provoquerai par une nation vile » (Deutéronome 32:21), Rav Ḥanan bar Rava a dit que Rav a dit : Il s’agit d’une mauvaise épouse dont le contrat de mariage est élevé. Rabbi Eliezer dit que ce sont des apostats, et de même le verset déclare : « L’homme vil a dit en son cœur : Il n’y a pas de Dieu, ils se sont corrompus » (Psaumes 14:1), ce qui prouve qu’un apostat est appelé vil.
בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: אֵלּוּ אַנְשֵׁי בַּרְבַּרְיָא וְאַנְשֵׁי מַרְטְנַאי, שֶׁמְּהַלְּכִין עֲרוּמִּים בַּשּׁוּק. שֶׁאֵין לְךָ מְשׁוּקָּץ וּמְתוֹעָב לִפְנֵי הַמָּקוֹם יוֹתֵר מִמִּי שֶׁמְּהַלֵּךְ בַּשּׁוּק עָרוֹם. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵלּוּ חַבָּרִים. אֲמַרוּ לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן: אֲתוֹ חַבָּרֵי לְבָבֶל, שְׁגָא נְפַל. אֲמַרוּ לֵיהּ: מְקַבְּלִי שׁוּחְדָּא, תָּרֵיץ יְתֵיב.
Il a été enseigné dans une baraita au sujet du verset : « Je les provoquerai par une nation vile », que ce sont les habitants de Barbarya et les habitants de Martenai, qui marchent nus sur la place du marché, car rien n’est plus méprisé et abominable devant l’Omniprésent que celui qui marche nu sur la place du marché. Rabbi Yoḥanan dit : Ce sont les Ḥabbarim, une secte de prêtres perses. La Guemara raconte : Lorsque l’on dit à Rabbi Yoḥanan : Les Ḥabbarim sont venus en Babylonie, il frissonna et tomba de sa chaise, par inquiétude pour les Juifs qui y vivaient. On lui dit : Il existe un moyen de faire face à leur persécution, car ils acceptent des pots-de-vin. En entendant que tout n’était pas perdu, il se redressa et s’assit de nouveau à sa place.
גָּזְרוּ עַל שְׁלֹשָׁה מִפְּנֵי שְׁלֹשָׁה. גָּזְרוּ עַל הַבָּשָׂר — מִפְּנֵי הַמַּתָּנוֹת, גָּזְרוּ עַל הַמֶּרְחֲצָאוֹת — מִפְּנֵי הַטְּבִילָה.
À propos des Ḥabbarim, la Guemara cite la déclaration suivante des Sages : Les Ḥabbarim ont pu édicter des décrets contre le peuple juif concernant trois questions, en raison de trois transgressions de la part du peuple juif. Ils ont décrété contre la viande, c’est-à-dire qu’ils ont interdit l’abattage rituel, en raison du fait que le peuple juif ne donnait pas aux prêtres les dons de l’épaule, de la mâchoire et de la caillette. Ils ont décrété contre le bain des Juifs dans les bains publics, en raison de leur négligence de l’immersion rituelle.
קָא מְחַטְּטִי שָׁכְבֵי — מִפְּנֵי שֶׁשְּׂמֵחִים בְּיוֹם אֵידָם. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָיְתָה יַד ה׳ בָּכֶם וּבַאֲבוֹתֵיכֶם״. אָמַר רַבָּה בַּר שְׁמוּאֵל: (זוֹ) חַטּוֹטֵי שָׁכְבֵי. דְּאָמַר מָר: בַּעֲוֹן חַיִּים — מֵתִים מִתְחַטְּטִין.
Troisièmement, ils ont exhumé les morts de leurs tombes parce que les Juifs se réjouissent pendant les fêtes des gentils, comme il est dit : « Alors la main du Seigneur sera contre vous et contre vos pères » (I Samuel 12:15). Rabba bar Shmuel a dit : Ce verset fait référence à l’exhumation des morts, ce qui bouleverse à la fois les vivants et les morts, comme le Maître l’a dit : En raison de l’iniquité des vivants, les morts sont exhumés.
אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַבָּה בַּר מָארִי, כְּתִיב: ״לֹא יֵאָסְפוּ וְלֹא יִקָּבֵרוּ לְדוֹמֶן עַל פְּנֵי הָאֲדָמָה יִהְיוּ״, וּכְתִיב: ״וְנִבְחַר מָוֶת מֵחַיִּים״. אֲמַר לֵיהּ: נִבְחַר מָוֶת לָרְשָׁעִים, שֶׁלֹּא יִחְיוּ בְּעוֹלָם הַזֶּה וְיֶחֶטְאוּ, וְיִפְּלוּ בְּגֵיהִנָּם.
Rava dit à Rabba bar Mari : Il est écrit : « Ils ne seront ni rassemblés ni enterrés ; ils seront comme du fumier sur la face de la terre » (Jérémie 8:2), et il est écrit : « Et la mort sera choisie plutôt que la vie » (Jérémie 8:3). Si la mort sera si indigne que leurs corps ne seront même pas enterrés, pourquoi les gens choisiraient-ils la mort plutôt que la vie ? Rabba bar Mari lui dit : Le dernier verset ne renvoie pas à la situation décrite précédemment, mais signifie plutôt : La mort est préférable pour les méchants, car il vaut mieux qu’ils ne vivent pas dans ce monde, ne pèchent pas et, par conséquent, ne descendent pas dans la Géhenne.
כָּתוּב בְּסֵפֶר בֶּן סִירָא: ״אִשָּׁה טוֹבָה מַתָּנָה טוֹבָה לְבַעְלָהּ״, וּכְתִיב: ״טוֹבָה בְּחֵיק יְרֵא אֱלֹהִים תִּנָּתֵן״. ״אִשָּׁה רָעָה צָרַעַת לְבַעְלָהּ״, מַאי תַּקַּנְתֵּיהּ — ״יְגָרְשֶׁנָּה וְיִתְרַפֵּא מִצָּרַעְתּוֹ״. ״אִשָּׁה יָפֶה אַשְׁרֵי בַּעְלָהּ, מִסְפַּר יָמָיו כִּפְלַיִם״.
La Guemara cite d’autres déclarations concernant les femmes. Il est écrit dans le livre de Ben Sira : Une bonne épouse est un bon don pour son mari. Et il est écrit : Une bonne sera placée dans le sein d’un homme craignant Dieu ; une mauvaise épouse est une plaie pour son mari. Quel est son remède ? Il doit divorcer d’elle et il sera guéri de sa plaie. Une belle épouse, heureux est son mari ; le nombre de ses jours est doublé. Le plaisir qu’il éprouve devant sa beauté lui donne l’impression d’avoir vécu deux fois plus longtemps.
״הַעְלֵם עֵינֶיךָ מֵאֵשֶׁת חֵן פֶּן תִּלָּכֵד בִּמְצוּדָתָהּ. אַל תֵּט אֵצֶל בַּעְלָהּ לִמְסוֹךְ עִמּוֹ יַיִן וְשֵׁכָר, כִּי בְּתוֹאַר אִשָּׁה יָפָה רַבִּים הוּשְׁחֲתוּ, וַעֲצוּמִים כׇּל הֲרוּגֶיהָ״. ״רַבִּים הָיוּ פִּצְעֵי רוֹכֵל״. ״הַמַּרְגִּילִים לִדְבַר עֶרְוָה כְּנִיצוֹץ מַבְעִיר גַּחֶלֶת. כִּכְלוּב מָלֵא עוֹף — כֵּן בָּתֵּיהֶם מְלֵאִים מִרְמָה״.
Détourne tes yeux d’une femme gracieuse qui est mariée à un autre homme, de peur que tu ne sois pris dans son piège. Ne te tourne pas vers son mari pour mêler avec lui du vin et de la boisson forte, ce qui peut conduire à la tentation. Car à cause du visage d’une belle femme beaucoup ont été détruits, et ses morts forment une armée puissante. De plus, nombreux ont été les colporteurs blessés. Cela fait référence à des hommes qui voyagent de lieu en lieu pour vendre des bijoux de femmes. Leurs fréquents rapports avec les femmes amènent leurs maris à faire du mal aux colporteurs. Ceux qui s’habituent aux choses licencieuses sont comme une étincelle qui allume un charbon. Comme une cage est pleine d’oiseaux, ainsi leurs maisons sont pleines de tromperie.
״אַל תֵּצַר צָרַת מָחָר, כִּי לֹא תֵדַע מַה יֵּלֶד יוֹם. שֶׁמָּא מָחָר בָּא וְאֵינֶנּוּ, נִמְצָא מִצְטַעֵר עַל הָעוֹלָם שֶׁאֵין שֶׁלּוֹ״. ״מְנַע רַבִּים מִתּוֹךְ בֵּיתֶךָ, וְלֹא הַכֹּל תָּבִיא בֵּיתֶךָ״. ״רַבִּים יִהְיוּ דּוֹרְשֵׁי שְׁלוֹמֶךָ. גַּלֵּה סוֹד לְאֶחָד מֵאָלֶף״.
La Guemara cite des déclarations supplémentaires du livre de Ben Sira : Ne souffre pas du malheur de demain, c’est-à-dire ne t’inquiète pas des problèmes qui pourraient surgir à l’avenir, car tu ne sais pas ce qu’un jour apportera. Peut-être que, lorsque demain arrivera, l’individu qui était si inquiet ne sera plus parmi les vivants, et il se sera ainsi tourmenté pour un monde qui n’est pas le sien. Empêche une foule d’entrer dans ta maison, ne laisse pas entrer beaucoup de gens, et n’y fais même pas entrer tous tes amis dans ta maison. Assure-toi cependant qu’une foule recherche ton bien-être, et que tu aies de nombreux alliés. Révèle un secret à seulement un sur mille, car la plupart des gens sont incapables de garder un secret.
אָמַר רַבִּי אַסִּי: אֵין בֶּן דָּוִד בָּא עַד שֶׁיִּכְלוּ כׇּל הַנְּשָׁמוֹת שֶׁבַּגּוּף, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי רוּחַ מִלְּפָנַי יַעֲטוֹף וּנְשָׁמוֹת אֲנִי עָשִׂיתִי״. תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: כׇּל מִי שֶׁאֵין עוֹסֵק בִּפְרִיָּה וּרְבִיָּה — כְּאִילּוּ שׁוֹפֵךְ דָּמִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׁוֹפֵךְ דַּם הָאָדָם בָּאָדָם דָּמוֹ יִשָּׁפֵךְ״, וּכְתִיב בָּתְרֵיהּ: ״וְאַתֶּם פְּרוּ וּרְבוּ״.
Rabbi Asi a dit : Le Messie, fils de David, ne viendra pas tant que toutes les âmes du corps ne seront pas épuisées, c’est-à-dire jusqu’à ce que toutes les âmes destinées à habiter des corps physiques l’aient fait. Comme il est dit : « Car l’esprit qui s’enveloppe vient de Moi, et les âmes que J’ai faites » (Isaïe 57:16). Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Eliezer dit : Quiconque ne s’engage pas dans la mitsva d’être fécond et de se multiplier est considéré comme s’il versait le sang, comme il est dit : « Quiconque verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé » (Genèse 9:6), et il est écrit immédiatement après : « Et vous, soyez féconds et multipliez-vous » (Genèse 9:7).
רַבִּי יַעֲקֹב אוֹמֵר: כְּאִילּוּ מְמַעֵט הַדְּמוּת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי בְּצֶלֶם אֱלֹהִים עָשָׂה אֶת הָאָדָם״, וּכְתִיב בָּתְרֵיהּ: ״וְאַתֶּם פְּרוּ וְגוֹ׳״. בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: כְּאִילּוּ שׁוֹפֵךְ דָּמִים וּמְמַעֵט הַדְּמוּת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאַתֶּם פְּרוּ וּרְבוּ״.
Rabbi Ya’akov dit : C’est comme s’il diminuait l’Image divine, comme il est dit : « Car c’est à l’image de Dieu qu’Il a fait l’homme » (Genèse 9:6), et il est écrit immédiatement après : « Et vous, soyez féconds et multipliez-vous » (Genèse 9:7). Ben Azzai dit : C’est comme s’il versait le sang et diminuait aussi l’Image divine, comme il est dit : « Et vous, soyez féconds et multipliez-vous, » après le verset qui fait allusion à la fois à l’effusion de sang et à l’Image divine.
אָמְרוּ לוֹ לְבֶן עַזַּאי: יֵשׁ נָאֶה דּוֹרֵשׁ וְנָאֶה מְקַיֵּים, נָאֶה מְקַיֵּים וְאֵין נָאֶה דּוֹרֵשׁ, וְאַתָּה נָאֶה דּוֹרֵשׁ, וְאֵין נָאֶה מְקַיֵּים. אָמַר לָהֶן בֶּן עַזַּאי: וּמָה אֶעֱשֶׂה שֶׁנַּפְשִׁי חָשְׁקָה בַּתּוֹרָה, אֶפְשָׁר לָעוֹלָם שֶׁיִּתְקַיֵּים עַל יְדֵי אֲחֵרִים.
Ils dirent à ben Azzai : Il y a un type de sage qui expose bien et accomplit bien ses propres enseignements , et un autre qui accomplit bien et n’expose pas bien. Mais toi, qui ne t’es jamais marié, tu exposes bien l’importance de la procréation, et pourtant tu n’accomplis pas bien tes propres enseignements. Ben Azzai leur dit : Que puis-je faire, car mon âme aspire à la Torah, et je ne souhaite m’occuper de rien d’autre. Il est possible que le monde soit maintenu par d’autres, qui sont engagés dans la mitsva de croître et multiplier.
תַּנְיָא אִידַּךְ, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: כׇּל מִי שֶׁאֵין עוֹסֵק בִּפְרִיָּה וּרְבִיָּה — כְּאִילּוּ שׁוֹפֵךְ דָּמִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׁוֹפֵךְ דַּם הָאָדָם״, וּסְמִיךְ לֵיהּ: ״וְאַתֶּם פְּרוּ וְגוֹ׳״. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: כְּאִילּוּ מְמַעֵט הַדְּמוּת. בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר וְכוּ׳. אָמְרוּ לוֹ לְבֶן עַזַּאי: יֵשׁ נָאֶה דּוֹרֵשׁ וְכוּ׳.
De même, il est enseigné dans une autre baraita que Rabbi Eliezer dit : Quiconque ne s’engage pas dans la mitsva d’être fécond et de se multiplier est considéré comme s’il versait le sang, comme il est dit : « Quiconque verse le sang de l’homme », et il est dit à proximité de cela : « Et vous, soyez féconds et multipliez-vous. » Rabbi Elazar ben Azarya dit : C’est comme s’il diminuait l’Image divine. Ben Azzai dit : C’est comme s’il versait le sang et diminuait l’Image divine. Ils dirent à Ben Azzai : Il y a un type d’érudit qui expose bien, etc.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וּבְנֻחֹה יֹאמַר שׁוּבָה ה׳ רִבְבוֹת אַלְפֵי יִשְׂרָאֵל״ —
Les Sages ont enseigné au sujet de la mitsva de croître et de multiplier : « Et lorsqu’il se reposait, il disait : Reviens, Seigneur, aux dizaines de milliers des milliers d’Israël » (Nombres 10:36).

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