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אֲבָל גַּבֵּי תְּמוּרַת וְלַד אָשָׁם, דְּלֵיכָּא שֵׁם עוֹלָה עַל אִמּוֹ, מוֹדֵי רַבִּי אֶלְעָזָר דִּבְדָמָיו אִין הוּא עַצְמוֹ לָא קָרֵב.
Mais en ce qui concerne le petit du substitut d’une offrande de culpabilité, dont la mère n’a pas le statut d’holocauste, puisque l’animal pour lequel elle a été substituée était une offrande de culpabilité, Rabbi Elazar concède que l’animal acheté avec son argent, reçu de la vente du petit, oui, est sacrifié en holocauste, mais le petit lui-même n’est pas sacrifié en holocauste.
אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: וְכִי בָּעֵי רַבִּי אֶלְעָזָר שֵׁם עוֹלָה עַל אִמּוֹ? וְהָא תַּנְיָא: הַמַּפְרִישׁ נְקֵבָה לְפִסְחוֹ — תִּרְעֶה עַד (שֶׁיִּסְתָּאֵב) [שֶׁתִּסְתָּאֵב], וְתִמָּכֵר, וְיָבִיא בְּדָמֶיהָ פֶּסַח. יָלְדָה — יִרְעֶה עַד שֶׁיִּסְתָּאֵב, וְיִמָּכֵר, וְיָבִיא בְּדָמָיו פֶּסַח.
Abaye souleva une objection à Rava : Rabbi Elazar exige-t-il donc que sa mère ait le statut d’holocauste, afin que le petit soit offert en holocauste ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Dans le cas de quelqu’un qui désigne une femelle animal pour son offrande pascale, qui doit être un mâle, l’animal est laissé paître jusqu’à ce qu’il devienne impropre, puis il est vendu et il apporte une offrande pascale avec l’argent reçu de sa vente. Si la femelle a mis bas un mâle, le petit ne peut pas être offert comme offrande pascale malgré le fait qu’il soit mâle. Au contraire, il est laissé paître jusqu’à ce qu’il devienne impropre, puis il est vendu et il apporte une offrande pascale avec l’argent reçu de sa vente.
נִשְׁתַּיְּירָה אַחַר הַפֶּסַח, תִּרְעֶה עַד (שֶׁיִּסְתָּאֵב) [שֶׁתִּסְתָּאֵב], וְיָבִיא בְּדָמֶיהָ שְׁלָמִים. יָלְדָה, יִרְעֶה עַד שֶׁיִּסְתָּאֵב, וְיִמָּכֵר וְיָבִיא בְּדָמָיו שְׁלָמִים. רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: הוּא עַצְמוֹ יִקְרַב שְׁלָמִים.
Si l’animal est resté sans défaut jusqu’après Pessa'h, il est laissé paître jusqu’à devenir impropre, et il apporte une offrande de paix avec l’argent reçu pour sa vente. S’il a mis bas un mâle après Pessa'h, le petit aussi est laissé paître jusqu’à devenir impropre, puis il est vendu, et il apporte une offrande de paix avec l’argent reçu pour sa vente. Rabbi Elazar est en désaccord dans ce dernier cas et dit : Le petit lui-même est offert en sacrifice comme offrande de paix.
וְהָא הָכָא, דְּלֵיכָּא שֵׁם שְׁלָמִים עַל אִמּוֹ, וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר יִקְרַב שְׁלָמִים. אֲמַר לֵיהּ (רַבִּי אֶלְעָזָר) [רָבָא]: ״אַחַר הַפֶּסַח״ קָא אָמְרַתְּ? שָׁאנֵי אַחַר הַפֶּסַח, דְּמוֹתַר פֶּסַח גּוּפֵיהּ קָרֵב שְׁלָמִים.
Abaye explique son objection : Mais ici, c’est un cas où il n’y a pas de statut d’offrande de paix pour sa mère, car la mère a été consacrée comme offrande pascale, et pourtant Rabbi Elazar dit que le petit est sacrifié comme offrande de paix. Rava dit à Abaye en réponse : Dis-tu que cette déclaration de Rabbi Elazar concernant une offrande pascale après Pessa'h contredit mon explication ? Non ; le statut d’une offrande pascale après Pessa'h est différent, car une offrande pascale restante est elle-même sacrifiée comme offrande de paix. Par conséquent, une femelle désignée comme offrande pascale a le statut d’offrande de paix après Pessa'h.
אִי הָכִי, נִיפְלוֹג נָמֵי בְּרֵישָׁא! אֲמַר לֵיהּ: אִין הָכִי נָמֵי, וּפְלִיגִי.
Abaye demanda à Rava : Si tel est le cas, que la raison pour laquelle Rabbi Elazar permet que la progéniture soit offerte en sacrifice est que la mère aussi a le statut d’une offrande de paix, alors Rabbi Elazar devrait également être en désaccord avec les Sages dans la première clause de la baraita, où l’animal femelle désigné comme offrande pascale a mis bas avant Pessa'h. Rabbi Elazar devrait dire que cette progéniture elle-même peut être apportée comme offrande de paix, car ici aussi la mère a le statut d’une offrande de paix, puisqu’une offrande pascale abattue avant Pessa'h comme offrande de paix est valide. Rava dit à Abaye : Oui, c’est bien le cas, et ils sont en désaccord dans ce cas également.
אַבָּיֵי אָמַר: לָא פְּלִיג מִידֵּי, דִּגְמִירִי לִמְקוֹם שֶׁהַמּוֹתָר הוֹלֵךְ — הַוָּלָד הוֹלֵךְ; לְאַחַר הַפֶּסַח, דְּמוֹתָר קָרֵב שְׁלָמִים — וָלָד נָמֵי קָרֵב שְׁלָמִים.
Abaye a proposé une autre explication de l’opinion de Rabbi Elazar et a dit : Dans un cas où l’animal femelle désigné comme offrande de Pessa'h a mis bas avant Pessa'h, il n’y a personne qui soit en désaccord ; au contraire, tous s’accordent à dire que le petit ne peut pas être sacrifié. Car il est enseigné par tradition que vers l’endroit où va l’offrande restante, le petit va également. Par conséquent, après Pessa'h, lorsque l’offrande restante de Pessa'h est sacrifiée comme offrande de paix, le petit est lui aussi sacrifié comme offrande de paix.
אֲבָל לִפְנֵי הַפֶּסַח, אִימֵּיהּ לְמַאי אַקְדְּשַׁהּ? לִדְמֵי פֶסַח, וָלָד נָמֵי לִדְמֵי פֶסַח.
Mais avant Pessa'h, lorsque l'offrande pascale n'est pas encore considérée comme restante, le petit est doté de la même sainteté que la mère. De quelle manière la mère est-elle consacrée ? Elle est consacrée pour la valeur d'une offrande pascale, c'est-à-dire afin qu'elle soit vendue et qu'une offrande pascale soit achetée avec le produit, puisque la femelle elle-même ne peut pas être sacrifiée comme offrande pascale. Si tel est le cas, le petit également n'est consacré que pour la valeur d'une offrande pascale.
מֵתִיב רַב עוּקְבָא בַּר חָמָא: וּמִי אָמְרִינַן מִדְּאִימֵּיהּ לִדְמֵי, וָלָד נָמֵי לִדְמֵי? וְהָתַנְיָא: הַמַּפְרִישׁ נְקֵבָה לַפֶּסַח — הִיא וּוַלְדוֹתֶיהָ יִרְעוּ עַד שֶׁיִּסְתָּאֲבוּ, וְיִמָּכְרוּ, וְיָבִיא בִּדְמֵיהֶם פֶּסַח. רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: הוּא עַצְמוֹ יִקְרַב פֶּסַח.
Rav Ukva bar Ḥama soulève une objection à cette explication d’Abaye : Et disons-nous donc que Rabbi Elazar soutient que, de même que sa mère n’est consacrée que pour la valeur d’un sacrifice de Pessa'h, le petit aussi n’est consacré que pour la valeur d’un sacrifice de Pessa'h ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Celui qui désigne une femelle comme sacrifice de Pessa'h, elle et son petit sont laissés à paître jusqu’à devenir inaptes, puis ils sont vendus, et il apporte un sacrifice de Pessa'h avec l’argent reçu de leur vente. Rabbi Elazar dit : Le petit lui-même est offert comme sacrifice de Pessa'h.
וְהָא הָכָא, דְּאִימֵּיהּ לִדְמֵי, וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: הוּא עַצְמוֹ קָרֵב פֶּסַח, וְלָא מוֹקְמִינַן לֵיהּ בְּאִימֵּיהּ!
Mais ici il s’agit d’un cas où sa mère a été consacrée pour la valeur de une offrande pascale, et, néanmoins, Rabbi Elazar a dit que le petit lui-même est offert en sacrifice comme offrande pascale, et nous ne déterminons pas le statut du petit d’après la sainteté de la mère.
אָמַר רָבִינָא: בְּמַפְרִישׁ בְּהֵמָה מְעוּבֶּרֶת עָסְקִינַן, רַבִּי אֶלְעָזָר סָבַר כְּרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר: אִם שִׁיְּירוֹ מְשׁוּיָּיר, דְּעוּבָּר לָאו יֶרֶךְ אִמּוֹ הוּא, וְאִמּוֹ הִיא דְּלָא קָדְשָׁה קְדוּשַּׁת הַגּוּף, אֲבָל הִיא קָדְשָׁה.
Ravina dit : On peut répondre qu’ici nous traitons d’un cas de quelqu’un qui désigne un animal gestant, et Rabbi Elazar soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yoḥanan, qui a dit au sujet de quelqu’un qui consacre un animal gestant à un but spécifique, que s’il l’a exclu, c’est-à-dire qu’il a désigné le fœtus comme ayant une sainteté différente, il est exclu de la sainteté de la mère et consacré conformément à la sainteté désignée. La raison est qu’un fœtus n’est pas considéré comme la cuisse de sa mère, mais plutôt la mère et sa progéniture sont considérées comme deux animaux distincts. Ici aussi, seule sa mère n’est pas sanctifiée de la sainteté inhérente d’une offrande pascale, mais seulement pour la valeur d’une offrande pascale, puisqu’elle est femelle. Mais la progéniture est consacrée comme offrande pascale.
אֲמַר לֵיהּ מָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב מָרִי לְרָבִינָא: הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא דְּבִבְהֵמָה מְעוּבֶּרֶת עָסְקִינַן, מִדְּקָתָנֵי ״הִיא וּוַלְדוֹתֶיהָ״, שְׁמַע מִינַּהּ.
Mar Zutra, fils de Rav Mari, dit à Ravina : Cela aussi est logique, car nous traitons d’un cas où il a désigné un animal enceinte, du fait que la baraitaenseigne : Elle et sa progéniture. Cela indique que la mère comme sa progéniture existaient au moment de la consécration. La Guemara commente : Concluez d’ici que cette explication est correcte.

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