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דְּלָא מִיעֲצַר. וְכִי מֵאַחַר דְּלָא מִיעֲצַר, אֵלִיָּהוּ אִשְׁתְּבוֹעֵי לְמָה לֵיהּ? הָכִי קָאָמַר לֵיהּ: אֲפִילּוּ טַל בְּרָכָה נָמֵי לָא אָתֵי. וְלַיהְדְּרֵיהּ לְטַל דִּבְרָכָה? מִשּׁוּם דְּלָא מִינַּכְרָא מִילְּתָא.
n’est pas retenue, et par conséquent elle a continué même pendant cette période de sécheresse. La Guemara demande : Et puisque la rosée n’est pas retenue, pourquoi Élie a-t-il juré qu’il n’y aurait ni rosée ni pluie ? La Guemara explique que voici ce que Élie a dit à Achab : Non seulement il n’y aura pas de pluie, mais même la rosée de bénédiction, qui aide les récoltes à pousser, ne viendra pas. Cette prédiction s’est effectivement accomplie. La Guemara demande : Mais si tel est le cas, que Dieu rétablisse la rosée de bénédiction lorsqu’Il mit fin à la sécheresse de pluie, dans le verset mentionné ci-dessus. La Guemara répond : Cela n’était pas nécessaire, car la chose n’est pas perceptible, c’est-à-dire que les gens ne peuvent pas distinguer entre la rosée de bénédiction et la rosée ordinaire qui est toujours présente.
אֶלָּא רוּחוֹת מְנָא לַן דְּלָא מִיעַצְרִי? אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, דְּאָמַר קְרָא: ״כִּי כְּאַרְבַּע רוּחוֹת הַשָּׁמַיִם פֵּרַשְׂתִּי אֶתְכֶם נְאֻם ה׳״. מַאי קָאָמַר לְהוּ? אִילֵּימָא הָכִי קָאָמַר לְהוּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְיִשְׂרָאֵל: דְּבַדַּרְתִּינְכוּ בְּאַרְבַּע רוּחֵי דְעָלְמָא, אִי הָכִי — ״כְּאַרְבַּע״? ״בְּאַרְבַּע״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: כְּשֵׁם שֶׁאִי אֶפְשָׁר לָעוֹלָם בְּלֹא רוּחוֹת — כָּךְ אִי אֶפְשָׁר לָעוֹלָם בְּלֹא יִשְׂרָאֵל.
La Guemara demande : Cependant, en ce qui concerne les vents, d’où déduisons-nous qu’ils ne sont pas retenus mais soufflent perpétuellement ? Rabbi Yehoshua ben Levi a dit que le verset déclare : « Car Je vous ai dispersés comme les quatre vents des cieux, dit le Seigneur » (Zacharie 2:10). Il précise : Que Dieu leur dit-Il ? Si nous disons que voici ce que le Saint, béni soit-Il, dit au peuple juif : Je vous ai dispersés aux quatre vents du monde ; si tel est le cas, pourquoi a-t-Il dit « comme les quatre vents » ? Il aurait dû dire : Aux quatre vents. Au contraire, voici ce que Dieu dit : De même que le monde ne peut pas exister sans vents, de même le monde ne peut pas exister sans le peuple juif. Cette interprétation du verset repose sur l’affirmation que les vents ne cessent jamais.
אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הִלְכָּךְ, בִּימוֹת הַחַמָּה: אָמַר ״מַשִּׁיב הָרוּחַ״ — אֵין מַחֲזִירִין אוֹתוֹ. אָמַר ״מוֹרִיד הַגֶּשֶׁם״ — מַחֲזִירִין אוֹתוֹ.
Rabbi Ḥanina a dit : C’est pourquoi, puisque le vent et la rosée sont toujours présents, si pendant l’été on a récité : Il fait souffler le vent, nous n’exigeons pas qu’il recommence et répète la bénédiction, car le vent souffle aussi en été. Cependant, si on a récité pendant l’été : Il fait tomber la pluie, nous exigeons qu’il recommence et répète la bénédiction, parce que la pluie en été est une malédiction.
בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים: לֹא אָמַר ״מַשִּׁיב הָרוּחַ״ — אֵין מַחֲזִירִין אוֹתוֹ. לֹא אָמַר ״מוֹרִיד הַגֶּשֶׁם״ — מַחֲזִירִין אוֹתוֹ. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִילּוּ אָמַר ״מַעֲבִיר הָרוּחַ וּמַפְרִיחַ הַטַּל״ — אֵין מַחֲזִירִין אוֹתוֹ.
À l’inverse, pendant la saison des pluies, si quelqu’un n’a pas récité : Il fait souffler le vent, nous n’exigeons pas qu’il revienne au début, car le vent souffle de toute façon. Si quelqu’un n’a pas récité : Il fait tomber la pluie, nous exigeons qu’il revienne et répète la bénédiction. Et non seulement cela, mais même si quelqu’un a par erreur récité : Il enlève le vent et élève la rosée, c’est-à-dire qu’il ne devrait y avoir ni vent ni rosée, nous n’exigeons pas qu’il revienne et répète la bénédiction, car le vent et la rosée sont toujours présents.
תָּנָא: בֶּעָבִים וּבָרוּחוֹת לֹא חִיְּיבוּ חֲכָמִים לְהַזְכִּיר, וְאִם בָּא לְהַזְכִּיר — מַזְכִּיר, מַאי טַעְמָא — מִשּׁוּם דְּלָא מִיעַצְרִי.
Il a été enseigné dans une baraita similaire : En ce qui concerne les nuages et en ce qui concerne le vent, les Sages n’ont pas obligé quelqu’un à les mentionner, mais s’il souhaite les mentionner, il peut les mentionner. La Guemara demande : Quelle en est la raison ? La Guemara répond, comme ci-dessus : Parce que les nuages et les vents sont constants et ne sont pas retenus.
וְלָא מִיעַצְרִי? וְהָתָנֵי רַב יוֹסֵף: ״וְעָצַר אֶת הַשָּׁמַיִם״ — מִן הֶעָבִים וּמִן הָרוּחוֹת. אַתָּה אוֹמֵר מִן הֶעָבִים וּמִן הָרוּחוֹת, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא מִן הַמָּטָר? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְלֹא יִהְיֶה מָטָר״ — הֲרֵי מָטָר אָמוּר, הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וְעָצַר אֶת הַשָּׁמַיִם״ — מִן הֶעָבִים וּמִן הָרוּחוֹת.
La Guemara demande : Et ne sont-ils pas retenus ? Mais Rav Yossef n’a-t-il pas enseigné dans une baraita que le verset : « Et Il fermera les cieux » (Deutéronome 11:17), signifie que Dieu fermera les cieux aux nuages et aux vents ? Dis-tu que « fermera les cieux » signifie aux nuages et aux vents, ou peut-être cela ne se réfère-t-il qu’à l’absence de pluie ? Lorsque le même verset dit : « Afin qu’il n’y ait pas de pluie », la pluie est déjà mentionnée explicitement. Comment alors dois-je maintenir le sens du verset : « Et Il fermera les cieux » ? Cela doit signifier aux nuages et aux vents.
קַשְׁיָא רוּחוֹת אַרוּחוֹת, קַשְׁיָא עָבִים אַעָבִים! עָבִים אַעָבִים לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּחָרְפֵי, הָא — בְּאַפְלֵי.
La Guemara résume sa question : Cela est difficile en raison de la contradiction entre l’affirmation concernant le vent dans la première baraita et l’affirmation concernant le vent dans la seconde baraita, et cela est également difficile en raison de la contradiction entre l’affirmation concernant les nuages dans la première baraita et l’affirmation concernant les nuages dans la seconde baraita. La Guemara répond : La contradiction entre une affirmation concernant les nuages et l’autre affirmation concernant les nuages n’est pas difficile, car cette première baraita fait référence à des nuages précoces qui précèdent la pluie, lesquels viennent que la pluie tombe réellement ou non, tandis que cette seconde baraita fait référence à des nuages tardifs, qui se matérialisent après la pluie. Ces nuages tardifs sont parfois retenus par Dieu comme punition.
רוּחוֹת אַרוּחוֹת לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּרוּחַ מְצוּיָה, הָא — בְּרוּחַ שֶׁאֵינָהּ מְצוּיָה. רוּחַ שֶׁאֵינָהּ מְצוּיָה חַזְיָא לְבֵי דָרֵי! אֶפְשָׁר בְּנָפְווֹתָא.
De même, la contradiction entre la première déclaration au sujet du vent et la seconde déclaration au sujet du vent n’est pas difficile, car cette première baraita fait référence à un vent habituel, qui n’est jamais retenu, tandis que cette seconde baraita fait référence à un vent inhabituel, qui peut être retenu. La Guemara demande : Un vent inhabituel convient pour vanner le grain sur l’aire de battage. Puisque ce vent est lui aussi une nécessité, il faudrait également prier pour lui. La Guemara répond : Puisqu’il est possible de vanner le grain avec des tamis lorsqu’il n’y a pas de vent, il n’y a pas de grand besoin de ces vents.
תָּנָא: הֶעָבִים וְהָרוּחוֹת שְׁנִיּוֹת לַמָּטָר. הֵיכִי דָּמֵי? אָמַר עוּלָּא, וְאִיתֵּימָא רַב יְהוּדָה: דְּבָתַר מִיטְרָא. לְמֵימְרָא דִּמְעַלְּיוּתָא הִיא? וְהָכְתִיב: ״יִתֵּן ה׳ אֶת מְטַר אַרְצְךָ אָבָק וְעָפָר״, וְאָמַר עוּלָּא וְאִיתֵּימָא רַב יְהוּדָה: זִיקָא דְּבָתַר מִטְרָא!
§ Il a été enseigné dans une baraita : Les nuages et les vents sont si importants que, en termes de bienfait, ils sont secondaires seulement à la pluie. La Guemara demande : Quelles sont les circonstances dans lesquelles cette affirmation est correcte ? Ulla, et certains disent Rav Yehuda, a dit : La baraita fait référence aux nuages et aux vents qui viennent après la pluie. La Guemara demande : Faut-il en déduire que les nuages et les vents qui viennent après la pluie sont bénéfiques ? Mais n’est-il pas écrit dans le chapitre des malédictions : « Le Seigneur fera de la pluie de ton pays de la poudre et de la poussière » (Deutéronome 28:24), et Ulla, et certains disent Rav Yehuda, a dit : Cette malédiction fait référence à des vents qui viennent après la pluie, car ils soulèvent de la poudre et de la poussière ?
לָא קַשְׁיָא: הָא דַּאֲתָא נִיחָא, הָא דַּאֲתָא רַזְיָא. וְאִי בָּעֵית אֵימָא: הָא דְּמַעֲלֶה אָבָק, הָא דְּלָא מַעֲלֶה אָבָק.
La Guemara répond : Cela n’est pas difficile, puisque cette première déclaration de Oulla fait référence à un vent bénéfique qui vient doucement, tandis que cette seconde déclaration de Oulla fait référence à un vent nuisible qui vient avec force [razya], soulève de la poudre et de la poussière, et réduit l’efficacité de la pluie. Et si tu veux, dis plutôt : Cela, la seconde déclaration de Oulla, fait référence à un vent qui soulève de la poussière ; tandis que cela, la première déclaration de Oulla, fait référence à un vent qui ne soulève pas de poussière.
וְאָמַר רַב יְהוּדָה: זִיקָא דְּבָתַר מִיטְרָא — כְּמִיטְרָא. עֵיבָא דְּבָתַר מִיטְרָא — כְּמִיטְרָא. שִׁימְשָׁא דְּבָתַר מִיטְרָא — כִּתְרֵי מִטְרֵי. לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי גִּילְהֵי דְלֵילְיָא, וְשִׁמְשָׁא דְּבֵינֵי קַרְחֵי.
Et sur un sujet connexe, Rav Yehuda a dit : Le vent qui souffle après la pluie est aussi bénéfique pour la terre que la pluie elle-même. Les nuages qui apparaissent après la pluie sont aussi bénéfiques que la pluie, tandis que la lumière du soleil qui vient après la pluie est aussi bénéfique que deux pluies. La Guemara demande : Si le vent, les nuages et le soleil sont tous bénéfiques après la pluie, qu’est-ce que la déclaration de Rav Yehuda vient exclure ? La Guemara répond : Il vient exclure la lueur du soir et le soleil qui brille entre les nuages, n’apparaissant que par endroits. Ces phénomènes sont nuisibles après la pluie.
אָמַר רָבָא: מְעַלֵּי תַּלְגָא לְטוּרֵי כְּחַמְשָׁה מִטְרֵי לְאַרְעָא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי לַשֶּׁלֶג יֹאמַר הֱוֵא אָרֶץ וְגֶשֶׁם מָטָר וְגֶשֶׁם מִטְרוֹת עֻזּוֹ״.
À ce propos, Rava a dit : La neige est aussi bénéfique pour les montagnes que cinq pluies pour la terre des plaines, comme il est dit : « Car Il dit à la neige : Tombe sur la terre ; de même à la pluie, et aux averses de Sa pluie puissante » (Job 37:6). Ce verset compare la neige à la pluie au moyen de cinq allusions à des types de précipitations : le mot « pluie », qui apparaît deux fois ; le mot « averse » ; et le pluriel « averses », qui indique deux pluies. Cela enseigne que la neige est aussi bénéfique que cinq pluies.
וְאָמַר רָבָא: תַּלְגָא — לְטוּרֵי, מִטְרָא רַזְיָא — לְאִילָנֵי, מִטְרָא נִיחָא — לְפֵירֵי,
Et sur le même sujet, Rava a dit : La neige apporte des bienfaits aux montagnes ; une forte pluie apporte des bienfaits aux arbres ; une pluie légère apporte un bienfait aux fruits ;

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