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אִי סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה — נֵימָא כְּווֹתֵיהּ! קָסָבַר רַבִּי עֲקִיבָא: כִּי כְּתִיב נִיסּוּךְ יַתִּירָא — בְּשִׁשִּׁי הוּא דִּכְתִיב.
La Guemara objecte : Si Rabbi Akiva soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda ben Beteira au sujet de cette dérivation, qu’il dise que cela est conforme à sa décision selon laquelle on commence à mentionner la pluie à partir du deuxième jour de Souccot, et non du sixième jour. La Guemara répond : Rabbi Akiva soutient que lorsque cette référence supplémentaire à la libation est écrite dans le verset, elle est écrite au sujet du sixième jour. En d’autres termes, c’est l’expression au pluriel : « Ses libations [unsakheha] » (Nombres 29:31), qui apparaît le sixième jour, qui indique directement qu’il faut accomplir plus d’une libation, tandis que les deux autres lettres superflues servent seulement à enseigner que cette seconde libation doit être d’eau, et non de vin. Par conséquent, la libation supplémentaire est accomplie le sixième jour.
תַּנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: ״בַּקֹּדֶשׁ הַסֵּךְ נֶסֶךְ שֵׁכָר לַה׳״, בִּשְׁנֵי נִיסּוּכִין הַכָּתוּב מְדַבֵּר, אֶחָד נִיסּוּךְ הַמַּיִם וְאֶחָד נִיסּוּךְ הַיַּיִן. אֵימָא תַּרְוַיְיהוּ דְּחַמְרָא! אִם כֵּן, לִכְתּוֹב קְרָא אוֹ ״הַסֵּךְ הֶסֶךְ״, אוֹ ״נַסֵּךְ נֶסֶךְ״, מַאי ״הַסֵּךְ נֶסֶךְ״ — שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ: חַד דְּמַיָּא וְחַד דְּחַמְרָא.
§ Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Natan dit : « Dans le Sanctuaire tu verseras une libation [hassekh nesekh] de boisson forte pour le Seigneur » (Nombres 28:7). La Torah énonce le terme de libation deux fois, ce qui indique que le verset parle de deux libations : L’une est la libation d’eau et l’autre l’une est la libation de vin. La Guemara demande : Pourquoi ne pas dire que les deux libations sont de vin ? La Guemara répond : Si tel était le cas, que le verset écrive soit hassekh hessekh soit nassekh nesekh, avec le même préfixe à chaque fois. Quel est le sens de la formulation variée : « Hassekh nesekh » ? Apprends-en que l’une des libations est d’eau et l’autre l’une est de vin.
אֶלָּא, הָא דִּתְנַן: נִיסּוּךְ הַמַּיִם כׇּל שִׁבְעָה, מַנִּי? אִי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ — נֵימָא חַד יוֹמָא, אִי רַבִּי עֲקִיבָא — תְּרֵי יוֹמֵי, אִי רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה — שִׁיתָּא יוֹמֵי!
La Guemara demande : Cependant, qu’en est-il de ce que nous avons appris dans une michna (Soukka 42b) : La libation d’eau est effectuée pendant les sept jours de Soukkot. Qui est l’auteur de cette michna ? Si vous dites que c’est Rabbi Yehoshua, disons alors que ce rituel n’est accompli qu’un seul jour, Chemini Atséret. Si c’est Rabbi Akiva, la michna devrait indiquer deux jours, le sixième et le septième jours de fête. Si c’est Rabbi Yehouda ben Beteira, la michna devrait dire que la libation d’eau est effectuée pendant six jours, à partir du deuxième jour de Soukkot.
לְעוֹלָם רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה הִיא, וּסְבִירָא לֵיהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה דְּמַתְנִיתִין. דִּתְנַן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּלּוֹג הָיָה מְנַסֵּךְ כׇּל שְׁמוֹנָה. וּמַפֵּיק רִאשׁוֹן וּמְעַיֵּיל שְׁמִינִי.
La Guemara répond : En réalité, la décision de la michna est celle de Rabbi Yehouda ben Beteira, et il soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda, comme cela a été énoncé dans une michna. Comme nous l’avons appris dans une michna (Soukka 48b), Rabbi Yehouda dit : Il versait avec un ustensile contenant un log d’eau pendant les huit jours de Soukkot, qui incluent le Huitième Jour d’Assemblée. Et Rabbi Yehouda ben Beteira retire le premier jour de cette obligation et inclut le huitième, ce qui donne sept jours de libations d’eau.
וּמַאי שְׁנָא רִאשׁוֹן דְּלָא, דְּכִי רְמִיזִי מַיִם — בְּשֵׁנִי הוּא דִּרְמִיזִי; שְׁמִינִי נָמֵי, כִּי רְמִיזִי מַיִם — בִּשְׁבִיעִי הוּא דִּרְמִיזִי!
La Guemara demande : Et qu’est-ce qui distingue le premier jour, pour que la libation d’eau ne soit pas effectuée ce jour-là, selon l’opinion de Rabbi Yehouda ben Beteira ? La raison est-elle que lorsque la Torah fait allusion à l’eau, c’est le deuxième jour qu’elle fait allusion à cette libation ? Si c’est le cas, on ne devrait pas non plus apporter la libation le huitième jour non plus, car lorsque la Torah fait allusion à l’eau pour la dernière fois, c’est le septième jour qu’elle y fait allusion.
אֶלָּא: רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא, וְנִיסּוּךְ הַמַּיִם כׇּל שִׁבְעָה — הִלְכְתָא גְּמִירִי לַהּ,
Au contraire, la Guemara se rétracte de l’explication précédente au profit de l’affirmation selon laquelle cette michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehoshua. Et Rabbi Yehoshua soutient que cette règle, selon laquelle la libation d’eau est accomplie pendant les sept jours de Souccot, est une halakha transmise à Moïse au Sinaï, apprise par tradition. En d’autres termes, cette obligation ne repose pas sur une source textuelle.
דְּאָמַר רַבִּי אַמֵּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי נְחוּנְיָא אִישׁ בִּקְעַת בֵּית חוֹרְתָן: עֶשֶׂר נְטִיעוֹת, עֲרָבָה, וְנִיסּוּךְ הַמַּיִם — הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי.
Comme l’a dit Rabbi Ami, à savoir que Rabbi Yoḥanan a dit au nom de Rabbi Neḥunya de la vallée de Beit Ḥortan : La halakha des dix jeunes pousses, selon laquelle, s’il y a dix jeunes pousses ayant besoin d’eau plantées sur une superficie d’un beit se’a, soit 2 500 coudées carrées, il est permis de labourer tout le champ durant l’été précédant l’Année sabbatique malgré le fait qu’il soit interdit de labourer d’autres champs à partir du Shavouot précédent ; la pratique de faire le tour de l’autel avec un saule, d’en orner l’autel à Soukkot et de le prendre le dernier jour de Soukkot ; et l’obligation de la libation d’eau ; chacune de ces trois lois est une halakha transmise à Moïse depuis le Sinaï.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: הָעוֹבֵר לִפְנֵי הַתֵּיבָה בְּיוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן שֶׁל חַג — הָאַחֲרוֹן מַזְכִּיר, הָרִאשׁוֹן אֵינוֹ מַזְכִּיר. בְּיוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל פֶּסַח — הָרִאשׁוֹן מַזְכִּיר, הָאַחֲרוֹן אֵינוֹ מַזְכִּיר.
Il est indiqué dans la même baraita citée précédemment que Rabbi Yehouda dit au nom de Rabbi Yehoshoua : En ce qui concerne celui qui passe devant l’arche comme officiant le dernier jour de fête de la fête de Soukkot, le Huitième Jour d’Assemblée, le dernier officiant de la prière additionnelle mentionne la pluie, tandis que le premier officiant de la prière du matin ne mentionne pas la pluie. À l’inverse, le premier jour de fête de Pessa'h, le premier officiant mentionne la pluie, tandis que le dernier officiant ne mentionne pas la pluie.
הֵי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ? אִילֵּימָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ דְּמַתְנִיתִין, הָא אָמַר: בְּיוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן שֶׁל חַג הוּא מַזְכִּיר.
La Guemara demande : à quelle déclaration de Rabbi Yehoshua Rabbi Yehuda fait-il référence ? Si l’on dit qu’il fait référence à la déclaration de Rabbi Yehoshua citée dans la michna, cela ne peut pas être le cas, car Rabbi Yehoshua dans notre michna a dit que l’on commence à mentionner la pluie le dernier jour de fête de la fête de Soukkot, le Huitième Jour d’Assemblée. Cela indique que l’on commence à mentionner la pluie dès le début du jour, c’est-à-dire lors de l’office du soir.
אֶלָּא: רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ דְּבָרַיְיתָא, הָאָמַר: מִשְּׁעַת הַנָּחָתוֹ.
Au contraire, tu diras que Rabbi Yehouda fait référence à l’opinion de Rabbi Yehoshoua, citée dans la baraita. Cependant, cela aussi est intenable, car Rabbi Yehoshoua n’a-t-il pas dit là-bas que l’on commence à mentionner la pluie à partir du moment où l’on dépose le loulav, c’est-à-dire à la fin du septième jour de Soukkot ? Cette déclaration indique également que l’on commence à mentionner la pluie à l’office du soir de Chemini Atséret.
וְתוּ, הָא דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם בֶּן בְּתִירָה: הָעוֹבֵר לִפְנֵי הַתֵּיבָה בְּיוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן שֶׁל חַג — הָאַחֲרוֹן מַזְכִּיר, הֵי בֶּן בְּתִירָה? אִילֵימָא רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה — הָא אָמַר: בַּשֵּׁנִי בֶּחָג הוּא מַזְכִּיר!
La Guemara pose une autre question : Et, de plus, ce qui est enseigné dans une baraita, selon quoi Rabbi Yehouda dit au nom de ben Beteira : En ce qui concerne celui qui passe devant l’arche le dernier jour de fête de la fête de Soukkot, le Huitième Jour d’Assemblée, le dernier officiant mentionne la pluie. À laquelle des halakhot de ben Beteira Rabbi Yehouda fait-il ici référence ? Si nous disons qu’il fait référence à l’opinion de Rabbi Yehouda ben Beteira, cela ne peut pas être le cas, car il a dit que l’on commence à mentionner la pluie le deuxième jour de Soukkot.
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: תְּהֵא בְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן בְּתִירָה, זִמְנִין דְּקָרֵי לֵיהּ בִּשְׁמֵיהּ, וְזִימְנִין דְּקָרֵי לֵיהּ בִּשְׁמֵיהּ דְּאַבָּא. וְהָא מִקַּמֵּי דְּלִיסְמְכוּהוּ, וְהָא לְבָתַר דְּלִיסְמְכוּהוּ.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Que le ben Beteira mentionné par Rabbi Yehuda dans la baraita soit compris comme une référence à Rabbi Yehoshua ben Beteira, et cela résoudra toutes les difficultés ci-dessus. Parfois, Rabbi Yehuda l'appelle par son nom, Rabbi Yehoshua, bien que le nom Rabbi Yehoshua fasse généralement référence à Rabbi Yehoshua ben Ḥananya. À d'autres moments, Rabbi Yehuda l'appelle par le nom de son père, par exemple, dans la deuxième baraita, lorsque la décision est attribuée à ben Beteira. Et la Guemara explique la raison des différents noms : Cette baraita, où il est appelé par le nom de son père, a été rédigée avant qu'il ne soit ordonné, et cette baraita, où il est appelé simplement Rabbi Yehoshua, date d'après son ordination.
תְּנָא: בַּטַּל וּבָרוּחוֹת, לֹא חִיְּיבוּ חֲכָמִים לְהַזְכִּיר. וְאִם בָּא לְהַזְכִּיר — מַזְכִּיר. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: לְפִי שֶׁאֵין נֶעֱצָרִין.
§ Il est enseigné dans une autre baraita : En ce qui concerne la rosée et en ce qui concerne le vent, les Sages n’ont pas obligé à les mentionner en récitant : Il fait souffler le vent et tomber la rosée, dans la deuxième bénédiction de la Amida, mais si l’on souhaite les mentionner, on peut les mentionner. La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle cette récitation est facultative ? Rabbi Ḥanina a dit : Parce que les vents et la rosée sont constants et ne sont pas retenus, puisque le monde ne pourrait pas exister sans eux, leur mention est facultative.
וְטַל מְנָלַן דְּלָא מִיעֲצַר — דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר אֵלִיָּהוּ הַתִּשְׁבִּי מִתֹּשָׁבֵי גִלְעָד אֶל אַחְאָב חַי ה׳ אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל אֲשֶׁר עָמַדְתִּי לְפָנָיו אִם יִהְיֶה הַשָּׁנִים הָאֵלֶּה טַל וּמָטָר כִּי אִם לְפִי דְבָרִי״, וּכְתִיב: ״לֵךְ הֵרָאֵה אֶל אַחְאָב וְאֶתְּנָה מָטָר עַל פְּנֵי הָאֲדָמָה״, וְאִילּוּ טַל לָא קָאָמַר לֵיהּ, מַאי טַעְמָא — מִשּׁוּם
La Guemara explique : Et la rosée, d’où déduisons-nous qu’elle n’est pas retenue ? Comme il est écrit : « Élie le Tishbite, l’un des habitants de Galaad, dit à Achab : L’Éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens, est vivant ! il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole » (I Rois 17:1), et il est écrit : « Va, montre-toi à Achab, et J’enverrai de la pluie sur la terre » (I Rois 18:1). Dieu a déclaré qu’Il ferait revenir la pluie, alors qu’Il n’a pas dit à Élie qu’Il rétablirait la rosée. Quelle en est la raison ? Parce que la rosée

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