לְמִתְבַּיֵּישׁ מֵאֲחֵרִים. וְהֵיכָא מַנַּח לְהוּ? אָמַר רַבִּי יִצְחָק: בִּמְקוֹם תְּפִילִּין. שֶׁנֶּאֱמַר: ״לָשׂוּם לַאֲבֵלֵי צִיּוֹן לָתֵת לָהֶם פְּאֵר תַּחַת אֵפֶר״.
celui qui est humilié par les autres. En conséquence, des cendres sont placées sur la tête des dirigeants de la communauté par d’autres, afin d’accentuer l’apparence de leur souffrance. La Guemara demande : Et où exactement place-t-on les cendres sur leur tête ? Rabbi Yitzḥak a dit : À l’endroit des phylactères de la tête, comme il est dit : « Pour accorder à ceux qui sont en deuil à Sion, pour leur donner une parure [pe’er] au lieu de cendres » (Isaïe 61:3). Ce verset assimile le fait de placer des cendres sur la tête d’une personne à une parure, et le terme pe’er est traditionnellement interprété comme une référence aux phylactères.
רְחוֹב, תֵּיבָה, וְשַׂקִּים, אֵפֶר, אֵפֶר, קְבוּרָה, וּמוֹרִיָּה סִימָן. לָמָּה יוֹצְאִין לָרְחוֹב? רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר: לוֹמַר — זָעַקְנוּ בְּצִנְעָא וְלֹא נַעֲנֵינוּ, נְבַזֶּה עַצְמֵנוּ בְּפַרְהֶסְיָא.
§ La Guemara fournit un moyen mnémotechnique pour les déclarations à venir. Place; arche; et sac; cendres; cendres; cimetière; et Moriah. La Guemara demande : Pourquoi sortent-ils sur la place ? Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit : Il s’agit d’un acte symbolique, comme pour dire : Nous avons crié en privé à l’intérieur de la synagogue et nous n’avons pas reçu de réponse. Nous allons donc nous humilier en public, afin que nos prières soient entendues.
רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: גָּלִינוּ, גָּלוּתֵינוּ מְכַפֶּרֶת עָלֵינוּ. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, דְּגָלוּ מִבֵּי כְנִישְׁתָּא לְבֵי כְנִישְׁתָּא.
Reish Lakish a dit que le déplacement vers la place symbolise l’exil, comme s’ils disaient : Nous avons été exilés ; que notre exil fasse expiation pour nous. La Guemara demande : Quelle est la différence pratique entre ces deux explications ? La Guemara répond que la différence pratique entre elles se trouve dans un cas où ils sont exilés, c’est-à-dire qu’ils se déplacent, d’une synagogue à une autre synagogue. Selon l’opinion de Reish Lakish, ils se sont exilés eux-mêmes, et cette cérémonie est donc suffisante. En revanche, Rabbi Ḥiyya bar Abba soutient que, puisque le rituel est accompli en privé, cela est insuffisant.
וְלָמָּה מוֹצִיאִין אֶת הַתֵּיבָה לִרְחוֹבָהּ שֶׁל עִיר? אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, לוֹמַר: כְּלִי צָנוּעַ הָיָה לָנוּ, וְנִתְבַּזָּה בַּעֲווֹנֵינוּ.
La Guemara pose une autre question concernant la signification du rituel. Et pourquoi sortent-ils l'arche sur la place de la ville ? Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Cela se fait comme pour dire : Nous avions un objet modeste, qui était toujours gardé caché, mais il a été exposé publiquement à cause de nos transgressions.
וְלָמָּה מִתְכַּסִּין בְּשַׂקִּים? אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: לוֹמַר — הֲרֵי אָנוּ חֲשׁוּבִין כִּבְהֵמָה. וְלָמָּה נוֹתְנִין אֵפֶר מִקְלֶה עַל גַּבֵּי תֵּיבָה? אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בֶּן פַּזִּי: כְּלוֹמַר — ״עִמּוֹ אָנֹכִי בְּצָרָה״. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: ״בְּכׇל צָרָתָם לוֹ צָר״. אָמַר רַבִּי זֵירָא: מֵרֵישׁ כִּי הֲוָה חֲזֵינָא לְהוּ לְרַבָּנַן דְּיָהֲבִי אֵפֶר מִקְלֶה עַל גַּבֵּי תֵּיבָה — מִזְדַּעְזַע לִי כּוּלֵּיהּ גּוּפַאי.
La Guemara demande en outre : Et pourquoi se couvrent-ils de toile de sac ? Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit : C’est comme pour dire : Nous sommes considérés devant Toi comme des animaux, qui eux aussi sont couverts de peau. Et pourquoi placent-ils des cendres brûlées sur l’arche ? Rabbi Yehuda ben Pazi a dit : C’est comme pour dire au nom de Dieu : « Je serai avec lui dans la détresse » (Psaumes 91:15). Reish Lakish a dit que la même idée peut être tirée d’un autre verset : « Dans toute leur affliction, Il fut affligé » (Isaïe 63:9). En plaçant des cendres brûlées sur l’arche, qui est le symbole de la Présence divine, c’est comme si Dieu Lui-même se joignait aux Juifs dans leur douleur. Rabbi Zeira a dit : Au début, lorsque je voyais les Sages placer des cendres brûlées sur l’arche, tout mon corps tremblait de l’intensité de l’événement.
וְלָמָּה נוֹתְנִין אֵפֶר בְּרֹאשׁ כׇּל אֶחָד וְאֶחָד? פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי לֵוִי בַּר חָמָא וְרַבִּי חֲנִינָא. חַד אָמַר: הֲרֵי אָנוּ חֲשׁוּבִין לְפָנֶיךָ כְּאֵפֶר, וְחַד אָמַר: כְּדֵי שֶׁיִּזְכּוֹר לָנוּ אֶפְרוֹ שֶׁל יִצְחָק. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ עָפָר סְתָם.
Et pourquoi placent-ils des cendres sur la tête de chacun des individus ? Rabbi Levi bar Ḥama et Rabbi Ḥanina sont en désaccord à ce sujet. L’un a dit que c’est comme pour dire : Nous sommes considérés comme des cendres devant Toi. Et l’un a dit que ces cendres sont placées afin de rappeler à Dieu les cendres de notre ancêtre Isaac, en notre faveur. La Guemara demande : Quelle est la différence pratique entre ces deux explications ? La Guemara répond que la différence pratique entre elles se présente dans un cas où l’on a placé de la terre ordinaire sur la tête des individus au lieu de cendres. Bien que la terre symbolise effectivement l’effacement de soi et puisse être utilisée selon la première explication, elle n’a aucun lien avec le sacrifice d’Isaac et, par conséquent, elle ne satisfait pas la seconde explication.
לָמָּה יוֹצְאִין לְבֵית הַקְּבָרוֹת? פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי לֵוִי בַּר חָמָא וְרַבִּי חֲנִינָא. חַד אָמַר: הֲרֵי אָנוּ חֲשׁוּבִין לְפָנֶיךָ כְּמֵתִים, וְחַד אָמַר: כְּדֵי שֶׁיְּבַקְּשׁוּ עָלֵינוּ מֵתִים רַחֲמִים. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ קִבְרֵי נׇכְרִים.
La Guemara demande en outre : Et pourquoi sortent-ils au cimetière un jour de jeûne ? De nouveau, Rabbi Levi bar Ḥama et Rabbi Ḥanina sont en désaccord à ce sujet. L’un a dit que c’est comme pour dire : Nous sommes comme des morts devant Toi. Et l’un a dit qu’on se rend au cimetière afin que les défunts demandent miséricorde en notre faveur. La Guemara demande : Quelle est la différence pratique entre eux ? La Guemara répond que la différence pratique entre eux concerne les tombes de gentils. Si le but d’aller aux tombes est de dire qu’ils se tiennent devant Dieu comme des morts, les tombes de gentils suffiraient. Cependant, s’ils vont au cimetière pour que les défunts demandent miséricorde en leur faveur, ils doivent visiter spécifiquement des tombes juives.
מַאי הַר הַמּוֹרִיָּה? פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי לֵוִי בַּר חָמָא וְרַבִּי חֲנִינָא. חַד אָמַר: הַר שֶׁיָּצָא מִמֶּנּוּ הוֹרָאָה לְיִשְׂרָאֵל, וְחַד אָמַר: הַר שֶׁיָּצָא מִמֶּנּוּ מוֹרָא לְאוּמּוֹת הָעוֹלָם.
§ À propos des différends entre Rabbi Levi bar Ḥama et Rabbi Ḥanina, la Guemara mentionne un autre différend entre eux. Quelle est la signification du nom mont [Har] Moriah, le mont du Temple ? Rabbi Levi bar Ḥama et Rabbi Ḥanina sont en désaccord à ce sujet. L’un a dit que le nom fait allusion au Grand Sanhédrin qui s’y réunissait, car c’est la montagne d’où l’instruction [hora’a] est sortie vers le peuple juif. Et l’un a dit que c’est la montagne d’où la crainte [mora] est sortie vers les nations du monde, car ce lieu signifie le choix de Dieu pour le peuple juif.
הַזָּקֵן שֶׁבָּהֶן אוֹמֵר לִפְנֵיהֶן דִּבְרֵי כִבּוּשִׁין. תָּנוּ רַבָּנַן: אִם יֵשׁ זָקֵן — אוֹמֵר זָקֵן. וְאִם לָאו — אוֹמֵר חָכָם, וְאִם לָאו — אוֹמֵר אָדָם שֶׁל צוּרָה. אַטּוּ זָקֵן דְּקָאָמְרִי, אַף עַל גַּב דְּלָאו חָכָם הוּא? אָמַר אַבָּיֵי, הָכִי קָאָמַר: אִם יֵשׁ זָקֵן וְהוּא חָכָם — אוֹמֵר זָקֵן וְהוּא חָכָם, וְאִם לָאו — אוֹמֵר חָכָם, וְאִם לָאו — אוֹמֵר אָדָם שֶׁל צוּרָה.
§ La michna a enseigné : Le plus âgé de la communauté leur adresse des paroles de réprimande. Les Sages ont enseigné dans une baraita : S'il y a un ancien, alors l'ancien prononce l'admonestation, et sinon, un Sage prononce l'admonestation. Et sinon, une personne à l'apparence imposante la prononce. La Guemara demande : Faut-il dire que l'ancien dont nous avons parlé est préféré à un érudit simplement en vertu de son âge, bien qu'il ne soit pas un érudit ? Abaye a dit que voici ce que la michna veut dire : S'il y a un ancien, et qu'il est aussi un érudit, cet ancien érudit prononce l'admonestation. Et sinon, même un jeune érudit prononce la réprimande. Et s'il n'y a aucun érudit disponible, une personne à l'apparence imposante la prononce.
אַחֵינוּ, לֹא שַׂק וְתַעֲנִית גּוֹרְמִים, אֶלָּא תְּשׁוּבָה וּמַעֲשִׂים טוֹבִים גּוֹרְמִים. שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּאַנְשֵׁי נִינְוֵה, שֶׁלֹּא נֶאֱמַר בָּהֶם ״וַיַּרְא הָאֱלֹהִים אֶת שַׂקָּם וְאֶת תַּעֲנִיתָם״, אֶלָּא: ״וַיַּרְא הָאֱלֹהִים אֶת מַעֲשֵׂיהֶם כִּי שָׁבוּ מִדַּרְכָּם הָרָעָה״.
Que dit-il ? Nos frères, ce ne sont pas le sac et le jeûne qui causent l’expiation de nos péchés. Au contraire, le repentir et les bonnes actions causeront notre expiation. C’est comme nous le trouvons au sujet du peuple de Ninive, car il n’est pas dit à leur sujet : Et Dieu vit leur sac et leur jeûne. Au contraire, le verset déclare : « Et Dieu vit leurs actes, qu’ils s’étaient détournés de leur mauvaise voie » (Jonas 3:10).
״וְיִתְכַּסּוּ שַׂקִּים הָאָדָם וְהַבְּהֵמָה״, מַאי הֲווֹ עָבְדִי? אָסְרוּ הַבְּהֵמוֹת לְחוּד, וְאֶת הַוְּולָדוֹת לְחוּד. אָמְרוּ לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם! אִם אֵין אַתָּה מְרַחֵם עָלֵינוּ — אֵין אָנוּ מְרַחֲמִים עַל אֵלּוּ.
§ À propos du repentir des habitants de Ninive, la Guemara examine plus en détail leur conduite. Le verset déclare : "Mais qu'ils soient couverts de sacs, l'homme comme la bête" (Jonas 3:8). Que firent-ils ? Ils isolèrent les femelles d'un côté, et leurs petits d'un autre, dans un endroit séparé. Puis ils dirent devant Dieu : Maître de l'Univers, si Tu n'as pas pitié de nous, nous n'aurons pas pitié de ces animaux. Même si nous ne sommes pas dignes de Ta miséricorde, ces animaux n'ont pas péché.
״וְיִקְרְאוּ אֶל אֱלֹהִים בְּחׇזְקָה״, מַאי אֲמוּר? אָמְרוּ לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם! עָלוּב וְשֶׁאֵינוֹ עָלוּב, צַדִּיק וְרָשָׁע — מִי נִדְחֶה מִפְּנֵי מִי?
Il est en outre déclaré au sujet des habitants de Ninive : « Et qu’ils crient avec force vers Dieu » (Jonas 3:8). La Guemara demande : Qu’ont-ils dit qui puisse être décrit comme un appel « avec force » ? La Guemara explique qu’ils ont dit devant Dieu : Maître de l’Univers, s’il y a un différend entre un soumis et un obstiné, ou entre un juste et un méchant, qui doit céder devant qui ? Certes, le juste pardonne au méchant. De même, Tu dois avoir pitié de nous.
״וְיָשֻׁבוּ אִישׁ מִדַּרְכּוֹ הָרָעָה וּמִן הֶחָמָס אֲשֶׁר בְּכַפֵּיהֶם״, מַאי ״וּמִן הֶחָמָס אֲשֶׁר בְּכַפֵּיהֶם״? אָמַר שְׁמוּאֵל: אֲפִילּוּ גָּזַל מָרִישׁ וּבְנָאוֹ בְּבִירָה — מְקַעְקֵעַ כׇּל הַבִּירָה כּוּלָּהּ וּמַחְזִיר מָרִישׁ לִבְעָלָיו.
Le verset déclare : « Et qu’ils reviennent, chacun, de sa mauvaise voie et de la violence qui est dans leurs mains » (Jonas 3:8). Quel est le sens de l’expression « et de la violence qui est dans leurs mains » ? Shmuel a dit que le roi de Ninive proclama : Même si quelqu’un a volé une poutre et l’a intégrée dans son bâtiment, il doit démolir tout le bâtiment et rendre la poutre à son propriétaire. Bien que les Sages aient décrété que, dans un cas de ce genre, il suffit de payer une compensation financière, ces gens voulaient se repentir complètement en retirant de leur possession tout vestige de bien volé.
אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: אָדָם שֶׁיֵּשׁ בְּיָדוֹ עֲבֵירָה, וּמִתְוַדֶּה וְאֵינוֹ חוֹזֵר בָּהּ, לְמָה הוּא דּוֹמֶה? לְאָדָם שֶׁתּוֹפֵס שֶׁרֶץ בְּיָדוֹ, שֶׁאֲפִילּוּ טוֹבֵל בְּכׇל מֵימוֹת שֶׁבָּעוֹלָם — לֹא עָלְתָה לוֹ טְבִילָה. זְרָקוֹ מִיָּדוֹ, כֵּיוָן שֶׁטָּבַל בְּאַרְבָּעִים סְאָה — מִיָּד עָלְתָה לוֹ טְבִילָה,
§ De même, Rav Adda bar Ahava a dit : Une personne qui a une transgression dans sa main, et qui se confesse mais ne se repent pas de son péché, à quoi est-elle comparable ? À une personne qui tient dans sa main un animal rampant mort, qui rend quelqu’un rituellement impur par contact. De même que dans cette situation, même si elle s’immerge dans toutes les eaux du monde, son immersion ne lui est d’aucune efficacité, tant que la source de l’impureté rituelle demeure dans sa main. Cependant, si elle a jeté l’animal de sa main, une fois qu’elle s’est immergée dans un bain rituel de quarante se’a, l’immersion est immédiatement efficace pour elle.
שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמוֹדֶה וְעֹזֵב יְרֻחָם״, וְאוֹמֵר: ״נִשָּׂא לְבָבֵנוּ אֶל כַּפָּיִם אֶל אֵל בַּשָּׁמָיִם״.
Comme il est écrit : « Celui qui couvre ses transgressions ne prospérera pas, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde » (Proverbes 28:13). C’est-à-dire que la confession seule est vaine, mais celui qui abandonne aussi ses transgressions recevra miséricorde. Et il est dit ailleurs : « Élevons notre cœur avec nos mains vers Dieu dans les cieux » (Lamentations 3:41), ce qui indique également qu’il ne suffit pas de lever les mains dans la prière ; il faut aussi élever son cœur et retourner vers Dieu.
עָמְדוּ בִּתְפִלָּה, מוֹרִידִין לִפְנֵי הַתֵּיבָה זָקֵן כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: עָמְדוּ בִּתְפִלָּה, אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ שָׁם זָקֵן וְחָכָם — אֵין מוֹרִידִין לִפְנֵי הַתֵּיבָה אֶלָּא אָדָם הָרָגִיל. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מְטוּפָּל וְאֵין לוֹ, וְיֵשׁ לוֹ יְגִיעָה בַּשָּׂדֶה, וּבֵיתוֹ רֵיקָם,
§ La michna enseigne : Ils se levèrent pour la prière, et la congrégation désigne un ancien. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Ils se levèrent pour la prière, et même s’il y a là un homme âgé et érudit, ils désignent pour descendre devant l’arche comme officiant seulement une personne habituée à diriger la prière. Qui est considéré comme un officiant habitué en ce sens ? Rabbi Yehouda dit : Celui qui a des enfants financièrement à charge mais n’a pas les moyens de les soutenir, et n’a d’autre choix que de peiner dans le champ, et dont la maison est vide, et qui priera donc pour la pluie avec une grande ferveur.
וּפִרְקוֹ נָאֶה, וּשְׁפַל בֶּרֶךְ, וּמְרוּצֶּה לָעָם, וְיֵשׁ לוֹ נְעִימָה, וְקוֹלוֹ עָרֵב, וּבָקִי לִקְרוֹת בַּתּוֹרָה וּבַנְּבִיאִים וּבַכְּתוּבִים, וְלִשְׁנוֹת בַּמִּדְרָשׁ בַּהֲלָכוֹת וּבָאַגָּדוֹת, וּבָקִי בְּכׇל הַבְּרָכוֹת כּוּלָּן. וִיהַבוּ בֵּיהּ רַבָּנַן עֵינַיְיהוּ בְּרַב יִצְחָק בַּר אַמֵּי.
Rabbi Yehuda poursuit sa description du digne officiant de prière. Et sa jeunesse était gracieuse, et il est humble et accepté par le peuple, car il est apprécié. Et de plus, il doit être familier avec les chants et avoir une voix agréable, et il est expert dans la lecture de la Torah, des Prophètes et des Écrits, et il sait comment étudier le midrash, la halakha et l’aggada. Et enfin, il doit être expert en toutes les bénédictions. Il est clair qu’il est difficile de trouver quelqu’un possédant toutes ces qualités. Et la Guemara rapporte que, lorsque cette personne digne fut décrite, ces Sages présents tournèrent leurs yeux vers Rav Yitzḥak bar Ami, qui possédait toutes ces vertus.