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אִשָּׁה הָיְתָה בּוֹרֶרֶת חִטִּים לָאוֹר שֶׁל בֵּית הַשּׁוֹאֵבָה.
C’était si lumineux qu’une femme pourrait trier du blé à la lumière de la Célébration du Lieu du Puisage de l’Eau.
חֲסִידִים וְאַנְשֵׁי מַעֲשֶׂה כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן, יֵשׁ מֵהֶן אוֹמְרִים: אַשְׁרֵי יַלְדוּתֵנוּ שֶׁלֹּא בִּיְּישָׁה אֶת זִקְנוּתֵנוּ — אֵלּוּ חֲסִידִים וְאַנְשֵׁי מַעֲשֶׂה. וְיֵשׁ מֵהֶן אוֹמְרִים: אַשְׁרֵי זִקְנוּתֵנוּ שֶׁכִּפְּרָה אֶת יַלְדוּתֵנוּ — אֵלּוּ בַּעֲלֵי תְשׁוּבָה. אֵלּוּ וָאֵלּוּ אוֹמְרִים: אַשְׁרֵי מִי שֶׁלֹּא חָטָא, וּמִי שֶׁחָטָא — יָשׁוּב וְיִמְחוֹל לוֹ.
§ La mishna continue : Les pieux et les hommes d’action dansaient devant le peuple qui assistait à la célébration. Les Sages ont enseigné dans la Tosefta que certains d’entre eux disaient dans leur chant louant Dieu : Heureuse est notre jeunesse, car nous n’avons pas péché alors, et elle n’a pas fait honte à notre vieillesse. Ce sont les pieux et les hommes d’action, qui ont passé toute leur vie engagés dans la Torah et les mitsvot. Et certains disaient : Heureuse est notre vieillesse, qui a expié notre jeunesse lorsque nous avons péché. Ce sont les pénitents. Les uns comme les autres disent : Heureux est celui qui n’a pas péché ; et celui qui a péché doit se repentir et Dieu l’absoudra.
תַּנְיָא: אָמְרוּ עָלָיו עַל הִלֵּל הַזָּקֵן, כְּשֶׁהָיָה שָׂמֵחַ בְּשִׂמְחַת בֵּית הַשּׁוֹאֵבָה, אָמַר כֵּן: אִם אֲנִי כָּאן — הַכֹּל כָּאן, וְאִם אֵינִי כָּאן — מִי כָּאן. הוּא הָיָה אוֹמֵר כֵּן: מָקוֹם שֶׁאֲנִי אוֹהֵב — שָׁם רַגְלַי מוֹלִיכוֹת אוֹתִי. אִם תָּבֹא אֶל בֵּיתִי — אֲנִי אָבֹא אֶל בֵּיתֶךָ, אִם אַתָּה לֹא תָּבֹא אֶל בֵּיתִי — אֲנִי לֹא אָבֹא אֶל בֵּיתֶךָ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּכׇל הַמָּקוֹם אֲשֶׁר אַזְכִּיר אֶת שְׁמִי אָבֹא אֵלֶיךָ וּבֵרַכְתִּיךָ״.
Il est enseigné dans la Tosefta : Ils ont dit au sujet de Hillel l’Ancien que, lorsqu’il se réjouissait lors de la Célébration du Lieu du Puisage de l’Eau, il disait ceci : Si je suis ici, tout le monde est ici ; et si je ne suis pas ici, qui est ici ? En d’autres termes, chacun doit se considérer comme celui sur qui incombe l’obligation d’accomplir les devoirs, et il ne doit pas compter sur les autres pour le faire. Il disait aussi ceci : Vers l’endroit que j’aime, là mes pieds me portent, et c’est pourquoi je viens au Temple. Et le Saint, béni soit-Il, dit : Si tu viens dans Ma maison, Je viendrai dans ta maison ; si tu ne viens pas dans Ma maison, Je ne viendrai pas dans ta maison, comme il est dit : “En tout lieu où Je ferai mentionner Mon nom, Je viendrai à toi et Je te bénirai” (Exode 20:21).
אַף הוּא רָאָה גֻּלְגּוֹלֶת אַחַת שֶׁצָּפָה עַל פְּנֵי הַמַּיִם, אֲמַר לַהּ: עַל דְּאַטֵּפְתְּ אַטְפוּךְ וּמְטִיפַיִךְ יְטוּפוּן. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַגְלוֹהִי דְּבַר אִינִישׁ אִינּוּן עָרְבִין בֵּיהּ, לַאֲתַר דְּמִיתְבְּעֵי — תַּמָּן מוֹבִילִין יָתֵיהּ.
La Guemara cite une autre déclaration de Hillel l’Ancien. De plus, il vit un crâne qui flottait sur l’eau et lui dit : Parce que tu as noyé d’autres, on t’a noyé, et ceux qui t’ont noyé seront noyés. Telle est la voie du monde ; chacun est puni mesure pour mesure. À propos du fait de suivre ses propres pieds, Rabbi Yoḥanan a dit : Les pieds d’une personne sont responsables d’elle ; vers l’endroit où elle est demandée, ils la conduisent.
הָנְהוּ תַּרְתֵּי כּוּשָׁאֵי דַּהֲווֹ קָיְימִי קַמֵּי שְׁלֹמֹה, אֱלִיחֹרֶף וַאֲחִיָּה בְּנֵי שִׁישָׁא, סוֹפְרִים דִּשְׁלֹמֹה הֲווֹ. יוֹמָא חַד חַזְיֵיהּ מַלְאַךְ הַמָּוֶת דַּהֲוָה קָא עֲצִיב, אֲמַר לֵיהּ: אַמַּאי עֲצִיבַתְּ? אֲמַר לֵיהּ: דְּקָא בָעוּ מִינַּאי הָנֵי תַּרְתֵּי כּוּשָׁאֵי דְּיָתְבִי הָכָא. מַסְרִינְהוּ לִשְׂעִירִים, שַׁדְּרִינְהוּ לְמָחוֹזָא דְלוּז. כִּי מְטוֹ לְמָחוֹזָא דְלוּז — שְׁכִיבוּ.
La Guemara rapporte au sujet de ces deux Koushites qui se tenaient devant Salomon : « Elihoreph et Ahia, les fils de Shisha » (I Rois 4:3), et ils étaient les scribes de Salomon. Un jour, Salomon vit que l’Ange de la Mort était triste. Il lui dit : Pourquoi es-tu triste ? Il lui dit : On me demande de prendre la vie de ces deux Koushites qui sont assis ici. Salomon les remit aux démons à son service et les envoya dans le district de Luz, où l’Ange de la Mort n’a aucune domination. Lorsqu’ils arrivèrent dans le district de Luz, ils moururent.
לִמְחַר, חַזְיֵהּ מַלְאַךְ הַמָּוֶת דַּהֲוָה קָבָדַח! אֲמַר לֵיהּ: אַמַּאי בְּדִיחַתְּ? אֲמַר לֵיהּ: בַּאֲתַר דִּבְעוֹ מִינַּאי, תַּמָּן שַׁדַּרְתִּינְהוּ. מִיָּד פָּתַח שְׁלֹמֹה וְאָמַר: רַגְלוֹהִי דְּבַר אִינִישׁ אִינּוּן עָרְבִין בֵּיהּ, לַאֲתַר דְּמִיתְבְּעֵי — תַּמָּן מוֹבִילִין יָתֵיהּ.
Le lendemain, Salomon vit que l’Ange de la Mort était heureux. Il lui dit : Pourquoi es-tu heureux ? Il répondit : À l’endroit où l’on m’a demandé de les emmener, c’est là que tu les as envoyés. L’Ange de la Mort avait reçu l’ordre de prendre leur vie dans le district de Luz. Comme ils résidaient dans le palais de Salomon et n’allaient jamais à Luz, il ne pouvait pas accomplir sa mission. Cela l’attristait. Finalement, Salomon les envoya à Luz, permettant à l’ange d’accomplir sa mission. Cela le réjouit. Aussitôt, Salomon commença à parler et dit : Les pieds d’une personne sont responsables d’elle ; vers l’endroit où elle est attendue, ils la conduisent.
תַּנְיָא: אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, כְּשֶׁהָיָה שָׂמֵחַ שִׂמְחַת בֵּית הַשּׁוֹאֵבָה, הָיָה נוֹטֵל שְׁמֹנֶה אֲבוּקוֹת שֶׁל אוֹר, וְזוֹרֵק אַחַת וְנוֹטֵל אַחַת וְאֵין נוֹגְעוֹת זוֹ בָּזוֹ. וּכְשֶׁהוּא מִשְׁתַּחֲוֶה, נוֹעֵץ שְׁנֵי גּוּדָלָיו בָּאָרֶץ וְשׁוֹחֶה וְנוֹשֵׁק אֶת הָרִצְפָּה וְזוֹקֵף, וְאֵין כׇּל בְּרִיָּה יְכוֹלָה לַעֲשׂוֹת כֵּן, וְזוֹ הִיא קִידָּה.
§ Il a été enseigné dans une baraita : On disait de Rabban Shimon ben Gamliel que, lorsqu’il se réjouissait lors de la Célébration du Lieu du Puisage de l’Eau, il prenait huit torches enflammées et en lançait une puis en attrapait une autre, les jonglant, et, bien qu’elles fussent toutes en l’air en même temps, elles ne se touchaient pas. Et lorsqu’il se prosternait, il enfonçait ses deux pouces dans le sol, et s’inclinait, et embrassait le sol de la cour puis se redressait, et il n’y avait aucune autre créature qui pouvait faire cela en raison de l’extrême difficulté que cela impliquait. Et c’était la forme de prosternation appelée kidda accomplie par le Grand Prêtre.
לֵוִי אַחְוִי קִידָּה קַמֵּיהּ דְּרַבִּי וְאִיטְּלַע. וְהָא גְּרַמָא לֵיהּ? וְהָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לְעוֹלָם אַל יָטִיחַ אָדָם דְּבָרִים כְּלַפֵּי מַעְלָה, שֶׁהֲרֵי אָדָם גָּדוֹל הֵטִיחַ דְּבָרִים כְּלַפֵּי מַעְלָה וְאִיטְּלַע, וּמַנּוּ — לֵוִי. הָא וְהָא גְּרַמָא לֵיהּ.
La Guemara raconte : Lévi fit une démonstration de kidda devant Rabbi Yehouda HaNassi, se froissa la cuisse et devint boiteux. La Guemara demande : Est-ce cela qui l’a rendu boiteux ? Mais Rabbi Elazar n’a-t-il pas dit : On ne doit jamais parler avec impertinence envers Dieu dans les hauteurs ; car une grande personne a un jour parlé avec impertinence envers Dieu dans les hauteurs, et bien que ses prières aient été exaucées, elle fut néanmoins punie et devint boiteuse. Et qui était cette grande personne ? C’était Lévi. Apparemment, son état n’a pas été causé par sa révérence. La Guemara répond : Il n’y a pas de contradiction. Ceci comme cela l’ont rendu boiteux ; parce qu’il a parlé avec impertinence envers Dieu, il fut donc blessé lorsqu’il se força à démontrer la kidda.
לֵוִי הֲוָה מְטַיֵּיל קַמֵּיהּ דְּרַבִּי בְּתַמְנֵי סַכִּינֵי. שְׁמוּאֵל קַמֵּיהּ שַׁבּוּר מַלְכָּא בִּתְמָנְיָא מְזָגֵי חַמְרָא. אַבָּיֵי קַמֵּיהּ (דְּרָבָא) בִּתְמָנְיָא בֵּיעֵי, וְאָמְרִי לַהּ בְּאַרְבְּעָה בֵּיעֵי.
À propos de la réjouissance de Rabban Shimon ben Gamliel lors de la Célébration du Lieu du Puisage de l’Eau, la Guemara raconte : Lévi marchait devant Rabbi Yehuda HaNasi en jonglant avec huit couteaux. Shmuel jonglait devant le roi Shapur avec huit verres de vin sans rien renverser. Abaye jonglait devant Rabba avec huit œufs. Certains disent qu’il le faisait avec quatre œufs. Tous ceux-ci ont été cités.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן חֲנַנְיָה: כְּשֶׁהָיִינוּ שְׂמֵחִים שִׂמְחַת בֵּית הַשּׁוֹאֵבָה, לֹא רָאִינוּ שֵׁינָה בְּעֵינֵינוּ. כֵּיצַד? שָׁעָה רִאשׁוֹנָה תָּמִיד שֶׁל שַׁחַר, מִשָּׁם לִתְפִלָּה, מִשָּׁם לְקׇרְבַּן מוּסַף, מִשָּׁם לִתְפִלַּת הַמּוּסָפִין, מִשָּׁם לְבֵית הַמִּדְרָשׁ, מִשָּׁם לַאֲכִילָה וּשְׁתִיָּה, מִשָּׁם לִתְפִלַּת הַמִּנְחָה, מִשָּׁם לְתָמִיד שֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם, מִכָּאן וְאֵילָךְ לְשִׂמְחַת בֵּית הַשּׁוֹאֵבָה.
Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Yehoshua ben Ḥananya a dit : Lorsque nous nous réjouissions lors de la Célébration du Lieu du Puisage de l’Eau, nous ne voyions pas le sommeil dans nos yeux pendant toute la fête. Comment cela ? À la première heure du jour, l’offrande quotidienne du matin était sacrifiée et tous venaient regarder. De là ils se rendaient à la prière à la synagogue ; de là, à regarder le sacrifice des offrandes supplémentaires ; de là, à la synagogue pour réciter la prière supplémentaire. De là ils se rendaient à la maison d’étude pour étudier la Torah ; de là au manger et au boire dans la sukka ; de là à la prière de l’après-midi. De là ils se rendaient à l’offrande quotidienne de l’après-midi au Temple. À partir de ce moment désormais, ils se rendaient à la Célébration du Lieu du Puisage de l’Eau.
אִינִי? וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אִישַׁן שְׁלֹשָׁה יָמִים״ — מַלְקִין אוֹתוֹ וְיָשֵׁן לְאַלְתַּר! אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: לֹא טָעַמְנוּ טַעַם שֵׁינָה, דַּהֲווֹ מְנַמְנְמִי אַכַּתְפָּא דַהֲדָדֵי.
La Guemara s’interroge : Est-ce bien le cas ? Mais Rabbi Yoḥanan n’a-t-il pas dit : Celui qui a fait un serment disant : je ne dormirai pas pendant trois jours, on le flagelle immédiatement pour avoir fait un serment vain, et il peut dormir immédiatement parce qu’il est impossible de rester éveillé pendant trois jours sans interruption. Au contraire, voici ce que Rabbi Yehoshua est en train de dire : Nous n’avons pas éprouvé la sensation de véritable sommeil, car ils ne faisaient que s’assoupir sur les épaules les uns des autres. En tout cas, ils n’étaient pas réellement éveillés pendant toute la semaine.
חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה מַעֲלוֹת. אֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא לְהָהוּא מִדְּרַבָּנַן דַּהֲוָה קָמְסַדַּר אַגָּדָתָא קַמֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ: שְׁמִיעַ לְךָ, הָנֵי חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה מַעֲלוֹת, כְּנֶגֶד מִי אֲמָרָם דָּוִד? אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּשָׁעָה שֶׁכָּרָה דָּוִד שִׁיתִין, קְפָא תְּהוֹמָא וּבָעֵי לְמִשְׁטְפֵיהּ לְעָלְמָא. אָמַר דָּוִד חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה מַעֲלוֹת וְהוֹרִידָן. אִי הָכִי, חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה ״מַעֲלוֹת״ — ״יוֹרְדוֹת״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!
§ La michna continue : les musiciens se tenaient sur les quinze marches qui descendent de la cour des Israélites vers la cour des Femmes, correspondant aux quinze Cantiques des Montées dans les Psaumes. Rav Ḥisda dit à l’un des Sages qui organisait une aggada devant lui : As-tu entendu au sujet de ces quinze Cantiques des Montées dans les Psaumes, à quoi correspondait le fait que David les ait dits ? Il lui répondit que c’est ce qu’a dit Rabbi Yoḥanan : Au moment où David creusa les conduits d’évacuation dans les fondations du Temple, les eaux des profondeurs montèrent et cherchèrent à inonder le monde. Aussitôt, David récita les quinze Cantiques des Montées et les fit redescendre. Rav Ḥisda demanda : Si tel est le cas, devraient-ils être appelés les quinze Cantiques des Montées ? Ils auraient dû être appelés les Cantiques des Descentes.
אֲמַר לֵיהּ: הוֹאִיל וְאַדְכַּרְתַּן (מִלְּתָא), הָכִי אִתְּמַר: בְּשָׁעָה שֶׁכָּרָה דָּוִד שִׁיתִין, קְפָא תְּהוֹמָא וּבְעָא לְמִשְׁטְפֵיהּ לְעָלְמָא. אָמַר דָּוִד: מִי אִיכָּא דְּיָדַע אִי שְׁרֵי לְמִכְתַּב שֵׁם
Rav Ḥisda poursuivit et lui dit : Puisque tu m’as rappelé cette question, voici ce qui fut dit à l’origine : Au moment où David creusa les conduits d’évacuation, les eaux des profondeurs montèrent et cherchèrent à inonder le monde. David dit : Y a-t-il quelqu’un qui sache s’il est permis d’écrire le nom sacré

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