וְכִי לְיַיבְּשָׁן הוּא צָרִיךְ? אֶלָּא אֵימָא: עַל גַּב הָאִיצְטְבָא. אָמַר רַחֲבָא אָמַר (רַב) יְהוּדָה: הַר הַבַּיִת סְטָיו כָּפוּל הָיָה, סְטָיו לְפָנִים מִסְּטָיו.
Et a-t-il besoin de les faire sécher ? Clairement, telle n’est pas son intention. Pourquoi donc placerait-il les lulavim sur le toit ? Plutôt, corrige ta version et dis : Sur le banc sous le toit, dans un endroit désigné à cette fin. Raḥava a dit que Rav Yehuda a dit : Le Mont du Temple était une double colonnade [setav], une colonnade à l’intérieur d’une colonnade, et il y avait là de la place pour déposer les lulavim.
מַתְנִי׳ מִצְוַת עֲרָבָה כֵּיצַד? מָקוֹם הָיָה לְמַטָּה מִירוּשָׁלַיִם וְנִקְרָא ״מוֹצָא״, יוֹרְדִין לְשָׁם וּמְלַקְּטִין מִשָּׁם מוּרְבִּיּוֹת שֶׁל עֲרָבָה, וּבָאִין וְזוֹקְפִין אוֹתָן בְּצִדֵּי הַמִּזְבֵּחַ, וְרָאשֵׁיהֶן כְּפוּפִין עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ. תָּקְעוּ וְהֵרִיעוּ וְתָקְעוּ. בְּכׇל יוֹם מַקִּיפִין אֶת הַמִּזְבֵּחַ פַּעַם אַחַת וְאוֹמְרִים: ״אָנָּא ה׳ הוֹשִׁיעָה נָּא, אָנָּא ה׳ הַצְלִיחָה נָּא״. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״אֲנִי וָהוּ הוֹשִׁיעָה נָא״. וְאוֹתוֹ הַיּוֹם מַקִּיפִין אֶת הַמִּזְבֵּחַ שֶׁבַע פְּעָמִים. בִּשְׁעַת פְּטִירָתָן מָה הֵן אוֹמְרִים: ״יוֹפִי לְךָ מִזְבֵּחַ, יוֹפִי לְךָ מִזְבֵּחַ!״ רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: ״לְיָהּ וּלְךָ מִזְבֵּחַ, לְיָהּ וּלְךָ מִזְבֵּחַ״.
MICHNA :Comment la mitsva de la branche de saule était-elle accomplie ? Il y avait un endroit en contrebas de Jérusalem, et il s’appelait Motza. Ils descendaient là-bas et y recueillaient des branches de saule [murbiyyot]. Puis ils venaient et les dressaient le long des côtés de l’autel, et les sommets des branches s’inclinaient au-dessus du sommet de l’autel. Ensuite ils sonnaient une tekia, un son simple et ininterrompu, sonnaient une terua, un son brisé et/ou une série de sons courts en staccato, et sonnaient une autre tekia. Chaque jour ils faisaient le tour de l’autel une fois et disaient : « Seigneur, s’il te plaît, sauve-nous. Seigneur, s’il te plaît, accorde-nous le succès » (Psaumes 118:25). Rabbi Yehouda dit qu’ils disaient : Ani vaho, s’il te plaît, sauve-nous. Et ce jour-là, le septième jour de Souccot, ils faisaient le tour de l’autel sept fois. Au moment de leur départ à la fin de la fête, que disaient-ils ? Tu es beau pour toi, autel ; tu es beau pour toi, autel. Rabbi Elazar dit qu’ils disaient : Au Seigneur et à toi, autel ; au Seigneur et à toi, autel.
כְּמַעֲשֵׂהוּ בַּחוֹל כָּךְ מַעֲשֵׂהוּ בַּשַּׁבָּת, אֶלָּא שֶׁהָיוּ מְלַקְּטִין אוֹתָן מֵעֶרֶב וּמַנִּיחִין אוֹתָן בְּגִיגִיּוֹת שֶׁל זָהָב, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִכְמוֹשׁוּ. רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: חֲרִיּוֹת שֶׁל דֶּקֶל הָיוּ מְבִיאִין, וְחוֹבְטִין אוֹתָן בְּקַרְקַע בְּצִדֵּי הַמִּזְבֵּחַ, וְאוֹתוֹ הַיּוֹם נִקְרָא חִבּוּט חֲרִיּוֹת. מִיַּד תִּינוֹקוֹת שׁוֹמְטִין אֶת לוּלְבֵיהֶן וְאוֹכְלִין אֶתְרוֹגֵיהֶן.
La michna note : De la même manière que son accomplissement pendant la semaine, ainsi est son accomplissement le Chabbat ; sauf le fait qu’ils rassemblaient les branches la veille de Chabbat et les plaçaient dans des bassins d’or afin qu’elles ne se dessèchent pas. Rabbi Yoḥanan ben Beroka dit : Il y avait une coutume particulière le septième jour. Ils apportaient des branches de palmier au Temple et les plaçaient sur le sol sur les côtés de l’autel, et ce septième jour de Soukkot était appelé : le jour de la mise en place des branches de palmier. Immédiatement après avoir accompli la mitsva de prendre les quatre espèces le septième jour de la fête de Soukkot, les enfants retiraient leurs loulavim de l’attache et mangeaient leurs etrogim comme expression d’une joie extrême.
גְּמָ׳ תָּנָא: מְקוֹם קָלָנְיָא הֲוָה. וְתַנָּא דִּידַן מַאי טַעְמָא קָרֵי לֵיהּ ״מוֹצָא״? אַיְּידֵי דְּמִיפָּק מִכְּרָגָא דְמַלְכָּא — קָרֵי לֵיהּ ״מוֹצָא״.
GUEMARA :Il a été enseigné : Motza, qui a été mentionnée dans la michna, était une colonie militaire romaine [kelanya]. La Guemara demande : Et le tanna de notre michna, quelle est la raison pour laquelle il l’a appelée Motza ? La raison est que, puisqu’elle est exemptée de la taxe du roi [karga], on l’appelle Motza, c’est-à-dire retirée.
וּבָאִין וְזוֹקְפִין אוֹתָן בְּצִדֵּי כּוּ׳. תָּנָא: רַבּוֹת, וַאֲרוּכוֹת, וּגְבוֹהוֹת אַחַת עֶשְׂרֵה אַמָּה, כְּדֵי שֶׁיְּהוּ גּוֹחוֹת עַל הַמִּזְבֵּחַ אַמָּה.
§ La michna continue : Et après avoir rassemblé les branches de saule, ils venaient ensuite les dresser debout sur les côtés de l’autel. Il a été enseigné : Les branches de saule étaient nombreuses et longues, hautes de onze coudées, afin qu’elles se penchent au-dessus de l’autel d’une coudée.
אָמַר מָרִימָר מִשּׁוּם מָר זוּטְרָא: שְׁמַע מִינַּהּ עַל הַיְּסוֹד מַנַּח לְהוּ, דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ אַאַרְעָא מַנַּח לְהוּ, מִכְּדֵי: עָלָה אַמָּה וְכָנַס אַמָּה — זֶהוּ יְסוֹד. עָלָה חָמֵשׁ וְכָנַס אַמָּה — זֶהוּ סוֹבֵב. עָלָה שָׁלֹשׁ — זֶהוּ מְקוֹם הַקְּרָנוֹת. גּוֹחוֹת עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ! אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ אַיְּסוֹד מַנַּח לְהוּ. שְׁמַע מִינַּהּ.
Mareimar a dit au nom de Mar Zutra : Apprends-en que on les place sur la base de l’autel et non sur le sol, car, s’il te vient à l’esprit qu’on les place sur le sol, cela poserait une difficulté pour comprendre la michna. Or, puisque ce qui suit est énoncé au sujet de la structure de l’autel : l’autel s’élevait d’une coudée en hauteur et se retirait d’une coudée, et cela est la base, puis il s’élevait de cinq coudées supplémentaires et se retirait d’une coudée, et cela est la corniche périphérique, puis il s’élevait de trois coudées supplémentaires et c’est l’emplacement des cornes de l’autel, puisque la hauteur totale de l’autel était de neuf coudées ; par conséquent, où peut-on trouver un cas où les branches de saule penchent au-dessus de l’autel d’une coudée ? En raison des retraits, les branches auraient dû être inclinées. Onze coudées ne seraient pas suffisantes pour pencher d’une coudée au-dessus de l’autel. Ne faut-il pas plutôt conclure de cela que les branches étaient placées sur la base, ajoutant une coudée à leur hauteur ? La Guemara conclut : En effet, conclus-en qu’il en est ainsi.
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: מַאי קְרָאָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִסְרוּ חַג בַּעֲבוֹתִים עַד קַרְנוֹת הַמִּזְבֵּחַ״. אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל הַנּוֹטֵל לוּלָב בְּאִגּוּדוֹ וַהֲדַס בַּעֲבוֹתוֹ, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ בָּנָה מִזְבֵּחַ וְהִקְרִיב עָלָיו קׇרְבָּן, שֶׁנֶּאֱמַר:
Rabbi Abbahou a dit : Quel est le verset qui fait allusion au fait que les branches doivent se pencher d’une coudée au-dessus du sommet de l’autel ? C’est comme il est dit : « Attachez [isru] avec des branches pendant la fête jusqu’aux cornes de l’autel » (Psaumes 118:27), ce qui indique que les branches de saule doivent entourer les cornes de l’autel. Cela est rendu possible en plaçant les branches sur la base. La Guemara cite des dérivations fondées sur différentes interprétations des termes de ce verset. Rabbi Abbahou a dit que Rabbi Elazar a dit : En ce qui concerne quiconque prend un loulav dans son lien et une branche de myrte dans sa forme touffue, le verset lui attribue un mérite comme s’il avait construit un autel et y avait offert une offrande, comme il est dit :