מֹשֶׁה, שַׁפִּיר קָאָמְרַתְּ?! אֶלָּא הָתָם וְהָכָא אַסּוֹקֵי מִילְּתָא הִיא, וְלֵית לַן בַּהּ). אָמַר רָבָא: לָא לֵימָא אִינִישׁ ״יְהֵא שְׁמֵיהּ רַבָּא״ וַהֲדַר ״מְבָרַךְ״, אֶלָּא ״יְהֵא שְׁמֵיהּ רַבָּא מְבָרַךְ״ בַּהֲדָדֵי. אֲמַר לֵיהּ רַב סָפְרָא: מֹשֶׁה, שַׁפִּיר קָאָמְרַתְּ?! אֶלָּא, הָתָם וְהָכָא אַסּוֹקֵי מִילְּתָא הוּא, וְלֵית לַן בַּהּ.
Toi, qui es aussi grand dans cette génération que Moïse, as-tu bien parlé ? Il n’en est pas ainsi ; plutôt, aussi bien là-bas qu’ici, qu’il le récite avec une pause ou sans pause, la dernière partie du verset est la conclusion de l’affaire, et nous n’avons pas de problème avec cela, car il est clair que son intention est de réciter le verset entier : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. » Rava a dit : Qu’une personne ne récite pas dans la prière du kaddish : Que Son grand nom, puis, après une pause, récite : Soit béni. Plutôt, qu’il récite sans pause : Que Son grand nom soit béni. Rav Safra dit à Rava : Toi, qui es aussi grand dans cette génération que Moïse, as-tu bien parlé ? Il n’en est pas ainsi, plutôt, aussi bien là-bas qu’ici, qu’il le récite avec une pause ou sans pause, la dernière partie du verset est la conclusion de l’affaire, et nous n’avons pas de problème avec cela.
מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לִכְפּוֹל. תָּנָא: רַבִּי כּוֹפֵל בָּהּ דְּבָרִים. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן פַּרְטָא מוֹסִיף בָּהּ דְּבָרִים. מַאי מוֹסִיף? אָמַר אַבָּיֵי: מוֹסִיף לִכְפּוֹל מֵ״אוֹדְךָ״ וּלְמַטָּה.
§ La michna continue : Dans un endroit où l’on avait l’habitude de répéter certains versets, lui aussi doit les répéter. Il a été enseigné dans la Tosefta : Rabbi Yehouda HaNassi répète certains passages dans lehallel. Rabbi Elazar ben Perata ajoute certains passages dans lehallel. La Guemara demande : Qu’ajoute-t-il ? Abaye a dit : Il continue à répéter des versets supplémentaires dans le hallel, ceux à partir de : Je Te remercierai, et au-delà jusqu’à la fin du psaume, comme c’est encore l’usage aujourd’hui.
לְבָרֵךְ — יְבָרֵךְ. אֲמַר אַבָּיֵי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא לְאַחֲרָיו, אֲבָל לְפָנָיו — מִצְוָה לְבָרֵךְ. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל הַמִּצְוֹת כּוּלָּן, מְבָרֵךְ עֲלֵיהֶן עוֹבֵר לַעֲשִׂיָּיתָן. וּמַאי מַשְׁמַע דְּהַאי ״עוֹבֵר״, לִישָּׁנָא דְּאַקְדּוֹמֵי הוּא? דְּאָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק דִּכְתִיב: ״וַיָּרׇץ אֲחִימַעַץ דֶּרֶךְ הַכִּכָּר וַיַּעֲבוֹר אֶת הַכּוּשִׁי״. אַבָּיֵי אָמַר, מֵהָכָא: ״וְהוּא עָבַר לִפְנֵיהֶם״. וְאִיבָּעֵית אֵימָא מֵהָכָא: ״וַיַּעֲבוֹר מַלְכָּם לִפְנֵיהֶם וַה׳ בְּרֹאשָׁם״.
§ La michna continue : Dans un endroit où la coutume est de réciter une bénédiction lors de la récitation du hallel, il doit réciter une bénédiction. Abaye a dit : Les Sages ont enseigné que l’obligation de réciter une bénédiction dépend de la coutume seulement en ce qui concerne la bénédiction récitée après le hallel. Cependant, avant le hallel, il y a une mitsva de réciter une bénédiction, comme Rav Yehouda l’a dit que Shmouel a dit : En ce qui concerne toutes les mitsvot, on récite une bénédiction sur elles avant [over] leur accomplissement. La Guemara demande : D’où peut-on déduire que le mot over est un langage de priorité ? C’est comme Rav Naḥman bar Yitzḥak l’a dit, car il est écrit : « Et Ahimaats courut par le chemin de la plaine et dépassa [vaya’avor] le Kouchite » (II Samuel 18:23). Abaye a dit : Cela est dérivé d’ici : « Et il passa [avar] devant eux » (Genèse 33:3). Et si tu veux, dis plutôt que la preuve vient d’ici : « Et leur roi passa [vaya’avor] devant eux et le Seigneur à leur tête » (Michée 2:13).
מַתְנִי׳ הַלּוֹקֵחַ לוּלָב מֵחֲבֵירוֹ בַּשְּׁבִיעִית — נוֹתֵן לוֹ אֶתְרוֹג בְּמַתָּנָה, לְפִי שֶׁאֵין רַשַּׁאי לְלוֹקְחוֹ בַּשְּׁבִיעִית.
MICHNA : Dans le cas de celui qui achète un loulav à un autre qui est un am ha’aretz pendant l’Année sabbatique, le vendeur lui donne un etrog avec celui-ci en cadeau, car il ne lui est pas permis d’acheter l’etrog pendant l’Année sabbatique parce qu’il est interdit de faire commerce des produits de l’Année sabbatique.
גְּמָ׳ לֹא רָצָה לִיתֵּן לוֹ בְּמַתָּנָה, מַהוּ? אָמַר רַב הוּנָא: מַבְלַיע לֵיהּ דְּמֵי אֶתְרוֹג בְּלוּלָב. וְלִיתֵּיב לֵיהּ בְּהֶדְיָא?
GUEMARA : La Guemara demande : Si le vendeur ne voulait pas lui donner l’etrog en cadeau, quelle est la halakha ? Comment l’acheteur doit-il acquérir l’etrog ? Rav Houna a dit : Il intègre le coût de l’etrog dans le prix du loulav. Il doit acheter le loulav à un prix majoré afin de couvrir également le coût de l’etrog. La Guemara demande : Et que l’acheteur donne au vendeur l’argent pour l’etrog directement ; pourquoi employer un artifice dans la transaction ?
לְפִי שֶׁאֵין מוֹסְרִין דְּמֵי פֵּירוֹת שְׁבִיעִית לְעַם הָאָרֶץ. דְּתַנְיָא: אֵין מוֹסְרִין דְּמֵי פֵּירוֹת שְׁבִיעִית לְעַם הָאָרֶץ יוֹתֵר מִמְּזוֹן שָׁלֹשׁ סְעוּדוֹת. וְאִם מָסַר, יֹאמַר: הֲרֵי מָעוֹת הַלָּלוּ יְהוּ מְחוּלָּלִין עַל פֵּירוֹת שֶׁיֵּשׁ לִי בְּתוֹךְ בֵּיתִי,
La Guemara répond : Cela est nécessaire parce qu’on ne peut pas transférer de l’argent utilisé pour acheter des produits de l’Année sabbatique à un am ha’aretz, de peur qu’il ne fasse un usage impropre d’un argent qui possède la sainteté de l’Année sabbatique. Comme il est enseigné dans une baraita : On ne peut pas transférer à un am ha’aretz de l’argent utilisé pour acheter des produits de l’Année sabbatique d’une valeur supérieure à la valeur de nourriture suffisante pour trois repas. On peut utiliser de l’argent qui possède la sainteté de l’Année sabbatique pour acheter de la nourriture pour son usage personnel. Si l’argent suffit pour trois repas, on présume que le vendeur l’utilisera d’une manière permise. Et si l’acheteur a transféré plus d’argent que cela, il doit dire : Cet argent est désacralisé par le fait que je le rachète en échange de produits qui ne sont pas de l’Année sabbatique que j’ai dans ma maison.