הָא הִפִּילוֹ הוּא — כָּשֵׁר. אַמַּאי? ״וְלָקְחוּ״ ״וְנָתַן״ אָמַר רַחֲמָנָא! אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ: לְקִיחָה עַל יְדֵי דָּבָר אַחֵר — שְׁמָהּ לְקִיחָה.
Par déduction, si il a versé intentionnellement les cendres du tube dans l’eau, cela est valide. Pourquoi ? Le Miséricordieux ne dit-il pas dans la Torah : « Et pour l’impur ils prendront des cendres de la combustion de la purification du péché, et il mettra sur elles de l’eau vive dans un récipient » (Nombres 19:17). Apparemment, il faut mélanger l’eau et les cendres intentionnellement. Plutôt, ne peut-on pas en conclure que prendre au moyen d’un autre objet est considéré comme prendre ?
וְאָמַר רַבָּה: לָא לִדוּץ אִינִישׁ לוּלַבָּא בְּהוֹשַׁעְנָא, דְּדִלְמָא נָתְרִי טַרְפֵי וְהָוֵי חֲצִיצָה. וְרָבָא אָמַר: מִין בְּמִינוֹ אֵינוֹ חוֹצֵץ.
Et Rabba dit au sujet du loulav : Après avoir attaché les branches de myrte et les branches de saule, qu’une personne n’insère pas le loulav dans l’attache des quatre espèces, car peut-être que, par conséquent, les feuilles tomberont des branches et les feuilles constitueront une interposition entre les différentes espèces. Et Rava dit : Un objet d’une espèce n’interpose pas devant un objet de la même espèce.
וְאָמַר רַבָּה: לָא לִיגּוֹז אִינִישׁ לוּלַבָּא בְּהוֹשַׁעְנָא, דְּמִשְׁתַּיְּירִי הוּצֵא וְהָוֵי חֲצִיצָה. וְרָבָא אָמַר: מִין בְּמִינוֹ אֵינוֹ חוֹצֵץ.
Et Rabba dit : qu’une personne ne coupe pas le lulav afin de le raccourcir pendant qu’il est dans l’attache des quatre espèces, car peut-être qu’à la suite de cela des feuilles se détacheront et constitueront une interposition entre les différentes espèces. Et Rava dit : Un objet d’une espèce ne fait pas interposition devant un objet de la même espèce.
וְאָמַר רַבָּה: הֲדַס שֶׁל מִצְוָה — אָסוּר לְהָרִיחַ בּוֹ, אֶתְרוֹג שֶׁל מִצְוָה — מוּתָּר לְהָרִיחַ בּוֹ. מַאי טַעְמָא? הֲדַס דִּלְרֵיחָא קָאֵי, כִּי אַקְצְיֵיה — מֵרֵיחָא אַקְצְיֵיה. אֶתְרוֹג דְּלַאֲכִילָה קָאֵי כִּי אַקְצְיֵיה — מֵאֲכִילָה אַקְצְיֵיה.
§ Et Rabba a dit : Il est interdit de sentir la branche de myrte utilisée dans l’accomplissement de la mitsva. Cependant, il est permis de sentir l’etrog utilisé dans l’accomplissement de la mitsva. La Guemara demande : Quelle est la raison de la distinction entre eux ? La Guemara répond : En ce qui concerne une branche de myrte, qui existe principalement pour son parfum, lorsqu’il la met de côté exclusivement pour la mitsva, il la met de côté de la jouissance de son parfum. En ce qui concerne un etrog, en revanche, qui existe principalement pour être mangé, lorsqu’il le met de côté exclusivement pour la mitsva, il le met de côté de la consommation. Cependant, il n’a jamais eu l’intention d’interdire ce plaisir accessoire.
וְאָמַר רַבָּה: הֲדַס בִּמְחוּבָּר — מוּתָּר לְהָרִיחַ בּוֹ, אֶתְרוֹג בִּמְחוּבָּר — אָסוּר לְהָרִיחַ בּוֹ. מַאי טַעְמָא? הֲדַס דִּלְהָרִיחַ קָאֵי, אִי שָׁרֵית לֵיהּ — לָא אָתֵי לְמִגְזְיֵיהּ. אֶתְרוֹג, דְּלַאֲכִילָה קָאֵי, אִי שָׁרֵית לֵיהּ — אָתֵי לְמִגְזְיֵיהּ.
Et Rabba dit : En ce qui concerne une branche de myrte, tant qu’elle est attachée à l’arbre, il est permis de la sentir pendant Chabbat. En ce qui concerne un etrog, tant qu’il est attaché à l’arbre, il est interdit de le sentir. La Guemara explique : Quelle est la raison de la différence entre eux ? En ce qui concerne une branche de myrte, qui existe principalement pour être sentie, si vous lui permettez de la sentir, il n’en viendra pas à la couper. Une fois qu’il l’a sentie, il n’en a plus d’usage. En ce qui concerne un etrog, qui existe principalement pour être mangé, on ne peut pas le sentir parce que si vous lui permettez de le faire, on craint qu’il n’en vienne à le couper de l’arbre pour le manger.
וְאָמַר רַבָּה: לוּלָב — בְּיָמִין, וְאֶתְרוֹג — בִּשְׂמֹאל. מַאי טַעְמָא? הָנֵי תְּלָתָא מִצְוֹת, וְהַאי חֲדָא מִצְוָה. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה לְרַבִּי זְרִיקָא: מַאי טַעַם לָא מְבָרְכִינַן אֶלָּא ״עַל נְטִילַת לוּלָב״ — הוֹאִיל וְגָבוֹהַּ מִכּוּלָּן. וְלַגְבְּהֵיהּ לְאֶתְרוֹג וּלְבָרֵיךְ! אֲמַר לֵיהּ: הוֹאִיל וּבְמִינוֹ גָּבוֹהַּ מִכּוּלָּן.
§ Et Rabba dit : On prend le loulav lié avec les deux autres espèces dans la main droite et l’etrog dans la gauche. La Guemara explique : Quelle est la raison de cette disposition ? Ces espèces constituent trois mitsvot, et cet etrog n’est qu’une seule mitsva. On accorde la préséance au plus grand nombre de mitsvot en prenant les trois espèces dans la main droite. Rabbi Yirmeya dit à Rabbi Zerika : Quelle est la raison pour laquelle nous récitons la bénédiction seulement selon la formule : Au sujet de la prise du loulav, sans mentionner les autres espèces ? Rabbi Zerika lui dit : Puisqu’il est le plus haut de tous et le plus visible, les autres espèces y sont incluses. Rabbi Yirmeya demande : Et si c’est la seule raison, qu’il lève l’etrog plus haut que le loulav et récite la bénédiction en le mentionnant. Rabbi Zerika lui dit qu’il voulait dire : Puisque l’arbre de son espèce est le plus haut de tous, c’est le plus éminent, et il est donc approprié que la formule de la bénédiction mette l’accent sur le loulav.
מַתְנִי׳ וְהֵיכָן הָיוּ מְנַעַנְעִין? בְּ״הוֹדוּ לַה׳״ תְּחִילָּה וָסוֹף, וּבְ״אָנָּא ה׳ הוֹשִׁיעָה נָּא״ — דִּבְרֵי בֵּית הִלֵּל. וּבֵית שַׁמַּאי אוֹמְרִין: אַף בְּ״אָנָּא ה׳ הַצְלִיחָה נָּא״. אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: צוֹפֶה הָיִיתִי בְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, שֶׁכׇּל הָעָם הָיוּ מְנַעְנְעִין אֶת לוּלְבֵיהֶן, וְהֵם לֹא נַעְנָעוֹ אֶלָּא בְּ״אָנָּא ה׳ הוֹשִׁיעָה נָּא״.
MICHNA :Et où dans la récitation du hallel agitaient-ils le loulav ? Ils le faisaient au verset : « Rendez grâce au Seigneur, car Il est bon » (Psaumes 118:1, 29), qui apparaît à la fois au début et à la fin du psaume, et au verset : « Seigneur, de grâce, sauve-nous » (Psaumes 118:25) ; telle est l’opinion de Beit Hillel. Et Beit Shammaï disent : Ils agitaient le loulavmême au verset : « Seigneur, de grâce, accorde-nous le succès » (Psaumes 118:25). Rabbi Akiva a dit : J’observais Rabban Gamliel et Rabbi Yehoshoua et j’ai vu que tout le peuple agitait ses loulavim, tandis qu’eux deux agitaient leur loulavseulement à : « Seigneur, de grâce, sauve-nous », indiquant que telle est la halakha.
גְּמָ׳ נִעְנוּעַ מַאן דְּכַר שְׁמֵיהּ? הָתָם קָאֵי: כׇּל לוּלָב שֶׁיֵּשׁ בּוֹ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים כְּדֵי לְנַעְנֵעַ בּוֹ — כָּשֵׁר, וְקָאָמַר: הֵיכָן מְנַעְנְעִין.
GUEMARA : La Guemara s’interroge sur le postulat de la michna. En ce qui concerne le balancement, qui l’a mentionné ? Puisqu’il n’a pas été fait mention auparavant du balancement du loulav, il y a une rupture logique lorsque le tanna commence à discuter des détails de cette coutume. La Guemara répond : Le tanna fonde ses propos sur la michna là-bas (29b), qui énonce : Tout loulav qui a trois palmes de longueur, suffisantes pour permettre à quelqu’un de le balancer, est valide pour l’accomplissement de la mitsva. Puisque la coutume de balancer le loulav y a déjà été établie, ici le tanna dit : Où balançaient-ils le loulav ?
תְּנַן הָתָם: שְׁתֵּי הַלֶּחֶם וּשְׁנֵי כִּבְשֵׂי עֲצֶרֶת כֵּיצַד הוּא עוֹשֶׂה? מַנִּיחַ שְׁתֵּי הַלֶּחֶם עַל גַּבֵּי שְׁנֵי הַכְּבָשִׂין, וּמַנִּיחַ יָדוֹ תַּחְתֵּיהֶן, וּמֵנִיף וּמוֹלִיךְ וּמֵבִיא, מַעֲלֶה וּמוֹרִיד. שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֲשֶׁר הוּנַף וַאֲשֶׁר הוּרָם״.
Nous avons appris dans une michna là-bas (Menaḥot 61a) : En ce qui concerne les deux pains et les deux agneaux offerts lors de la fête de Shavouot, comment effectue-t-il leur balancement devant l’autel ? Il place les deux pains sur les deux agneaux, met sa main en dessous d’eux et les balance d’avant en arrière de chaque côté, et il les élève et les abaisse, comme il est dit : « Ce qui est balancé et ce qui est élevé » (Exode 29:27), indiquant qu’il y a un balancement sur les côtés ainsi qu’une élévation et un abaissement.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מוֹלִיךְ וּמֵבִיא לְמִי שֶׁהָאַרְבַּע רוּחוֹת שֶׁלּוֹ, מַעֲלֶה וּמוֹרִיד לְמִי שֶׁהַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ שֶׁלּוֹ. בְּמַעְרְבָא מַתְנוּ הָכִי: אָמַר רַבִּי חָמָא בַּר עוּקְבָא אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: מוֹלִיךְ וּמֵבִיא כְּדֵי לַעֲצוֹר רוּחוֹת רָעוֹת, מַעֲלֶה וּמוֹרִיד כְּדֵי לַעֲצוֹר טְלָלִים רָעִים. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר אָבִין וְאִיתֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי בַּר זְבִידָא: זֹאת אוֹמֶרֶת
Rabbi Yoḥanan a dit : Il les agite d’avant en arrière pour les consacrer à Celui à Qui appartiennent les quatre directions. Il les élève et les abaisse à Celui à Qui appartiennent les cieux et la terre. En Occident, Eretz Yisrael, ils ont enseigné cela comme suit. Rabbi Ḥama bar Ukva a dit que Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit : Il les agite d’avant en arrière afin de demander l’arrêt des vents nuisibles, des tempêtes et des bourrasques venant de toutes les directions ; il les élève et les abaisse afin d’arrêter les rosées nuisibles et les pluies venant d’en haut. Rabbi Yosei bar Avin a dit, et certains disent que c’était Rabbi Yosei bar Zevila qui a dit : C’est-à-dire,