דְּסָרֵי רֵיחַיְיהוּ — שָׁבֵיק לְהוּ וְנָפֵיק.
leur odeur devient nauséabonde avec le temps, on abandonne la soukka et on sort. Il est inapproprié d’établir une soukka dans laquelle il est impossible de rester.
אָמַר רַב חָנָן בַּר רָבָא: הָנֵי הִיזְמֵי וְהִיגֵי מְסַכְּכִין בְּהוּ. אַבָּיֵי אָמַר: בְּהִיזְמֵי — מְסַכְּכִינַן, בְּהִיגֵי — לָא מְסַכְּכִינַן. מַאי טַעְמָא — כֵּיוָן דְּנָתְרִי טַרְפַיְיהוּ, שָׁבֵיק לַהּ וְנָפֵיק.
De même, Rav Ḥanan bar Rava a dit : En ce qui concerne ces épines et ces broussailles, on peut couvrir la soukka avec elles. Abaye a dit : Avec des épines, on peut couvrir sa soukka ; avec des broussailles, on ne peut pas couvrir sa soukka. Quelle est la raison de cette distinction ? Puisque leurs feuilles tombent avec le temps et risquent de tomber dans la nourriture et de déranger ceux qui se trouvent dans la soukka, on abandonne la soukka et on sort.
אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: הַאי אַפָּקוּתָא דְּדִיקְלָא מְסַכְּכִין בְּהוּ. אַף עַל גַּב דַּאֲגִידִי, אֶגֶד בִּידֵי שָׁמַיִם לָא שְׁמֵיהּ אֶגֶד. אַף עַל גַּב דַּהֲדַר אָגֵיד לְהוּ, אֶיגֶד בְּחַד לָא שְׁמֵיהּ אֶגֶד.
Rav Giddel a dit que Rav a dit : En ce qui concerne ce rejeton du tronc du palmier, d’où sortent plusieurs branches, on peut couvrir la soucca avec. Bien que les branches soient naturellement liées, un lien fait par la main du Ciel n’est pas considéré comme un lien. De plus, même si l’on attache ensuite les branches ensemble à l’extrémité éloignée du tronc, là où elles se séparent en branches distinctes, et qu’on en couvre la soucca, la soucca est valide, car si l’on attache une botte déjà liée en une seule unité, cela n’est pas considéré comme un lien.
אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רָבִינָא בַּר שֵׁילָא: הָנֵי דּוּקְרֵי דְקָנֵי מְסַכְּכִין בְּהוּ. אַף עַל גַּב דַּאֲגִידִי נִינְהוּ — אֶגֶד בִּידֵי שָׁמַיִם לָא שְׁמֵיהּ אֶגֶד. אַף עַל גַּב דַּהֲדַר אָגֵיד לְהוּ — אֶיגֶד בְּחַד לָא שְׁמֵיהּ אֶגֶד.
De même, Rav Ḥisda a dit que Ravina bar Sheila a dit : En ce qui concerne ces ramifications de roseaux, on peut couvrir la soukka avec elles. Bien que les branches soient naturellement liées, un lien fait par la main du Ciel n’est pas considéré comme un lien. En outre, bien qu’ensuite on attache les roseaux ensemble à l’autre extrémité, la soukka est valide, car si l’on attache une botte déjà liée en une seule unité, cela n’est pas considéré comme un lien.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: קָנִים וְדוּקְרָנִין מְסַכְּכִין בָּהֶן. קָנִים פְּשִׁיטָא! אֵימָא: קָנִים שֶׁל דּוּקְרָנִין מְסַכְּכִין בָּהֶן.
La Guemara note que cet avis est également enseigné dans une baraita : En ce qui concerne les roseaux et les bêches, on peut couvrir une soukka avec eux. La Guemara demande : Le fait qu’on puisse couvrir sa soukka avec des roseaux est évident. Après tout, ils remplissent tous les critères d’une couverture valable. Il faut plutôt dire : En ce qui concerne ces rejetons de roseaux, on peut couvrir la soukka avec eux.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רָבִינָא בַּר שֵׁילָא: הָנֵי מְרָרְיָתָא דְאַגְמָא — אָדָם יוֹצֵא בָּהֶן יְדֵי חוֹבָתוֹ בַּפֶּסַח.
§ À propos de la halakha ci-dessus, la Guemara cite une autre déclaration selon laquelle Rav Ḥisda a dit que Ravina bar Sheila a dit : Avec ces herbes amères de marais, une personne s’acquitte de son obligation à Pessa'h.
מֵיתִיבִי: אֵזוֹב, וְלֹא אֵזוֹב יוֹן, וְלֹא אֵזוֹב כּוֹחֳלִי, וְלֹא אֵזוֹב מִדְבָּרִי, וְלֹא אֵזוֹב רוֹמִי, וְלֹא אֵזוֹב שֶׁיֵּשׁ לוֹ שֵׁם לְוַוי.
La Guemara soulève une objection à son avis. En ce qui concerne toute mitsva qui requiert l’usage de l’hysope, on prend de l’hysope ordinaire et non un hysope qui pousse en Grèce, ni de l’hysope de stibium, ni de l’hysope du désert, ni de l’hysope romain, ni aucun autre type d’hysope dont le nom est accompagné d’un qualificatif. Il devrait en aller de même pour la mitsva des herbes amères ; les herbes amères du marais, dont le nom est accompagné d’un qualificatif, ne sont pas les herbes amères mentionnées dans la Torah.
אָמַר אַבָּיֵי: כֹּל שֶׁנִּשְׁתַּנָּה שְׁמוֹ קוֹדֶם מַתַּן תּוֹרָה, וּבָאתָה תּוֹרָה וְהִקְפִּידָה עָלָיו — בְּיָדוּעַ שֶׁיֵּשׁ לוֹ שֵׁם לְוַוי. וְהָנֵי לֹא נִשְׁתַּנָּה שְׁמַיְיהוּ קוֹדֶם מַתַּן תּוֹרָה כְּלָל.
Abaye dit en réponse : Il y a une distinction entre les cas. Toute espèce dont le nom a été différencié avant le don de la Torah, c’est-à-dire que la distinction entre ses différentes sous-espèces a précédé la Révélation au Sinaï, et la Torah ensuite est venue et a été précise au sujet de une sous-espèce particulière, il est connu que l’espèce a d’autres sous-espèces identifiées par un modificateur qui sont impropres à l’accomplissement de la mitsva. Et ces herbes amères, leurs noms n’ont pas du tout été différenciés avant le don de la Torah ; toutes les sous-espèces étaient connues simplement comme des herbes amères. Par conséquent, lorsque la Torah exige des herbes amères, on peut accomplir la mitsva avec toutes les sous-espèces d’herbes amères.
רָבָא אָמַר: הָנֵי — מְרָרְיָתָא סְתָמָא שְׁמַיְיהוּ, וְהַאי דְּקָרֵי לְהוּ מְרָרְיָתָא דְאַגְמָא — מִשּׁוּם דְּמִשְׁתְּכַח בְּאַגְמָא.
Rava a dit une explication différente. En réalité, le nom de cette plante est simplement herbes amères, sans qualificatif. Et le fait que certains les appellent herbes amères du marais, c’est parce qu’elles se trouvent généralement dans le marais. Par conséquent, il n’y a aucune raison pour qu’elles ne puissent pas être utilisées pour accomplir la mitsva à Pessa'h.
אָמַר רַב חִסְדָּא: אֶיגֶד בְּחַד — לָא שְׁמֵיהּ אֶגֶד. שָׁלֹשׁ — שְׁמֵיהּ אֶגֶד. שְׁנַיִם — מַחְלוֹקֶת רַבִּי יוֹסֵי וְרַבָּנַן. דִּתְנַן: מִצְוַת אֵזוֹב, שְׁלֹשָׁה קְלָחִים וּבָהֶן שְׁלֹשָׁה גִבְעוֹלִין. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: מִצְוַת אֵזוֹב שְׁלֹשָׁה גִּבְעוֹלִין, וּשְׁיָרָיו שְׁנַיִם, וְגַרְדּוּמָּיו כׇּל שֶׁהוּא.
§ Rav Ḥisda a dit : Si quelqu’un a lié un objet, même s’il l’a fait avec un nœud, cela n’est pas considéré comme une ligature. Si quelqu’un a lié trois objets ensemble, tout le monde est d’accord pour dire que cela est considéré comme une ligature. Si quelqu’un a lié deux objets, cela fait l’objet d’un différend entre Rabbi Yosei et les Sages, comme nous l’avons appris dans une michna : En ce qui concerne toutes les questions impliquant la mitsva de l’hysope, il faut avoir trois tiges avec leurs racines, et sur elles trois pousses, une sur chaque tige. Rabbi Yosei dit : La mitsva de l’hysope exige fondamentalement trois pousses. Si la botte d’hysope est devenue incomplète, ses restes sont aptes à l’usage avec deux pousses. Si toutes les pousses se sont cassées, l’hysope est apte à l’usage, tant que les moignons de sa pousse centrale restent de n’importe quelle taille.
קָא סָלְקָא דַּעְתִּין מִדִּשְׁיָרָיו שְׁנַיִם, תְּחִילָּתוֹ נָמֵי שְׁנַיִם, וְהַאי דְּקָתָנֵי שְׁלֹשָׁה — לְמִצְוָה. וּמִדְּרַבִּי יוֹסֵי שְׁלֹשָׁה לְמִצְוָה, לְרַבָּנַן שְׁלֹשָׁה לְעַכֵּב.
Il nous vient à l’esprit de dire : Du fait que Rabbi Yossei a dit que, pour que le bouquet d’hysope soit valable pour la mitzva a posteriori, ses restes sont au nombre de deux, il apparaît que son origine était elle aussi de deux tiges. Et du fait que la michna enseigne que l’attache comprend trois plantes, c’est l’exigence pour la mitzva accomplie ab initio. Et du fait que Rabbi Yossei exige trois plantes seulement pour la mitzva accomplie ab initio, conclus que les Sages, qui sont en désaccord avec lui, soutiennent que l’absence de trois tiges dans le bouquet le rend invalide pour la mitzva. Apparemment, les Sages et Rabbi Yossei sont en désaccord sur la question de savoir s’il faut deux ou trois éléments pour qu’une chose soit considérée comme une attache.
וְהָתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵזוֹב תְּחִילָּתוֹ שְׁנַיִם וּשְׁיָרָיו אֶחָד פָּסוּל, וְאֵינוֹ כָּשֵׁר עַד שֶׁיְּהֵא תְּחִילָּתוֹ שְׁלֹשָׁה וּשְׁיָרָיו שְׁנַיִם! אֵיפוֹךְ: לְרַבִּי יוֹסֵי שְׁלֹשָׁה לְעַכֵּב, לְרַבָּנַן שְׁלֹשָׁה לְמִצְוָה.
La Guemara remet en question cette compréhension du différend. Mais n’a-t-on pas enseigné dans une baraita que Rabbi Yossei a dit : En ce qui concerne le bouquet d’hysope, si ses origines étaient deux tiges et que ses restes sont d’une seule, il est invalide. Et il n’est valide que lorsque ses origines étaient trois et que ses restes sont de deux. Au contraire, inverse les opinions dans la michna : Selon Rabbi Yossei, le fait de ne pas inclure trois tiges dans le bouquet le rend invalide pour la mitsva ; selon les Sages, trois est l’exigence pour la mitsva accomplie ab initio.
וְהָתַנְיָא: אֵזוֹב תְּחִילָּתוֹ שְׁנַיִם וּשְׁיָרָיו אֶחָד — כָּשֵׁר, וְאֵינוֹ פָּסוּל עַד שֶׁיְּהֵא תְּחִלָּתוֹ וּשְׁיָרָיו אֶחָד.
La Guemara cite une baraita à l’appui de cette compréhension. Et ainsi il a été enseigné dans une baraita : En ce qui concerne le bouquet d’hysope, si ses origines étaient deux tiges et ses restes sont un, il est valide. Et il n’est invalide que lorsque ses origines et ses restes sont un. Il est clair que c’est l’opinion des Sages.
שְׁיָרָיו אֶחָד פָּסוּל? הָא אָמְרַתְּ שְׁיָרָיו אֶחָד כָּשֵׁר!
La Guemara remet en question la fin de la baraita : Si ses restes sont un, elle est invalide ? N’as-tu pas dit dans la première clause de la baraita que si ses restes sont un, elle est valide ?