מֵת תּוֹפֵס אַרְבַּע אַמּוֹת לְטוּמְאָה. וְתַנָּא תּוּנָא: חֲצַר הַקֶּבֶר, הָעוֹמֵד בְּתוֹכָהּ — טָהוֹר, וְהוּא שֶׁיְּהוּ בָּהּ אַרְבַּע אַמּוֹת, דִּבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי. בֵּית הִלֵּל אוֹמְרִים: אַרְבָּעָה טְפָחִים. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁפִּתְחָהּ מִלְּמַעְלָה, אֲבָל פִּתְחָהּ מִן הַצַּד — דִּבְרֵי הַכֹּל אַרְבַּע אַמּוֹת.
Un cadavre occupe quatre coudées en ce qui concerne l’impureté, car les Sages ont décrété qu’une personne devient impure lorsqu’elle se tient à moins de quatre coudées d’un cadavre. Cette mesure protège les prêtres et les autres personnes à qui il est interdit de contracter l’impureté rituelle transmise par un cadavre, afin qu’ils ne deviennent pas impurs par inadvertance. Et le tanna de la michna a enseigné également dans une autre michna (Oholot 15:8) : En ce qui concerne une cour adjacente à une tombe, celui qui s’y tient est rituellement pur, à condition qu’il y ait quatre coudées sur quatre coudées à l’intérieur. Une cour de cette taille constitue son propre espace, selon l’avis de Beit Shammaï. Beit Hillel disent : Un espace de quatre palmes sur quatre palmes suffit. Dans quel cas cette affirmation a-t-elle été dite ? Quatre palmes suffisent lorsque l’entrée de la cour se fait par le haut. Dans un tel cas, il n’y a pas à craindre qu’une personne couvre la tombe avec son corps et devienne ainsi rituellement impure en entrant dans la cour. Cependant, si son entrée se fait par le côté, tous conviennent que la cour doit mesurer au moins quatre coudées sur quatre coudées.
כְּלַפֵּי לְיָיא?! אַדְּרַבָּה: מִן הַצַּד — מִידְּרִיד וְנָפֵיק, מִלְּמַעְלָה — אִי אֶפְשָׁר דְּלָא מַאֲהִיל. אֶלָּא: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים שֶׁפִּתְחָהּ מִן הַצַּד, אֲבָל פִּתְחָהּ מִלְּמַעְלָה, אַרְבַּע אַמּוֹת. וְהָנֵי מִילֵּי, חֲצַר הַקֶּבֶר דִּמְסַיְּימָא מְחִיצָתַהּ, אֲבָל מֵת בְּעָלְמָא — תָּפֵיס.
La Guemara conteste la résolution précédente : Dans quelle direction [kelapei layya] y a-t-il une distinction entre les positions de l’entrée ? Au contraire, si l’on entre par le côté, on peut se faufiler et sortir sans devenir impur. Cependant, si l’on entre par le haut, il est impossible que l’on ne passe pas au-dessus de la tombe au cours de la montée et de la descente dans la cour. Plutôt, il faut dire : Dans quel cas cette déclaration de Beit Hillel, selon laquelle quatre palmes sur quatre palmes suffisent, a-t-elle été dite ? C’est lorsque l’entrée se fait par le côté. Cependant, si l’entrée se fait par le haut, alors la cour doit mesurer au moins quatre coudées sur quatre coudées selon tous les avis. La Guemara précise encore : Et cette déclaration s’applique à une cour adjacente à une tombe dont les cloisons sont délimitées, mais s’il n’y a qu’un cadavre gisant sans aucune enceinte, il occupe certainement et affecte une zone environnante de quatre coudées.
״מִי הָאִישׁ אֲשֶׁר אֵרַשׂ אִשָּׁה כּוּ׳״, תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֲשֶׁר אֵרַס״, אֶחָד הַמְאָרֵס אֶת הַבְּתוּלָה, וְאֶחָד הַמְאָרֵס אֶת הָאַלְמָנָה, וְאֶחָד שׁוֹמֶרֶת יָבָם. וַאֲפִילּוּ חֲמִשָּׁה אַחִין, וּמֵת אֶחָד מֵהֶם בַּמִּלְחָמָה — כּוּלָּן חוֹזְרִין. ״לֹא לָקַח״, ״וְלֹא לְקָחָהּ״ — פְּרָט לְאַלְמָנָה לַכֹּהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט, מַמְזֶרֶת וּנְתִינָה לְיִשְׂרָאֵל, בַּת יִשְׂרָאֵל לְמַמְזֵר וּלְנָתִין.
§ La michna enseigne parmi les déclarations dites avant la bataille : « Quel est l’homme qui a fiancé une femme et ne l’a pas prise ? Qu’il s’en aille et retourne chez lui » (Deutéronome 20:7). Les Sages ont enseigné : « qui a fiancé » fait référence à celui qui fiance une vierge, et à celui qui fiance une veuve, et à celui dont la yevama est une veuve attendant son yavam, c’est-à-dire cet homme dans les rangs militaires, afin d’accomplir le mariage léviratique. Et même s’il y a cinq frères, et que l’un d’eux meure à la guerre, ils reviennent tous pour la veuve. En outre, le verset aurait pu distinguer celui qui n’a pas pris de femme. Lorsque le verset précise : « et ne l’a pas prise, » cela exclut les hommes engagés dans des mariages interdits : une veuve fiancée à un Grand Prêtre ; soit une divorcée ou une yevama qui a effectué la ḥalitza [ḥaloutza], fiancée à un prêtre ordinaire ; une mamzeret ou une femme guivonéenne fiancée à un Israélite ; ou une femme israélite fiancée à un mamzer ou à un Guivonéen.
לֵימָא דְּלָא כְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, דְּאִי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, הָא אָמַר ״הַיָּרֵא וְרַךְ הַלֵּבָב״ — זֶה הַמִּתְיָירֵא מֵעֲבֵירוֹת שֶׁבְּיָדוֹ?
La Guemara demande : Dirons-nous que cette opinion n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yosei HaGelili ? Car, si elle était conforme à l’opinion de Rabbi Yosei HaGelili, il dit : Lorsque le verset met à part « craintif et au cœur faible » (Deutéronome 20:8), cela fait référence à quelqu’un qui a peur à cause des péchés qu’il a. Selon cette interprétation, celui qui épouse une femme qui lui est interdite devrait rentrer chez lui de la guerre à cause de sa faute, ce qui semble contredire l’opinion mentionnée ci-dessus selon laquelle un tel homme ne retourne pas des rangs.
אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, כִּדְרַבָּה. דְּאָמַר רַבָּה: לְעוֹלָם אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּבְעוֹל, מָה טַעַם: ״לֹא יִקָּח״ מִשּׁוּם ״לֹא יְחַלֵּל״ — מִשּׁוּם הָכִי אֵינוֹ לוֹקֶה עַד שֶׁיִּבְעוֹל.
La Guemara répond : Même si tu dis que la décision est conforme à l’opinion de Rabbi Yosei HaGelili, un tel homme ne retourne pas, conformément à l’opinion de Rabba. Comme Rabba l’a dit : un homme n’est jamais passible pour un mariage interdit tant qu’il n’a pas de relations sexuelles avec sa femme. En ce qui concerne les mariages interdits d’un Grand Prêtre, la Torah déclare : « Une veuve, ou une divorcée, ou une femme profanée, ou une prostituée, celles-là il ne les prendra pas… Et il ne profanera pas sa descendance parmi son peuple » (Lévitique 21:14–15). Quelle est la raison pour laquelle « il ne prendra pas » l’une de ces femmes comme épouse ? C’est à cause de : « Il ne profanera pas sa descendance » en ayant des relations sexuelles. Pour cette raison, il n’est pas flagellé tant qu’il n’a pas de relations sexuelles avec une femme qui lui est interdite. Par conséquent, même selon Rabbi Yosei HaGelili, celui qui ne fait que fiancer une femme qui lui est interdite pourrait ne pas rentrer chez lui depuis les rangs.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֲשֶׁר בָּנָה״, ״אֲשֶׁר נָטַע״, ״אֲשֶׁר אֵרַשׂ״, לִימְּדָה תּוֹרָה דֶּרֶךְ אֶרֶץ: שֶׁיִּבְנֶה אָדָם בַּיִת, וְיִטַּע כֶּרֶם, וְאַחַר כָּךְ יִשָּׂא אִשָּׁה. וְאַף שְׁלֹמֹה אָמַר בְּחׇכְמָתוֹ: ״הָכֵן בַּחוּץ מְלַאכְתֶּךָ וְעַתְּדָהּ בַּשָּׂדֶה לָךְ אַחַר וּבָנִיתָ בֵיתֶךָ״. ״הָכֵן בַּחוּץ מְלַאכְתֶּךָ״ — זֶה בַּיִת, ״וְעַתְּדָהּ בַּשָּׂדֶה לָךְ״ — זֶה כֶּרֶם, ״אַחַר וּבָנִיתָ בֵיתֶךָ״ — זוֹ אִשָּׁה.
§ Les Sages ont enseigné (Tosefta 7:20-21) : La Torah déclare : « Quel est l’homme qui a bâti » (Deutéronome 20:5), puis « qui a planté » (Deutéronome 20:6), et enfin « qui s’est fiancé » (Deutéronome 20:7). La Torah a enseigné à la personne la conduite souhaitable : Une personne doit construire une maison, puis planter une vigne, et ensuite épouser une femme. Et même le roi Salomon a dit dans sa sagesse : « Prépare ton ouvrage au dehors, et mets-le en état pour toi dans le champ ; et ensuite bâtis ta maison » (Proverbes 24:27). Les Sages ont expliqué : « Prépare ton ouvrage au dehors » ; cela est une maison. « Et mets-le en état pour toi dans le champ » ; cela est une vigne. « Et ensuite tu bâtiras ta maison » ; cela est une épouse.
דָּבָר אַחֵר: ״הָכֵן בַּחוּץ מְלַאכְתֶּךָ״ — זֶה מִקְרָא, ״וְעַתְּדָהּ בַּשָּׂדֶה לָךְ״ — זֶה מִשְׁנָה, ״אַחַר וּבָנִיתָ בֵיתֶךָ״ — זֶה גְּמָרָא. דָּבָר אַחֵר: ״הָכֵן בַּחוּץ מְלַאכְתֶּךָ״ — זֶה מִקְרָא וּמִשְׁנָה, ״וְעַתְּדָהּ בַּשָּׂדֶה לָךְ״ — זֶה גְּמָרָא, ״אַחַר וּבָנִית בֵיתֶךָ״ — אֵלּוּ מַעֲשִׂים טוֹבִים. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: ״הָכֵן בַּחוּץ מְלַאכְתֶּךָ״ — זֶה מִקְרָא וּמִשְׁנָה וּגְמָרָא, ״וְעַתְּדָהּ בַּשָּׂדֶה לָךְ״ — אֵלּוּ מַעֲשִׂים טוֹבִים, ״אַחַר וּבָנִיתָ בֵיתֶךָ״ — דְּרוֹשׁ וְקַבֵּל שָׂכָר.
Alternativement, ce verset peut être compris comme se rapportant à l’étude de la Torah : « Prépare ton travail au dehors » ; cela désigne l’étude de la Torah. « Et rends-le prêt pour toi dans le champ » ; cela désigne l’étude de la Mishna. « Ensuite tu bâtiras ta maison » ; cela désigne l’étude de la Guemara, l’analyse et la délibération sur les paroles des Sages. Alternativement : « Prépare ton travail au dehors » ; cela désigne l’étude de la Torah et de la Mishna. « Et rends-le prêt pour toi dans le champ » ; cela désigne l’étude de la Guemara. « Ensuite tu bâtiras ta maison » ; ce sont de bonnes actions. Rabbi Eliezer, fils de Rabbi Yossei HaGelili, dit : « Prépare ton travail au dehors » ; cela désigne l’étude de la Torah, de la Mishna et de la Guemara. « Et rends-le prêt pour toi dans le champ » ; ce sont de bonnes actions. « Ensuite tu bâtiras ta maison » ; expose de nouvelles compréhensions de la Torah et reçois une récompense, ce qui n’est possible qu’après les étapes initiales.
וְאֵלּוּ שֶׁאֵינָן חוֹזְרִין: הַבּוֹנֶה בֵּית שַׁעַר כּוּ׳. תָּנָא: אִם הוֹסִיף בּוֹ דִּימוֹס אֶחָד — חוֹזֵר. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אַף הַבּוֹנֶה בֵּית לְבֵנִים בַּשָּׁרוֹן — לֹא הָיָה חוֹזֵר. תָּנָא: מִפְּנֵי שֶׁמְּחַדְּשִׁין אוֹתוֹ פַּעֲמַיִם בְּשָׁבוּעַ.
§ La mishna enseigne : Et voici les hommes qui ne retournent pas des rangs : Celui qui construit un portail, ou une véranda fermée, ou un balcon… Rabbi Yehouda dit : Même celui qui reconstruit une maison telle qu’elle était à l’origine ne retournerait pas. Un Sage a enseigné (Tosefta 7:18) : Si quelqu’un ajoute une rangée supplémentaire de pierres [dimos] à la structure d’origine, il retourne des rangs. Cela suffit pour en faire une nouvelle construction. La mishna enseigne en outre : Rabbi Eliezer dit : Même celui qui construit une nouvelle maison en briques dans le Sharon ne retournerait pas. Un Sage a enseigné : C’est parce que les propriétaires la rénovent deux fois en une période de sept ans, et elle n’est donc pas considérée comme une structure permanente.
וְאֵלּוּ שֶׁאֵין זָזִין מִמְּקוֹמָן: בָּנָה בַּיִת חָדָשׁ וַחֲנָכוֹ וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״אִשָּׁה חֲדָשָׁה״ — אֵין לִי אֶלָּא אִשָּׁה חֲדָשָׁה, אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה מִנַּיִן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִשָּׁה״ מִכׇּל מָקוֹם. אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִשָּׁה חֲדָשָׁה״? מִי שֶׁחֲדָשָׁה לוֹ, יָצָא מַחֲזִיר גְּרוּשָׁתוֹ שֶׁאֵין חֲדָשָׁה לוֹ.
§ La michna enseigne : Voici les hommes qui ne même pas bougent de leur place : Celui qui a construit une maison et l’a inaugurée dans l’année ; celui qui a planté une vigne et a utilisé son fruit pendant moins d’un an ; celui qui épouse sa fiancée et celui qui épouse sa yevama, comme il est dit : « Lorsqu’un homme prend une femme nouvelle, il ne partira pas à l’armée et aucune affaire ne lui sera imposée ; il sera libre pour sa maison pendant un an, et il réjouira sa femme qu’il a prise » (Deutéronome 24:5). En ce qui concerne l’exemption d’un nouveau mari, les Sages ont enseigné un certain nombre de halakhot à partir de ce verset. De l’expression : « Une femme nouvelle » j’ai déduit seulement qu’un homme ne revient que pour une épouse nouvelle vierge. D’où puis-je déduire que cela s’applique aussi à une veuve ou une divorcée ? Le verset dit : « une femme », dans tous les cas. Si tel est le cas, quel est le sens lorsque le verset dit : « une femme nouvelle ? » Cela désigne celle qui est nouvelle pour lui, excluant celui qui remarie sa divorcée, qui n’est pas nouvelle pour lui.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״לֹא יֵצֵא בַּצָּבָא״. יָכוֹל בַּצָּבָא הוּא דְּלֹא יֵצֵא, אֲבָל יַסְפִּיק מַיִם וּמָזוֹן וִיתַקֵּן הַדְּרָכִים — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְלֹא יַעֲבֹר עָלָיו לְכׇל דָּבָר״. יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אַף הַבּוֹנֶה בַּיִת וְלֹא חֲנָכוֹ, נָטַע כֶּרֶם וְלֹא חִלְּלוֹ, אֵרַס אִשָּׁה וְלֹא לְקָחָהּ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עָלָיו״ — עָלָיו אִי אַתָּה מַעֲבִיר, אֲבָל אַתָּה מַעֲבִיר עַל אֲחֵרִים. וּמֵאַחַר דִּכְתַב ״לֹא יַעֲבֹר״, ״לֹא יֵצֵא בַּצָּבָא״ לְמָה לִי? לַעֲבוֹר עָלָיו בִּשְׁנֵי לָאוִין.
Les Sages ont enseigné au sujet du verset : « Il ne sortira pas avec l’armée » (Deutéronome 24:5) ; on aurait pu penser que c’est avec l’armée qu’il ne sort pas, mais qu’il va tout de même fournir de l’eau et de la nourriture à l’armée et réparer les routes pour eux. C’est pourquoi le verset déclare : « Et aucune affaire ne lui sera imposée. » On aurait pu penser que j’inclus même celui qui a construit une maison et ne l’a pas inaugurée, ou celui qui a planté une vigne et n’en a pas utilisé le fruit, ou celui qui a fiancé une femme et ne l’a pas prise pour épouse ? Le verset déclare : « Et aucune affaire ne lui sera imposée » ; tu ne lui imposes aucune responsabilité, mais tu en imposes aux autres. La Guemara demande : Et puisque la Torah déclare : « Et aucune affaire ne lui sera imposée », pourquoi ai-je besoin qu’il soit enseigné : « Il ne sortira pas avec l’armée » ? La Guemara répond : La Torah ajoute cette clause afin qu’il transgresse deux interdictions s’il part à la guerre : « Il ne sortira pas avec l’armée » et : « Et aucune affaire ne lui sera imposée. »
מַתְנִי׳ ״וְיָסְפוּ הַשֹּׁטְרִים לְדַבֵּר אֶל הָעָם וְגוֹ׳״, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״הַיָּרֵא וְרַךְ הַלֵּבָב״ — כְּמַשְׁמָעוֹ, שֶׁאֵינוֹ יָכוֹל לַעֲמוֹד בְּקִשְׁרֵי הַמִּלְחָמָה וְלִרְאוֹת חֶרֶב שְׁלוּפָה. רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: ״הַיָּרֵא וְרַךְ הַלֵּבָב״ — זֶהוּ הַמִּתְיָירֵא מִן הָעֲבֵירוֹת שֶׁבְּיָדוֹ, לְפִיכָךְ תָּלְתָה לוֹ הַתּוֹרָה אֶת כׇּל אֵלּוּ, שֶׁיַּחְזוֹר בִּגְלָלָן.
MICHNA : La michna poursuit sa discussion sur le discours prononcé avant la bataille. « Et les officiers continueront à parler au peuple, et ils diront : Quel est l’homme qui est craintif et au cœur faible ? Qu’il s’en aille et retourne chez lui » (Deutéronome 20:8). Rabbi Akiva dit : « Craintif et au cœur faible » doit être compris comme cela l’indique, à savoir que l’homme est incapable de se tenir dans les rangs de bataille et de voir une épée dégainée parce que cela l’effraiera. Rabbi Yossei HaGelili dit : « Craintif et au cœur faible » ; c’est quelqu’un qui a peur à cause des péchés qu’il a ; lui aussi retourne. C’est pourquoi la Torah lui a fourni toutes ces raisons supplémentaires d’exemption de l’armée afin qu’il puisse attribuer son départ à l’une d’elles. De cette manière, le pécheur peut quitter les rangs sans avoir à reconnaître publiquement qu’il est un pécheur.
רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט, מַמְזֶרֶת וּנְתִינָה לְיִשְׂרָאֵל, בַּת יִשְׂרָאֵל לְמַמְזֵר וּלְנָתִין — הֲרֵי הוּא הַיָּרֵא וְרַךְ הַלֵּבָב.
Rabbi Yosei dit : En ce qui concerne celui qui a fiancé une femme qui lui est interdite, y compris une veuve fiancée à un Grand Prêtre ; une divorcée ou une yevama qui a effectué la ḥalitza [ḥaloutza] fiancée à un prêtre ordinaire ; une mamzeret ou une femme guivonéenne fiancée à un Israélite ; ou une fille d'Israélite fiancée à un mamzer ou à un Guivonéen ; cet homme est celui que le verset appelle « craintif et au cœur faible. » Il craint que son péché ne compromette sa sécurité à la guerre.
״וְהָיָה כְּכַלֹּת הַשֹּׁטְרִים לְדַבֵּר אֶל הָעָם וּפָקְדוּ שָׂרֵי צְבָאוֹת בְּרֹאשׁ הָעָם״. וּבַעֲקֵיבוֹ שֶׁל עָם מַעֲמִידִין זְקִיפִין לִפְנֵיהֶם, וַאֲחֵרִים מֵאֲחוֹרֵיהֶם, וְכַשִּׁילִין שֶׁל בַּרְזֶל בִּידֵיהֶן, וְכׇל הַמְבַקֵּשׁ לַחְזוֹר — הָרְשׁוּת בְּיָדוֹ לְקַפֵּחַ אֶת שׁוֹקָיו.
La michna poursuit sa discussion. Le verset déclare : « Et il arrivera que, lorsque les officiers auront fini de parler au peuple, des chefs de légions seront nommés à la tête du peuple » (Deutéronome 20:9). La michna ajoute : Ainsi qu’à l’arrière du peuple. Les officiers placent des gardes [zekifin] devant eux, et d’autres gardes derrière eux, et ils ont des barres de fer [kashilin] dans les mains. Et en ce qui concerne quiconque tente de faire demi-tour et de fuir la guerre, le garde a la permission de frapper [lekape’aḥ] ses jambes