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מֵאַתְחַלְתָּא דְּמוֹעֵד.
ce qui implique que l’assemblée a lieu au début de la Fête, lorsque tout le peuple juif arrive à Jérusalem.
וְחַזַּן הַכְּנֶסֶת נוֹטֵל סֵפֶר תּוֹרָה וְנוֹתְנוֹ לְרֹאשׁ הַכְּנֶסֶת. שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ חוֹלְקִין כָּבוֹד לְתַלְמִיד בִּמְקוֹם הָרַב! אָמַר אַבָּיֵי: כּוּלָּהּ מִשּׁוּם כְּבוֹדוֹ דְּמֶלֶךְ.
§ Il est enseigné dans la michna : Et le préposé de la synagogue prend un rouleau de la Torah et le remet au chef de la synagogue, jusqu’à ce qu’il soit finalement transmis au roi. La Guemara suggère : On peut apprendre de là du fait que tous ces dignitaires reçoivent le rouleau de la Torah avant le roi que l’on peut accorder de l’honneur à un élève en présence du maître. Abaye a dit : On ne peut pas apporter de preuve d’ici, car tout le processus est pour l’honneur du roi, afin de montrer qu’il est séparé des gens ordinaires par de nombreux rangs.
וְהַמֶּלֶךְ עוֹמֵד וּמְקַבֵּל וְקוֹרֵא יוֹשֵׁב. אַגְרִיפַּס הַמֶּלֶךְ עָמַד וְקִיבֵּל וְקָרָא עוֹמֵד. עוֹמֵד מִכְּלָל דְּיוֹשֵׁב? וְהָאָמַר מָר: אֵין יְשִׁיבָה בַּעֲזָרָה אֶלָּא לְמַלְכֵי בֵּית דָּוִד בִּלְבַד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיָּבֹא הַמֶּלֶךְ דָּוִד וַיֵּשֶׁב לִפְנֵי ה׳ וַיֹּאמֶר וְגוֹ׳״! כִּדְאָמַר רַב חִסְדָּא: בְּעֶזְרַת נָשִׁים, הָכָא נָמֵי בְּעֶזְרַת נָשִׁים.
Il est enseigné dans la michna : Et le roi se tient debout, et reçoit le rouleau de la Torah, et lit dedans tout en étant assis. Le roi Agrippa se leva, et reçut le rouleau de la Torah, et lut dedans tout en étant debout. La Guemara demande : Par déduction, jusqu’à ce moment-là il était assis. Mais le Maître n’a-t-il pas dit (Tosefta, Sanhedrin 4:4) que s’asseoir dans la cour du Temple n’est permis qu’aux rois de la maison de David, comme il est dit : « Alors le roi David entra, et s’assit devant le Seigneur ; et il dit : Qui suis-je ? » (II Samuel 7:18). La Guemara répond : Comme Rav Ḥisda l’a dit dans un contexte similaire : Cela n’a pas eu lieu dans la cour des Israélites, où l’interdiction de s’asseoir s’applique, mais dans la cour des femmes. Ici aussi, l’assemblée était dans la cour des femmes.
וְשִׁבְּחוּהוּ חֲכָמִים. שִׁבְּחוּהוּ, מִכְּלָל דְּשַׁפִּיר עֲבַד? הָאָמַר רַב אָשֵׁי: אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר נָשִׂיא שֶׁמָּחַל עַל כְּבוֹדוֹ כְּבוֹדוֹ מָחוּל, מֶלֶךְ שֶׁמָּחַל עַל כְּבוֹדוֹ — אֵין כְּבוֹדוֹ מָחוּל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׂוֹם תָּשִׂים עָלֶיךָ מֶלֶךְ״, שֶׁתְּהֵא אֵימָתוֹ עָלֶיךָ!
Il est dit dans la michna que le roi Agrippa lut dans la Torah en restant debout, et les Sages le louèrent pour cela. La Guemara demande : Du fait qu’ils le louèrent, peut-on conclure qu’il a agi de manière appropriée ? Rav Ashi n’a-t-il pas dit : Même selon celui qui dit, au sujet d’un Nasi qui a renoncé à l’honneur qui lui est dû, que son honneur est considéré comme renoncé, c’est-à-dire qu’il peut le faire ; au sujet d’un roi qui a renoncé à l’honneur qui lui est dû, son honneur n’est pas considéré comme renoncé, comme il est dit : « Tu placeras assurément sur toi un roi » (Deutéronome 17:15). Cela est interprété comme signifiant que sa crainte doit être sur toi. La Torah établit que la crainte est une composante essentielle de la royauté, et il n’appartient pas au roi d’y renoncer.
מִצְוָה שָׁאנֵי.
La Guemara répond : puisqu’il a renoncé à son honneur pour le bien d’une mitsva, cette situation est différente et ne le déshonore pas.
וּכְשֶׁהִגִּיעַ לְ״לֹא תוּכַל לָתֵת״. תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי נָתָן: בְּאוֹתָהּ שָׁעָה נִתְחַיְּיבוּ שׂוֹנְאֵי יִשְׂרָאֵל כְּלָיָיה — שֶׁהֶחֱנִיפוּ לוֹ לְאַגְרִיפַּס.
La michna continue : Et lorsque Agrippa arriva au verset : « Tu ne peux pas nommer sur toi un étranger » (Deutéronome 17:15), des larmes coulèrent de ses yeux parce qu’il était un descendant de la maison d’Hérode et n’était pas d’origine juive. Toute la nation lui dit : Tu es notre frère. Il est enseigné au nom de Rabbi Natan : À ce moment-là les ennemis du peuple juif, un euphémisme pour le peuple juif, furent condamnés à la destruction pour avoir flatté Agrippa.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן חֲלַפְתָּא: מִיּוֹם שֶׁגָּבַר אֶגְרוֹפָהּ שֶׁל חֲנוּפָּה — נִתְעַוְּותוּ הַדִּינִין, וְנִתְקַלְקְלוּ הַמַּעֲשִׂים, וְאֵין אָדָם יָכוֹל לוֹמַר לַחֲבֵירוֹ ״מַעֲשַׂי גְּדוֹלִים מִמַּעֲשֶׂיךָ״.
Rabbi Shimon ben Ḥalafta dit : Depuis le jour où le pouvoir de la flatterie a prévalu, le jugement s’est corrompu, et les actes des gens se sont corrompus, et une personne ne peut pas dire à une autre : Mes actes sont plus grands que tes actes, car chacun flatte l’autre et les gens ne connaissent plus la vérité.
דָּרֵשׁ רַבִּי יְהוּדָה בַּר מַעְרְבָא, וְאִיתֵּימָא רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי: מוּתָּר לְהַחְנִיף לִרְשָׁעִים בָּעוֹלָם הַזֶּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יִקָּרֵא עוֹד לְנָבָל נָדִיב וּלְכִילַי לֹא יֵאָמֵר שׁוֹעַ״, מִכְּלָל דְּבָעוֹלָם הַזֶּה שְׁרֵי.
Rabbi Yehouda de l’Ouest, Eretz Yisrael, et certains disent Rabbi Shimon ben Pazi, a enseigné : Il est permis de flatter les méchants dans ce monde, comme il est dit au sujet de l’avenir : « La personne vile ne sera plus appelée généreuse, et l’avare ne sera pas dit noble » (Isaïe 32:5). Par inférence, cela indique que dans ce monde il est permis de les flatter.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אָמַר, מֵהָכָא: ״כִּרְאֹת פְּנֵי אֱלֹהִים וַתִּרְצֵנִי״.
Rabbi Shimon ben Lakish a dit que cela peut être prouvé d’ici. Jacob dit à Ésaü : « J’ai vu ton visage, comme on voit le visage d’anges, et tu m’as accueilli favorablement » (Genèse 33:10). Jacob l’a flatté en comparant le fait de le voir à une vision divine.
וּפְלִיגָא דְּרַבִּי לֵוִי. דְּאָמַר רַבִּי לֵוִי: מָשָׁל שֶׁל יַעֲקֹב וְעֵשָׂו לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה? לְאָדָם שֶׁזִּימֵּן אֶת חֲבֵירוֹ וְהִכִּיר בּוֹ שֶׁמְבַקֵּשׁ לְהוֹרְגוֹ, אָמַר לוֹ: טְעַם תַּבְשִׁיל זֶה שֶׁאֲנִי טוֹעֵם כְּתַבְשִׁיל שֶׁטָּעַמְתִּי בְּבֵית הַמֶּלֶךְ. אָמַר: יָדַע לֵיהּ מַלְכָּא, מִיסְתְּפֵי וְלָא קָטֵיל לֵיהּ.
La Guemara note : Et Rabbi Shimon ben Lakish, en interprétant la déclaration de Jacob, est en désaccord avec Rabbi Levi, car Rabbi Levi dit : En ce qui concerne la rencontre entre Jacob et Ésaü, à quoi cela est-il comparable ? À une personne qui en invita une autre chez elle et l’invité se rendit compte qu’il voulait le tuer. L’invité lui dit : Le goût de ce plat que je goûte est comme celui d’un plat que j’ai goûté dans la maison du roi. L’hôte se dit alors à lui-même : Le roi doit le connaître. Par conséquent, il eut peur et ne le tua pas. De même, lorsque Jacob dit à Ésaü que son visage est comme le visage d’un ange, il entendait lui faire savoir qu’il avait vu des anges, afin de lui inspirer de la crainte pour qu’Ésaü ne cherche pas à lui faire du mal.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל אָדָם שֶׁיֵּשׁ בּוֹ חֲנוּפָּה מֵבִיא אַף לָעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְחַנְפֵי לֵב יָשִׂימוּ אָף״, וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁאֵין תְּפִלָּתוֹ נִשְׁמַעַת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יְשַׁוְּעוּ כִּי אֲסָרָם״.
Rabbi Elazar dit : Toute personne qui a de la flatterie en elle apporte la colère au monde, comme il est dit : « Mais ceux qui ont de la flatterie dans leur cœur amènent la colère » (Job 36:13). De plus, sa prière n’est pas entendue, comme il est dit dans ce même verset : « Ils ne crient pas à l’aide quand Il les lie. »
(סִימַן: אַף עוּבָּר גֵּיהִנָּם בְּיָדוֹ נִידָּה גּוֹלָה).
La Guemara cite un moyen mnémotechnique pour les déclarations de Rabbi Elazar : Colère, fœtus, Géhenne, dans ses mains, femme menstruée, exilé.
וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל אָדָם שֶׁיֵּשׁ בּוֹ חֲנוּפָּה — אֲפִילּוּ עוּבָּרִין שֶׁבִּמְעֵי אִמָּן מְקַלְּלִין אוֹתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֹמֵר לְרָשָׁע צַדִּיק אָתָּה יִקְּבֻהוּ עַמִּים יִזְעָמוּהוּ לְאֻמִּים״, וְאֵין ״קוֹב״ אֶלָּא קְלָלָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא קַבֹּה אֵל״, וְאֵין ״לְאוֹם״ אֶלָּא עוּבָּרִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּלְאֹם מִלְּאֹם יֶאֱמָץ״.
Et Rabbi Elazar dit : Toute personne qui a de la flatterie en elle, même les fœtus dans le ventre de leur mère la maudissent, comme il est dit : « Celui qui dit au méchant : Tu es juste, les peuples le maudiront [yikkevuhu], les nations [leummim] l’exécreront » (Proverbes 24:24) ; et kov, la racine linguistique du mot yikkevuhu, signifie seulement une malédiction, comme il est dit : Balaam a expliqué qu’il n’a pas maudit le peuple juif, comme il a dit : « Comment pourrais-je maudire [ekkov] celui que Dieu n’a pas maudit [kabbo] ? » (Nombres 23:8). Et le’om est interprété de manière homilétique comme signifiant seulement des fœtus, comme il est dit au sujet de Jacob et Ésaü, lorsqu’ils étaient encore dans le ventre de Rébecca : « Et un peuple [le’om] sera plus fort que l’autre peuple [le’om] » (Genèse 25:23).
וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל אָדָם שֶׁיֵּשׁ בּוֹ חֲנוּפָּה נוֹפֵל בְּגֵיהִנָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הוֹי הָאוֹמְרִים לָרַע טוֹב וְלַטּוֹב רָע וְגוֹ׳״, מָה כְּתִיב אַחֲרָיו: ״לָכֵן כֶּאֱכֹל קַשׁ לְשׁוֹן אֵשׁ וַחֲשַׁשׁ לֶהָבָה יִרְפֶּה וְגוֹ׳״.
Et Rabbi Elazar dit : Toute personne qui a de la flatterie en elle tombe dans le Guehinom, comme il est dit : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal » (Isaïe 5:20). Qu’est-il écrit ensuite ? « C’est pourquoi, comme la langue de feu dévore le chaume, et comme la balle est consumée par la flamme » (Isaïe 5:24), ce qui signifie que les personnes décrites dans le verset précédent finiront par brûler comme du chaume dans les feux du Guehinom.
וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל הַמַּחְנִיף לַחֲבֵירוֹ — סוֹף נוֹפֵל בְּיָדוֹ, וְאִם אֵינוֹ נוֹפֵל בְּיָדוֹ — נוֹפֵל בְּיַד בָּנָיו, וְאִם אֵינוֹ נוֹפֵל בְּיַד בָּנָיו — נוֹפֵל בְּיַד בֶּן בְּנוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר יִרְמְיָה הַנָּבִיא [לַחֲנַנְיָה] אָמֵן כֵּן יַעֲשֶׂה ה׳ יָקֵם ה׳ אֶת דְּבָרֶיךָ״, וּכְתִיב:
Et Rabbi Elazar dit : Quiconque flatte un autre finit par tomber entre ses mains. Et s’il ne tombe pas entre ses mains, il tombe entre les mains de ses enfants. Et s’il ne tombe pas entre les mains de ses enfants, il tombe entre les mains de ses petits-enfants, comme il est dit : « Alors le prophète Jérémie dit à Hanania… Amen, que le Seigneur fasse ainsi, que le Seigneur accomplisse tes paroles » (Jérémie 28:5–6). Ce fut une forme de flatterie, car Jérémie n’a pas dit explicitement que Hanania était un faux prophète. Et il est écrit :

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