מַה שֶּׁהִבְטַחְתָּנוּ. הַשְׁקִיפָה מִמְּעוֹן קׇדְשְׁךָ מִן הַשָּׁמַיִם וְגוֹ׳״.
comme Tu nous l’as promis, à savoir : « Ainsi ils mettront Mon nom sur les enfants d’Israël, et Je les bénirai » (Nombres 6:27). « Regarde depuis Ta sainte demeure, depuis les cieux, et bénis Ton peuple, Israël » (Deutéronome 26:15).
אָמַר רַב חִסְדָּא: אֵין הַכֹּהֲנִים רַשָּׁאִים לָכוֹף קִישְׁרֵי אֶצְבְּעוֹתֵיהֶן עַד שֶׁיַּחְזִרוּ פְּנֵיהֶם מִן הַצִּבּוּר. אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב חִסְדָּא: אֵין הַקּוֹרֵא רַשַּׁאי לִקְרוֹת ״כֹּהֲנִים״ עַד שֶׁיִּכְלֶה ״אָמֵן״ מִפִּי הַצִּבּוּר,
§ Rav Ḥisda dit : Les prêtres qui étendent leurs mains pendant la bénédiction ne sont pas autorisés à plier les articulations de leurs doigts jusqu’à ce qu’ils détournent leur visage de l’assemblée après avoir achevé la bénédiction. Rabbi Zeira dit que Rav Ḥisda dit : Celui qui appelle les prêtres à s’avancer n’est pas autorisé à crier : Prêtres, jusqu’à ce que la réponse amen à la bénédiction de remerciement se termine de la bouche de l’assemblée, afin de garantir que tous entendent les voix des prêtres.
וְאֵין הַכֹּהֲנִים רַשָּׁאִין לְהַתְחִיל בִּבְרָכָה עַד שֶׁיִּכְלֶה דִּיבּוּר מִפִּי הַקּוֹרֵא, וְאֵין הַצִּבּוּר רַשָּׁאִין לַעֲנוֹת ״אָמֵן״ עַד שֶׁתִּכְלֶה בְּרָכָה מִפִּי הַכֹּהֲנִים, וְאֵין הַכֹּהֲנִים רַשָּׁאִין לְהַתְחִיל בִּבְרָכָה אַחֶרֶת עַד שֶׁיִּכְלֶה ״אָמֵן״ מִפִּי הַצִּבּוּר.
Et pour la même raison, les prêtres ne sont pas autorisés à commencer à réciter la bénédiction avant que la déclaration de celui qui appelle, c’est-à-dire son annonce : Prêtres, ne se termine de sa bouche. Et l’assemblée n’est pas autorisée à répondre amen avant que la bénédiction ne se termine de la bouche des prêtres. Et les prêtres ne sont pas autorisés à commencer à réciter une autre bénédiction avant que la réponse amen à la bénédiction précédente ne se termine de la bouche de l’assemblée.
וְאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב חִסְדָּא: אֵין הַכֹּהֲנִים רַשָּׁאִין לְהַחְזִיר פְּנֵיהֶם מִן הַצִּבּוּר עַד שֶׁיַּתְחִיל שְׁלִיחַ צִבּוּר בְּ״שִׂים שָׁלוֹם״, וְאֵינָן רַשָּׁאִין לַעֲקוֹר רַגְלֵיהֶם וְלֵילֵךְ עַד שֶׁיִּגְמוֹר שְׁלִיחַ צִבּוּר ״שִׂים שָׁלוֹם״.
Et Rabbi Zeira dit que Rav Ḥisda dit : Les prêtres ne sont pas autorisés à se détourner de l’assemblée après avoir achevé la bénédiction jusqu’à ce que l’officiant commence à dire la bénédiction : Accorde la paix. Et ils ne sont pas autorisés à déplacer leurs pieds et à partir de l’estrade jusqu’à ce que l’officiant termine de dire la bénédiction : Accorde la paix.
וְאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב חִסְדָּא: אֵין הַצִּבּוּר רַשָּׁאִין לַעֲנוֹת ״אָמֵן״ עַד שֶׁתִּכְלֶה בְּרָכָה מִפִּי הַקּוֹרֵא, וְאֵין הַקּוֹרֵא רַשַּׁאי לִקְרוֹת בַּתּוֹרָה עַד שֶׁיִּכְלֶה ״אָמֵן״ מִפִּי הַצִּבּוּר, וְאֵין הַמְתַרְגֵּם רַשַּׁאי לְהַתְחִיל בַּתַּרְגּוּם עַד שֶׁיִּכְלֶה פָּסוּק מִפִּי הַקּוֹרֵא, וְאֵין הַקּוֹרֵא רַשַּׁאי לְהַתְחִיל בְּפָסוּק אַחֵר עַד שֶׁיִּכְלֶה תַּרְגּוּם מִפִּי הַמְתַרְגֵּם.
Et, dans le même esprit, Rabbi Zeira dit que Rav Ḥisda dit : Il n’est pas permis à l’assemblée de répondre amen à la bénédiction récitée sur la lecture de la Torah jusqu’à ce que la bénédiction de celui qui lit dans la Torah se termine de sa bouche. Et il n’est pas permis au lecteur de commencer à lire dans la Torah jusqu’à ce que la réponse amen à la bénédiction précédente se termine de la bouche de l’assemblée. Et il n’est pas permis au traducteur de commencer la traduction de la lecture de la Torah jusqu’à ce que la lecture du verset de la Torah se termine de la bouche du lecteur. Et il n’est pas permis au lecteur de commencer à lire un autre verset jusqu’à ce que la traduction se termine de la bouche du traducteur.
אָמַר רַבִּי תַּנְחוּם אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הַמַּפְטִיר בְּנָבִיא, צָרִיךְ שֶׁיִּקְרָא בַּתּוֹרָה תְּחִילָּה, וְאָמַר רַבִּי תַּנְחוּם אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אֵין הַמַּפְטִיר רַשַּׁאי לְהַפְטִיר בַּנָּבִיא עַד שֶׁיִּגָּלֵל סֵפֶר תּוֹרָה.
Rabbi Tanḥum dit que Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Celui qui conclut par une lecture des Prophètes [haftara] doit d’abord lire plusieurs versets de la Torah. Et Rabbi Tanḥum dit que Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Il n’est pas permis à celui qui conclut de conclure par une lecture des Prophètes tant que le rouleau de la Torah n’a pas été roulé.
וְאָמַר רַבִּי תַּנְחוּם אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אֵין שְׁלִיחַ צִבּוּר רַשַּׁאי לְהַפְשִׁיט אֶת הַתֵּיבָה בַּצִּבּוּר, מִפְּנֵי כְּבוֹד צִבּוּר.
Et Rabbi Tanḥum dit que Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Il n’est pas permis au chef de prière de découvrir la couverture décorative de l’arche en public, par respect pour l’assemblée. Il est inapproprié de faire attendre l’assemblée pendant que cela se fait.
וְאָמַר רַבִּי תַּנְחוּם אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אֵין הַצִּבּוּר רַשָּׁאִין לָצֵאת, עַד שֶׁיִּנָּטֵל סֵפֶר תּוֹרָה וְיָנֻיחַ בִּמְקוֹמוֹ. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: עַד שֶׁיֵּצֵא.
Et Rabbi Tanḥum dit que Rabbi Yehoshua ben Levi dit : L’assemblée n’est pas autorisée à partir de la synagogue après la lecture de la Torah jusqu’à ce que le rouleau de la Torah ait été pris et préparé pour être remis à sa place, car le rouleau de la Torah était habituellement conservé près de la synagogue. Et Shmuel dit : Ils ne peuvent pas partir jusqu’à ce que le rouleau de la Torah soit effectivement sorti de la synagogue, par respect pour le rouleau de la Torah.
וְלָא פְּלִיגִי: הָא — דְּאִיכָּא פִּיתְחָא אַחֲרִינָא. הָא — דְּלֵיכָּא פִּיתְחָא אַחֲרִינָא. אָמַר רָבָא, בַּר אֲהִינָא אַסְבְּרַהּ לִי: ״אַחֲרֵי ה׳ אֱלֹהֵיכֶם תֵּלֵכוּ״.
La Guemara commente : Et ils ne sont pas en désaccord au sujet de la halakha. Ils discutaient plutôt de situations différentes. Cette déclaration de Rabbi Yehoshua ben Levi fait référence à un cas où il y a une autre sortie. Lorsque le rouleau de la Torah est sorti par une issue, les gens peuvent partir par l’autre issue. Cependant, cette autre déclaration de Shmuel fait référence à un cas où il n’y a pas d’autre sortie, et par conséquent l’assemblée doit attendre que la Torah soit sortie. Rava a dit : Le Sage bar Ahina m’a expliqué que cette halakha est dérivée du verset : « Vous marcherez à la suite du Seigneur votre Dieu » (Deutéronome 13:5), ce qui signifie qu’il faut marcher derrière le rouleau de la Torah et non devant lui.
בִּזְמַן שֶׁהַכֹּהֲנִים מְבָרְכִים אֶת הָעָם, מָה הֵן אוֹמְרִים? אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב חִסְדָּא: ״בָּרְכוּ ה׳ מַלְאָכָיו גִּבֹּרֵי כֹחַ וְגוֹ׳״, ״בָּרְכוּ ה׳ כׇּל צְבָאָיו מְשָׁרְתָיו עוֹשֵׂי רְצוֹנוֹ״, ״בָּרְכוּ ה׳ כׇּל מַעֲשָׂיו בְּכׇל מְקֹמוֹת מֶמְשַׁלְתּוֹ בָּרְכִי נַפְשִׁי אֶת ה׳״.
§ La Guemara continue de discuter de la Bénédiction sacerdotale. Lorsque les prêtres bénissent le peuple, que dit le peuple ? Rabbi Zeira dit que Rav Ḥisda dit : Pour chaque bénédiction que les prêtres récitent, ils répondent par une bénédiction tirée de la Torah : « Bénissez le Seigneur, Ses anges, puissants en force, qui accomplissez Sa parole, en écoutant la voix de Sa parole » (Psaumes 103:20), « Bénissez le Seigneur, toutes Ses armées, Ses ministres qui font Sa volonté » (Psaumes 103:21), et « Bénissez le Seigneur, toutes Ses œuvres, dans tous les lieux de Sa domination ; bénis le Seigneur, ô mon âme » (Psaumes 103:22).
בְּמוּסְפֵי דְשַׁבְּתָא, מָה הֵן אוֹמְרִים? אָמַר רַבִּי אַסִּי: ״שִׁיר הַמַּעֲלוֹת הִנֵּה בָּרְכוּ אֶת ה׳ כׇּל עַבְדֵי ה׳ וְגוֹ׳ שְׂאוּ יְדֵיכֶם קֹדֶשׁ וּבָרְכוּ אֶת ה׳״, ״בָּרוּךְ ה׳ מִצִּיּוֹן שׁוֹכֵן יְרוּשָׁלִָם הַלְלוּיָהּ״.
Lorsque les prêtres montent une seconde fois pour bénir l’assemblée pendant la prière additionnelle de Chabbat, que dit le peuple ? Il ne convient pas qu’ils répètent les mêmes versets de louange qu’ils ont récités auparavant. Rabbi Assi a dit : Ils disent : « Chant des montées. Voici, bénissez l’Éternel, vous tous, serviteurs de l’Éternel, qui vous tenez dans la maison de l’Éternel durant les veilles de la nuit » (Psaumes 134:1), « Élevez vos mains dans la sainteté et bénissez l’Éternel » (Psaumes 134:2), et « Béni soit l’Éternel depuis Sion, Lui qui demeure à Jérusalem. Alléluia » (Psaumes 135:21).
וְלֵימָא נָמֵי ״יְבָרֶכְךָ ה׳ מִצִּיּוֹן״, דִּכְתִיב בְּהָהוּא עִנְיָינָא! אָמַר יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי: מִתּוֹךְ שֶׁהִתְחִיל בְּבִרְכוֹתָיו שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מְסַיֵּים בְּבִרְכוֹתָיו שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא.
La Guemara demande : Et qu’ils disent aussi le troisième verset qui apparaît juste après les deux premières bénédictions : « Que le Seigneur te bénisse depuis Sion » (Psaumes 134:3), comme cela est écrit dans ce même sujet. Yehuda, fils de Rabbi Shimon ben Pazi, dit : Puisqu’ils ont commencé par des bénédictions du Saint, béni soit-Il, ils doivent terminer par une bénédiction du Saint, béni soit-Il, plutôt que de réciter ce verset, qui est une bénédiction pour le peuple juif.
בְּמִנְחֲתָא דְתַעֲנִיתָא מַאי אָמְרִי? אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: ״אִם עֲוֹנֵינוּ עָנוּ בָנוּ ה׳ עֲשֵׂה לְמַעַן שְׁמֶךָ״, ״מִקְוֵה יִשְׂרָאֵל מוֹשִׁיעוֹ בְּעֵת צָרָה לָמָּה תִהְיֶה כְּגֵר בָּאָרֶץ וְגוֹ׳״, ״לָמָּה תִהְיֶה כְּאִישׁ נִדְהָם כְּגִבּוֹר לֹא יוּכַל לְהוֹשִׁיעַ וְגוֹ׳״.
La Guemara demande : Lorsque les prêtres montent pour réciter la Bénédiction sacerdotale pendant la prière de l’après-midi d’un jour de jeûne, que dit le peuple ? Rav Aḥa bar Ya’akov a dit : Ils disent : « Bien que nos iniquités témoignent contre nous, ô Seigneur, agis pour l’amour de Ton nom » (Jérémie 14:7), « Espoir d’Israël, son sauveur aux temps de détresse, pourquoi serais-Tu comme un étranger dans le pays et comme un voyageur qui se détourne pour passer la nuit ? » (Jérémie 14:8), et « Pourquoi serais-Tu comme un homme frappé de stupeur, comme un homme puissant qui ne peut sauver ? Pourtant, Toi, ô Seigneur, Tu es au milieu de nous, et Ton nom est invoqué sur nous ; ne nous abandonne pas » (Jérémie 14:9).