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וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן דַּאֲתַאי אִשָּׁה מֵעִיקָּרָא.
Et de quoi traitons-nous ici dans la michna ? Un cas où une femme, qui est généralement disqualifiée pour témoigner, est venue au départ et a témoigné que la femme a commis l’adultère, et deux témoins disent qu’elle ne l’a pas commis.
וְתָרְצַהּ לִדְרַבִּי נְחֶמְיָה הָכִי, רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: כׇּל מָקוֹם שֶׁהֶאֱמִינָה תּוֹרָה עֵד אֶחָד — הַלֵּךְ אַחַר רוֹב דֵּיעוֹת, וְעָשׂוּ שְׁתֵּי נָשִׁים בְּאִשָּׁה אַחַת כִּשְׁנֵי אֲנָשִׁים בְּאִישׁ אֶחָד. אֲבָל שְׁתֵּי נָשִׁים בְּאִישׁ אֶחָד — כִּי פַּלְגָא וּפַלְגָא דָּמֵי.
Et selon cette interprétation, tu dois modifier la déclaration de Rabbi Neḥemya afin qu’elle se lise ainsi : Rabbi Neḥemya dit : Partout où la Torah s’appuie sur un seul témoin, suis la majorité des avis. Et les Sages ont établi que deux femmes contre une femme sont comme deux hommes contre un homme. Mais deux femmes en opposition à un homme qui est un témoin valide sont comme la moitié d’une paire de témoins et la moitié d’une paire de témoins, et la michna n’a pas traité ce cas.
וְתַרְתֵּי בִּפְסוּלֵי עֵדוּת לְמָה לִי? מַהוּ דְּתֵימָא: כִּי אָזְלִינַן בָּתַר רוֹב דֵּיעוֹת לְחוּמְרָא, אֲבָל לְקוּלָּא לָא אָזְלִינַן, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara soulève une question sur ces deux interprétations de la michna : Et pourquoi ai-je besoin de deux cas dans la michna pour enseigner la halakha selon laquelle on suit l’opinion majoritaire de ceux qui sont disqualifiés pour rendre témoignage ? La Guemara explique : Cela est nécessaire, de peur que tu ne dises que, lorsque nous suivons l’opinion majoritaire dans le cas de témoins invalides, c’est pour être rigoureux et contraindre la femme à boire l’eau amère, par exemple si un témoin a dit qu’elle a commis l’adultère et que deux ont dit que non, mais pour être indulgent et l’exempter de devoir boire l’eau, nous ne suivons pas l’opinion majoritaire, et elle boirait quand même l’eau même s’il y a un témoin disant qu’elle n’a pas commis l’adultère ; par conséquent, la michna nous enseigne qu’il n’y a aucune différence à cet égard, et l’opinion majoritaire est suivie dans tous les cas.


הֲדַרַן עֲלָךְ מִי שֶׁקִּינֵּא

אֵלּוּ נֶאֱמָרִין בְּכׇל לָשׁוֹן: פָּרָשַׁת סוֹטָה, וּוִידּוּי מַעֲשֵׂר, קְרִיַּת שְׁמַע, וּתְפִלָּה, וּבִרְכַּת הַמָּזוֹן, וּשְׁבוּעַת הָעֵדוּת, וּשְׁבוּעַת הַפִּיקָּדוֹן.
MISHNA :Ceux-ci sont récités dans n’importe quelle langue, et non spécifiquement en hébreu : Le passage de l’avertissement et le serment administrés par le prêtre à une femme soupçonnée par son mari d’avoir été infidèle [sota] ; et la déclaration des dîmes, qui a lieu après la troisième et la sixième années du cycle sabbatique de sept ans, lorsqu’on déclare avoir donné ses dîmes comme il convient ; Shema ; et la prière de la Amida ; et le Bénédicité après les repas ; et un serment de témoignage, par lequel on jure ne pas avoir de témoignage à fournir sur une question donnée ; et un serment concernant un dépôt, par lequel on jure ne pas être en possession du dépôt d’autrui.
וְאֵלּוּ נֶאֱמָרִין בִּלְשׁוֹן הַקּוֹדֶשׁ: מִקְרָא בִּיכּוּרִים, וַחֲלִיצָה, בְּרָכוֹת וּקְלָלוֹת, בִּרְכַּת כֹּהֲנִים, וּבִרְכַּת כֹּהֵן גָּדוֹל, וּפָרָשַׁת הַמֶּלֶךְ, וּפָרָשַׁת עֶגְלָה עֲרוּפָה, וּמְשׁוּחַ מִלְחָמָה בְּשָׁעָה שֶׁמְּדַבֵּר אֶל הָעָם.
Et ceux-ci sont récités uniquement dans la langue sacrée, l’hébreu : La récitation des versets que l’on dit lorsqu’on apporte les prémices au Temple ; et les récitations qui font partie du rituel par lequel un yavam libère une yevama de ses liens léviratiques [ḥalitza] ; les bénédictions et malédictions prononcées sur le mont Garizim et le mont Ebal ; la Bénédiction sacerdotale ; et la bénédiction sur la Torah récitée par le Grand Prêtre à Yom Kippour ; et la section de la Torah lue par le roi lors de l’assemblée de Souccot à la fin de l’Année sabbatique ; et la section récitée durant le rituel d’une génisse à la nuque brisée, lorsqu’une personne est retrouvée tuée dans une zone située entre deux villes et que le meurtrier est inconnu ; et le discours d’un prêtre oint pour la guerre lorsqu’il s’adresse à la nation avant de partir au combat.
מִקְרָא בִּיכּוּרִים כֵּיצַד? ״וְעָנִיתָ וְאָמַרְתָּ לִפְנֵי ה׳ אֱלֹהֶיךָ״, וּלְהַלָּן הוּא אוֹמֵר: ״וְעָנוּ הַלְוִיִּם וְאָמְרוּ״. מָה לְהַלָּן בִּלְשׁוֹן הַקּוֹדֶשׁ — אַף כָּאן בִּלְשׁוֹן הַקּוֹדֶשׁ.
Comment déduit-on que la récitation lors de l’apport des premiers fruits est récitée spécifiquement en hébreu ? Lorsque la Torah traite de cette mitsva, elle déclare : « Et tu parleras et diras devant le Seigneur ton Dieu » (Deutéronome 26:5), et plus bas, dans la discussion des bénédictions et des malédictions, elle déclare : « Et les Lévites parleront et diront » (Deutéronome 27:14). De même que là-bas, les Lévites parlent dans la langue sacrée, de même ici, la récitation est dans la langue sacrée.
חֲלִיצָה כֵּיצַד? ״וְעָנְתָה וְאָמְרָה״, וּלְהַלָּן הוּא אוֹמֵר: ״וְעָנוּ הַלְוִיִּם וְאָמְרוּ״. מָה לְהַלָּן בִּלְשׁוֹן הַקּוֹדֶשׁ — אַף כָּאן בִּלְשׁוֹן הַקּוֹדֶשׁ.
Comment déduit-on que la récitation lors d’une cérémonie de ḥalitza doit être en hébreu ? Le verset dans la portion de la Torah traitant de la ḥalitza déclare : « Et elle parlera et dira » (Deutéronome 25:9), et plus loin il est dit : « Et les Lévites parleront et diront » (Deutéronome 27:14). De même que là-bas, les Lévites parlent dans la langue sacrée, de même ici, la récitation est dans la langue sacrée.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״וְעָנְתָה וְאָמְרָה כָּכָה״ — עַד שֶׁתֹּאמַר בַּלָּשׁוֹן הַזֶּה.
Rabbi Yehouda dit : Cela peut être déduit d’un autre mot dans le verset : « Et elle prendra la parole et dira : Ainsi sera-t-il fait à l’homme qui ne bâtira pas la maison de son frère » (Deutéronome 25:9). Le mot « ainsi » indique que sa déclaration est sans effet à moins qu’elle ne la dise avec ces exactes paroles.
בְּרָכוֹת וּקְלָלוֹת כֵּיצַד? כֵּיוָן שֶׁעָבְרוּ יִשְׂרָאֵל אֶת הַיַּרְדֵּן וּבָאוּ אֶל הַר גְּרִיזִים וְאֶל הַר עֵיבָל שֶׁבְּשׁוֹמְרוֹן, שֶׁבְּצַד שְׁכֶם, שֶׁבְּאֵצֶל אֵלוֹנֵי מוֹרֶה. שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֲלֹא הֵמָּה בְּעֵבֶר הַיַּרְדֵּן וְגוֹ׳״, וּלְהַלָּן הוּא אוֹמֵר: ״וַיַּעֲבֹר אַבְרָם בָּאָרֶץ עַד מְקוֹם שְׁכֶם עַד אֵלוֹן מוֹרֶה״. מָה אֵלוֹן מוֹרֶה הָאָמוּר לְהַלָּן — שְׁכֶם, אַף אֵלוֹן מוֹרֶה הָאָמוּר כָּאן — שְׁכֶם.
Comment la cérémonie des bénédictions et malédictions a-t-elle eu lieu ? Lorsque le peuple juif traversa le Jourdain, il arriva au mont Garizim et au mont Ébal, qui se trouvent en Samarie à côté de la ville de Sichem, qui est près des chênes de Moré, comme il est dit : « Ne sont-ils pas au-delà du Jourdain, derrière le chemin du coucher du soleil, dans le pays des Cananéens qui habitent dans la Araba, vis-à-vis de Guilgal, près des chênes de Moré ? » (Deutéronome 11:30), et là il est dit : « Et Abram traversa le pays jusqu’au lieu de Sichem, jusqu’aux chênes de Moré » (Genèse 12:6). De même que les chênes de Moré mentionnés là-bas au sujet d’Abraham sont près de Sichem, de même les chênes de Moré mentionnés ici sont près de Sichem.
שִׁשָּׁה שְׁבָטִים עָלוּ לְרֹאשׁ הַר גְּרִיזִים וְשִׁשָּׁה שְׁבָטִים עָלוּ לְרֹאשׁ הַר עֵיבָל, וְהַכֹּהֲנִים וְהַלְוִיִּם וְהָאָרוֹן עוֹמְדִים לְמַטָּה בָּאֶמְצַע. הַכֹּהֲנִים מַקִּיפִין אֶת הָאָרוֹן, וְהַלְוִיִּם אֶת הַכֹּהֲנִים, וְכׇל יִשְׂרָאֵל מִכָּאן וּמִכָּאן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכׇל יִשְׂרָאֵל וּזְקֵנָיו וְשֹׁטְרִים וְשֹׁפְטָיו עוֹמְדִים מִזֶּה וּמִזֶּה לָאָרוֹן וְגוֹ׳״.
Six tribus montèrent au sommet du mont Garizim et six tribus montèrent au sommet du mont Ébal, et les prêtres, les lévites et l’Arche se tenaient en bas, au milieu, entre les deux montagnes. Les prêtres entouraient l’Arche, et les lévites entouraient les prêtres, et tout le reste du peuple juif se tenait sur les montagnes de ce côté-ci et de ce côté-là, comme il est dit : « Et tout Israël, ses anciens, ses officiers et ses juges, se tenaient de ce côté de l’Arche et de ce côté-là devant les prêtres lévites qui portaient l’Arche de l’Alliance du Seigneur » (Josué 8:33).
הָפְכוּ פְּנֵיהֶם כְּלַפֵּי הַר גְּרִיזִים וּפָתְחוּ בִּבְרָכָה: ״בָּרוּךְ הָאִישׁ אֲשֶׁר לֹא יַעֲשֶׂה פֶסֶל וּמַסֵּכָה״, וְאֵלּוּ וָאֵלּוּ עוֹנִין ״אָמֵן״. הָפְכוּ פְּנֵיהֶם כְּלַפֵּי הַר עֵיבָל וּפָתְחוּ בִּקְלָלָה: ״אָרוּר הָאִישׁ אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה פֶסֶל וּמַסֵּכָה״, וְאֵלּוּ וָאֵלּוּ עוֹנִין ״אָמֵן״, עַד שֶׁגּוֹמְרִין בְּרָכוֹת וּקְלָלוֹת.
Les Lévites se tournèrent alors vers le mont Garizim et commencèrent par la bénédiction : Béni soit l’homme qui ne fait pas d’image taillée ou en métal fondu (voir Deutéronome 27:15), et ces gens et ceux-là gens, c’est-à-dire les deux groupes se tenant sur chacune des montagnes, répondirent : Amen. Puis ils se tournèrent vers le mont Ébal et commencèrent par la malédiction : « Maudit soit l’homme qui fait une image taillée ou en métal fondu » (Deutéronome 27:15), et ces gens et ceux-là gens répondirent : Amen. Ils continuèrent ainsi jusqu’à ce qu’ils aient achevé de réciter toutes les bénédictions et malédictions.
וְאַחַר כָּךְ הֵבִיאוּ אֶת הָאֲבָנִים, וּבָנוּ אֶת הַמִּזְבֵּחַ, וְסָדוּהוּ בְּסִיד, וְכָתְבוּ עָלָיו אֶת כׇּל דִּבְרֵי הַתּוֹרָה בְּשִׁבְעִים לָשׁוֹן. שֶׁנֶּאֱמַר: ״בַּאֵר הֵיטֵב״. וְנָטְלוּ אֶת הָאֲבָנִים, וּבָאוּ
Et ensuite ils apportèrent les pierres comme cela fut ordonné dans la Torah, et ils construisirent l’autel et l’enduisirent de plâtre, et ils y écrivirent toutes les paroles de la Torah en soixante-dix langues, comme il est dit : « Tu écriras sur les pierres toutes les paroles de cette loi très clairement expliquées » (Deutéronome 27:8), indiquant que cela devait être écrit dans chaque langue. Et ensuite ils prirent les pierres de là et vinrent

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