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שְׁלִישִׁי הַבָּא מֵחֲמַת שֵׁנִי, דְּשֵׁנִי גּוּפֵיהּ אָסוּר בְּחוּלִּין — אֵינוֹ דִּין שֶׁעוֹשֶׂה רְבִיעִי בַּקּוֹדֶשׁ?
dont l’impureté du troisième degré provient d’un contact avec un élément d’impureté de deuxième degré, auquel cas l’élément ayant une impureté de deuxième degré est lui-même interdit, c’est-à-dire impur, même s’il s’agit d’un aliment non sacré, n’est-il pas logique d’en déduire qu’il devrait pouvoir transmettre une impureté de quatrième degré à un aliment sacrificiel ?
וְכִי תֵּימָא מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לִטְבוּל יוֹם שֶׁכֵּן אַב הַטּוּמְאָה — הָא אַיְיתִינֵהּ מִמְּחוּסַּר כִּיפּוּרִים, וְלָא פַּרְכֵיהּ!
Et si tu disais que la raison pour laquelle Rabbi Yosei n’a pas employé cette inférence a fortiori est qu’elle peut être réfutée comme suit : Qu’est-ce qui est particulier chez celui qui s’est immergé ce jour-là, sinon que, avant son immersion, il était une source primaire d’impureté, cela ne peut pas être, car Rabbi Yosei a apporté une preuve de l’existence d’un quatrième degré d’impureté à partir du cas de celui qui n’a pas encore apporté une offrande d’expiation, qui était lui aussi une source primaire d’impureté avant son immersion, et Rabbi Yosei n’a clairement pas réfuté la preuve en raison de ce facteur. Par conséquent, la raison pour laquelle Rabbi Yosei n’a pas employé une inférence a fortiori à partir du cas d’un aliment ayant contracté l’impureté de celui qui s’est immergé ce jour-là est clairement qu’il est en désaccord avec l’opinion d’Abba Shaul. En conséquence, Rabbi Yoḥanan a conclu qu’il ne peut pas comprendre le raisonnement de Rabbi Yosei.
אָמַר רַב אַסִּי אָמַר רַב, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבָּה בֶּן אִיסִי אָמַר רַב: רַבִּי מֵאִיר, וְרַבִּי יוֹסֵי, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, וְרַבִּי אֶלְעָזָר, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר — כּוּלְּהוּ סְבִירָא לְהוּ דְּאֵין שֵׁנִי עוֹשֶׂה שְׁלִישִׁי בְּחוּלִּין.
§ Rabbi Asi a dit que Rav a dit, et certains disent que Rabba ben Isi a dit que Rav a dit : Rabbi Meir, et Rabbi Yosei, et Rabbi Yehoshua, et Rabbi Elazar, et Rabbi Eliezer soutiennent tous que un objet ayant un statut d’impureté rituelle de second degré ne peut pas transmettre un statut d’impureté rituelle de troisième degré à des objets non sacrés. Rav poursuit en le prouvant en attribuant un appui aux décisions de chacun de ces tannaïm.
רַבִּי מֵאִיר — דִּתְנַן: כׇּל הַטָּעוּן בִּיאַת מַיִם מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים, מְטַמֵּא אֶת הַקּוֹדֶשׁ, וּפוֹסֵל אֶת הַתְּרוּמָה, וּמוּתָּר בַּחוּלִּין וּבַמַּעֲשֵׂר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹסְרִין בַּמַּעֲשֵׂר.
Rabbi Meir est de cet avis, comme nous l’avons appris dans une michna (Para 11:5) : Tout ce qui requiert une immersion dans l’eau selon la loi rabbinique rend la nourriture sacrificielle impure au contact, avec une impureté de second degré, et disqualifie la terouma, c’est-à-dire qu’il rend la terouma elle-même impure, mais pas au point que la terouma puisse rendre une autre terouma impure. Et tout ce qui requiert une immersion dans l’eau selon la loi rabbinique est permis pour la nourriture non sacrée et pour la seconde dîme, c’est-à-dire que cela ne rend pas ces éléments impurs. Telle est l’opinion de Rabbi Meir. Mais les Sages interdisent à celui qui possède ce degré d’impureté de prendre part à la seconde dîme. Du fait que Rabbi Meir lui permet de prendre part à la seconde dîme, on en déduit qu’il soutient qu’un élément d’impureté de second degré ne peut pas transmettre une impureté de troisième degré à des éléments non sacrés.
רַבִּי יוֹסֵי — הָא דַּאֲמַרַן. דְּאִם אִיתֵיהּ — לַיְיתֵיהּ לִרְבִיעִי בַּתְּרוּמָה, וַחֲמִישִׁי בַּקּוֹדֶשׁ.
Il est évident que Rabbi Yosei est de cet avis d’après ce que nous avons exposé plus haut, à savoir qu’il déduit que la nourriture sacrificielle peut contracter une impureté du quatrième degré, car s’il soutient que les éléments non sacrés peuvent contracter une impureté du troisième degré, il aurait dû déduire par son raisonnement a fortiori qu’il existe une impureté du quatrième degré à l’égard de la teruma et une impureté du cinquième degré à l’égard de la nourriture sacrificielle, puisque chacune de ces catégories possède un niveau d’impureté qui lui est propre.
רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ — דִּתְנַן, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הָאוֹכֵל אוֹכֶל רִאשׁוֹן רִאשׁוֹן, שֵׁנִי — שֵׁנִי, שְׁלִישִׁי — שְׁלִישִׁי. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: הָאוֹכֵל אוֹכֶל רִאשׁוֹן וְאוֹכֶל שֵׁנִי — שֵׁנִי, שְׁלִישִׁי — שֵׁנִי בַּקּוֹדֶשׁ, וְאֵין שֵׁנִי בַּתְּרוּמָה.
Rabbi Yehoshua est de cet avis, comme nous l’avons appris dans une michna (Teharot 2:2) : Rabbi Eliezer dit : Celui qui mange un aliment ayant un premier degré d’impureté contracte un premier degré d’impureté. Celui qui mange un aliment ayant un deuxième degré d’impureté contracte un deuxième degré d’impureté. Celui qui mange un aliment ayant un troisième degré d’impureté contracte un troisième degré d’impureté. Rabbi Yehoshua dit : Celui qui mange un aliment ayant un premier degré d’impureté ou un aliment ayant un deuxième degré d’impureté contracte un deuxième degré d’impureté. Celui qui mange un aliment ayant un troisième degré d’impureté contracte un deuxième degré d’impureté à l’égard des aliments sacrificiels, et il ne contracte pas un deuxième degré d’impureté à l’égard de la terouma.
בְּחוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת תְּרוּמָה.
Manger un aliment porteur d’une impureté du troisième degré n’est possible que dans le cas d’aliments non sacrés, car il est interdit de manger de la terouma impure ou de la nourriture sacrificielle. Cependant, un aliment ordinaire non sacré ne peut pas contracter une impureté du troisième degré. Par conséquent, le cas de celui qui mange un aliment porteur d’une impureté du troisième degré se rapporte spécifiquement à des aliments non sacrés qui ont été préparés comme si leur niveau de pureté était au niveau de la pureté de la terouma. Au moyen d’un vœu, on peut établir le statut de pureté d’aliments non sacrés afin qu’ils soient traités au niveau de pureté requis pour la terouma.
עַל טׇהֳרַת הַתְּרוּמָה — אִין, עַל טׇהֳרַת הַקּוֹדֶשׁ — לָא.
La Guemara déduit de la déclaration de Rabbi Yehoshua que oui, il est possible de préparer des objets comme si leur niveau de pureté était au niveau de la pureté de la terouma ; mais il est impossible de préparer des objets comme si leur niveau de pureté était au niveau de la pureté des aliments sacrificiels, et de tels objets ne contracteraient pas une impureté du troisième degré.
אַלְמָא קָסָבַר: אֵין שֵׁנִי עוֹשֶׂה שְׁלִישִׁי בְּחוּלִּין.
La Guemara conclut : Apparemment, Rabbi Yehoshua soutient qu’un élément d’impureté de second degré ne peut pas transmettre une impureté de troisième degré à des objets ordinaires non sacrés qui n’ont pas été préparés au niveau de pureté de la terouma.
רַבִּי אֶלְעָזָר — דְּתַנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: שְׁלָשְׁתָּן שָׁוִין, הָרִאשׁוֹן שֶׁבַּקּוֹדֶשׁ וְשֶׁבַּחוּלִּין וְשֶׁבַּתְּרוּמָה —
Rabbi Elazar est de cet avis, comme cela est enseigné dans une michna (Teharot 2:7) : Rabbi Elazar dit : Ces trois sont égaux dans leur capacité à transmettre l’impureté rituelle à d’autres objets : Un objet d’impureté de premier degré, qu’il s’agisse d’un objet de nourriture sacrificielle, ou de nourriture profane, ou de terouma.
מְטַמֵּא שְׁנַיִם, וּפוֹסֵל אֶחָד בַּקּוֹדֶשׁ,
En ce qui concerne la nourriture sacrificielle, un tel élément rend impurs deux niveaux supplémentaires de contact, permettant aux éléments qui ont contracté de lui une impureté rituelle de transmettre cette impureté aux éléments qu’ils touchent ensuite à leur tour. Et il disqualifie un niveau ensuite, conférant à la nourriture une impureté du quatrième degré, qui ne peut pas transmettre l’impureté à un cinquième élément.
מְטַמֵּא אֶחָד, וּפוֹסֵל אֶחָד בַּתְּרוּמָה,
En ce qui concerne la terouma, un élément d’impureté du premier degré rend impur un niveau de contact supplémentaire, c’est-à-dire qu’il transmet une impureté du deuxième degré à un aliment de terouma avec lequel il entre en contact, et cet élément, à son tour, disqualifie un niveau supplémentaire ensuite, car cet aliment de terouma transmet une impureté du troisième degré à la terouma.
וּפוֹסֵל אֶחָד בַּחוּלִּין.
Et en ce qui concerne la nourriture non sacrée, un élément d’impureté du premier degré ne fait que disqualifier un niveau supplémentaire de nourriture non sacrée. Il est évident que les éléments non sacrés ne peuvent pas aller au-delà d’une impureté du deuxième degré.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דִּתְנַן, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: חַלָּה נִיטֶּלֶת מִן הַטְּהוֹרָה עַל הַטְּמֵאָה, כֵּיצַד? שְׁתֵּי עִיסּוֹת אַחַת טְהוֹרָה וְאַחַת טְמֵאָה, נוֹטֵל כְּדֵי חַלָּה מֵעִיסָּה שֶׁלֹּא הוּרְמָה חַלָּתָהּ, וְנוֹתֵן פָּחוֹת מִכְּבֵיצָה בָּאֶמְצַע כְּדֵי לִיטּוֹל מִן הַמּוּקָּף.
Rabbi Eliezer est également d’accord avec ce principe, comme nous l’avons appris dans une michna (Ḥalla 2:8) : Rabbi Eliezer dit : on peut prélever la ḥalla d’une pâte rituellement pure pour une pâte rituellement impure. Comment cela ? S’il y a deux fournées de pâte, l’une étant pure et l’une étant impure, on prélève la quantité nécessaire de pâte pour séparer la ḥalla pour les deux fournées de la pâte pure lorsque sa ḥalla n’a pas encore été prélevée pour elle-même, puis on place moins du volume d’un œuf de pâte, qui n’est pas susceptible de devenir rituellement impure en raison de sa taille, au milieu, entre la pâte impure et la pâte pure mise de côté pour servir de ḥalla prélevée. Cela joint toute la pâte ensemble, de sorte que l’on puisse satisfaire à l’exigence de prélever de la pâte pour séparer la ḥalla à partir d’une pâte située à proximité de la pâte qu’elle vient dispenser.

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