הֵן תֶּהֱוֵי אַרְכָא לִשְׁלֵוְתָךְ״, וּכְתִיב: ״כֹּלָּא מְטָא עַל נְבוּכַדְנֶצַּר מַלְכָּא״, וּכְתִיב: ״לִקְצָת יַרְחִין תְּרֵי עֲשַׂר״!
et alors il y aura une prolongation de ta tranquillité” (Daniel 4:24). Et il est écrit : “Tout cela arriva au roi Nabuchodonosor” (Daniel 4:25), et il est écrit dans le verset suivant que cela se produisit : “Au bout de douze mois” (Daniel 4:26). Aucune des opinions dans la baraita n’est conforme à l’affirmation de la michna selon laquelle le mérite peut retarder le châtiment jusqu’à trois ans.
לְעוֹלָם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, וְאַשְׁכַּח קְרָא דְּאָמַר וְתָנֵי, דִּכְתִיב: ״כֹּה אָמַר ה׳ עַל שְׁלֹשָׁה פִּשְׁעֵי אֱדוֹם״,
La Guemara répond : En réalité, la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yishmael, qui affirme que le mérite retarde la punition d’un an, et il a trouvé un verset qui énonce et répète la possibilité que la punition puisse être retardée, indiquant que le mérite peut retarder la punition jusqu’à trois fois, comme il est écrit : « Ainsi parle le Seigneur : Pour trois transgressions d’Édom, oui, mais pour quatre, Je ne le révoquerai pas » (Amos 1:11). La punition peut donc être retardée pendant trois périodes consécutives d’un an.
וּמַאי אַף עַל פִּי שֶׁאֵין רְאָיָה לַדָּבָר זֵכֶר לַדָּבָר? דִּלְמָא שָׁאנֵי גּוֹיִם, דְּלָא מִפְּקִיד דִּינָא עֲלַיְיהוּ.
La Guemara demande : Et que veut dire Rabbi Yishmaël en déclarant : Bien qu’il n’y ait pas de preuve explicite du concept selon lequel le mérite retarde la punition pendant douze mois, il y a une allusion au concept ? Les versets qu’il cite déclarent explicitement que la punition peut être retardée pendant douze mois. La Guemara répond : La preuve n’est pas explicite, car peut-être les gentils sont-ils différents, car le jugement n’est pas exécuté sur eux aussi rapidement qu’il l’est sur le peuple juif, avec lequel Dieu est plus précis dans l’exécution du jugement.
וְיֵשׁ זְכוּת תּוֹלָה שָׁלֹשׁ שָׁנִים כּוּ׳. זְכוּת דְּמַאי? אִילֵּימָא זְכוּת דְּתוֹרָה — הָא אֵינָהּ מְצֻווָה וְעוֹשָׂה הִיא! אֶלָּא זְכוּת דְּמִצְוָה.
§ La michna déclare : Et il existe un mérite qui retarde la punition pendant trois ans. La Guemara demande : Quel mérite peut retarder la punition d’une sota ? Si l’on dit qu’il s’agit du mérite de la Torah qu’elle a étudiée ; mais une femme qui étudie la Torah est quelqu’un qui n’est pas commandée de le faire et accomplit une mitsva, dont la récompense est moindre que celle de quelqu’un qui y est obligé ? Par conséquent, cela serait insuffisant pour suspendre sa punition. Au contraire, peut-être s’agit-il du mérite d’une mitsva qu’elle a accomplie.
זְכוּת דְּמִצְוָה מִי מַגְּנָא כּוּלֵּי הַאי? וְהָתַנְיָא: אֶת זוֹ דָּרַשׁ רַבִּי מְנַחֵם בַּר יוֹסֵי: ״כִּי נֵר מִצְוָה וְתוֹרָה אוֹר״, תָּלָה הַכָּתוּב אֶת הַמִּצְוָה בְּנֵר, וְאֶת הַתּוֹרָה בְּאוֹר. אֶת הַמִּצְוָה בְּנֵר, לוֹמַר לָךְ: מָה נֵר אֵינָהּ מְגִינָּה אֶלָּא לְפִי שָׁעָה — אַף מִצְוָה אֵינָהּ מְגִינָּה אֶלָּא לְפִי שָׁעָה.
La Guemara demande : Le mérite d’une mitzva protège-t-il une personne à ce point qu’il retarde sa punition ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Rabbi Menaḥem bar Yosei a interprété ce verset de manière homilétique : « Car la mitzva est une lampe et la Torah est lumière » (Proverbes 6:23). Le verset associe la mitzva à une lampe et la Torah à la lumière du soleil. La mitzva est associée à une lampe pour te dire : De même qu’une lampe ne protège pas une personne par sa lumière de façon étendue mais seulement temporairement, tant que la lampe est dans sa main, de même, une mitzva protège une personne seulement temporairement, c’est-à-dire pendant qu’elle accomplit la mitzva.
וְאֶת הַתּוֹרָה בְּאוֹר, לוֹמַר לָךְ: מָה אוֹר מֵגֵין לָעוֹלָם, אַף תּוֹרָה מְגִינָּה לָעוֹלָם. וְאוֹמֵר: ״בְּהִתְהַלֶּכְךָ תַּנְחֶה אֹתָךְ וְגוֹ׳״. ״בְּהִתְהַלֶּכְךָ תַּנְחֶה אֹתָךְ״ — זֶה הָעוֹלָם הַזֶּה. ״בְּשָׁכְבְּךָ תִּשְׁמוֹר עָלֶיךָ״ — זוֹ מִיתָה. ״וַהֲקִיצוֹתָ הִיא תְשִׂיחֶךָ״ — לֶעָתִיד לָבֹא.
Et la Torah est associée à la lumière afin de te dire : De même que la lumière du soleil protège une personne pour toujours, de même la Torah qu’on étudie protège une personne pour toujours ; et il est dit dans le verset précédent au sujet de la Torah : « Quand tu marcheras, elle te guidera ; quand tu te coucheras, elle veillera sur toi ; et quand tu te réveilleras, elle s’entretiendra avec toi » (Proverbes 6:22). La Guemara explique : « Quand tu marcheras, elle te guidera » ; cela fait référence au moment où l’on est dans ce monde. « Quand tu te coucheras, elle veillera sur toi » ; cela fait référence au temps de la mort, lorsque l’on repose dans sa tombe. « Et quand tu te réveilleras, elle s’entretiendra avec toi » ; cela fait référence au monde à venir après la résurrection des morts. La Torah que l’on étudie protège et guide une personne à la fois dans ce monde et dans le monde à venir.
מָשָׁל לְאָדָם שֶׁהָיָה מְהַלֵּךְ בְּאִישׁוֹן לַיְלָה וַאֲפֵילָה, וּמִתְיָירֵא מִן הַקּוֹצִים וּמִן הַפְּחָתִים וּמִן הַבַּרְקָנִים, וּמֵחַיָּה רָעָה וּמִן הַלִּסְטִין, וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ בְּאֵיזֶה דֶּרֶךְ מְהַלֵּךְ.
Cela peut être illustré par une parabole, car cela est comparable à un homme qui marche dans la noirceur de la nuit et l'obscurité, et il a peur des épines, et des fosses, et des chardons, qu'il ne peut pas voir à cause de l'obscurité. Et il a aussi peur des bêtes sauvages et des bandits qui rôdent la nuit, et il ne sait pas par quel chemin il marche.
נִזְדַּמְּנָה לוֹ אֲבוּקָה שֶׁל אוּר — נִיצַּל מִן הַקּוֹצִים וּמִן הַפְּחָתִים וּמִן הַבַּרְקָנִים, וַעֲדַיִין מִתְיָירֵא מֵחַיָּה רָעָה וּמִן הַלִּיסְטִין, וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ בְּאֵיזֶה דֶּרֶךְ מְהַלֵּךְ. כֵּיוָן שֶׁעָלָה עַמּוּד הַשַּׁחַר — נִיצַּל מֵחַיָּה רָעָה וּמִן הַלִּיסְטִין, וַעֲדַיִין אֵינוֹ יוֹדֵעַ בְּאֵיזֶה דֶּרֶךְ מְהַלֵּךְ. הִגִּיעַ לְפָרָשַׁת דְּרָכִים — נִיצַּל מִכּוּלָּם.
Si une torche de feu se présente sur son chemin, ce qui est analogue à une mitsva, il est à l’abri des épines, des fosses et des chardons, mais il craint encore les bêtes sauvages et les bandits, et ne sait toujours pas quel chemin il emprunte. Lorsque la lumière de l’aube se lève, ce qui est analogue à l’étude de la Torah, il est à l’abri des bêtes sauvages et des bandits, qui ne rôdent plus sur les routes, mais il ne sait toujours pas quel chemin il emprunte. S’il arrive à un carrefour et reconnaît le chemin, il est sauvé de tous.
דָּבָר אַחֵר: עֲבֵירָה מְכַבָּה מִצְוָה, וְאֵין עֲבֵירָה מְכַבָּה תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מַיִם רַבִּים לֹא יוּכְלוּ לְכַבּוֹת אֶת הָאַהֲבָה״.
Autrement, le verset associe la mitsva à une lampe et la Torah à la lumière du soleil afin d’enseigner qu’une transgression éteint le mérite d’une mitsva que l’on a accomplie, mais une transgression n’éteint pas le mérite de la Torah que l’on a étudiée, comme il est dit : « Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour, et les fleuves ne le submergeront pas » (Cantique des Cantiques 8:7). La Torah est comparée à l’amour à plusieurs reprises dans le Cantique des Cantiques. On peut conclure de la baraita que le mérite d’accomplir une mitsva est insuffisant pour suspendre la punition.
אָמַר רַב יוֹסֵף: מִצְוָה, בְּעִידָּנָא דְּעָסֵיק בָּהּ — מַגְּנָא וּמַצְּלָא, בְּעִידָּנָא דְּלָא עָסֵיק בָּהּ — אַגּוֹנֵי מַגְּנָא, אַצּוֹלֵי לָא מַצְּלָא. תּוֹרָה, בֵּין בְּעִידָּנָא דְּעָסֵיק בָּהּ וּבֵין בְּעִידָּנָא דְּלָא עָסֵיק בָּהּ — מַגְּנָא וּמַצְּלָא.
Rav Yosef a dit que, concernant une mitzva, au moment où l’on est engagé dans son accomplissement, elle protège une personne du malheur et sauve une personne du mauvais penchant ; au moment où l’on n’est pas engagé dans son accomplissement, elle protège une personne du malheur mais ne sauve pas une personne du mauvais penchant. En ce qui concerne l’étude de la Torah, à la fois au moment où l’on y est engagé et au moment où l’on n’y est pas engagé, elle protège une personne du malheur et sauve une personne du mauvais penchant. Par conséquent, le mérite des mitzvot de la femme la protège bien du malheur et retarde sa punition.
מַתְקֵיף לַהּ רַבָּה: אֶלָּא מֵעַתָּה, דּוֹאֵג וַאֲחִיתוֹפֶל מִי לָא עָסְקִי בְּתוֹרָה? אַמַּאי לָא הֵגֵינָּה עֲלַיְיהוּ? אֶלָּא אָמַר רָבָא: תּוֹרָה בְּעִידָּנָא דְּעָסֵיק בָּהּ — מַגְּנָא וּמַצְּלָא, בְּעִידָּנָא דְּלָא עָסֵיק בָּהּ — אַגּוֹנֵי מַגְּנָא, אַצּוֹלֵי לָא מַצְּלָא. מִצְוָה, בֵּין בְּעִידָּנָא דְּעָסֵיק בָּהּ בֵּין בְּעִידָּנָא דְּלָא עָסֵיק בָּהּ — אַגּוֹנֵי מַגְּנָא, אַצּוֹלֵי לָא מַצְּלָא.
Rabba objecte à cette explication : Si tel est le cas, alors en ce qui concerne Doeg (voir I Samuel, chapitres 21–22) et Ahitophel (voir II Samuel, chapitre 16), qui étaient tous deux de sages érudits malgré leur méchanceté, n’étudiaient-ils pas la Torah ? Pourquoi ne les a-t-elle pas protégés de fauter ? Au contraire, Rava dit : En ce qui concerne l’étude de la Torah, au moment où l’on s’y engage, elle protège et sauve ; au moment où l’on ne s’y engage pas, elle protège contre le malheur mais ne sauve pas du mauvais penchant. En ce qui concerne une mitzva, aussi bien au moment où l’on est engagé dans son accomplissement qu’au moment où l’on n’est pas engagé dans son accomplissement, elle protège contre le malheur mais ne sauve pas du mauvais penchant.
רָבִינָא אָמַר: לְעוֹלָם זְכוּת תּוֹרָה, וּדְקָאָמְרַתְּ אֵינָהּ מְצֻווָה וְעוֹשָׂה נְהִי דִּפַּקּוֹדֵי לָא מִפַּקְּדָא, בְּאַגְרָא דְּמַקְרְיָן וּמַתְנְיָין בְּנַיְיהוּ וְנָטְרָן לְהוּ לְגַבְרַיְיהוּ עַד דְּאָתוּ מִבֵּי מִדְרְשָׁא, מִי לָא פָּלְגָאן בַּהֲדַיְיהוּ?
Ravina dit : En réalité, le mérite qui retarde la punition de la sota est le mérite de l’étude de la Torah, et quant à ce que tu dis, à savoir qu’elle n’y est pas tenue et accomplit une mitsva, la michna ne fait pas référence au mérite de sa propre étude de la Torah. Certes, elle n’est pas tenue d’étudier la Torah elle-même ; cependant, en récompense du fait qu’elles amènent leurs fils à lire la Torah écrite et à apprendre la Michna, et pour attendre leurs maris jusqu’à ce qu’ils reviennent à la maison de la maison d’étude, ne partagent-elles pas la récompense avec leurs fils et leurs maris ? Par conséquent, si la sota a permis à ses fils et à son mari d’étudier la Torah, le mérite de leur étude de la Torah peut la protéger et retarder sa punition.
מַאי פָּרָשַׁת דְּרָכִים? אָמַר רַב חִסְדָּא: זֶה תַּלְמִיד חָכָם וְיוֹם מִיתָה. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: זֶה תַּלְמִיד חָכָם וְיִרְאַת חֵטְא. מָר זוּטְרָא אָמַר: זֶה תַּלְמִיד חָכָם דְּסָלְקָא לֵיהּ שְׁמַעְתָּתָא אַלִּיבָּא דְהִלְכְתָא.
Concernant la parabole susmentionnée, la Guemara demande : Que signifie le carrefour, qui apporte de la clarté ? Rav Ḥisda dit : Cela fait référence à un érudit de Torah et à son jour de la mort. En raison de son engagement continu envers la Torah, lorsque vient pour lui le moment de mourir, il lui est clair qu'il ira au lieu de sa récompense éternelle. Rav Naḥman bar Yitzḥak dit : Il s'agit d'un érudit de Torah qui a également acquis la crainte du péché, car sa crainte du péché le guide vers la compréhension correcte de la Torah. Mar Zutra dit : Il s'agit d'un érudit de Torah qui parvient à des conclusions à partir de sa discussion conformément à la halakha, car c'est une indication qu'il suit le bon chemin.
דָּבָר אַחֵר: עֲבֵירָה מְכַבָּה מִצְוָה, וְאֵין עֲבֵירָה מְכַבָּה תּוֹרָה. אָמַר רַב יוֹסֵף: דַּרְשֵׁיהּ רַבִּי מְנַחֵם בַּר יוֹסֵי לְהַאי קְרָא כִּי סִינַי, וְאִילְמָלֵא דַּרְשׁוּהּ דּוֹאֵג וַאֲחִיתוֹפֶל הָכִי לָא רְדַפוּ בָּתַר דָּוִד, דִּכְתִיב: ״לֵאמֹר אֱלֹהִים עֲזָבוֹ וְגוֹ׳״.
La baraita enseigne : Autrement dit : Une transgression éteint le mérite d’une mitzva, mais une transgression n’éteint pas le mérite de la Torah. Rav Yosef dit : Rabbi Menaḥem bar Yosei a interprété ce verset comme s’il avait été donné au mont Sinaï, et si Doeg et Ahithophel l’avaient seulement interprété de cette manière, ils n’auraient pas poursuivi David, comme il est écrit : « Car mes ennemis parlent à mon sujet, … disant : Dieu l’a abandonné ; poursuivez-le et saisissez-le, car il n’y a personne pour le délivrer » (Psaumes 71:10–11). Doeg et Ahithophel ont pensé à tort que, puisque David avait péché, ses péchés avaient éteint ses mérites et que Dieu l’avait abandonné.
מַאי דְּרוּשׁ — ״וְלֹא יִרְאֶה בְךָ עֶרְוַת דָּבָר וְגוֹ׳״, וְהֵן אֵינָן יוֹדְעִין שֶׁעֲבֵירָה מְכַבָּה מִצְוָה, וְאֵין עֲבֵירָה מְכַבָּה תּוֹרָה.
La Guemara demande : quel verset Doeg et Ahitophel ont-ils mal interprété, ce qui les a conduits à l’erreur ? Ils ont interprété ce verset : « Car l’Éternel, ton Dieu, marche au milieu de ton camp… pour livrer tes ennemis devant toi… afin qu’Il ne voie chez toi rien d’indécent, et qu’Il ne se détourne de toi » (Deutéronome 23:15), comme indiquant que Dieu se détourne de celui qui a eu des relations interdites, et puisque David avait fauté avec Bethsabée, Dieu devait donc s’être détourné de lui. Mais ils ne savaient pas qu’une transgression éteint le mérite d’une mitzva, mais une transgression n’éteint pas le mérite de la Torah.
מַאי ״בּוֹז יָבוּזוּ לוֹ״? אָמַר עוּלָּא: לָא כְּשִׁמְעוֹן אֲחִי עֲזַרְיָה, וְלָא כְּרַבִּי יוֹחָנָן דְּבֵי נְשִׂיאָה,
La Guemara interprète la suite du verset cité par la baraita au sujet de l’étude de la Torah : Quel est le sens de : « Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour… si un homme donnait toute la fortune de sa maison pour l’amour, il serait totalement méprisé » (Cantique des Cantiques 8:7) ? La Torah est comparée à l’amour à plusieurs reprises dans le Cantique des Cantiques. Par conséquent, le verset indique qu’on ne peut pas acquérir une part dans la récompense de l’étude de la Torah avec de l’argent. Oulla dit : Le verset ne parle pas d’individus comme Shimon, frère d’Azarya, dont le frère Azarya l’a soutenu et lui a permis d’étudier la Torah. Et il ne parle pas d’individus comme Rabbi Yoḥanan de la maison du Nasi, que le Nasi a soutenu afin qu’il puisse étudier la Torah.
אֶלָּא כְּהִלֵּל וְשֶׁבְנָא. דְּכִי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר: הִלֵּל וְשֶׁבְנָא אַחֵי הֲווֹ. הִלֵּל עֲסַק בַּתּוֹרָה, שֶׁבְנָא עֲבַד עִיסְקָא. לְסוֹף, אֲמַר לֵיהּ: תָּא נַעֲרוֹב וְלִיפְלוֹג! יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה: ״אִם יִתֵּן אִישׁ אֶת כׇּל הוֹן בֵּיתוֹ וְגוֹ׳״.
Au contraire, il s’agit d’individus comme Hillel et Shevna, car lorsque Rav Dimi vint en Babylonie, il dit : Hillel et Shevna étaient frères ; Hillel s’adonnait à l’étude de la Torah et demeura pauvre, tandis que Shevna se lança dans une entreprise commerciale et devint riche. Finalement, Shevna dit à Hillel : Viens, unissons notre richesse ensemble et partageons-la entre nous ; je te donnerai la moitié de mon argent et tu me donneras la moitié de la récompense pour ton étude de la Torah. En réponse à cette demande, une Voix divine se fit entendre et dit : « Si un homme donnait toute la fortune de sa maison pour l’amour, il serait entièrement méprisé » (Cantique des Cantiques 8:7).