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הוּחַל שְׁבוּעָתוֹ שֶׁל אֲבִימֶלֶךְ, דִּכְתִיב: ״אִם תִּשְׁקֹר לִי וּלְנִינִי וּלְנֶכְדִּי״.
Il était dit aux parents de Samson que le serment d’Abimélec, roi des Philistins, avait été annulé, comme il est écrit qu’Abimélec dit à notre ancêtre Abraham : « Maintenant donc, jure-moi ici par Dieu que tu n’agiras pas faussement envers moi, ni envers mon fils, ni envers le fils de mon fils ; mais selon la bonté dont j’ai usé envers toi, tu agiras envers moi et envers le pays où tu as séjourné » (Genèse 21:23). Le serment des descendants d’Abraham n’était plus contraignant, puisque les Philistins avaient rompu leur serment en asservissant le peuple juif.
״וַיִּגְדַּל הַנַּעַר וַיְבָרְכֵהוּ ה׳״. בַּמֶּה בֵּרְכוֹ? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, שֶׁבֵּרְכוֹ בְּאַמָּתוֹ: אַמָּתוֹ כִּבְנֵי אָדָם, וְזַרְעוֹ כְּנַחַל שׁוֹטֵף.
Le verset déclare : « Et la femme enfanta un fils, et appela son nom Samson ; et l’enfant grandit, et le Seigneur le bénit” (Juges 13:24). La Guemara demande : Avec quoi l’a-t-Il béni ? Rav Yehuda dit que Rav dit : Cela signifie qu’Il le bénit en ce qui concerne son pénis, afin que, malgré sa jeunesse, son pénis fonctionne comme celui d’hommes physiquement mûrs, et que sa semence soit comme un fleuve débordant.
״וַיִּקְרָא שִׁמְשׁוֹן אֶל ה׳ וַיֹּאמֶר ה׳ אֱלֹהִים זׇכְרֵנִי נָא וְחַזְּקֵנִי נָא אַךְ הַפַּעַם הַזֶּה וְאִנָּקְמָה נְקַם אַחַת מִשְּׁתֵי עֵינַי מִפְּלִשְׁתִּים״. אָמַר רַב: אָמַר שִׁמְשׁוֹן לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, זְכוֹר לִי עֶשְׂרִים וּשְׁתַּיִם שָׁנָה שֶׁשָּׁפַטְתִּי אֶת יִשְׂרָאֵל, וְלֹא אָמַרְתִּי לְאֶחָד מֵהֶם הַעֲבֵר לִי מַקֵּל מִמָּקוֹם לְמָקוֹם.
Avant la mort de Samson, le verset déclare : « Et Samson invoqua le Seigneur, et dit : Seigneur Dieu, souviens-Toi de moi, je T’en prie, et fortifie-moi, je T’en prie, seulement cette fois, ô Dieu, afin que je me venge cette seule fois des Philistins pour mes deux yeux » (Juges 16:28). Rav a dit que Samson dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, souviens-Toi en ma faveur des vingt-deux années pendant lesquelles j’ai jugé le peuple juif sans recevoir aucune récompense, et je n’ai pas même dit à l’un d’eux : Déplace pour moi un bâton d’un endroit à un autre endroit.
״וַיֵּלֶךְ שִׁמְשׁוֹן וַיִּלְכֹּד שְׁלֹשׁ מֵאוֹת שׁוּעָלִים״. מַאי שְׁנָא שׁוּעָלִים? אָמַר רַבִּי אַיְּבוּ בַּר נַגְדִּי אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: אָמַר שִׁמְשׁוֹן, יָבֹא מִי שֶׁחוֹזֵר לַאֲחוֹרָיו, וְיִפָּרַע מִפְּלִשְׁתִּים שֶׁחָזְרוּ בִּשְׁבוּעָתָן.
Le verset déclare plus tôt : « Et Samson alla et attrapa trois cents renards, prit des torches, tourna queue contre queue, et mit une torche au milieu entre chaque deux queues » (Juges 15:4). La Guemara demande : Qu’est-ce qui distingue les renards de tout autre animal, pour qu’il les ait choisis à cette fin ? Rabbi Aivu bar Nagdi dit que Rabbi Ḥiyya bar Abba dit : Samson a dit : Que vienne l’animal qui recule lorsqu’il essaie de s’échapper, c’est-à-dire le renard, et qu’il exerce un châtiment contre les Philistins, qui sont revenus sur leur serment qu’Abimélekh avait juré à Abraham.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן הֶחָסִיד: בֵּין כְּתֵיפָיו שֶׁל שִׁמְשׁוֹן שִׁשִּׁים אַמָּה הָיָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּשְׁכַּב שִׁמְשׁוֹן עַד חֲצִי הַלַּיְלָה וַיָּקׇם בַּחֲצִי הַלַּיְלָה וַיֶּאֱחֹז בְּדַלְתוֹת שַׁעַר הָעִיר וּבִשְׁתֵּי הַמְּזוּזוֹת וַיִּסָּעֵם עִם הַבְּרִיחַ וַיָּשֶׂם עַל כְּתֵיפָיו״, וּגְמִירִי דְּאֵין דַּלְתוֹת עַזָּה פְּחוּתוֹת מִשִּׁשִּׁים אַמָּה.
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon le Pieux a dit : La largeur entre les épaules de Samson était de soixante coudées, comme il est dit : « Samson resta couché jusqu’à minuit, se leva à minuit, saisit les battants de la porte de la ville ainsi que les deux poteaux, les arracha avec la barre, les mit sur ses épaules, et les porta jusqu’au sommet de la montagne qui est en face d’Hébron » (Juges 16:3). Le verset indique que la largeur de la porte de la ville de Gaza était égale à la largeur des épaules de Samson, et il est appris comme tradition que les portes de la porte de Gaza n’étaient pas de moins de soixante coudées de large.
״וַיְהִי טוֹחֵן בְּבֵית הָאֲסוּרִים״. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין טְחִינָה אֶלָּא לְשׁוֹן עֲבֵירָה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״תִּטְחַן לְאַחֵר אִשְׁתִּי״. מְלַמֵּד שֶׁכׇּל אֶחָד וְאֶחָד הֵבִיא לוֹ אֶת אִשְׁתּוֹ לְבֵית הָאֲסוּרִים כְּדֵי שֶׁתִּתְעַבֵּר הֵימֶנּוּ. אָמַר רַב פָּפָּא: הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: קַמֵּי דְּשָׁתֵי חַמְרָא — חַמְרָא, קַמֵּי רָפוֹקָא (גְּרִידְיָא — דּוּבְלָא).
En ce qui concerne la capture de Samson, le verset déclare : « Et les Philistins se saisirent de lui, lui crevèrent les yeux ; ils le firent descendre à Gaza et le lièrent avec des chaînes d’airain ; et il moulait dans la prison” (Juges 16:21). Rabbi Yoḥanan dit : Moudre n’est rien d’autre qu’un langage de transgression sexuelle, comme le verset dit : “Alors que ma femme moud pour un autre homme” (Job 31:10). Cela enseigne que chacun et tous les hommes philistins amenaient leur femme à la prison afin qu’elle soit fécondée par Samson. Rav Pappa dit : Ceci est un exemple du dicton populaire que les gens disent : Devant un buveur de vin, apporte du vin ; devant celui qui creuse la terre, apporte des figues. Ainsi aussi Samson, qui épousa des femmes philistines, se vit amener davantage de femmes philistines pendant qu’il était en prison.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַמְזַנֶּה — אִשְׁתּוֹ (מְזַנֶּנֶת) [מְזַנָּה] עָלָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִם נִפְתָּה לִבִּי עַל אִשָּׁה וְעַל פֶּתַח רֵעִי אָרָבְתִּי״, וּכְתִיב: ״תִּטְחַן לְאַחֵר אִשְׁתִּי וְעָלֶיהָ יִכְרְעוּן אֲחֵרִין״, וְהַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: אִיהוּ בֵּי קָארֵי, וְאִיתְּתֵיהּ בֵּי בוּצִינֵי.
Et Rabbi Yoḥanan dit : En ce qui concerne quiconque commet l’adultère, sa femme commet l’adultère contre lui, comme il est dit : « Si mon cœur a été séduit par une femme, et si j’ai guetté à la porte de mon prochain » (Job 31:9), et il est écrit : « Alors que ma femme moud pour un autre homme, et que des étrangers s’agenouillent sur elle » (Job 31:10). Et cela explique le dicton populaire que les gens disent : Il se trouve parmi les courges [karei] et sa femme parmi les courgettes [butzinei], qui sont des types de légumes similaires. En d’autres termes, elle agit de la même manière que lui.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שִׁמְשׁוֹן דָּן אֶת יִשְׂרָאֵל כַּאֲבִיהֶם שֶׁבַּשָּׁמַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״דָּן יָדִין עַמּוֹ כְּאַחַד וְגוֹ׳״. וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שִׁמְשׁוֹן עַל שְׁמוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא נִקְרָא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי שֶׁמֶשׁ וּמָגֵן ה׳ אֱלֹהִים וְגוֹ׳״. אֶלָּא מֵעַתָּה, לֹא יִמָּחֶה! אֶלָּא: מֵעֵין שְׁמוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: מָה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מֵגֵין עַל כׇּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ — אַף שִׁמְשׁוֹן מֵגֵין בְּדוֹרוֹ עַל יִשְׂרָאֵל.
Et Rabbi Yoḥanan dit : Samson jugeait le peuple juif comme leur Père au Ciel le fait, avec une justice parfaite, comme il est dit : « Dan jugera son peuple, comme l’une des tribus d’Israël » (Genèse 49:16), ce qui est interprété comme signifiant que Samson, de la tribu de Dan, juge son peuple tout comme Dieu, Qui est « Un ». Et Rabbi Yoḥanan dit : Samson [Shimshon] est appelé par le nom du Saint, béni soit-Il, comme il est dit : « Car le Seigneur Dieu est un soleil [shemesh] et un bouclier » (Psaumes 84:12). La Guemara commente : Si tel est le cas, alors son nom ne devrait pas être effacé, tout comme d’autres noms sanctifiés ne sont pas effacés. Au contraire, il n’est pas appelé par le nom de Dieu, mais son nom est semblable au nom du Saint, béni soit-Il, car de même que le Saint, béni soit-Il, protège le monde entier, de même Samson, dans sa génération, protégea tout le peuple juif.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בִּלְעָם חִיגֵּר בְּרַגְלוֹ אַחַת הָיָה, שֶׁנֶּאֱמַר ״וַיֵּלֶךְ שֶׁפִי״. שִׁמְשׁוֹן חִיגֵּר בִּשְׁתֵּי רַגְלָיו הָיָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שְׁפִיפֹן עֲלֵי אֹרַח״.
Et Rabbi Yoḥanan dit : Balaam était boiteux d’une de ses jambes, comme il est dit à son sujet : « Et il alla, en boitant [shefi] » (Nombres 23:3). Samson était boiteux des deux jambes, comme il est dit que, lorsque Jacob mentionna la tribu de Dan dans la prophétie concernant Samson, il parla de lui ainsi : « Dan sera un serpent sur le chemin, un serpent cornu [shefifon] sur le sentier » (Genèse 49:17), ce qui est un shefi double, c’est-à-dire doublement boiteux.
תָּנוּ רַבָּנַן: חֲמִשָּׁה נִבְרְאוּ מֵעֵין דּוּגְמָא שֶׁל מַעְלָה, וְכוּלָּן לָקוּ בָּהֶן. שִׁמְשׁוֹן בְּכֹחוֹ, שָׁאוּל בְּצַוָּארוֹ, אַבְשָׁלוֹם בִּשְׂעָרוֹ, צִדְקִיָּה בְּעֵינָיו, אָסָא בְּרַגְלָיו.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita : Cinq personnes furent créées avec une caractéristique semblable à une représentation de l’Unique d’en Haut, et toutes furent frappées par cette caractéristique. Samson fut glorifié par sa force, Saül par son cou (voir I Samuel 9:2), Absalom par ses cheveux, Sédécias par ses yeux, et Asa par ses pieds.
שִׁמְשׁוֹן בְּכֹחוֹ, דִּכְתִיב: ״וַיָּסַר כֹּחוֹ מֵעָלָיו״.
La Guemara précise : Samson fut frappé par sa force, ce qui mena à sa perte, comme il est écrit : « Elle l’endormit sur ses genoux ; elle appela un homme et fit raser les sept tresses de sa tête ; puis elle commença à l’affliger, et sa force se retira de lui” (Juges 16:19).
שָׁאוּל בְּצַוָּארוֹ, דִּכְתִיב: ״וַיִּקַּח שָׁאוּל אֶת הַחֶרֶב וַיִּפֹּל עָלֶיהָ״.
Saül fut frappé au cou, comme il est écrit : « Alors Saül dit à son écuyer : Tire ton épée et transperce-m’en, de peur que ces incirconcis ne viennent, ne me transpercent et ne se moquent de moi. Mais son écuyer ne voulut pas, car il avait très peur. C’est pourquoi Saül prit son épée et se jeta dessus » (I Samuel 31:4) ; il tomba le cou sur l’épée.
אַבְשָׁלוֹם בִּשְׂעָרוֹ, כִּדְבָעֵינַן לְמֵימַר קַמַּן. צִדְקִיָּה בְּעֵינָיו, דִּכְתִיב: ״וְאֶת עֵינֵי צִדְקִיָּהוּ עִוֵּר״.
Absalom fut frappé dans ses cheveux, comme nous l’expliquerons plus loin. Sédécias fut frappé dans ses yeux, comme il est écrit : « On égorgea les fils de Sédécias devant ses yeux, et on creva les yeux de Sédécias, puis on le lia avec des chaînes et on l’emmena à Babylone » (II Rois 25:7).
אָסָא בְּרַגְלָיו, דִּכְתִיב: ״רַק לְעֵת זִקְנָתוֹ חָלָה אֶת רַגְלָיו״, וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: שֶׁאֲחָזַתּוּ פָּדַגְרָא. אֲמַר לֵיהּ מָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב נַחְמָן לְרַב נַחְמָן: הֵיכִי דָּמֵי פָּדַגְרָא? אֲמַר לֵיהּ: כְּמַחַט בִּבְשַׂר הַחַי. מְנָא יָדַע? אִיכָּא דְּאָמְרִי: מֵיחַשׁ הֲוָה חָשׁ בֵּיהּ. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: מֵרַבֵּיהּ שְׁמַע לֵיהּ. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: ״סוֹד ה׳ לִירֵאָיו וּבְרִיתוֹ לְהוֹדִיעָם״.
Asa fut frappé aux pieds, comme il est écrit : “Or le reste de tous les actes d’Asa, toute sa puissance, tout ce qu’il fit, et les villes qu’il bâtit, cela n’est-il pas écrit dans le livre des chroniques des rois de Juda ? Mais au temps de sa vieillesse, il fut malade des pieds” (I Rois 15:23). Et Rav Yehuda dit que Rav dit : Cela indique que la goutte [padagra] s’empara de lui. Mar Zutra, fils de Rav Naḥman, dit à Rav Naḥman : Quelles sont les circonstances de la goutte ? Quelle douleur cela implique-t-il ? Il lui dit : Cela ressemble à une aiguille enfoncée dans de la chair vive. La Guemara demande : D’où le savait-il ? La Guemara répond : Certains disent qu’il souffrait lui-même de cette affection, et certains disent qu’il l’avait entendu de son maître, et certains disent qu’il le savait par inspiration divine, comme il est dit : “Le secret du Seigneur est pour ceux qui Le craignent ; et Son alliance, pour la leur faire connaître” (Psaumes 25:14).
דָּרֵשׁ רָבָא: מִפְּנֵי מָה נֶעֱנַשׁ אָסָא — מִפְּנֵי שֶׁעָשָׂה אַנְגַּרְיָא בְּתַלְמִידֵי חֲכָמִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהַמֶּלֶךְ אָסָא הִשְׁמִיעַ אֶת כׇּל יְהוּדָה אֵין נָקִי״. מַאי ״אֵין נָקִי״? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אֲפִילּוּ חָתָן מֵחֶדְרוֹ וְכַלָּה מֵחוּפָּתָהּ.
Rava a enseigné : Pour quelle raison Asa fut-il puni aux pieds ? Parce qu’il imposa un travail forcé [angarya] aux érudits de la Torah, comme il est dit : « Alors le roi Asa fit une proclamation à tout Juda ; nul n’en fut exempté ; et ils emportèrent les pierres de Rama et son bois, avec lesquels Baasa avait bâti, et le roi Asa bâtit avec eux Guéva de Benjamin et Mitspa » (I Rois 15:22). L’expression superflue « à tout » indique que la proclamation fut adressée à tous, y compris aux érudits de la Torah. La Guemara demande : Quel est le sens de la phrase suivante dans le verset : « Nul n’en fut exempté [ein naki] » ? Rav Yehouda dit que Rav dit : Cela inclut même un marié dans sa chambre et une mariée sous son dais nuptial, comme le verset le dit au sujet d’un marié : « Il sera libre [naki] pour sa maison pendant un an » (Deutéronome 24:5).
כְּתִיב: ״וַיֵּרֶד שִׁמְשׁוֹן תִּמְנָתָה״, וּכְתִיב: ״הִנֵּה חָמִיךְ עֹלֶה תִמְנָתָה״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שִׁמְשׁוֹן שֶׁנִּתְגַּנָּה בָּהּ — כְּתִיב בֵּיהּ יְרִידָה. יְהוּדָה שֶׁנִּתְעַלָּה בָּהּ — כְּתִיב בֵּיהּ עֲלִיָּה.
§ Il est écrit au sujet de Samson : « Et Samson descendit à Timna, et vit à Timna une femme parmi les filles des Philistins » (Juges 14:1), et il est écrit dans le passage de la Torah concernant l’incident de Juda et Tamar : « Et l’on informa Tamar, en disant : Voici, ton beau-père monte à Timna pour tondre son troupeau » (Genèse 38:13). Les versets contiennent une contradiction apparente quant à savoir si Timna était un lieu vers lequel il fallait descendre ou un lieu vers lequel il fallait monter. Rabbi Elazar dit : Ces termes ne se réfèrent pas à la manière de voyager vers Timna, mais sont employés au sens figuré. Concernant Samson, qui y fut déshonoré à Timna, le terme indiquant la descente est écrit au sujet de son voyage. Concernant Juda, qui y fut élevé, le terme indiquant la montée est écrit au sujet de son voyage.
רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר: שְׁתֵּי תִּמְנָאוֹת הָיוּ, חֲדָא בִּירִידָה, וַחֲדָא בַּעֲלִיָּה.
Rabbi Shmuel bar Naḥmani dit autrement : Il y avait deux villes nommées Timna, l’une était atteinte par une descente dans une vallée, et l’autre était atteinte par une montée.
רַב פָּפָּא אָמַר: חֲדָא תִּמְנָה הֲוַאי, דְּאָתֵי מֵהַאי גִּיסָא — יְרִידָה, וּדְאָתֵי מֵהַאי גִּיסָא — עֲלִיָּה. כְּגוֹן וַרְדּוֹנְיָא וּבֵי בָארֵי וְשׁוּקָא דְנַרֶשׁ.
Rav Pappa dit autrement : Il n’y avait qu’une seule Timna, et elle était située sur le flanc d’une montagne. Celui qui venait de ce côté-ci y parvenait par une descente, tandis que celui qui venait de ce côté-là y parvenait par une montée. La Guemara présente des exemples de telles villes : Par exemple : Vardonia, Bei Varei et le marché de Neresh.
״וַתֵּשֶׁב בְּפֶתַח עֵינַיִם״. אָמַר רַבִּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי: מְלַמֵּד שֶׁהָלְכָה וְיָשְׁבָה לָהּ בְּפִתְחוֹ שֶׁל אַבְרָהָם אָבִינוּ, מָקוֹם שֶׁכׇּל עֵינַיִם צוֹפוֹת לִרְאוֹתוֹ. רַבִּי חָנִין אָמַר רַב: מָקוֹם הוּא שֶׁשְּׁמוֹ עֵינַיִם, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״תַּפּוּחַ וְהָעֵינָם״.
Le verset déclare au sujet de Tamar : « Elle ôta ses vêtements de veuvage, se couvrit de son voile, s’enveloppa, et s’assit à l’entrée d’Enaïm [befetaḥ einayim], qui est sur le chemin de Timna ; car elle vit que Shéla avait grandi et qu’elle ne lui avait pas été donnée pour femme » (Genèse 38:14). Les amora’im discutent du sens du mot einayim. Rabbi Alexandri dit : Cela enseigne qu’elle alla s’asseoir à l’entrée de la maison d’Abraham notre patriarche, un lieu que tous les yeux espèrent voir, car elle était certaine que Juda passerait par là. Rabbi Ḥanin dit que Rav dit : C’est un lieu appelé Enaïm, et de même le verset déclare dans la liste des villes en Eretz Yisrael dans la part de Juda : « Tappuah et Enam » (Josué 15:34).
רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר: שֶׁנָּתְנָה עֵינַיִם לִדְבָרֶיהָ. כְּשֶׁתְּבָעָהּ אָמַר לָהּ: שֶׁמָּא נׇכְרִית אַתְּ? אָמְרָה לֵיהּ: גִּיּוֹרֶת אֲנִי. שֶׁמָּא אֵשֶׁת אִישׁ אַתְּ? אָמְרָה לֵיהּ: פְּנוּיָה אֲנִי. שֶׁמָּא קִיבֵּל בִּךְ אָבִיךָ קִידּוּשִׁין? אָמְרָה לֵיהּ: יְתוֹמָה אֲנִי. שֶׁמָּא טְמֵאָה אַתְּ? אָמְרָה לֵיהּ: טְהוֹרָה אֲנִי.
Rabbi Shmuel bar Naḥmani dit : Elle a donné des yeux [einayim] à ses paroles, c’est-à-dire que, par ses paroles, elle a fourni une ouverture [petaḥ] pour que Juda la sollicite. Lorsque Juda la sollicita pour avoir des relations sexuelles avec lui, il tenta d’abord de vérifier son statut et lui dit : Peut-être es-tu une gentile ? Elle lui dit : Je suis une convertie. Il demanda : Peut-être es-tu une femme mariée ? Elle lui dit : Je suis une femme non mariée. Il demanda : Peut-être ton père a-t-il accepté des fiançailles pour toi et tu n’en es pas consciente ? Elle lui dit : Je suis orpheline. Il demanda : Peut-être es-tu impure ? Elle lui dit : Je suis pure.
״וַיִּטַּע אֶשֶׁל בִּבְאֵר שָׁבַע״, אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מְלַמֵּד שֶׁעָשָׂה פַּרְדֵּס, וְנָטַע בּוֹ כׇּל מִינֵי מְגָדִים.
La Guemara traite de la maison d’Abraham : Il est écrit : « Et il planta un eshel à Beer-Sheva, et y invoqua le nom du Seigneur, Dieu éternel » (Genèse 21:33). Reish Lakish dit : Cela enseigne qu’Abraham fit un verger et y planta toutes sortes de douceurs.
רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי נְחֶמְיָה, חַד אָמַר: פַּרְדֵּס, וְחַד אָמַר: פּוּנְדָּק. בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר פַּרְדֵּס, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״וַיִּטַּע״. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר פּוּנְדָּק, מַאי ״וַיִּטַּע״? כְּדִכְתִיב: ״וַיִּטַּע אׇהֳלֵי אַפַּדְנוֹ וְגוֹ׳״.
Les tanna’im Rabbi Yehuda et Rabbi Neḥemya sont en désaccord quant à la signification du mot « eshel ». L’un a dit qu’il signifie un verger [pardes], et l’un a dit qu’il signifie une auberge [pundak]. La Guemara poursuit : Soit, selon celui qui a dit qu’il signifie un verger, c’est bien ce qui est écrit : « Et il planta », et ce langage convient à un verger. Mais selon celui qui a dit qu’il ouvrit une auberge, quel est le sens de l’expression « et il planta » ? La Guemara répond : Comme il est écrit : « Et il dressera [vayitta] les tentes de son palais entre les mers et la belle montagne sainte ; et il arrivera à sa fin, et personne ne lui viendra en aide » (Daniel 11:45), ce qui indique que le mot vayitta, et il planta, est aussi employé pour indiquer le fait de dresser des tentes.
״וַיִּקְרָא שָׁם בְּשֵׁם ה׳ אֵל עוֹלָם״. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אַל תִּיקְרֵי ״וַיִּקְרָא״,
Le verset y déclare : « Et il planta un eshel à Beer-Sheva, et là invoqua [vayyikra] le nom du Seigneur, le Dieu éternel” (Genèse 21:33). Reish Lakish a dit : Ne lis pas ce mot littéralement comme vayyikra,” et il appela,

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