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בְּמִינֵי מְתִיקָה שָׁנוּ, הוֹאִיל וּרְאוּיִין לְמַתֵּק קְדֵירָה. טַעְמָא דַּחֲזוּ לְמַתֵּק אֶת הַקְּדֵירָה, הָא לָאו הָכִי — לָא! הָכָא נָמֵי חֲזוּ לְמַתֵּק.
Ils ont enseigné cette halakha dans le cas de sortes sucrées, parce qu’elles sont aptes à être mélangées ensemble pour adoucir le plat dans une marmite. La Guemara en déduit : La raison pour laquelle elles s’associent les unes aux autres est qu’elles sont aptes à adoucir le plat dans une marmite ensemble. Cependant, si ce n’est pas le cas, alors elles ne s’associent pas les unes aux autres. Apparemment, les épices, en général, ne s’associent pas pour constituer une mesure complète. La Guemara répond : Ici aussi, la mishna parle d’un cas où elles sont aptes à adoucir le plat dans une marmite.
קְלִיפֵּי אֱגוֹזִין וּקְלִיפֵּי רִמּוֹנִים סְטֵיס וּפוּאָה — כְּדֵי לִצְבּוֹעַ בֶּגֶד קָטָן. וּרְמִינְהִי: הַמּוֹצִיא סַמָּנִים שְׁרוּיִין — כְּדֵי לִצְבּוֹעַ בָּהֶן דּוּגְמָא לְאִירָא! הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: לְפִי שֶׁאֵין אָדָם טוֹרֵחַ לִשְׁרוֹת סַמְמָנִים לִצְבּוֹעַ בָּהֶן דּוּגְמָא לְאִירָא.
Nous avons appris dans la michna : La mesure qui détermine la responsabilité pour le fait de transporter des coquilles de noix, des pelures de grenade, du carthame et de la garance, qui servent à produire des teintures, est équivalente à celle utilisée pour teindre un petit vêtement placé au-dessus de la résille d’une femme. Et la Guemara a soulevé une contradiction à partir de ce que nous avons appris ailleurs dans une michna : Celui qui transporte des herbes qui ont été trempées dans l’eau est responsable s’il a transporté une mesure équivalente à la quantité utilisée pour teindre un échantillon de la taille d’un bouchon, pour la navette d’un métier à tisser. Cela fait référence à une petite bande de laine qu’un tisserand place sur le métier comme échantillon de couleur. Les herbes ont été trempées dans l’eau parce que c’était ainsi qu’on les préparait pour les utiliser comme teintures. Apparemment, selon cette Guemara, la mesure de responsabilité n’est pas la quantité utilisée pour teindre un petit vêtement. La Guemara répond : N’a-t-il pas été dit au sujet de cette michna que Rav Naḥman a dit que Rabba bar Avuh a dit : Dans le cas de teintures trempées, la mesure de responsabilité est plus petite parce qu’une personne ne se donne pas la peine de faire tremper des herbes simplement pour teindre un échantillon pour la navette d’un métier à tisser. Elle ne commencera à faire tremper des herbes que pour teindre un vêtement plus important. Cependant, pour des herbes qui trempent déjà et sont prêtes à être utilisées comme teinture, la mesure de responsabilité est plus petite, c’est-à-dire suffisante pour teindre un échantillon.
מֵי רַגְלַיִם. תָּנָא: מֵי רַגְלַיִם עַד בֶּן אַרְבָּעִים יוֹם. נֶתֶר. תָּנָא: נֶתֶר אֲלֶכְּסַנְדְּרִית, וְלֹא נֶתֶר אַנְפַּנְטְרִין. בּוֹרִית. אָמַר רַב יְהוּדָה: זֶה חוֹל. וְהָתַנְיָא: הַבּוֹרִית וְהַחוֹל! אֶלָּא: מַאי בּוֹרִית — כַּבְרִיתָא.
La michna a mentionné des matières abrasives utilisées pour la lessive, parmi lesquelles l’urine. La Guemara clarifie la nature des matières énumérées. Les Sages ont enseigné dans une baraita : L’urine mentionnée dans la michna est une urine âgée de jusqu’à quarante jours. Après cela, son acidité s’affaiblit, la rendant impropre à cet usage. En ce qui concerne le natron, le Sage a enseigné dans une baraita : Cela fait référence au natron alexandrin de la ville en Égypte, et non au natron d’Anpantrin, qui est d’une qualité différente. En ce qui concerne le borit mentionné dans la michna, Rav Yehouda a dit : C’est du sable. La Guemara demande : N’a-t-il pas été enseigné dans une baraita : Borit et sable ? Puisque les deux termes sont énumérés, borit ne peut pas être du sable. Plutôt, qu’est-ce que le borit ? C’est du soufre.
מֵיתִיבִי, הוֹסִיפוּ עֲלֵיהֶן הַחַלְבֵּיצִין וְהַלְּעִינִין וְהַבּוֹרִית וְהָאָהָל. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כַּבְרִיתָא, כַּבְרִיתָא מִי אִיתָא בִּשְׁבִיעִית?! וְהָתְנַן: זֶה הַכְּלָל, כׇּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ עִיקָּר — יֵשׁ לוֹ שְׁבִיעִית, וְשֶׁאֵין לוֹ עִיקָּר — אֵין לוֹ שְׁבִיעִית! אֶלָּא מַאי בּוֹרִית — אַהֲלָא. וְהָתַנְיָא: בּוֹרִית וְאַהֲלָא! אֶלָּא תְּרֵי גַּוְונֵי אַהֲלָא.
La Guemara soulève une objection à partir de plantes dont l’usage est interdit pendant l’année sabbatique. Ils ont ajouté des bulbes d’ornithogale et d’absinthe, ainsi que du borit et de l’aloès. Et s’il te venait à l’esprit de dire que le borit est du soufre, existe-t-il du soufre qui soit soumis aux halakhotde l’année sabbatique ? N’avons-nous pas appris dans une michna que tel est le principe : Tout ce qui a une racine et pousse est soumis aux halakhot de l’année sabbatique, et tout ce qui n’a pas de racine n’est pas soumis aux halakhot de l’année sabbatique. Alors, qu’est-ce que le borit ? C’est l’aloès. La Guemara demande : N’a-t-il pas été enseigné dans une baraita : Et le borit et l’aloès ? Puisque les deux termes sont énumérés, le borit ne peut pas être l’aloès. Plutôt, il existe deux types d’aloès. L’un d’eux est appelé borit.
קִימוֹלְיָא, אָמַר רַב יְהוּדָה: שְׁלוֹף דּוֹץ. אַשְׁלָג, אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁאֵילְתִּינְהוּ לְכֹל נָחוֹתֵי יַמָּא, וַאֲמַרוּ לִי ״שׁוּנָאגָא״ שְׁמֵיהּ, וּמִשְׁתְּכַח בְּנוּקְבָּא דְמַרְגָּנִיתָא, וּמַפְּקִי לֵיהּ בְּרִמְצָא דְפַרְזְלָא.
En ce qui concerne la terre cimolienne mentionnée dans la mishna, Rav Yehuda a dit : C’est la terre appelée retire le bâton dans [shelof dotz]. En ce qui concerne le eshlag mentionné dans la mishna, Shmuel a dit : J’ai interrogé tous les marins au sujet de l’identité de eshlag, et ils m’ont dit que cela s’appelle shonana, et on peut le trouver dans la coquille de la perle, et on l’en retire à l’aide d’une brochette en fer.
מַתְנִי׳ פִּלְפֶּלֶת — כׇּל שֶׁהוּא, וְעִטְרָן — כׇּל שֶׁהוּא. מִינֵי בְשָׂמִים וּמִינֵי מַתָּכוֹת — כׇּל שֶׁהֵן. מֵאַבְנֵי הַמִּזְבֵּחַ וּמֵעֲפַר הַמִּזְבֵּחַ, מְקַק סְפָרִים וּמְקַק מִטְפְּחוֹתֵיהֶם — כׇּל שֶׁהוּא, שֶׁמַּצְנִיעִין אוֹתָן לְגוֹנְזָן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הַמּוֹצִיא מְשַׁמְּשֵׁי עֲבוֹדָה זָרָה — כׇּל שֶׁהוּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא יִדְבַּק בְּיָדְךָ מְאוּמָה מִן הַחֵרֶם״.
MICHNA : La mesure qui détermine la responsabilité pour le fait de transporter du poivre pendant Chabbat est n’importe quelle quantité. De même, la mesure qui détermine la responsabilité pour le fait de transporter du goudron est n’importe quelle quantité. La mesure qui détermine la responsabilité pour le fait de transporter diverses sortes de parfums et diverses sortes de métaux est n’importe quelle quantité. La mesure qui détermine la responsabilité pour le fait de transporter des pierres de l’autel ou de la terre de l’autel, des rouleaux sacrés ou leurs couvertures qui se sont détériorés à cause d’un insecte appelé mekek qui détruit les rouleaux, et le mekek qui détruit leurs couvertures, est n’importe quelle quantité. Cela s’explique par le fait que les gens les conservent afin de les enterrer, en raison de leur sainteté, et accordent de l’importance même à une petite mesure de ces objets. Rabbi Yehouda dit : Même celui qui transporte des accessoires d’idolâtrie pendant Chabbat est responsable pour le fait de transporter n’importe quelle quantité, comme il est dit : « Et que rien des objets proscrits ne s’attache à ta main » (Deutéronome 13:18). Puisque même la plus petite quantité est interdite et doit être brûlée, toute quantité est significative.
גְּמָ׳ פִּלְפֶּלֶת כׇּל שֶׁהוּא לְמַאי חַזְיָא? לְרֵיחַ הַפֶּה. עִיטְרָן כׇּל שֶׁהוּא לְמַאי חֲזֵי? לְצִילְחֲתָא. מִינֵי בְּשָׂמִים — כׇּל שֶׁהֵן. תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹצִיא רֵיחַ רַע — כׇּל שֶׁהוּא. שֶׁמֶן טוֹב — כׇּל שֶׁהוּא. אַרְגָּמָן — כׇּל שֶׁהוּא. וּבְתוּלַת הַוֶּורֶד — אַחַת.
GUEMARA : La Guemara demande : Pour quel usage n’importe quelle quantité de poivre convient-elle ? La Guemara répond : Pour dissiper la mauvaise haleine. Pour quel usage n’importe quelle quantité de goudron convient-elle ? Elle convient pour guérir un mal de tête. Nous avons appris dans la michna que l’on est passible pour avoir transporté pendant Chabbat n’importe quelle quantité de diverses sortes de parfums. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Même celui qui transporte un objet ayant une mauvaise odeur pendant Chabbat à des fins médicinales ou similaires est passible pour avoir transporté n’importe quelle quantité. La mesure qui détermine la responsabilité pour avoir transporté de l’huile parfumée fine est n’importe quelle quantité. La mesure qui détermine la responsabilité pour avoir transporté de la teinture pourpre est n’importe quelle quantité. La mesure qui détermine la responsabilité pour avoir transporté un bouton de rose vierge pendant Chabbat est un bouton.
מִינֵי מַתָּכוֹת — כׇּל שֶׁהֵן. לְמַאי חֲזוּ? תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: שֶׁכֵּן רָאוּי לַעֲשׂוֹת מִמֶּנָּה דׇּרְבָן קָטָן.
Nous avons appris dans la michna : La mesure qui détermine la responsabilité pour le fait de transporter diverses sortes de métaux est n’importe quelle quantité. La Guemara demande : Pour quel usage n’importe quelle quantité de métal convient-elle, au point de rendre quelqu’un responsable de son transport ? Il a été enseigné dans une baraita : Rabbi Shimon ben Elazar dit : Parce qu’une petite quantité de fer convient pour fabriquer un petit clou.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי בַּרְזֶל״, אֲחֵרִים אוֹמְרִים: לֹא יִפְחוֹת מֵאַמָּה עַל אַמָּה. לְמַאי חַזְיָא? אָמַר רַב יוֹסֵף: לְכָלְיָיא עוֹרֵב. וְאִיכָּא דְאָמְרִי, אֲחֵרִים אוֹמְרִים: לֹא יִפְחוֹת מִכָּלְיָיא עוֹרֵב. וְכַמָּה? אָמַר רַב יוֹסֵף: אַמָּה עַל אַמָּה. נְחֹשֶׁת, לֹא יִפְחוֹת מִמָּעָה כֶּסֶף. תַּנְיָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: לֹא יִפְחוֹת מִצִּינּוֹרָא קְטַנָּה שֶׁל נְחֹשֶׁת. לְמַאי חַזְיָא? אָמַר אַבָּיֵי: שֶׁמְּחַטְּטִין בָּהּ אֶת הַפְּתִילוֹת וּמְקַנְּחִין הַנֵּרוֹת.
Puisque la Guemara discute de la mesure qui détermine la responsabilité pour le transport de métal pendant le Chabbat, elle traite des halakhot connexes concernant les objets consacrés au Temple. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Dans le cas de quelqu’un qui fait un vœu sans préciser de quantité, et dit : Il m’incombe à moi de donner du fer au Temple, Aḥerim disent : Il doit donner au moins une coudée sur une coudée de fer. La Guemara demande : À quel usage un métal de cette taille convient-il ? Rav Yosef a dit : Pour un dispositif anti-corbeaux. Le toit du Temple était couvert de surfaces de fer avec des clous saillants pour empêcher les corbeaux de s’y percher. Et certains disent une version légèrement différente. Aḥerim disent : Il doit donner au moins le fer nécessaire pour un dispositif anti-corbeaux. Et quelle quantité de fer cela représente-t-il ? Rav Yosef a dit : Une coudée sur une coudée. Celui qui fait vœu de donner du cuivre doit donner au moins la valeur d’une ma’a d’argent. Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Eliezer dit : Il faut donner au moins la quantité nécessaire pour forger un petit crochet de cuivre. La Guemara demande : À quel usage du Temple cela est-il adapté ? Abaye a dit : On l’utilise pour gratter les mèches du candélabre et nettoyer les lampes avec lui.
מְקַק סְפָרִים וּמְקַק מִטְפָּחֹת. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מְקָק דְּסִיפְרֵי, תְּכָךְ דְּשִׁירָאֵי, וְאַיְלָא דְעִינְבֵי, וּפָהּ דִּתְאֵנֵי, וְהָהּ דְּרִימּוֹנֵי — כּוּלְּהוּ סַכַּנְתָּא. הָהוּא תַּלְמִידָא דַּהֲוָה יָתֵיב קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, הֲוָה קָאָכֵיל תְּאֵינֵי. אֲמַר לֵיהּ: רַבִּי, קוֹצִין יֵשׁ בַּתְּאֵנִים? אֲמַר (לֵיהּ): קַטְלֵיהּ פָּהּ לְדֵין.
Nous avons appris dans la michna : La mesure qui détermine la responsabilité pour le transport de rouleaux sacrés ou de leurs couvertures qui se sont détériorés à cause d’un insecte appelé mekek qui détruit les rouleaux, et un autre type de mekek qui détruit leurs couvertures, est n’importe quelle quantité. Rabbi Yehuda a dit : Ces insectes, le mekek qui détruit les rouleaux, le tekhakh qui attaque la soie, et le ila qui mange les raisins, et le pe qui mange les figues, et le ha qui mange les grenades, tous présentent un danger pour celui qui les avale. La Guemara raconte : Un certain étudiant était assis devant Rabbi Yoḥanan et mangeait des figues. L’étudiant dit à Rabbi Yoḥanan : Mon maître, y a-t-il des épines dans les figues ? Rabbi Yoḥanan lui dit : Le pe a tué cet homme. L’insecte dans la figue avait perforé la gorge de l’étudiant.
מַתְנִי׳ הַמּוֹצִיא קוּפַּת הָרוֹכְלִין, אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ בָּהּ מִינִין הַרְבֵּה — אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא חַטָּאת אַחַת. זֵרְעוֹנֵי גִינָּה — פָּחוֹת מִכִּגְרוֹגֶרֶת. רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה אוֹמֵר: חֲמִשָּׁה.
MISHNA :Celui qui transporte le panier d’un marchand, même s’il y a de nombreux types d’épices et de bijoux à l’intérieur, est tenu d’apporter une seule offrande expiatoire, car il n’a accompli qu’un seul acte de transport. La mesure qui détermine la responsabilité pour le transport de graines de jardin pendant le Chabbat est inférieure au volume d’une figue. Rabbi Yehouda ben Beteira dit : La mesure de responsabilité est de cinq graines.

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