לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ לְהַחֲזִיר תְּנַן, וְחַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: כִּירָה שֶׁהִסִּיקוּהָ בְּקַשׁ וּבִגְבָבָא — מַחֲזִירִין עָלֶיהָ תַּבְשִׁיל, בְּגֶפֶת וּבְעֵצִים — לֹא יַחֲזִיר עַד שֶׁיִּגְרוֹף אוֹ עַד שֶׁיִּתֵּן אֶת הָאֵפֶר. אֲבָל לְשַׁהוֹת — מְשַׁהִין אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ גָּרוּף וְאֵינוֹ קָטוּם. וּמָה הֵן מְשַׁהִין? — בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: חַמִּין, אֲבָל לֹא תַּבְשִׁיל. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: חַמִּין וְתַבְשִׁיל. וְהָךְ חֲזָרָה דַּאֲמַרִי לָךְ, לָאו דִּבְרֵי הַכֹּל הִיא, אֶלָּא מַחֲלוֹקֶת בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל, שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נוֹטְלִין וְלֹא מַחֲזִירִין. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אַף מַחֲזִירִין.
La Guemara rejette cette preuve. En réalité, on peut dire que dans la première clause de la michna nous avons appris qu’on peut remettre, et que la michna est incomplète. Il faut ajouter une clause à la michna, et elle enseigne ce qui suit : En ce qui concerne un fourneau allumé avec de la paille ou du chaume, on peut y remettre une marmite de nourriture cuite. S’il a été allumé avec du marc ou avec du bois, on ne peut pas y remettre une marmite tant qu’on n’a pas retiré les braises alors qu’il fait encore jour ou tant qu’on n’a pas recouvert les braises de cendres. Cependant, pour laisser la marmite sur le feu pendant Chabbat, on peut la laisser, même si le fourneau n’est ni vidé ni recouvert de cendres. Grâce à cet ajout, la suite de la controverse peut être comprise ainsi : Et que peuvent-ils laisser ? Beit Shammai disent : De l’eau chaude, mais pas de nourriture cuite. Et Beit Hillel disent : À la fois de l’eau chaude et de la nourriture cuite. En outre : Et ce fait de remettre dont je vous ai parlé au début de la michna n’est pas accepté par tous. Au contraire, cela aussi fait l’objet d’une controverse entre Beit Shammai et Beit Hillel, car Beit Shammai disent : On peut retirer mais non remettre. Et Beit Hillel disent : On peut même remettre. Le dilemme concernant l’interprétation de la michna n’a pas été résolu.
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי חֶלְבּוֹ אָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא עַל גַּבָּהּ, אֲבָל לְתוֹכָהּ — אָסוּר. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא ״לְהַחֲזִיר״ תְּנַן — הַיְינוּ דְּשָׁנֵי בֵּין תּוֹכָהּ לְעַל גַּבָּהּ. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ ״לְשַׁהוֹת״ תְּנַן, מַה לִּי תּוֹכָהּ מַה לִּי עַל גַּבָּהּ? — מִי סָבְרַתְּ רַבִּי חֶלְבּוֹ אַרֵישָׁא קָאֵי? אַסֵּיפָא קָאֵי: ״וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים אַף מַחֲזִירִין״ — וְאָמַר רַבִּי חֶלְבּוֹ אָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא עַל גַּבָּהּ, אֲבָל תּוֹכָהּ — אָסוּר.
Viens et entends une autre résolution de ce dilemme, à partir de ce que Rabbi Ḥelbo a dit que Rav Ḥama bar Gurya a dit que Rav a dit : Ils n’ont enseigné que le fait de poser est permis concernant un fourneau seulement en ce qui concerne le fait de poser une marmite au-dessus. Cependant, poser une marmite à l’intérieur est interdit. Soit, si tu dis que nous avons appris le fait de remettre dans la michna, c’est pourquoi il y a une différence halakhique entre poser une marmite à l’intérieur et poser une marmite au-dessus. Si on la remet pendant Chabbat, en la plaçant à l’intérieur d’un fourneau où il pourrait y avoir des braises ardentes, on craint que Chabbat ne soit profané. Par conséquent, il n’a été permis de placer un aliment cuit que sur le dessus du fourneau. Cependant, si tu dis que nous avons appris le fait de laisser dans la michna, quelle est la différence pour moi que ce soit à l’intérieur du fourneau, et quelle est la différence pour moi que ce soit au-dessus ? En fin de compte, il ne fait rien pendant Chabbat avec les cendres chaudes dans le fourneau. La Guemara rejette cette preuve : Penses-tu que Rabbi Ḥelbo se réfère à la première clause de la michna ? Non, il se réfère à la dernière clause de la michna, qui déclare : Et Beit Hillel disent qu’on peut même remettre. Et à ce sujet Rabbi Ḥelbo a dit que Rav Ḥama bar Gurya a dit que Rav a dit : Ils n’ont enseigné que l’on peut remettre l’aliment cuit au-dessus du fourneau ; cependant, à l’intérieur c’est interdit. Si c’est le cas, il n’y a toujours pas de résolution au dilemme.
תָּא שְׁמַע: שְׁתֵּי כִּירוֹת הַמַּתְאִימוֹת, אַחַת גְּרוּפָה וּקְטוּמָה, וְאַחַת שֶׁאֵינָהּ גְּרוּפָה וְאֵינָהּ קְטוּמָה: מְשַׁהִין עַל גַּבֵּי גְּרוּפָה וּקְטוּמָה וְאֵין מְשַׁהִין עַל שֶׁאֵינָהּ גְּרוּפָה וְאֵינָהּ קְטוּמָה. וּמָה הֵן מְשַׁהִין? — בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: וְלֹא כְלוּם. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: חַמִּין, אֲבָל לֹא תַּבְשִׁיל. עָקַר — דִּבְרֵי הַכֹּל לֹא יַחֲזִיר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר — בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: חַמִּין, אֲבָל לֹא תַּבְשִׁיל. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: חַמִּין וְתַבְשִׁיל. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נוֹטְלִין, אֲבָל לֹא מַחֲזִירִין. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אַף מַחֲזִירִין.
Viens et écoute une résolution à ce dilemme à partir de ce qui a été enseigné dans la Tosefta : Dans le cas de deux fourneaux adjacents qui partagent une paroi commune, dans l’un d’eux, les braises ont été retirées ou recouvertes de cendres, et dans l’un les braises n’ont pas été retirées ni recouvertes de cendres ; la règle concernant le fait de laisser une marmite dessus pendant le Chabbat est la suivante : On peut laisser de la nourriture sur celui qui a été retiré ou recouvert de cendres, et on ne peut pas laisser de nourriture sur celui qui n’a pas été retiré ni recouvert de cendres. Et quant au point essentiel, que peut-on laisser ? Beit Shammai disent : Rien du tout. Ils contestent la halakha citée ci-dessus. Et Beit Hillel disent : On peut laisser de l’eau chaude mais pas de nourriture cuite. Cependant, si l’on a retiré le plat cuit de dessus le fourneau, tout le monde, Beit Shammai et Beit Hillel, convient que l’on ne peut pas le remettre sur le fourneau ; c’est l’avis de Rabbi Meir. Selon la tradition qu’il a reçue, telle est la question en litige entre Beit Shammai et Beit Hillel. Rabbi Yehuda dit que le différend est différent. Beit Shammai disent : On peut y laisser de l’eau chaude mais pas de nourriture cuite. Et Beit Hillel disent : On peut laisser à la fois de l’eau chaude et de la nourriture cuite. En outre, Beit Shammai disent : On peut retirer une marmite du fourneau pendant le Chabbat mais on ne peut pas la remettre. Et Beit Hillel disent : On peut même la remettre.
אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא ״לְשַׁהוֹת״ תְּנַן, מַתְנִיתִין מַנִּי — רַבִּי יְהוּדָה הִיא. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ ״לְהַחֲזִיר״ תְּנַן, מַתְנִיתִין מַנִּי? לָא רַבִּי יְהוּדָה וְלָא רַבִּי מֵאִיר. אִי רַבִּי מֵאִיר — קַשְׁיָא לְבֵית שַׁמַּאי בַּחֲדָא, וּלְבֵית הִלֵּל בְּתַרְתֵּי. אִי רַבִּי יְהוּדָה, קַשְׁיָא גְּרוּפָה וּקְטוּמָה.
Certes, si vous dites que le cas que nous avons appris dans notre michna concernait le fait de laisser la marmite sur le fourneau, conformément à l’opinion de qui est notre michna ? Elle est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda. Cependant, si vous dites que le cas que nous avons appris dans notre michna concernait le fait de remettre la marmite sur le fourneau, conformément à l’opinion de qui est notre michna ? Elle n’est ni conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda ni à celle de Rabbi Meïr. Si vous dites que la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Meïr, cela pose une difficulté pour Beit Shammaï sur un point. Dans notre michna, Beit Shammaï permettent un certain usage d’un fourneau pendant Chabbat ; tandis que, selon Rabbi Meïr dans la baraita, Beit Shammaï interdisent tout usage. Et pour Beit Hillel, cela pose une difficulté sur deux points. Selon notre compréhension de la michna, Beit Hillel permettent à la fois l’eau chaude et les aliments cuits, contrairement à la version de leur opinion rapportée par Rabbi Meïr dans la baraita. De même, dans notre michna, Beit Hillel permettent de remettre la marmite sur le fourneau, contrairement à la version de leur opinion rapportée par Rabbi Meïr. Si vous expliquez que notre michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda dans la baraita, cela pose une difficulté concernant la question du retrait des braises et de leur couverture avec de la cendre. Dans la michna, Beit Hillel comme Beit Shammaï permettent de la laisser sur un fourneau dont les braises n’ont été ni retirées ni couvertes de cendre. Selon Rabbi Yehouda dans la baraita, apparemment, un fourneau dont les braises n’ont été ni retirées ni couvertes de cendre ne peut pas être utilisé du tout. Puisque cette interprétation mène à des contradictions, il est préférable d’expliquer la michna conformément à l’autre approche, afin que la michna corresponde au moins à une opinion.
לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ ״לְהַחֲזִיר״ תְּנַן, וְתַנָּא דִידַן סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה בַּחֲדָא וּפְלִיג עֲלֵיהּ בַּחֲדָא. סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה בַּחֲדָא — בְּחַמִּין וְתַבְשִׁיל, וְנוֹטְלִין וּמַחְזִירִין. וּפְלִיג עֲלֵיהּ בַּחֲדָא — דְּאִילּוּ תַּנָּא דִידַן סָבַר לְשַׁהוֹת וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ גָּרוּף וְקָטוּם, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר בִּלְשַׁהוֹת נָמֵי גָּרוּף וְקָטוּם — אִין, אִי לָא — לָא.
Cette affirmation est rejetée : En réalité, on peut dire que le cas que nous avons appris dans notre michna concernait le fait de remettre la marmite sur le fourneau, et notre tanna dans la michna est d’accord avec Rabbi Yehouda sur un point, et est en désaccord avec lui sur un point. Il est d’accord avec Rabbi Yehouda sur un point, en ce qui concerne la question de l’eau chaude et des aliments cuits, et ce qui peut être retiré du fourneau et ce qui peut même être remis. Et il est en désaccord avec lui sur un point : Alors que notre tanna dans la michna estimait que laisser une marmite sur un fourneau est permis même s’il n’est ni balayé ni couvert de cendres, Rabbi Yehouda estimait : En ce qui concerne le fait de permettre à quelqu’un de laisser une marmite sur le fourneau aussi, si le fourneau était balayé ou couvert de cendres, oui, cela est permis ; si ce n’était pas le cas, non, cela est interdit.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַהוּ לִסְמוֹךְ בָּהּ? תּוֹכָהּ וְגַבָּהּ אָסוּר, אֲבָל לִסְמוֹךְ בָּהּ — שַׁפִּיר דָּמֵי, אוֹ דִילְמָא לָא שְׁנָא.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : concernant un fourneau qui n’a été ni raclé ni couvert de cendres, quelle est la halakha quant au fait de permettre à quelqu’un d’appuyer un plat cuit contre lui, afin qu’il soit réchauffé par les côtés du fourneau ? Le dilemme est le suivant : n’est-ce que le fait de placer une marmite à l’intérieur et au-dessus qui est interdit, tandis que l’appuyer contre lui il peut bien le faire ? Ou peut-être, l’appuyer n’est pas différent et cela est interdit dans tous les cas.
תָּא שְׁמַע: שְׁתֵּי כִּירוֹת הַמַּתְאִימוֹת, אַחַת גְּרוּפָה וּקְטוּמָה וְאַחַת שֶׁאֵינָהּ גְּרוּפָה וּקְטוּמָה, מְשַׁהִין עַל גַּבֵּי גְּרוּפָה וּקְטוּמָה. וְאַף עַל גַּב דְּקָא סָלֵיק לֵיהּ הַבְלָא מֵאִידָךְ! דִּילְמָא שָׁאנֵי הָתָם, דְּכֵיוָן דְּמִידַּלְּיָא שָׁלֵיט בָּהּ אַוֵּירָא.
Viens et écoute une résolution à ce dilemme à partir de ce qui a été enseigné dans une baraita : S’il y a deux fourneaux adjacents, l’un qui a été nettoyé ou recouvert de cendres et l’autre qui n’a pas été nettoyé ni recouvert de cendres, on peut laisser un plat cuit sur le fourneau qui a été nettoyé et recouvert de cendres pendant Chabbat. Apparemment, il est permis d’appuyer une marmite contre un fourneau qui n’a pas été nettoyé, même si la chaleur y monte depuis l’autre fourneau. La Guemara rejette cela : Peut-être que ce cas de deux fourneaux adjacents est différent. Puisque la marmite est surélevée, l’air l’affecte et la refroidit. Par conséquent, cela n’est pas comparable au fait de l’appuyer réellement contre le fourneau.
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב סָפְרָא אָמַר רַב חִיָּיא: קְטָמָהּ וְנִתְלַבְּתָה, סוֹמְכִין לָהּ וּמְקַיְּימִין עָלֶיהָ, וְנוֹטְלִין מִמֶּנָּה וּמַחְזִירִין לָהּ. שְׁמַע מִינָּה לִסְמוֹךְ נָמֵי, קְטָמָהּ — אִין, לֹא קְטָמָהּ — לָא. וּלְטַעְמָיךְ, ״נוֹטְלִין מִמֶּנָּה״ דְּקָתָנֵי, קְטָמָהּ — אִין, לֹא קְטָמָהּ — לָא?! אֶלָּא תְּנָא נוֹטְלִין מִשּׁוּם מַחְזִירִין, הָכָא נָמֵי תְּנָא סוֹמְכִין מִשּׁוּם מְקַיְּימִין.
Viens et écoute une autre résolution de ce dilemme à partir de ce que Rav Safra a dit que Rav Ḥiyya a dit : S’il y a un four dont les braises ont été couvertes de cendres à la veille de Chabbat et qu’il s’est ensuite rallumé pendant Chabbat, on peut appuyer une marmite contre lui, et laisser de la nourriture cuite dessus, et retirer de la nourriture de lui, et même y remettre de la nourriture. Conclue de cela ce qui suit concernant le fait d’appuyer également : S’il les a couvertes de cendres, oui, s’il ne les a pas couvertes de cendres, non, puisque la Guemara parle d’un four dont les braises ont été correctement couvertes pendant la journée. La Guemara rejette aussi cette preuve. Et selon ton opinion, ce qui a été enseigné : On peut retirer la nourriture de lui, dirais-tu là aussi que s’il les a couvertes, oui, et s’il ne les a pas couvertes, non ? Tout le monde convient qu’il est permis d’enlever la marmite du four même s’il n’a pas été vidé ni couvert de cendres. Au contraire, il faut comprendre qu’il a enseigné la permission de retirer la marmite du fait qu’il a enseigné la permission de la remettre. Ici aussi, il a enseigné la permission d’appuyer la marmite du fait qu’il a enseigné la permission de laisser la marmite sur le four. Par conséquent, on ne peut pas conclure qu’il est interdit d’appuyer une marmite contre un four non vidé.
הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם נוֹטְלִין וּמַחְזִירִין בְּחַד מָקוֹם הוּא, תְּנָא נוֹטְלִין מִשּׁוּם מַחְזִירִין. אֶלָּא הָכָא — סוֹמְכִין בְּחַד מָקוֹם הוּא וּמְקַיְּימִין בְּחַד מָקוֹם הוּא.
La Guemara est stupéfaite par cette comparaison. Comment pouvez-vous comparer les deux ? Là-bas, on retire la marmite de et on la remet au même endroit. Par conséquent, elle a enseigné le retrait en raison de la remise, car on ne peut pas remettre une marmite avant de l’avoir retirée. Cependant, ici, là où on appuie la marmite est un endroit et là où on laisse la marmite est un, autre, endroit, il n’y a aucun lien entre les deux. Si le tanna n’avait pas eu l’intention d’enseigner qu’il n’est permis d’appuyer que sur un fourneau balayé, il n’y aurait eu aucune raison de mentionner la permission d’appuyer conjointement avec la permission de laisser. En tout état de cause, ce n’est pas une preuve absolue, et le dilemme n’a pas été résolu.
מַאי הָוֵי עֲלַהּ? תָּא שְׁמַע: כִּירָה שֶׁהִסִּיקוּהָ בְּגֶפֶת וּבְעֵצִים סוֹמְכִין לָהּ, וְאֵין מְקַיְּימִין אֶלָּא אִם כֵּן גְּרוּפָה וּקְטוּמָה. גֶּחָלִים שֶׁעָמְמוּ אוֹ שֶׁנָּתַן עָלֶיהָ נְעוֹרֶת שֶׁל פִּשְׁתָּן דַּקָּה — הֲרֵי הִיא כִּקְטוּמָה.
La Guemara demande : À quelle conclusion est-on parvenu au sujet de ce dilemme ? Viens et écoute une résolution de cela à partir de ce qui a été enseigné dans la Tosefta : En ce qui concerne un four qui a été allumé avec du marc ou avec du bois, on peut appuyer contre lui une marmite de nourriture cuite ; cependant, on ne peut pas laisser une marmite à l’intérieur à moins que le four ne soit vidé ou recouvert de cendres. Des braises qui se sont atténuées ou sur lesquelles on a placé une bande de lin finement battu et que le feu ne s’est pas allumé, c’est comme si le four était recouvert de cendres, et il n’est pas nécessaire d’y ajouter davantage de cendres. En tout cas, on en déduit ici qu’il est permis d’appuyer un plat de nourriture cuite contre un four, même s’il n’est ni recouvert de cendres ni vidé.
אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַב אוֹשַׁעְיָא: קְטָמָהּ וְהוּבְעֲרָה מְשַׁהִין עָלֶיהָ חַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ כׇּל צוֹרְכָּן וְתַבְשִׁיל שֶׁבִּישֵּׁל כׇּל צוֹרְכּוֹ.
Rabbi Yitzḥak bar Naḥmani a dit que Rav Oshaya a dit : En ce qui concerne un fourneau qu’il a couvert de cendres et qui s’est rallumé pendant le Chabbat, on peut y laisser de l’eau chaude qui était déjà entièrement chauffée ainsi qu’un plat qui était déjà entièrement cuit. Dans ce cas, il n’y a pas besoin de cuisson supplémentaire, et il n’y a donc pas lieu de craindre que quelqu’un en vienne à attiser les braises et à allumer le feu.