תְּרֵי תִילְתֵי מִיל. מַאי בֵּינַיְיהוּ? — אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ פַּלְגָא דְּדַנְקָא.
cela signifie deux tiers d’un mil. La Guemara explique : Quelle est la différence pratique entre eux ? La différence pratique entre eux est la moitié d’un sixième [danka], c’est-à-dire un douzième de mil. Leurs divergences sont cohérentes, car la durée du crépuscule selon Rav Yosef est plus courte que sa durée selon Rabba.
וְחִילּוּפַהּ בְּחַלְּתָא. דְּאָמַר רַבָּה: חַלְּתָא בַּת תְּרֵי כוֹרֵי — שְׁרֵי לְטַלְטוֹלַהּ, וּבַת תְּלָתָא כוֹרֵי — אֲסִיר לְטַלְטוֹלַהּ. וְרַב יוֹסֵף אָמַר: בַּת תְּלָתָא כוֹרֵי — נָמֵי שְׁרֵי, בַּת אַרְבְּעָה כוֹרֵי — אֲסִיר.
La Guemara commente : Et en ce qui concerne le statut juridique de un récipient en osier, leur différend est l’inverse. Dans ce cas, la taille du récipient permise par Rav Yosef est plus grande que celle du récipient permise par Rabba. Comme Rabba l’a dit au sujet de un récipient en osier d’une capacité de deux kor, il est permis de le déplacer pendant Chabbat. Et un récipient d’une capacité de trois kor, il est interdit de le déplacer pendant Chabbat. Il est bien plus grand que les dimensions d’un récipient, et il n’est permis de déplacer pendant Chabbat que des récipients. Et Rav Yosef a dit : Un récipient d’une capacité de trois kor est également permis à déplacer, et seul un récipient d’une capacité de quatre kor est interdit à déplacer.
אָמַר אַבָּיֵי: בְּעַי מִינֵּיהּ דְּמָר בִּשְׁעַת מַעֲשֶׂה, וַאֲפִילּוּ בַּת תְּרֵי כוֹרֵי לָא שְׁרָא לִי. כְּמַאן — כְּהַאי תַּנָּא דִּתְנַן: כַּוֶּורֶת הַקַּשׁ וְכַוֶּורֶת הַקָּנִים וּבוֹר סְפִינָה אֲלֶכְּסַנְדְּרִית, אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ לָהֶם שׁוּלַיִם וְהֵן מַחֲזִיקוֹת אַרְבָּעִים סְאָה בַּלַּח שֶׁהֵן כּוֹרַיִים בַּיָּבֵשׁ — טְהוֹרִים. אָמַר אַבָּיֵי: שְׁמַע מִינַּהּ הַאי גּוּדְשָׁא תִּילְּתָא הָוֵי.
Abaye dit : J’ai soumis le dilemme à mon Maître, Rabba, lorsque cela avait une portée pratique, lorsque j’avais réellement besoin de savoir quoi faire, et il ne m’a pas permis de déplacer même un récipient d’une capacité de deuxkor. La Guemara explique : Conformément à l’opinion de qui Rabba a-t-il rendu sa décision halakhique pratique ? Conformément à l’opinion de ce tanna que nous avons apprise dans la michna traitant des lois de pureté rituelle : Un tonneau rond de paille, et un tonneau rond fait de roseaux, ainsi que la citerne d’un navire alexandrin, qui est un grand récipient placé sur un bateau et rempli d’eau potable, bien que ces récipients aient un fond, c’est-à-dire qu’ils soient des contenants, puisqu’ils ont une capacité de quarante se’a de liquide, ce qui est l’équivalent de deuxkor de denrées sèches, ils sont rituellement purs. Même s’ils entrent en contact avec une source d’impureté rituelle, ils ne deviennent pas impurs. Au-delà d’une certaine taille, les contenants ne sont plus considérés comme des récipients et, par conséquent, ne peuvent pas devenir rituellement impurs. Rabba soutenait : Puisqu’en ce qui concerne les halakhot d’impureté rituelle, un récipient de deux kor n’est pas considéré comme un récipient, il ne peut pas être déplacé pendant Chabbat. À propos de cette michna, Abaye dit : Apprends-en que l’excédent des denrées sèches dans un récipient par rapport aux liquides est d’un tiers du contenu du récipient. Il est dit dans la michna qu’un récipient pouvant contenir quarante se’a de liquide contient deux kor de produit sec, ce qui équivaut à soixante se’a.
אַבָּיֵי חַזְיֵיהּ לְרָבָא דְּקָא דָּאוֵי לְמַעֲרָב. אֲמַר לֵיהּ: וְהָתַנְיָא כׇּל זְמַן שֶׁפְּנֵי מִזְרָח מַאֲדִימִין? אֲמַר לֵיהּ: מִי סָבְרַתְּ פְּנֵי מִזְרָח מַמָּשׁ? לָא, פָּנִים הַמַּאֲדִימִין אֶת הַמִּזְרָח. אִיכָּא דְאָמְרִי: רָבָא חַזְיֵיהּ לְאַבָּיֵי דְּקָא דָּאוֵי לְמִזְרָח. אֲמַר לֵיהּ מִי סָבְרַתְּ פְּנֵי מִזְרָח מַמָּשׁ? פָּנִים הַמַּאֲדִימִין אֶת הַמִּזְרָח. וְסִימָנָיךְ: כַּוְּותָא.
La Guemara rapporte : Abaye vit que Rava regardait vers l’ouest à la veille de Chabbat afin de déterminer si le ciel était rouge et s’il s’agissait ou non du crépuscule. Abaye dit à Rava : N’a-t-on pas enseigné dans une baraita que le crépuscule commence lorsque le soleil se couche, tant que la face orientale du ciel est rougie par la lumière du soleil ? Pourquoi donc regardes-tu vers l’ouest ? Rava lui dit : Penses-tu que la référence vise réellement la face orientale du ciel ? Non, elle désigne la face du ciel qui fait rougir l’est, c’est-à-dire l’ouest. Certains disent une autre version de cet incident. Rava vit qu’Abaye regardait vers l’est. Il lui dit : Penses-tu que la référence vise la face orientale elle-même du ciel ? La référence désigne la face du ciel qui fait rougir l’est, c’est-à-dire l’ouest. Et ton moyen mnémotechnique est une fenêtre, car c’est sur le mur opposé à la fenêtre que l’on peut voir combien de lumière du soleil entre.
רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר כְּדֵי שֶׁיְּהַלֵּךְ אָדָם מִשֶּׁתִּשְׁקַע הַחַמָּה חֲצִי מִיל. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הָרוֹצֶה לֵידַע שִׁיעוּרוֹ שֶׁל רַבִּי נְחֶמְיָה יַנִּיחַ חַמָּה בְּרֹאשׁ הַכַּרְמֶל וְיֵרֵד וְיִטְבּוֹל בַּיָּם וְיַעֲלֶה — וְזֶהוּ שִׁיעוּרוֹ שֶׁל רַבִּי נְחֶמְיָה.
En ce qui concerne ce qui a été enseigné dans la baraita selon quoi Rabbi Neḥemya dit : La durée du crépuscule est le temps qu’il faut à une personne pour parcourir un demi-mil après le coucher du soleil. Rabbi Ḥanina a dit : Celui qui veut connaître la mesure précise du crépuscule de Rabbi Neḥemya doit faire ce qui suit : Laisser le soleil au sommet du mont Carmel, car lorsqu’on se tient au bord de la mer, on peut encore voir le sommet du mont Carmel à la lumière du soleil, puis descendre et s’immerger dans la mer, et ressortir, et telle est la mesure de Rabbi Neḥemya pour la durée du crépuscule.
אָמַר רַבִּי חִיָּיא: הָרוֹצֶה לִרְאוֹת בְּאֵרָהּ שֶׁל מִרְיָם יַעֲלֶה לְרֹאשׁ הַכַּרְמֶל וְיִצְפֶּה וְיִרְאֶה כְּמִין כְּבָרָה בַּיָּם — וְזוֹ הִיא בְּאֵרָהּ שֶׁל מִרְיָם. אָמַר רַב: מַעְיָן הַמִּיטַּלְטֵל טָהוֹר — וְזֶהוּ בְּאֵרָהּ שֶׁל מִרְיָם.
En raison de sa similitude avec la déclaration de Rabbi Ḥanina, la Guemara cite ce que Rabbi Ḥiyya a dit : Celui qui veut voir le puits de Myriam, qui accompagna le peuple juif pendant tout son séjour dans le désert, doit faire ce qui suit : Il doit monter au sommet du mont Carmel et regarder au loin, et il verra un rocher qui ressemble à un tamis dans la mer, et c’est le puits de Myriam. Rav a dit : Une source qui est portable, c’est-à-dire qui se déplace d’un endroit à un autre, est rituellement pure et est considérée comme une véritable source et non comme de l’eau puisée. Et qu’est-ce qu’une source mobile ? C’est le puits de Myriam.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יְהוּדָה, כֹּהֲנִים טוֹבְלִין בּוֹ. לְמַאן? אִילֵימָא לְרַבִּי יְהוּדָה — סְפֵקָא הוּא. אֶלָּא, בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יְהוּדָה, לְרַבִּי יוֹסֵי כֹּהֲנִים טוֹבְלִין בּוֹ.
Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : Pendant le crépuscule de Rabbi Yehuda, des prêtres rituellement impurs qui souhaitent s’immerger pendant la journée afin de devenir rituellement purs, de sorte que le coucher du soleil suive l’immersion et qu’il leur soit permis de manger la teruma, peuvent encore s’immerger pendant cette période. Selon cette opinion, le crépuscule est encore considéré comme le jour. La Guemara demande : Conformément à l’opinion de qui cela est-il vrai ? Si vous dites que c’est conformément à la propre opinion de Rabbi Yehuda, son opinion citée ci-dessus est que le crépuscule est une période d’incertitude. Par conséquent, celui qui s’immerge à ce moment-là ne peut pas manger de teruma avant le coucher du soleil du jour suivant. Au contraire, il s’agit du crépuscule de Rabbi Yehuda, conformément à l’opinion de Rabbi Yosei. Les prêtres peuvent s’immerger alors, car Rabbi Yosei considère que ce moment est encore le jour, et le coucher du soleil suivra.
פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְתֵימָא: בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יוֹסֵי מֵישָׁךְ שָׁיֵיךְ בִּדְרַבִּי יְהוּדָה — קָא מַשְׁמַע לַן דְּשָׁלֵים בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יְהוּדָה, וַהֲדַר מַתְחֵיל בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יוֹסֵי.
La Guemara demande : Il est évident que, selon Rabbi Yossei, ils s’immergent pendant la journée. La Guemara répond : De peur que tu ne dises que le crépuscule de Rabbi Yossei est inclus dans et a lieu à la fin du crépuscule de Rabbi Yehouda. Lorsque le crépuscule de Rabbi Yehouda se termine, celui de Rabbi Yossei est également terminé. Il fait déjà nuit, le coucher du soleil de ce jour est déjà passé, et il n’y a pas de coucher du soleil pour leur permettre de manger la terouma. C’est pourquoi il nous enseigne que le crépuscule de Rabbi Yehouda se termine, et ce n’est qu’ensuite que commence le crépuscule de Rabbi Yossei.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה לְעִנְיַן שַׁבָּת, וַהֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי לְעִנְיַן תְּרוּמָה. בִּשְׁלָמָא הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה לְעִנְיַן שַׁבָּת — לְחוּמְרָא. אֲבָל לְעִנְיַן תְּרוּמָה — מַאי הִיא? אִילֵימָא לִטְבִילָה — סְפֵקָא הִיא?
Rabba bar bar Ḥana a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda en ce qui concerne la question du Chabbat, et la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yosei en ce qui concerne la question de la teruma. La Guemara demande : Soit, en ce qui concerne l’affirmation selon laquelle lahalakhaest conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda en ce qui concerne la question du Chabbat, puisque, comme dans tous les autres cas de doute, la décision est stricte à l’égard des interdictions de la Torah. Cependant, en ce qui concerne la teruma, quel est le cas discuté ? Si vous dites que cela se réfère à la question de l’immersion, l’immersion est également un cas de doute à l’égard d’une loi de la Torah. Pourquoi la décision serait-elle plus indulgente dans ce cas que dans le cas du Chabbat ?