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וּמִפְּנֵי בִּיטּוּל עֲנִיִּים — שֶׁלֹּא יְהוּ עֲנִיִּים יוֹשְׁבִין וּמְשַׁמְּרִין ״עַכְשָׁיו מַנִּיחַ בַּעַל הַבַּיִת פֵּאָה״. וּמִפְּנֵי חֲשָׁד — שֶׁלֹּא יִהְיוּ עוֹבְרִין וְשָׁבִין אוֹמְרִים: תָּבֹא מְאֵרָה לְאָדָם שֶׁלֹּא הִנִּיחַ פֵּאָה בְּשָׂדֵהוּ. וּמִשּׁוּם ״בַּל תְּכַלֶּה״. אַטּוּ כּוּלְּהוּ לָאו מִשּׁוּם ״בַּל תְּכַלֶּה״ נִינְהוּ? אָמַר רָבָא: מִפְּנֵי הָרַמָּאִין.
Et en raison du fait que cela rend les pauvres inactifs ; afin que les pauvres, qui n’ont aucun moyen de savoir quand il va couper le grain et où dans le champ il va laisser la pea, ne restent pas assis à observer jusqu’à ce qu’il désigne la pea en se disant constamment : Maintenant le propriétaire du champ place la pea. Maintenant qu’il laisse la pea dans une zone définie à l’extrémité de son champ, et que les pauvres savent exactement où ils peuvent recevoir leur part, ils n’ont pas besoin de perdre leur temps dans l’attente. Et en raison du soupçon ; si quelqu’un laisse la pea au milieu du champ, les pauvres viendront et prendront leur part immédiatement lorsqu’il désignera la zone de pea. Lorsque le propriétaire continue ensuite à couper et à récolter le reste du grain dans le champ, la pea ne sera pas visible. Exiger qu’il laisse la pea à l’extrémité du champ garantit que les passants ne diront pas : Une personne qui n’a pas laissé de pea dans son champ devrait être maudite. Nous avons appris que la quatrième raison est en raison du verset : Tu ne moissonneras pas entièrement. La Guemara s’interroge : Toutes ces raisons ne sont-elles pas dues à : Tu ne moissonneras pas entièrement ? Toutes les raisons expliquent qu’on ne peut pas moissonner tout son champ et qu’on doit laisser la pea à l’extrémité de son champ. Rava a dit : Le sens de la dernière raison est que la pe’a est séparée de cette manière à cause des tricheurs. On craint qu’une personne ne laisse pas du tout de pea. Elle prétendra qu’elle l’a déjà séparée au milieu de son champ et que les pauvres sont déjà venus la prendre. Afin de renforcer la mitsva de pea, les Sages ont institué qu’elle doit être séparée spécifiquement à l’extrémité du champ. En termes de la discussion dans la Guemara, apparemment, le désir d’éviter d’éveiller le soupçon est un facteur pris en considération dans la détermination de la halakha.
אָמַר רַב יִצְחָק בַּר רְדִיפָה אָמַר רַב הוּנָא: נֵר שֶׁיֵּשׁ לָהּ שְׁנֵי פִיּוֹת — עוֹלָה לִשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם. אָמַר רָבָא: מִילֵּא קְעָרָה שֶׁמֶן וְהִקִּיפָהּ פְּתִילוֹת. כָּפָה עָלֶיהָ כְּלִי — עוֹלָה לְכַמָּה בְּנֵי אָדָם. לֹא כָּפָה עָלֶיהָ כְּלִי — עֲשָׂאָהּ כְּמִין מְדוּרָה, וַאֲפִילּוּ לְאֶחָד נָמֵי אֵינָהּ עוֹלָה.
Rav Yitzḥak bar Redifa a dit que Rav Houna a dit : Allumer une lampe à huile qui a deux becs, avec une mèche placée dans chacun des becs, est considéré comme ayant accompli l’obligation d’allumer la lumière de Hanoucca pour deux personnes. De même, Rava a dit : Celui qui a rempli un bol d’huile et y a placé des mèches tout autour, si il a renversé un récipient au-dessus, cela est considéré comme ayant accompli l’obligation d’allumer la lumière de Hanoucca pour plusieurs personnes, selon le nombre de mèches. En renversant un récipient sur le bol, chaque mèche semble brûler indépendamment. Si l’on n’a pas renversé de récipient au-dessus, il a ainsi fait en sorte que cela ressemble à une sorte de brasier. De loin, la lumière de toutes les flammes semble n’être qu’une seule flamme. Et cela n’est même pas considéré comme ayant accompli l’obligation d’allumer la lumière de Hanoucca pour une personne, car la mitsva consiste précisément à allumer une flamme et non un brasier.
אָמַר רָבָא: פְּשִׁיטָא לִי, נֵר בֵּיתוֹ וְנֵר חֲנוּכָּה — נֵר בֵּיתוֹ עָדִיף, מִשּׁוּם שְׁלוֹם בֵּיתוֹ. נֵר בֵּיתוֹ וְקִידּוּשׁ הַיּוֹם — נֵר בֵּיתוֹ עָדִיף, מִשּׁוּם שְׁלוֹם בֵּיתוֹ. בָּעֵי רָבָא: נֵר חֲנוּכָּה וְקִידּוּשׁ הַיּוֹם מַהוּ? קִידּוּשׁ הַיּוֹם עֲדִיף — דִּתְדִיר, אוֹ דִילְמָא נֵר חֲנוּכָּה עֲדִיף — מִשּׁוּם פַּרְסוֹמֵי נִיסָּא? בָּתַר דְּבַעְיַהּ, הֲדַר פַּשְׁטַהּ: נֵר חֲנוּכָּה עֲדִיף, מִשּׁוּם פַּרְסוֹמֵי נִיסָּא.
Rava a dit : Il m’est évident qu’il existe un ordre fixe de priorités. Lorsqu’une personne est pauvre et doit choisir entre acheter de l’huile pour allumer une lampe de Chabbat pour sa maison ou acheter de l’huile pour allumer une lampe de Hanoucca, la lampe de Chabbat pour sa maison a priorité. Cela est dû à la paix dans sa maison ; sans la lumière de cette lampe, sa famille serait assise à manger son repas dans l’obscurité. De même, s’il y a un conflit entre l’acquisition d’huile pour allumer une lampe pour sa maison et du vin pour la sanctification [kiddush] du jour de Chabbat, la lampe pour sa maison a priorité en raison de la paix dans sa maison. Cependant, Rava a soulevé un dilemme : lorsque le conflit oppose l’huile pour une lampe de Hanoucca et le vin pour le kiddush du jour de Chabbat, quelle est la règle dans ce cas ? Le kiddush du jour de Chabbat a-t-il priorité parce qu’il est fréquent, c’est-à-dire accompli chaque semaine, et qu’il existe un principe : lorsqu’il y a conflit entre une pratique fréquente et une pratique peu fréquente, la pratique fréquente a priorité ? Ou bien, peut-être, la lampe de Hanoucca a-t-elle priorité en raison de la publicité du miracle ? Après avoir soulevé le dilemme, il l’a ensuite résolu lui-même et a statué que, dans ce cas, la lampe de Hanoucca a priorité en raison de la publicité du miracle.
אָמַר רַב הוּנָא: הָרָגִיל בְּנֵר הָוְיִין לֵיהּ בָּנִים תַּלְמִידֵי חֲכָמִים. הַזָּהִיר בִּמְזוּזָה — זוֹכֶה לְדִירָה נָאָה. הַזָּהִיר בְּצִיצִית — זוֹכֶה לְטַלִּית נָאָה. הַזָּהִיר בְּקִידּוּשׁ הַיּוֹם — זוֹכֶה וּמְמַלֵּא גַּרְבֵי יַיִן. רַב הוּנָא הֲוָה רְגִיל דַּהֲוָה חָלֵיף וְתָנֵי אַפִּתְחָא דְרַבִּי אָבִין נַגָּרָא. חֲזָא דַּהֲוָה רְגִיל בִּשְׁרָגֵי טוּבָא, אֲמַר: תְּרֵי גַּבְרֵי רַבְרְבֵי נָפְקִי מֵהָכָא. נָפְקִי מִינַּיְיהוּ רַב אִידִי בַּר אָבִין וְרַב חִיָּיא בַּר אָבִין. רַב חִסְדָּא הֲוָה רְגִיל דַּהֲוָה חָלֵיף וְתָנֵי אַפִּיתְחָא דְּבֵי נָשָׁא דְּרַב שֵׁיזְבִי. חֲזָא דַּהֲוָה רְגִיל בִּשְׁרָגֵי טוּבָא, אֲמַר: גַּבְרָא רַבָּא נָפֵק מֵהָכָא. נְפַק מִינַּיְיהוּ רַב שֵׁיזְבִי.
Rav Huna a dit : Celui qui a l’habitude de allumer des lumières pendant Chabbat et Hanoucca sera récompensé et aura des enfants qui seront des érudits de la Torah, qui diffuseront la lumière de la Torah. Celui qui est méticuleux dans l’accomplissement de la mitsva de la mezouza mérite une belle maison sur laquelle fixer sa mezouza. Celui qui est méticuleux dans l’accomplissement de la mitsva des franges rituelles mérite un beau vêtement. Celui qui est méticuleux dans l’accomplissement de la mitsva du kiddouch du jour mérite et remplit des cruches de vin. La Guemara raconte : Rav Huna avait l’habitude de passer et d’enseigner à l’entrée de la maison de Rabbi Avin le charpentier. Il vit que Rabbi Avin avait l’habitude d’allumer de nombreuses lumières en l’honneur de Chabbat. Rav Huna dit : Deux grands hommes sortiront d’ici. En effet, Rav Idi bar Avin et Rav Ḥiyya bar Avin, ses deux fils aînés, sont issus de cette famille. Dans le même esprit, la Guemara raconte : Rav Ḥisda avait l’habitude de passer et d’enseigner à l’entrée de la maison familiale du père de Rav Sheizvi. Il vit que le père de Rav Sheizvi avait l’habitude d’allumer de nombreuses lumières en l’honneur de Chabbat. Rav Ḥisda dit : Une grande personne sortira d’ici. En effet, Rav Sheizvi est issu d’eux.
דְּבֵיתְהוּ דְּרַב יוֹסֵף הֲוָת מְאַחֲרָה וּמַדְלְקָה. אֲמַר לַהּ רַב יוֹסֵף: תָּנֵינָא ״לֹא יָמִישׁ עַמּוּד הֶעָנָן יוֹמָם וְעַמּוּד הָאֵשׁ לָיְלָה״ — מְלַמֵּד שֶׁעַמּוּד עָנָן מַשְׁלִים לְעַמּוּד הָאֵשׁ וְעַמּוּד הָאֵשׁ מַשְׁלִים לְעַמּוּד הֶעָנָן. סְבַרָה לְאַקְדּוֹמֵי. אֲמַר לַהּ הָהוּא סָבָא: תָּנֵינָא, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַקְדִּים וְשֶׁלֹּא יְאַחֵר.
La Guemara rapporte que la femme de Rav Yosef allumait les lumières de Chabbat tard. Rav Yosef lui dit : N’a-t-on pas enseigné dans une baraita, au sujet du verset : « La colonne de nuée le jour et la colonne de feu la nuit ne se retirait pas de devant le peuple » (Exode 13:22), que cela enseigne que la colonne de nuée chevauchait la colonne de feu ? La colonne de feu apparaissait un peu avant la tombée de la nuit. Et la colonne de feu chevauchait également la colonne de nuée, car la colonne de nuée apparaissait un peu avant l’aube. Par conséquent, pour l’allumage des lumières de Chabbat, il convient aussi d’allumer plus tôt, en commençant Chabbat un peu avant la tombée de la nuit, la veille de Chabbat. Elle pensa à allumer les lumières bien plus tôt, la veille de Chabbat, longtemps avant la tombée de la nuit. Un Ancien lui dit : nous avons appris : À condition qu’il n’allume ni trop tôt ni trop tard.
אָמַר רָבָא: דְּרָחֵים רַבָּנַן, הָווּ לֵיהּ בְּנִין רַבָּנַן. דְּמוֹקִיר רַבָּנַן, הָווּ לֵיהּ חַתְנָווֹתָא רַבָּנַן. דְּדָחֵיל מֵרַבָּנָן, הוּא גּוּפֵיהּ הָוֵי צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן. וְאִי לָאו בַּר הָכֵי הוּא, מִשְׁתַּמְעָן מִילֵּיהּ כְּצוּרְבָּא מֵרַבָּנַן.
Semblable à la récompense due à celui qui allume les lumières de Shabbat, Rava a dit : Celui qui aime les Sages aura des enfants qui seront des Sages. Celui qui honore les Sages aura des gendres qui seront des Sages. Celui qui se tient dans la crainte des Sages deviendra lui-même un érudit de la Torah. Et s’il n’en est pas capable et manque du talent nécessaire pour devenir un érudit de la Torah, ses paroles seront reçues comme les paroles d’un érudit de la Torah.
וְלֹא בְּשֶׁמֶן שְׂרֵיפָה וְכוּ׳: מַאי שֶׁמֶן שְׂרֵיפָה? אָמַר רַבָּה: שֶׁמֶן שֶׁל תְּרוּמָה שֶׁנִּטְמְאָה. וְאַמַּאי קָרוּ לֵהּ ״שֶׁמֶן שְׂרֵיפָה״? — הוֹאִיל וְלִשְׂרֵיפָה עוֹמֵד. וּבְשַׁבָּת מַאי טַעְמָא לָא? מִתּוֹךְ שֶׁמִּצְוָה עָלָיו לְבַעֲרוֹ, גְּזֵרָה שֶׁמָּא יַטֶּה. אָמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, בְּיוֹם טוֹב לִישְׁתְּרֵי! אַלְּמָה תְּנַן: אֵין מַדְלִיקִין בְּשֶׁמֶן שְׂרֵיפָה בְּיוֹם טוֹב? — גְּזֵרָה יוֹם טוֹב אַטּוּ שַׁבָּת.
Nous avons appris dans la michna que l’on ne peut pas allumer avec de l’huile brûlée pendant Chabbat. La Guemara demande : Qu’est-ce que l’huile brûlée ? Rabba a dit : C’est de l’huile de terouma qui est devenue rituellement impure. Et pourquoi l’a-t-on appelée huile brûlée ? Parce que sa combustion est imminente, puisqu’il est interdit de consommer cette huile et qu’on a l’obligation de la brûler. La Guemara demande : Et quelle est la raison pour laquelle on ne peut pas allumer avec elle pendant Chabbat ? La Guemara explique : Parce que c’est une mitzva de la brûler, les Sages ont décrété un décret de peur que, ce faisant, il n’en vienne à ajuster la mèche afin d’accélérer sa combustion. Abaye lui dit : Mais si ce que tu dis est vrai, que la raison de l’interdiction est la crainte qu’il ajuste la mèche, alors, un jour de fête, lorsqu’ajuster une mèche est permis, cela devrait être permis d’allumer avec de l’huile brûlée. Pourquoi donc avons-nous appris dans la michna : On ne peut pas allumer avec de l’huile brûlée même un jour de fête ? La Guemara répond : C’est un décret promulgué par les Sages interdisant de la brûler même un jour de fête, en raison de l’interdiction de la brûler pendant Chabbat.
רַב חִסְדָּא אָמַר: לְשֶׁמָּא יַטֶּה לָא חָיְישִׁינַן, אֶלָּא הָכָא בְּיוֹם טוֹב שֶׁחָל לִהְיוֹת עֶרֶב שַׁבָּת עָסְקִינַן — לְפִי שֶׁאֵין שׂוֹרְפִין קׇדָשִׁים בְּיוֹם טוֹב. וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא אֵין מַדְלִיקִין בְּשֶׁמֶן שְׂרֵיפָה בְּיוֹם טוֹב, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא לָאו בְּיוֹם טוֹב עָסְקִינַן! אָמַר רַב חֲנִינָא מִסּוּרָא: ״מַה טַּעַם״ קָאָמַר: מַה טַּעַם אֵין מַדְלִיקִין בְּשֶׁמֶן שְׂרֵיפָה בְּיוֹם טוֹב — לְפִי שֶׁאֵין שׂוֹרְפִין קׇדָשִׁים בְּיוֹם טוֹב.
Rav Ḥisda a dit : La raison de l’interdiction d’allumer une lampe de Chabbat avec de l’huile brûlée est différente, car nous ne craignons pas que quelqu’un en vienne à ajuster la mèche. Au contraire, ici, dans notre michna, nous traitons d’une Fête qui est tombée la veille de Chabbat, auquel cas il doit allumer les lumières de Chabbat pendant la Fête. On ne peut pas allumer une lampe de Chabbat avec de l’huile brûlée pendant une Fête parce qu’on ne peut pas brûler des objets consacrés pendant une Fête, une interdiction qui s’applique également à la teruma. La Guemara demande : Mais du fait que nous avons appris dans la clause finale, c’est-à-dire dans la michna suivante, que l’on ne peut pas allumer avec de l’huile brûlée pendant une Fête, par déduction, dans la première clause de la michna nous ne traitons pas d’une Fête mais plutôt d’un Chabbat ordinaire. Rabbi Ḥanina de Soura a dit : Cette michna doit être comprise de la manière suivante : il ne s’agit pas de deux halakhot distinctes ; plutôt, cette michna a été énoncée en employant le style didactique de quelle en est la raison ? Quelle en est la raison pour laquelle on ne peut pas allumer avec de l’huile brûlée pendant une Fête ou pendant une Fête qui tombe la veille de Chabbat ? C’est parce qu’on ne peut pas brûler des objets consacrés pendant une Fête du tout.

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